Questions clefs :
Quelles motivations devraient nous pousser à servir, nous qui som-mes disciples? À quelle sorte d'opposition devons nous nous attendre ? Quelles promesses nous accompagnent dans notre tâche de disciples ?
La leçon de cette semaine nous appelle à considérer ce qu'implique le fait d'être disciple. Nous chercherons à comprendre ce qu'est un disciple en action. Dieu nous appelle, c'est pourquoi chacun doit savoir discerner cet appel et en suivre les directives. Thomas Cameron parle d'un célèbre prédicateur qui aurait tant aimé " actionner les soufflets de l'orgue pour Haendel, ramasser le pinceau tombé à terre de Michel-Ange, tenir les jumelles de Christophe Colomb ou porter le sac de Shakespeare. Si les hommes considèrent comme un honneur d'accomplir d'humbles services pour les plus grands héros du monde, en quoi l'occasion qui s'offre de servir le Sauveur de l'humanité est-elle différente ?" - A. Gordon NASBY éd., Treasury of the Christian World, p. 327.
Lisez Mt 8.14, 15, Mc 1.29-31; Lc 4.38, 39. Que nous apprend ce récit sur le rôle de disciple? En d'autres termes, indépendamment des circonstances, quels principes à appliquer par chacun de nous voyons nous ici?
Si ces trois récits rapportent tous que la belle-mère de Pierre était malade avec de la fièvre, Luc est le seul à préciser qu'elle avait "une forte fièvre" (Lc 4.38). Ce détail, pensent certains, est lié à son statut de médecin, notamment parce que l'expression, en grec, est un terme technique utilisé pour désigner un certain type de fièvre.
Une fois guérie, la belle-mère de Pierre n'a pas regimbé à servir. Elle a découvert une maison pleine d'invités las et affamés, qui s'étaient inquiétés pour elle. Elle ne s'est pas plainte d'être fatiguée, suite à sa maladie, même si elle était en droit de le faire. Au contraire, elle a aussitôt commencé à s'occuper d'eux et à les servir. Le terme grec utilisé évoque les termes: "serviteur", "ministre"ou "diacre". Inspirée par Jésus, elle a commencé son service aussitôt après avoir été guérie.
Qu'est-ce que le Christ a fait pour vous? De quoi vous a-t-il sauvé? Quelle a été votre réaction ? De quelle façon votre vie chrétienne tout entière doit-elle être une réponse à ce que Jésus a fait pour vous?
Remarquez également que dans ces trois récits les disciples ont informé Jésus de la maladie de la belle-mère de Pierre et demandé son aide. On peut penser, bien sûr, que Jésus savait déjà tout d'elle, mais il les a laissés le prévenir et lui demander son aide divine. Quelle leçon en tirer sur notre rôle de disciple? Est-ce là simple hospitalité ou réelle tâche de disciple?
On trouvera, dans Lc 5:17-26, l'histoire célèbre de Jésus guérissant le paralytique. Nous en reti-rerons d'importantes leçons sur l'art d'être un disciple en action.
Lisez le verset 17. Quel point particulièrement remarquable est à noter ici? Quel message d'avertissement nous donne-t-il également?
Il y avait là des dirigeants et des docteurs de la loi venus de partout, apparemment, pour entendre Jésus. Le texte dit que "la puissance du Seigneur était [là] pour les guérir." (Darby) En d'autres termes, Jésus était présent; sa puissance était présente; son aide, sa guérison et son salut étaient présents. Et pourtant, l'ego et l'orgueil des uns et des autres faisaient obstacle. Quel puissant avertissement pour chacun de nous!
Pendant ce temps, dans ce récit, on voit ce qu'est un disciple en action. Premièrement, il y a ceux qui ont amené le paralytique à Jésus. Remarquez les efforts qu'ils ont fournis. Incapables de repousser la foule, ils ont été obligés de s'y prendre autrement. Songez à quel point ils étaient désespérés pour leur ami! Comme ils auraient pu renoncer facilement! Remarquez également la façon dont Jésus a reconnu leur foi. Le texte ne dit pas s'ils avaient personnellement été guéris par lui. Mais il est certain que leurs œuvres révélaient leur foi. Ils ont agi en disciples en amenant une personne souffrante à Jésus.
Après sa guérison, le paralytique est parti en glorifiant Dieu. Nul doute que son corps régénéré et ses paroles ont été un puissant instrument de témoignage! (Voir aussi le verset 26.)
Entre-temps, les dirigeants fulminaient dans l'ombre à propos des "blasphèmes" de Jésus (Lc 5:21). Ils ont laissé leur religion, leur foi et leur tradition faire obstacle à une expérience vivante avec Jésus. Quel avertissement pour nous tous!
Alors même que nous professons être disciples du Christ, quels obstacles risquons-nous de dresser sur le chemin du Seigneur, tandis qu'il œuvre en notre faveur ou en faveur d'autrui? Quels sentiments propres à nous aveugler sur la puissance de Dieu abritons-nous dans notre cœur? Plus important encore comment nous en débarrasser?
Le christianisme est le plus souvent envisagé sous un jour paisible. A la naissance de Jésus, les anges chantaient: "Gloire à Dieu dans les lieux très hauts, et, sur la terre, paix parmi les humains en qui il prend plaisir!" (Lc 2.14) Plus important encore, le christianisme se fait le champion de l'amour et non de la haine, même envers nos ennemis. Jésus a dit: "Heureux les artisans de paix" (Mt 5.9). Comment comprendre, alors, les paroles de Jésus annonçant qu'il est venu mettre un feu sur la terre?
"Jésus combat ici la notion erronée, apparemment propre à certains disciples, selon laquelle le message qu'ils devaient porter au monde ne produirait qu'harmonie. Ils ne devaient pas être surpris si, au cours du travail qu'ils effectueraient de porte en porte [...], des divergences surgissaient à cause de leur ministère [...] Quand une personne accepte le Christ, ses amis les plus intimes sont souvent ceux qui deviennent ses ennemis les plus acerbes et les plus implacables. C'est souvent le cas en territoire non seulement païen, mais aussi chrétien, parmi ceux qui se disent chrétiens et qui pratiquent une forme de religion sans vraiment en connaître la puissance transformatrice. " - Seventh-day Adventist Bible Commemary, vol. 5, p. 379, 380.
Dites, d'après votre expérience chrétienne et ce que d'autres textes bibliques vous ont appris sur Jésus, ce que ce dernier déclare ici et pourquoi ses paroles sont essentielles pour le disciple chrétien? (Voir aussi Mt 10.24, 25.)
Il ne faut pas oublier que suivre Jésus risque de nous coûter, d'une manière ou d'une autre. Le cas contraire indiquerait sans doute que quelque chose ne va pas. Peut-être nous faisons-nous des illusions. Il est nécessaire de prendre conscience que notre témoignage et notre vie de disciples de disciples en action - risque de créer des dissensions et des divisions, même avec ceux dont nous sommes les plus proches. Même si ce n'est pas toujours le cas, Jésus souhaite que nous le sachions, afin de ne pas être surpris.
Que vous a coûté le fait de suivre le Christ, au moins en termes de relations avec les autres? Quelles leçons avez-vous tirées de votre propre expérience ? Ces leçons vous permettront-elles de former à l'art d'être disciple quelqu'un qui est dans les difficultés parce que sa foi a suscité des divisions dans sa vie, comme Jésus l'avait annoncé?
" Car quiconque voudra sauver sa vie la perdra, mais quiconque perdre sa vie à cause de moi et de la bonne nouvelle, la sauvera. Et à quoi sert-il à un être humain de gagner le monde entier, s'il perd sa vie ? Que donnerait un être humain en échange de sa vie ? " (Mc 8.35-37)
Dans une revue, un article parlait d'un lycée spécial où les élèves obtenaient des résultats exceptionnels. Leur taux de réussite dépassait de loin celui des élèves du même âge ailleurs dans le pays. Ces-jeunes si brillants et si ambitieux semblaient destinés à faire de leur vie, selon les normes du monde, une véritable réussite. La revue citait alors ce commentaire, fait par l'un de ces jeunes: "Nous nous battons pour renverser la mort. "
Renverser la mort? Ce jeune aura besoin, pour y arriver, d'autre chose que des bonnes notes et un bon métier!
Qui que nous soyons et quoi que nous accomplissions dans cette vie, tôt ou tard, notre existence terrestre prendra fin. Et combien de temps vivons-nous, au mieux? Pour la plupart d'entre nous, pas même cent ans, parfois beaucoup moins. N'est-ce pas absurde? Pourquoi tant se fatiguer, si tout se termine à la mort? Quelle sorte d'héritage laisserons-nous derrière nous? Il y a bien longtemps, Salomon méditait sur ces mêmes questions (voir Ec 1, 2), concluant que cette vie, en soi, avec ses labeurs et ses ennuis, n'était que "vanité", terme qui vient d'un mot hébreu signifiant "souffle", "vapeur". Tout en gardant ceci a l'esprit, relisez les textes d'aujourd'hui en les replaçant dans le contexte de la leçon, qui porte sur l'art d'être un disciple agissant. Demandez-vous, en pensant aux paroles de Jésus : " Quelle sorte de vie devrait être la mienne ? Que signifie perd sa vie à cause de l'Evangile ? Qu'est-ce qui peut valoir plus que ma propre vie ? Est-ce que j'aide autrui à devenir disciple en accord avec les paroles de Jésus ici ? " En d'autre terme, que nous coutera dans cette vie, le fait de nous impliquer activement en tant que disciples ? Quels changements faire pour devenir de vrais disciples du Christ ?
Mt 28.18-20 est l'un des plus importants passages bibliques qui soit concernant l'art d'être un disciple en action. Relisez ces versets. Examinez tous les verbes utilisés: "Allez", "faites", " baptisez", "enseignez". Il appartient aux disciples de faire des disciples. C'est aussi simple que cela.
Relisez ces versets en vous concentrant sur ce que Jésus dit au début; sur l'autorité qui " lui a été donnée dans le ciel et sur la terre. " (Mt 28.18; voir Lc 1.32; Ac 10.36; Ep 1.20; He 1.13). Pour-quoi ces paroles sont-elles essentielles. Pour tous ceux qui ont à cœur de former des disciples?
Remarquez également ce que cette tâche implique, selon Jésus. Les disciples doivent enseigner à " toutes les nations " (28.19). Personne n'est exclu à cause de son ethnie, de son sexe ou de son pays. Le Christ est mort pour tous, en tous lieux (Rm 5.17-19; He 2.9). Il semble donc normal que le mandat évangélique englobe également toute l'humanité (Ap 14.6, 7).
Notez soigneusement que Jésus recommande à ses disciples d'enseigner à toutes les nations; Sur quoi met-il l'accent?
Ici encore, il s'agit d'action. Ceux qui deviennent disciples sont ceux qui obéissent à Jésus et observent ses commandements. Par ces mots, Jésus chasse totalement toute idée selon laquelle le salut serait une adhésion purement intellectuelle à certaines vérités doctrinales. Même si cela fait, certes, partie de la condition de disciple, cela ne s'arrête pas là. Le disciple est quelqu'un qui suit Jésus, c'est-à-dire qui lui obéit, non pour être sauvé, mais parce qu'il a déjà reçu le salut en lui.
Jésus promet d'être avec nous " Jusqu'à la fin du monde ". Quelle expérience avez-vous faite dans votre vie de la réalité de cette promesse? Réfléchissez aux preuves de la présence du Christ auprès de vous. Rédigez ou récitez une prière de louange et d'action de grâce pour ce que Jésus fait et a fait dans votre vie.
A LIRE:
Ellen WHITE, Jésus-Christ, p. 349-358, 429-433; Dietrich BONHOEFFER, The Cost of Discipleship, p. 95-104; Mc 16.15-20; Jn 14 à 17; Seventh-day Adventist Bible Commentary, vol. 5, p. 379-381, 746-750.
Le Sauveur dit aux disciples de ne pas espérer voir cesser l'inimitié du monde contre l'Evan-gile. Il dit: "Je ne suis-pas venu apporter la paix'; mais l'épée." Ce n'est pas l'Evangile qui est la cause de la guerre, mais l'antagonisme qu'il rencontre. Y a-t-il rien de plus dur à supporter, dans la persécution, que le désaccord avec les membres de sa famille, avec ses meilleurs amis? Mais Jésus déclare : "Celui qui aime père ou mère plus que moi, n'est pas digne de moi, et celui qui aime fils ou fille plus que moi, n'est pas digne de moi." - Ellen WHITE, Jésus-Christ, "Les pre-miers évangélistes ", p, 349.
"Jésus a confirmé l'exigence absolue du cinquième commandement ; 'il a réprimandé toute tentative, de la part des enfants de ne pas respecter leurs obligations envers leurs parents [...] Cependant, l'amour, des parents ne doit jamais être un frein à l'obéissance envers Dieu, quelles que soient les circonstances, et même s'il y a conflit entre les deux. Notre amour pour Dieu et notre service pour lui doivent être la règle suprême de notre vie, le premier et le plus grand commandement [...] ; la deuxième "table" du décalogue, qui contient le cinquième comman-dement, est semblable à la première quant à sa nature et à son importance." - Seventh-.day Adventist Bible Commentary, .vol. 5, p. 380.
A MEDITER:
Connaissez-vous quelqu'un qui souffre actuellement à cause de son engagement envers Jésus ? Dans 'l'affirmative, comment l'aider ? comment vous-même individuellement, ou avec les membres de l'Ecole du sabbat ou de toute l'Eglise, lui apporterez-vous un soulagement ?
Méditez davantage sur les textes de la leçon du mercredi. Quel important message Jésus nous adresse-t-il ici ? Apportez vos réflexions à l'Ecole du sabbat et discuter avec les autres membres de ce que signifie perdre sa vie a cause de la bonne nouvelle. Qu'appreniez-vous de l'expé- rience des uns et des autres ?
La leçon de cette semaine a porté sur le fait que nous sommes disciples en action. Que se passe-t-il dans votre Église à ce sujet ? Comment les membres de l'Ecole du sabbat aideront-ils celle-ci à davantage assumer cette tache essentielle ? Par exemple, que fait-on pour aider les nouveaux membres à devenir disciples ?