Questions clefs :
En quelles occasions Jésus a-t-il exercé un ministère auprès des per-sonnes autres que juives ? De qui disait-on qu'ils craignaient Dieu ? Qui nous enseignent ces personnes sur la condition de disciple ? Que nous apprend aujourd'hui encore l'exemple offert par les membres de l'église d'Antioche ?
Jim se sentait appelé à annoncer l'Evangile dans un pays étranger. En arrivant, il découvrit que les habitants mettaient les étrangers à l'épreuve avant de leur accorder le droit de vivre parmi eux. Il leur fallait avaler une potion sans la régurgiter. Ceux qui n'y parvenaient pas devaient immédiatement s'en aller ou être mangés par la tribu. Jim observa la tribu préparer la potion avec du lait, de la salive humaine, du sang, des herbes mâchées et autres concoctions d'herbes. L'aspect et l'odeur en étaient repoussants. Il n'eut pas d'autre choix que prier - et boire. A la surprise de tous (et notamment à la sienne propre!), Jim but la potion et la garda, gagnant le droit de rester.
Il arrive qu'on doive faire d'étranges choses pour gagner des disciples au Christ: manger ou boire d'écœurantes mixtures et "se faire tout à tous" pour en sauver quelques-uns. Tels étaient l'appel et le défi lancés aux disciples, tandis que l'Evangile faisait le tour du monde, parfois au sein de cultures radicalement différentes des nôtres.
Recherchez les textes suivants. Que nous apprennent-ils sur l'attitude de Dieu envers les races et les peuples ? Jn 3.1 ; Ac 10.28, 34, 35 ; 17.26-28 ; He 2.9.
Les Écritures sont claires: non seulement le Christ a créé l'humanité entière, mais il est mort pour elle, indépendamment de la race, de la nationalité ou de l'ethnie. L'universalité de la mort du Christ -le fait qu'il soit mort pour tous les hommes - devrait vraiment suffire à nous montrer combien les préjugés répugnent à Dieu.
Il n'est donc pas surprenant que lorsqu'il était ici, Jésus ait exercé un ministère non seulement auprès des Juifs, mais aussi des non-Juifs. Si Paul est considéré comme l'apôtre des Gentils, Jésus leur a déjà offert son témoignage quand il était ici en chair.
Lisez Lc 17.11-16 ; Jn 4.39-42. Que se passe-t-il ici ? Quels messages ces textes nous délivrent- ils ?
La leçon de la semaine dernière décrit la femme au puits laissant là sa cruche pour inviter les villageois à rencontrer Jésus lorsque celui-ci lui dit tout ce qu'elle a fait. Elle a même déclaré qu'il était sans doute le Messie. Les Ecritures disent que de nombreux villageois ont cru à son témoignage. Quand ils ont rencontré Jésus, ils l'ont persuadé de rester, sans doute pour écouter ses enseignements.
L'histoire- des dix lépreux (Lc 17.11-16) évoque également l'œuvre de Jésus pour les Samari-tains. Le dixième lépreux, celui qui est revenu remercier, était un Samaritain. En louant Dieu à haute voix, il a témoigné sa reconnaissance pour ce que Jésus avait fait. Jésus lui a dit que sa foi l'avait guéri. Le terme grec utilisé pour désigner cette guérison évoque le fait d'être sauvé. Cela implique que la foi du Samaritain l'avait sauvé non seulement physiquement, mais aussi spirituellement. Jésus parle de lui comme d'un étranger. C'était un Samaritain et un étranger, et pourtant Jésus n'a pas fait de discrimination à son égard, il a récompensé sa foi. Ces rencontres montrent que Jésus ne se conformait pas aux préjugés de son époque.
C'est une chose de dire que nous ne devons pas abriter dans notre cœur des préjugés contre quiconque. C'en est une autre d'être délivré de ses émotions empoisonnées. Quelles démar-ches concrètes faire pour briser de tels liens dans votre cœur?
Au 1er, siècle, on disait de certains païens qu'ils craignaient Dieu. Ceux-ci acceptaient le juda- ïsme, faisaient des dons aux synagogues et assistaient au culte du sabbat. Cependant, ils ne se soumettaient pas au baptême, pas plus qu'ils n'observaient tous les règlements rabbiniques. Le centurion de Lc 7.1-10 faisait partie de ce groupe.
Lisez Lc 7 7.1-10. Que nous apprend ce texte sur la foi et le caractère de ce disciple païen ?
Pour Jésus, la foi de ce centurion " était un gage de l'œuvre que l'Evangile devait accomplir parmi les païens. C'est avec joie qu'il contempla, à l'avance, le rassemblement des âmes de toutes nations dans son royaume." - Ellen WHITE, Jésus-Christ, "Le centurion ", p. 307,308.
Un autre officier romain est mentionné dans Ac 10. Corneille était un centurion qui craignait et aimait Dieu avec ferveur. Il se montrait généreux envers les démunis et priait Dieu avec sincérité. Dieu lui a envoyé un ange pour l'informer qu'il agréait ses dons et ses prières et lui demander d'aller à la rencontre de Pierre. Pierre est allé chez lui, malgré les préjugés juifs - il a même été réprimandé pour cela. Mais Dieu lui avait dit de ne pas considérer comme communs ou impurs ceux qu'il avait purifiés, comme Corneille.
Tandis que Pierre prêchait devant les membres rassemblés de la maison de Corneille (Ac 10.44-46), le Saint-Esprit l'a interrompu par une effusion semblable à celle de la Pentecôte, au grand étonnement de ses compagnons juifs.
Lisez Ac 11.1-3. Quelle a été la réaction des disciples juifs de Jésus ? Pourquoi nous choque-t-elle tant aujourd'hui ? Quel message nous enseigne-t-elle ?
Ils étaient disciples de Jésus et, pourtant, ils ne comprenaient pas pleinement l'Evangile. Comme nous devons faire attention à ne pas permettre à des influences culturelles, éducatives ou socia-les contraires aux principes du Christ de nous empêcher de vivre pleinement notre profession de foi!
À un certain moment de son ministère, Jésus s'est retiré dans la région de Tyr et de Sidon. Il lui fallait, d'une certaine manière sortir de la ville, car la situation devenait tendue avec les chefs religieux. Dans ce territoire païen, il est entré dans une maison, mais il ne voulait pas que qui-conque le sache (Mc 7.24). Pourtant, une Cananéenne n'a pas tardé à le trouver.
Lisez Mt 15.21-28 et répondez aux questions suivantes :
1. Pourquoi la femme a-t-elle appelé Jesus par ce nom messianique : " Fils de David ! " Qu'est-ce que cela indique sur la connaissance qu'elle avait de Jesus ?
2. Comment les disciples ont-ils réagi et en quoi cela était-il typique de leur attitude ?
3. Quelle requête la cananéenne a-t-elle faite ? se sentait-elle vraiment impuissante ?
4. Qu'est-ce qui aurait pu la décourager ?
En dépit du fait qu'elle venait d'une nation méprisée qui avait une longue histoire d'inimitié avec Israël et que Jésus a commencé par l'ignorer, et malgré l'attitude des disciples et les premières paroles de Jésus, elle savait que ce dernier était son seul espoir..Peut-être sa ténacité venait-elle de son désespoir. Qui sait? En fin de compte, nous sommes tous tout aussi dépendants de Jésus, que nous le reconnaissions ou non.
Jésus donnait à ses disciples, par la même occasion, une leçon importante. Il voulait leur communiquer la nécessité de répondre aux besoins des non-Juifs, en témoignant d'une attitude contrastée, tantôt coutumière, tantôt propre à la sienne. Les douze avaient beaucoup à apprendre sur leur rôle de disciple.
Examinez à nouveau l'histoire de cette femme. Que nous enseignent son attitude, ses actes, ses paroles et sa foi pour devenir de meilleurs disciples ?
Ac 8.26-40 présente l'un des récits les plus intéressants sur l'art d'être disciple, l'histoire de Philippe et de l'eunuque.
Dans cette histoire, la providence joue un rôle important, n'est-ce pas? Après avoir obéi à l'ange, Philippe a rencontré un eunuque sur la route. Il est intéressant de noter également que Philippe devait se rendre de Jérusalem à Gaza (quel symbolisme voyez-vous ici ?). L'Éthiopien, apparemment, craignait Dieu lui aussi. Il se trouve qu'il lisait la Bible - non seulement les Ecritures, mais Ésaïe; non seulement Ésaïe, mais la plus grande prophétie messianique de toute la Bible, le chapitre 53. Ce chapitre, bien sûr, décrit la mort substitutive du Christ. Philippe lui a expliqué le sens de ce texte, puis ils sont arrivés à "un point d'eau" et l'eunuque a voulu être baptisé. Tout se mettait harmonieusement en place.
Lisez le récit entier (Ac 8.26-40), puis répondez aux questions suivantes:
1. Qu'est-ce qui indique que cet homme possédait déjà une certaine connaissance de la vérité et qu'il la recherchait?
2. Quel a été le rôle des Écritures dans le fait qu'il soit devenu disciple?
3. Qu'est-ce qu'il lui était nécessaire de savoir, d'après Philippe, pour être prêt au baptême?
4. Que nous apprend le rôle joué par Philippe sur l'art d'être disciple? De quelles qualités a-t-il fait preuve pour être un témoin efficace du Seigneur?
Lisez Ac 8.39. L'eunuque a poursuivi son chemin, " tout joyeux ", sans doute parce qu'il venait de découvrir que Jésus était mort pour ses péchés. Il est certain que la foi n'est pas un sentiment et que nous devons la cultiver même quand nous ne nous sentons pas bien. Mais en même temps, pourquoi devons-nous, en tant que disciples de Jésus pardonnés de nos péchés par sa mort, constamment nous réjouir dans notre cœur, quelles que soient les circonstances?
La persécution qui a suivi la lapidation d'Étienne et les activités missionnaires de Saul de Tarse ont fait se répandre l'Évangile dans de nombreuses villes et pays, dont Antioche en Syrie, où a eu lieu la première présentation bien orchestrée de l'Evangile aux païens. Luc déclare que le Seigneur soutenait cette initiative et "qu'un grand nombre de gens" ont cru et se sont tournés vers lui (Ac 11.21). Le nombre s'est accru de façon si phénoménale que les responsables de l'église de Jérusalem ont envoyé Barnabas pour aider les disciples.
À son arrivée, Barnabas s'est assuré de l'aide de Saul de Tarse pour cette activité missionnaire. Les résultats ont été positifs pour l'Eglise. Non seulement elle s'est agrandie, mais elle a davantage pris conscience de son rôle social, de ses responsabilités gestionnaires et de sa mission.
Lisez Ac 11.25-30. Quels étaient les défis en jeu? Comment l'Eglise a-t-elle réagi? Quelles leçons tirons-nous de ce récit concernant notre mission actuelle?
Remarquez également que lorsque Paul et Barnabas se sont rendus à Antioche, ils " instruisirent une foule importante " durant un an. Qu'en conclure sur la valeur de l'enseignement pour le disciple?
Ac 13.1-3 nous en révèle davantage sur la façon dont a grandi l'Eglise primitive. Nous savons que Barnabas était un Juif grec; Saul, bien sûr, venait de Tarse, autre ville qui ne faisait pas vraiment partie d'Israël. Manaën était soit un ami proche, soit un frère de lait d'Hérode Antipas. Siméon était appelé "Niger", mot latin pour "noir ". Lucius venait de Cyrène, en Afrique du Nord. Cela signifie que les dirigeants de l'Eglise étaient d'origines ethniques diverses, certains d'entre eux n'étant absolument pas Juifs.
Ces dirigeants prenaient leur rôle de disciples très au sérieux. Ils adoraient le Seigneur en jeûnant et en priant. C'est à cette église, qui prenait très au sérieux ses responsabilités, que l'Esprit a révélé la volonté de Dieu envers les missions. Saul et Barnabas ont reçu la mission - et ont été consacrés en ce sens - de proclamer l'Evangile "jusqu'aux extrémités de la terre", accomplissant ce que Jésus avait annoncé dans Ac 1.8.
Ainsi, ces textes nous révèlent que l'esprit missionnaire, l'enseignement, la consécration et le dévouement des Juifs comme des Gentils représentaient les pierres d'angle de l'art d'être disciple.
Les besoins d'autrui offrent à l'Église l'occasion de servir et de témoigner. Nul doute qu'il existe de nombreux besoins autour de vous. Dans quelle mesure vous êtes-vous saisi de telles occasions pour servir autrui et rendre témoignage de Jésus?
A LIRE:
Ellen WHITE, Jésus-Christ, p. 305-309, 392-397, 620-622; Jn 12.2033; Ac 9.1-31; 22.1-21; 26.2-18; Seventh-day Adventist Bible Commentary, vol. 5, p.626,627,1021-1025.
"Le centenier n'avait pas encore vu le Sauveur, mais ce qu'il avait entendu de lui avait fait naître la foi dans son cœur. Malgré le formalisme des Juifs, ce Romain était convaincu de la supériorité de la religion juive. Déjà il avait franchi les barrières des préjugés nationaux et des haines qui séparaient les conquérants du peuple soumis, donné des preuves de respect pour le service de Dieu, et témoigné de la bonté envers les Juifs, parce qu'il voyait, en eux, des adorateurs du vrai Dieu. Dans l'enseignement du Christ, tel qu'on le lui transmit, il trouva ce qui répondait aux besoins de son âme. Tout ce qu'il y avait de spirituel en lui accueillait les paroles du Sauveur." - Ellen WHITE, Jésus-Christ, "Le centenier", p. 305.
A MEDITER: Etudiez davantage l'exemple donne par les disciples d'Antioche. Quelles leçons votre église locale peut-elle en tirer de façon à devenir un témoin plus efficace ? En tant qu'Église, les adventistes sont capables d'attirer de nouveaux membres comme le prouve le nombre croissant de baptêmes. Cependant, nous avons des problèmes pour former des disciples et savoir que faire faire de ces nouveaux membres une fois qu'ils ont reçu le baptême. Comme nous le savons, bien trop d'entre eux nous quittent rapidement. Quelles sont vos propres réflexions à ce sujet ? Quelles formations avez-vous reçu l'art d'être disciple après avoir reçu le baptême et être entre dans l'Eglise ? Aurait-on pu agir différemment avec vous ? Expliquez. A votre avis, que pourrait et devrait faire votre église locale pour mieux former les nouveaux membres a la vie de disciples ? Soyez prêts à en discuter à l'Ecole du sabbat.
L'eunuque lisait Es 53. Relisez ce chapitre et revoyez ce qu'il dit sur la mort de Jésus en notre faveur. Que dit ce texte sur ce que Jésus a fait pour nous ? Quelle espérance offre-t-il ? Pour-quoi est-il vital de parler de sa mort de substitution en premier lieu lorsque nous témoignons ? Pourquoi est-il également vital que la croix soit primordiale et centrale dans toutes nos acti-vités de disciples ?