Questions clefs :
Quelles choses incroyables Dieu a-t-il demandées à Marie, mère de Jésus, d'accepter par la foi? Que dit la Bible sur le rôle dé la femme dans le ministère de Jésus? Que nous apprend le récit de la femme au puits sur l'art d'être disciple ?
Les femmes ont été, d'une façon ou d'une autre, étroitement impliquées dans le ministère du Christ dès le départ. C'est Marie, sa mère terrestre, qui lui a donné naissance. Bien sûr, seule une femme pouvait le faire, mais l'exemple de la foi et de la soumission de Marie ne manque pas de puissance pour tous ceux qui cherchent à devenir disciples de Jésus. Ensuite, tout au long des évangiles, nous voyons des femmes jouer un rôle essentiel :
Marie, mère de Jésus ; la femme qui a touché son vêtement et s'est trouvée guérie ; la femme au puits et beaucoup d'autres. Tout cela montre clairement qu'une femme ouverte aux invitations de la grâce divine a la possibilité de suivre Jésus et de devenir son disciple. Pour essayer d'en apprendre davantage sur ce qu'est un disciple, nous examinerons cette semaine la façon dont Jésus est entré en relation avec un certain nombre de femmes.
Lisez Lc 1.26-38. Essayez de vous mettre à la place de Marie. Que nous apprennent ces versets sur son caractère ? A quelles choses incroyables l'ange lui a-t-il demandé de croire?
Même dans le monde antique, où l'idée du surnaturel était beaucoup plus facilement acceptée que dans nos cultures scientifiques modernes, les paroles de l'ange à Marie ont certainement exigé d'elle toute la foi dont elle était capable. Premièrement, elle serait enceinte alors qu'elle était encore vierge. Cela s'était-il déjà produit dans l'histoire du monde ? Et comme si ce n'était pas déjà assez difficile à croire, son enfant serait le Fils de Dieu. Sa question: "Comment cela se produira-t-il?" était tout à fait naturelle. Mais quand l'ange lui a parlé du miracle concernant sa cousine Elisabeth, qui avait conçu un enfant à un âge avancé (Lc 1.5-25), quand ensuite il l'a de la sorte puissamment rassurée: "Car rien n'est impossible de la part de Dieu" (5.37), Marie a fait preuve de foi et de soumission. Lisez dans un esprit de prière et avec attention la réponse de Marie à l'ange: " Qu'il m'ad-vienne selon ta parole; " (Lc 5.38) Quelle sorte d'attitude révèle-t-elle? Quel modèle de foi l'exemple de Marie nous offre-t-il?
Après des siècles de discussions théologiques sur le problème de l'incarnation (la venue de Jésus sous forme humaine), ce thème demeure un incroyable mystère. Que pouvait comprendre cette jeune femme au sujet de ce qui lui arrivait? Et pourtant, malgré toute son ignorance, elle s'est abandonnée avec foi au Seigneur, désireuse qu'il soit fait selon sa volonté.
Comme pour Marie, il nous est demandé de croire en des choses que nous ne comprenons pas pleinement. Comparez votre propre état d'esprit avec la foi de Marie. Dans quelle mesure êtes-vous prêt à faire confiance à Dieu au sujet de ce que vous ne comprenez pas?
Lc 8.1-3 décrit le second voyage galiléen de Jésus. Outre des douze premiers disciples, qui d'autre l'accompagnait?
Luc dit clairement que des femmes accompagnaient Jésus lors de ses voyages missionnaires. Cela ne devrait pas nous surprendre, parce que l'évangile de Luc souligne le salut et le soulagement que Jésus apportait aux parias, notamment aux femmes.
" Luc est le seul auteur évangélique qui a rapporté de nombreux détails sur les débuts de la vie de Jésus, en se plaçant selon la perspective des femmes les plus concernées - Marie, Élisabeth et Anne [...] Luc semble dire que l'évangile du royaume des cieux est tout autant destiné aux femmes qu'aux hommes et que la participation des premières dans sa: proclamation avait la même importance." - Seventh-day Adventist Bible Commentary, vol. 5, p. 769, 770.
La façon dont Jésus a accepté des femmes comme disciples était exceptionnelle. Les divers mouvements religieux de l'époque n'incluaient pas les femmes. Certains enseignants disaient. que les femmes avaient la tête vide, qu'elles étaient incapables d'apprendre, qu'elles ne devaient pas être vues en public avec des hommes ou qu'elles devaient se consacrer exclusivement aux tâches domestiques et artistiques. Pourtant, des premières aux dernières pages de l'Evangile, des femmes ont participé, d'une manière ou d'une autre, à la vie et à la mission de Jésus.
Lisez Mt 27.55, 56; Mc 15.40, 41. Qu'ajoutent ces versets sur le rôle des femmes dans le ministère de Jésus?
Ayant été guéries de maux divers, certaines de ces femmes témoignaient de leur amour et de leur ferveur en aidant Jésus à accomplir son œuvre et en veillant à ses besoins. Certaines d'entre elles étaient peut-être veuves, comme l'indique le fait qu'elles ont pu participer au voyage missionnaire et possédaient de quoi subvenir aux besoins de Jésus et de ses disciples. Quoi qu'il en soit, la Parole de Dieu montre que' des femmes ont joué ut) rôle important pendant les premiers temps de l'Eglise.
Lisez Galates 3.28. Si l'on regarde plus loin que le contexte immédiat, ces mots ne nous indiquent-ils pas combien les préjugés sont contraires aux principes du Christ? Sondez votre propre cœur. Quels comportements et quels préjugés contraires à la Parole de Dieu entretenez-vous peut-être?
Lisez Mc 5.25-34, le célèbre récit de la femme guérie d'une maladie désespérante. Même si elle n'est pas décrite comme un disciple en soi, elle fait preuve de la foi nécessaire à la condition de disciple.
Notez le contraste intéressant entre son approche de Jésus et celle de Jaïrus, l'un des chefs de la synagogue (Mc 5.22, 23).
Quelle est la différence entre l'approche de la femme malade et celle de Jaïrus? En même temps quel point commun ces deux personnages avaient-ils apparemment?
Autant que l'on puisse en juger, cette femme n'avait pas encore vu Jésus. D'après le texte, elle est venue lorsqu'elle a entendu parler de lui. Quelqu'un avait rendu un témoignage sur cet homme et elle est allée de l'avant par la foi, sans avoir rien constaté par elle-même. C'était son premier acte de foi (voir aussi Jn 20.29; He 11.1).
Il ne fait pas de doute, d'après le texte, que cette femme était désespérée. La loi lévitique la déclarait impure. Personne ne devait avoir de contact physique avec elle. Si elle était mariée, les relations intimes avec son mari lui étaient interdites. En fait, elle n'avait pas même le droit de toucher ses propres enfants. Et ceci, depuis douze ans!
Quel a été le second grand acte de foi de cette femme?
Aussi secrètement que cette femme ait voulu agir, Jésus en a fait un événement public. La femme lui a expliqué ce qui s'était passé alors que tous écoutaient. En donnant son témoignage, elle a fait ses premiers pas de disciple. Maintenant que son histoire était connue de tous, il serait beaucoup plus facile pour elle de raconter ce que Jésus avait fait en sa faveur. Elle était venue à Jésus à cause de ce qu'elle avait entendu de lui; elle pouvait désormais parler de lui.
Pourquoi devons-nous continuer à faire confiance au Seigneur même lorsque la guérison que nous désirons ne vient pas au moment où nous le souhaitons? Si nous cessons de lui faire confiance, que nous reste-t-il ?
Pour devenir disciple, il est nécessaire de connaître Jésus personnellement. Nous devons avoir avec lui une relation personnelle, ce qui n'est possible que si nous passons du temps avec lui. Dans nos vies surchargées, alors que tant de choses importantes s'arrachent notre temps, il est si facile de se laisser prendre et d'oublier la relation avec Dieu.
Lisez Lc.10.38-42. Cet épisode ne révèle-t-il pas comment même de bonnes choses peuvent nous distraire de l'essentiel ? Commentez. Quel message tirez-vous du récit de ces deux femmes " disciples "
Marie "écoutait sa parole" (Lc 10.39). On ne peut être un bon disciple si l'on n'écoute pas la parole de Jésus. Le texte précise également que Marie s'était assise à ses pieds. Les enseignants du Ie siècle s'asseyaient sur de hauts tabourets, tandis que leurs élèves étaient assis à leurs pieds, sur des sièges bas ou sur le sol. S'asseoir aux pieds de quelqu'un signifiait adopter l'attitude du disciple ou de l'élève. Que Marie se soit assise aux pieds de Jésus signifiait qu'elle était son élève (cf. Ac 22.3).
Sa sœur, Marthe, offrait un contraste saisissant. Le texte grec dit qu'elle était "attirée au loin" par toutes les tâches qu'elle avait entreprises. En un sens, c'était compréhensible. Après tout, le Maître était venu chez elles et il leur incombait de veiller à ses besoins. Mais en même temps, en réclamant l'aide de sa sœur, elle se montrait fidèle à des valeurs et des attentes coutumières et conventionnelles. La place de Marie était à la cuisine - la partie de la maison réservée aux femmes - et non au salon avec les hommes.
Pourtant, Jésus a réprimandé non pas Marie, mais Marthe. Il a cité par deux fois son nom, sans doute pour lui montrer qu'il s'inquiétait pour elle. Les plaintes de celle-ci étaient justifiées, mais la réprimande de Jésus nous rappelle qu'il y a des questions plus importantes que nos besoins matériels. Nous devons tous y prendre garde, car nous laissons parfois le plus urgent l'emporter sur l'essentiel, ou le bien chasser ce qui est vital.
Comment trouver, dans notre vie, l'équilibré entre ce qui doit être fait et le temps passe aux pieds de Jésus " quels ajustements devons-nous faire en même temps, se peut-il que l'on soit trop comme Marie et pas assez comme Marthe. Dans l'affirmative, justifiez votre réponse.
Lisez Jn 4.4-30. Comment Jésus a-t-il gagné la confiance de cette femme faisant d'elle, en quel-que sorte un disciple?
La façon dont Jésus s'est attiré la Samaritaine mérite une étude attentive de la part de tous ceux qui cherchent à gagner les autres au Christ.
Cela s'est fait en quatre principales étapes:
1) Jésus a éveillé en elle le désir d'une vie meilleure (Jn 4.7 -15) ;
2) Il lui a fait comprendre son propre besoin (4.16-20);
3) Il l'a invitée à reconnaître qu'il était le Messie (4.21-26);
4) Il l'a incitée à agir en accord avec sa décision (4.26-30,39-42).
Imaginez ce qui s'est sans doute passé dans l'esprit de cette femme. Premièrement, cet étranger, un Juif, lui a témoigné une bonté inattendue. Puis, sans qu'elle ait eu le temps de se retourner, il lui a révélé l'un de ses secrets les plus cachés et les plus sombres, qu'à part elle-même, sans doute, personne ne connaissait. Sa réponse: "Seigneur, [...] je vois que, toi, tu es prophète" (4.19) était de sa part la confession, non seulement de ses péchés, mais du fait que Jésus était quelqu'un de particulier. Remarquez également que lorsqu'elle a cherché à changer de sujet, Jésus n'a pas insisté sur ses péchés. Il s'est au contraire servi de sa conversation pour lui faire connaître d'autres vérités encore, ramenant sa pensée sur lui, cette fois non pas comme prophète, mais comme Messie. Impressionnée par Jésus - surtout par la connaissance qu'il avait de ses secrets -, la Samaritaine l'a cru.
Le Seigneur a transformé cette femme, qui ne semblait guère être un bastion de pureté et de piété, en un puissant témoin. Quelles leçons tirons-nous de ce récit?
Voyez le, témoignage qu'elle a rendu à son peuple (Jn 4. 29,39). Pourquoi était-elle aussi im-pressionnée par Jésus? Son témoignage n'était-il pas une sorte de confession en soi? Quelle en a été l'efficacité?
1) Il ne faut pas juger le cœur d'autrui;
2) le pardon et la grâce peuvent être accordés même au pire des pécheurs. Commentez.
A LIRE:
Ellen WHITE, Jésus-Christ, p. 519-532; Seventh-day Adventist Bible Commentary, vol. 5, p. 607, 608, 656, 657, 669, 670, 785, 786, 940-942.
" La "seule chose" dont Marthe avait besoin, c'était un esprit calme, recueilli, un plus vif désir de connaître la vie future, éternelle, et les grâces nécessaires au progrès spirituel. Elle avait besoin de se préoccuper moins des choses qui passent que de celles qui durent. Jésus voudrait ap-prendre à ses enfants à saisir chaque occasion d'obtenir la connaissance qui les rendra sages à salut." - Ellen WHITE, Jésus-Christ, "Lazare, sors! ", p. 520.
"De fréquentes références au ministère du Christ envers des Palestiniennes, ainsi que le mi-nistère de certaines d'entre elles, constituent l'une des caractéristiques de l'évangile de Luc. C'était là quelque chose de nouveau, car le rôle des femmes juives dans la vie publique était relativement peu important, quoiqu'en des circonstances particulières, des prophètes tels qu'Elisée aient porté secours à des femmes ou aient été secourus par elles. " - Seventh-day Adventist Bible Commentary, vol. 5, p. 769.
A MEDITER:
1. Revoyez l'histoire de marie, quand l'ange lui apprend qu'elle sera la mère de Jésus. Repensez à tout ce qu'on lui demande de croire et qu'elle ne peut comprendre. Réfléchissez aux nombreuses choses auxquelles les chrétiens doivent croire sans les comprendre. Pourtant, même ainsi, nous croyons et nous avons même des raisons pour cela. Soyez prêts à partager vos réflexions à l'école du sabbat et à discuter de cela et des raisons pour lesquelles nous pouvons et devons croire, même si nous ne comprenons pas tout. Comment aider ceux qui ont de la peine à croire en des choses pour lesquelles la foi est nécessaire ?
2. A une époque où, dans la plupart des pays, les membres des églises semblent avant tout être des femmes, pourquoi l'Eglise ne doit-elle pas décourager les femmes disciples ?
3. Jésus était quelqu'un de révolutionnaire, il transformait, libérait, innovait et restaurait, il était sensible à autrui et offrait son soutien. En sa présence, personne n'était ignoré, mar-ginalisé ou rejeté. Les disciples actuels doivent le prendre pour modèle quels que soient leur classe sociale, leur culture, leur sexe, leur peuple et leur nation. Comment aider votre église locale à devenir un lieu d'accueil pour tous, où chacun a un rôle à jouer ?