Questions clefs :
Quelle avertissement la quête du pouvoir politique des disciples nous donne-t-elle ? Quelle est la leçon donnée par Judas ? Qu'est-ce qui se jouait en arrière-plan quand Jacques et Jean voulut détruire ceux qui rejetaient Jésus ? Que nous apprennent l'impulsivité et la repentance de Pierre ? Pourquoi, après avoir observé tant de choses, les disciples ont-ils touts abandonné Jésus à l'heure où il avait le plus besoin d'eux ?
Avez-vous entendu parler de la loi de Murphy? Elle est considérée par certains comme l'une des lois naturelles les plus fondamentales, aussi répandue que la gravité et l'électromagnétisme. Elle se résume de la sorte: Tout ce qui risque d'aller mal ira effectivement mal.
Nous avons tous connu des moments, ou même des jours (ou davantage.. .), où la loi de Murphy semblait prévaloir. Parfois, notre vécu de disciple semble aller dans ce sens. Il est certain que les promesses de Dieu devraient nous aider à ne pas céder au découragement. Mais nous sommes tentés, parfois, de renoncer en désespoir de cause. Quoi qu'il en soit, nous ne devrions jamais renoncer.
Nous observerons certains des disciples de Jésus cette semaine et nous verrons les leçons à tirer de leurs mauvais jours.
La foi religieuse est parfois un outil très puissant, pour le bien ou pour le mal. Le même élan qui pousse quelqu'un à "perdre sa vie" (voir Mt 16.25) au nom du Christ peut, en d'autres circonstances, en inciter d'autres à commettre un attentat suicide, toujours au nom de Dieu. C'est la raison pour laquelle certains gouvernements cherchent à étouffer la religion: ils ne veulent pas que l'on respecte une autorité supérieure. Or, quelle autorité est supérieure à Dieu? D'autre part, les gouvernements ne sont pas immunisés contre le désir de s'approprier l'incroyable pouvoir de la religion en l'utilisant à leurs propres fins. Les disciples du Christ doivent être conscients des divers dangers liés aux abus du pouvoir religieux.
Lisez Jn 6.1-15. Quelle leçon tirer de ce récit sur la façon dont les disciples du Christ doivent envisager le pouvoir politique ?
Jésus, certes, n'avait pas pour but en venant sur terre de devenir un roi terrestre. De même, il est clair que l'œuvre du disciple n'a rien à voir avec une accumulation de pouvoir politique. Le fait que Dieu accorde du pouvoir à des hommes ou qu'il utilise des personnes haut placées est une chose; accumuler du pouvoir politique au nom de Dieu en considérant qu'il s'agit de son œuvre et de celle de disciples dignes de ce nom en est une autre. Le Nouveau Testament ne présente nulle part un tel modèle de pouvoir. Malheureusement, même les disciples les plus proches de Jésus sont passés à côté de ce point essentiel: "Les disciples sont d'accord avec la multitude pour affirmer que leur Maître est l'héritier légitime du trône de David. C'est, disent-ils, la modestie du Christ qui l'empêche d'accepter un tel honneur. [...]
Avec beaucoup d'ardeur, ils préparent l'exécution de leur dessein." - Ellen WHITE, Jésus-Christ, "Une nuit sur le lac ", p. 367. S'appuyant sur les attentes et l'enthousiasme des foules, les disci-ples ont cherché à faire de Jésus le roi de leur nation (Jn 6.14, 15). C'était leur façon à eux d'assu-mer leur rôle de disciple. En réaction, Jésus a renvoyé les foules et ordonné aux disciples de traverser le lac en bateau, puis il est parti prier sur la montagne.
De quelle façon risquons-nous d'abuser personnellement de la religion et de nous et de nous l'approprier à des fins égoïstes ?
Quelqu'un a dit un jour: "Si vous voulez devenir riche, créez une nouvelle religion." N'est-ce pas ma-lheureux? Cette déclaration cynique, cependant, contient une bonne part de vérité. Après tout, parler de la foi revient à parler de l'un des aspects les plus importants de l'existence humaine. Nous abordons le sens de la vie, l'espérance de l'éternité, la croyance que Dieu nous a pardonné nos péchés. Même si Jésus lui-même, par son exemple, a mené une vie de renoncement et de pauvreté, même s'il nous a abondamment avertis de ne pas nous laisser prendre aux choses de ce monde, l'histoire de l'Eglise est pleine de récits sur des personnes ayant utilisé le pouvoir de la religion et des idées religieuses pour s'enrichir, souvent aux dépens des pauvres.
Lisez Jn 12.1-6, puis répondez aux questions suivantes :
1. Que symbolise le geste de Marie ? En d'autres termes, en quoi évoque-t-il l'attitude de tout vrai disciple de Jésus ? (Voir aussi Mt 13.46 ; Ph 3.8 ) 2. Qu'indique cette histoire sur l'importance de nos motivations ?
3. Le texte précise que Lazare le ressuscité se trouvait à table avec eux. Pourquoi ce fait rend-il le comportement de Judas encore plus choquant et montre-t-il combien il était aveugle de son propre péché ?
Paul avait de bonnes raisons de faire sa fameuse déclaration, dans 1 Tm 6.10. Judas a fini par perdre son âme par amour de l'argent. Il semble que dès le départ il voulait être le premier en tout; son ego et son désir de gains matériels n'ont cessé d'influencer sa 'vie de disciple. Certes, les autres disciples n'étaient pas non plus dénués d'égoïsme, mais cet aspect de la nature humaine l'a emporté chez Judas.
Comment vous assurer que la convoitise n'empoisonne pas votre vie de disciple du Christ ? Si vous discerner en vous des motivations impures, comment vous en débarrasser ?
Il y avait au moins quatre frères issus de deux fratries différentes parmi les douze disciples de Jésus. A l'époque de leur appel, celui-ci avait surnommé Jacques et Jean "Boanergès" ou " fils du tonnerres ". Certains commentateurs pensent que Jésus leur a donné ce nom à cause de leur tempérament fougueux et de leur caractère coléreux. C'est pourquoi nous dirons qu'ils avaient, dans leur approche du rôle de disciple, le tonnerre pour modèle.
Lisez Lc 9.51-56. Voyez la façon dont les disciples ont réagi quand Jésus a été rejeté. En lisant ce texte, essayez de vous mettre a leur place. Pourquoi ont-ils eu cette réaction ? En d'autres termes, quelles paroles de Jésus ou quels exemples de l'Ancien Testament ont-ils pu les inspirer pour qu'ils réagissent ainsi ? (Voir par exemple Gn 6.7 ; Mt 8.12 ; 13.42 ; Mc 6.11.)
La réaction des disciples ne manque pas d'être problématique. Ils font preuve de zèle envers le Seigneur, ce qui est une bonne chose, une qualité que tout disciple devrait avoir. Mais un zèle mal dirigé, même au service d'une cause juste, peut faire davantage de mal que de bien. Par exemple, Jacques et Jean ont pris l'histoire d'Élie comme modèle, mais ils ne l'ont pas utilisée à bon escient. Élie a fait descendre du feu du ciel pour consumer des sacrifices (1 R 18), non des personnes récalcitrantes.
Mais la dureté des disciples et leur façon de juger le comportement des pécheurs sont pires encore. Chaque disciple du Christ doit chercher comment amener les pécheurs au pied de la croix, pour leur faire découvrir la miséricorde et la grâce extraordinaires de Dieu, qui a subi à leur place le châtiment pour leurs péchés. Si pécheresse qu'ait été leur vie, par Jésus, ils ont la possibilité d'être complètement pardonnés et d'avoir en lui une vie nouvelle. Telle est l'œuvre que nous devons accomplir en tant que disciples; laissons le jugement au Seigneur.
Portez-vous un jugement sur ceux qui, selon vous, s'égarent et font fausse route ? Comment leur communiquer la grâce et la miséricorde divines, tout en ne leur donnant pas l'impression que nous condamnons ou approuvons leur vie et/ou leurs croyances ?
Pierre est connu pour être ce disciple impétueux qui avait toujours un commentaire à faire sur tout. Dans Lc 22. 33, 34, Pierre est si sûr de lui et de son rôle de disciple qu'il se dit prêt à affronter la prison et la mort avec Jésus. Bien sûr, il a renié ces paroles peu après (Mt 26.69- 75).
Lisez Jn 18.1-11. que nous indique cet incident sur la personnalité et le caractère de Pierre, notamment de Pierre, notamment en relation avec Mt 26. 65-75 ?
Nous connaissons tous l'échec de Pierre, leçon saisissante pour tous les disciples du Christ. Nous ne pouvons servir le Seigneur par nous-mêmes. Il est indispensable que jour après jour, nous nous abandonnions à Jésus. Il est le cep, nous sommes les sarments; sans lui, nous ne pouvons rien faire et certainement pas être des disciples fidèles. Il est merveilleux de faire preuve de zèle pour le Seigneur et son œuvre, mais il faut le faire sous sa direction.
Lisez Jn 21.15-19. Que nous enseigne ce passage sur ce que Jésus peut faire pour tout disciple qui se repent de ses erreurs et s'attache à lui ?
"Ceci renferme une leçon à l'adresse de tous les disciples du Christ. L'Évangile ne fait aucun compromis avec le mal. Il ne peut excuser le péché. Les péchés secrets doivent être confessés en secret, mais les péchés publics exigent une confession publique. [...] En donnant des preuves de repentir, le disciple efface l'ignominie, autant que cela dépend de lui. [...]
Par trois fois, Pierre avait renié ouvertement le Seigneur, et par trois fois Jésus lui arracha le témoignage de son amour et de sa fidélité, enfonçant cette question, telle une flèche, dans son cœur meurtri. En présence des disciples assemblés, Jésus montra combien le repentir de Pierre était profond, et à quel point ce disciple autrefois fanfaron était devenu humble." - Ellen WHITE, Jésus-Christ, "Une fois de plus au bord du lac", p. 813, 814.
Remarquez ce que Jésus a dit à Pierre dans Jn 21.18, 19. Il lui a déclaré, en substance, qu'à la fin, il mourrait pour ce Seigneur qu'il aimait tant. Pierre a tenu parole, en fin de compte, mais seu-lement après avoir appris quelques leçons sévères sur le rôle de disciple.
Vous est-il arrivé de faire des promesses fanfaronnes et de ne jamais réussir à les tenir ? L'histoire de Pierre nous aide-t-elle à ne pas renoncer ? Expliquez
" Alors tous les disciples l'abandonnèrent et prirent la fuite. " (Mt 26.56) Les disciples ont passé trois ans et demi avec Jésus. Ils ont bénéficié de privilèges peu communs. Ils ont vu des choses exceptionnelles. Après tout, parmi les milliards d'êtres humains, combien ont connu Jésus en chair? Et combien ont eu une relation quotidienne avec lui tandis qu'il était sur terre? Ces disciples font partie des êtres humains les plus privilégiés qui aient jamais existé.
Parcourez un évangile, m'importe lequel, qu'a fait et dit Jésus à la vue de ses disciples? Quelles preuves incroyables de son identité leur a-t-il données ? Après avoir revu ces événements, examinez le texte d'aujourd'hui. Quel message inquiétant, quel avertissement, même, en retirons-nous ?
Mais bien sûr, le fait qu'ils étaient des hommes, et des hommes déchus, posait problème. Quel que soit ce que le Seigneur faisait pour eux, ils avaient du mal à assimiler ses leçons.
Sachant qu'il allait les quitter, Jésus a préparé ses disciples à son départ, mais ceux-ci ne l'ont pas écouté. Sachant ce qui surviendrait à Jérusalem, il les a préparés pour sa passion, mais ils n'ont pas écouté. Ils sont arrivés à Jérusalem totalement démunis.
Pendant le ministère de Jésus, les disciples semblent avoir davantage fait attention à ce qu'il faisait plutôt qu'à ce qu'il disait. Ses actions confirmaient leurs espérances messianiques, ce qui leur plaisait grandement. A la transfiguration, la voix céleste les a invités à écouter Jésus, mais ils n'ont pas profité des instructions de ce dernier sur la passion.
À la suite du repas pascal, Jésus a essayé d'avertir ses disciples de ce qui les attendait, mais ils ne l'ont pas écouté. Dans le jardin de Gethsémané, il a voulu qu'ils prient pour se fortifier, mais, au lieu de cela, ils se sont endormis.
Méditez sur tout ce que Jésus a fait pour vous : ses promesses, son espérance, ses dons, la transformation de votre vie, les preuves soutenant votre foi. Comment nous appuyer sur ces choses pour éviter de commettre les mêmes erreurs que les disciples ?
A LIRE:
Ellen WHITE, Jésus-Christ, p. 357 -3 70, 433-436, 540-545, 553-559, 810-817; Conquérants pacifiques, p. 481-485; Seventh-day Adventist Bible Commentary, vol. 5, p. 208-211, 465, 466, 524-529, 595-597, 635, 636, 775, 776, 962, 963, 2020, 2021.
"L'amour de l'argent grandissait dans le cœur de Judas au fur et à mesure que son habileté se développait. Son sens pratique des affaires, s'il avait été exercé, éclairé, et façonné par le Saint-Esprit, aurait été d'une grande utilité pour la petite Eglise. Grâce à la sanctification de son esprit, il aurait su discerner et apprécier clairement et correctement tout ce qui venait du ciel. Mais Judas ne chérissait que des projets mondains. Il n'a pas péché soudainement, mais sa façon habile de comploter, l'égoïsme et l'avarice qui ont pris possession de lui ont fini par le conduire à vendre son Seigneur pour une petite somme d'argent." - Ellen WHITE, Seventh-day Adventist Bible Commentry, vol. 5, p. 1101.
"Judas a accompagné Jésus pendant toute la période de son ministère public. Il a reçu de Jésus tout ce que celui-ci a pu lui donner. [...] S'il avait cherché à être une bénédiction, au lieu de questionner, de critiquer et de faire preuve d'égoïsme, le Seigneur l'aurait utilisé pour le progrès de son royaume. Mais Judas était un spéculateur. Il pensait pouvoir gérer les finances de l'Église et, grâce à son sens des affaires, faire des gains. Il avait le cœur partagé. Il aimait se faire apprécier du monde. Il se refusait à renoncer à ce dernier pour le Christ. Il n'a jamais placé en ce dernier ses intérêts éternels [...] Judas était un imposteur religieux." - Ellen WHITE, Seventh-day Adventist Bible Commentary, vol. 5, p. 1101, 1102.
A MEDITER:
Si le fait de suivre Jésus définit le disciple, ceux qui suivent leurs propres idées et projets sont-ils aussi des disciples? Réfléchissez à cette question et soupesez votre réponse.
Essayez de trouver d'autres modèles, choisis sous la pression des événements. Quelles leçons en tirer ?
Si pierre était quelqu'un qui agissait de façon trop précipitée, pour ensuite trébucher et tom-ber, que risque-t-on à se montrer trop prudent ? À passer d'un extrême à un autre ? Réfléchissez-y et partagez vos idées en classe. Votre église a-t-elle tendance à aller plus vite que le Seigneur ou est-elle trop timide pour suivre ses directives ? Comment les membres de votre classe peuvent-ils aider votre église à trouver le bon équilibre ?