"Peu après la création [...] nos premiers parents ont chuté [...] À la suite de cette terrible crise, le premier souci de Dieu fut la restauration de l'être humain et la sécurité éternelle de l'univers. La mort d'un membre de la Divinité - événement prévu à l'avance par la prescience et le conseil de Dieu (voir Ap 13.8) - était la seule solution envisageable.
"Pour s'assurer de la participation et de la coopération des êtres humains lors de cette extraordinaire entreprise, Dieu informa rapidement nos premiers parents de son plan. En même temps, il mit en place un outil pédagogique pour qu'eux-mêmes et les générations suivantes l'aient constamment sous les yeux." - Roy ADAMS, The Sanctuary, Review and Herald, Hagerstown, Md., 1993, p. 17,18. Cet outil pédagogique, bien sûr, était le service du sanctuaire.
Moïse a reçu la recommandation de construire le tabernacle d'après le modèle que Dieu lui avait montré sur le mont Sinaï (Ex 25.9, 40). Si le bon sens nous empêche de conclure que chacune des planches et chacun des clous du tabernacle (et plus tard du temple) avaient une signification théologique, nous devons néanmoins considérer avec le plus grand sérieux le rôle pédagogique du système lié au sanctuaire de l'Ancien Testament. Même alors, on ne nous donne pas beaucoup d'informations sur le sens de son symbolisme; la plupart du temps, nous n'en avons aucune. Cependant, en assemblant le peu de données que nous trouvons dans l'Ancien Testament avec celles que nous donne le Nouveau, nous obtenons une assez bonne compréhension du sens général d'un certain nombre d'aspects fondamentaux du système et des services de l'ancien sanctuaire qui annoncent, au -delà de leur réalité propre, une réalité plus grande.
Revoyez le service du sanctuaire terrestre, en cherchant à saisir sa signification. Ne vous aide-t-il pas à mieux comprendre le plan du salut ? Expliquez.
1. L'holocauste du matin et du soir (Ex 29.38-42; Nb 28.1-6)
2. Les pains de proposition et le chandelier (Ex 25.23, 30, 31, 37)
3. La cérémonie du jour des Expiations (Lv 16 ; He 9.1-12)
4. Les vêtements du grand prêtre (Ex 28.6-21)
L'holocauste du matin et du soir symbolisait "la consécration quotidienne de la nation à l'Éternel" et "le bénéfice du sang expiatoire du Rédempteur promis." - Ellen WHITE, Patriarches et prophètes, "Le sanctuaire et son rituel", p. 324, 325. De nombreuses allusions faites au pain dans le Nouveau Testament semblent suggérer que le pain qui était offert dans le tabernacle ou sanctuaire annonçait le Christ. Voir, par exemple, Mt 26.26; Jn 6.48-51.
"La manne, comme les pains de proposition, était un symbole du Sauveur qui se tient sans cesse, pour nous, devant la face de Dieu." - Ellen WHITE, Patriarches et prophètes, " Le sanctuaire et son rituel", p; 326, 327. De même, le chandelier semble annoncer celui qui a dit: "C'est moi qui suis la lumière du' monde." (Jn 8.12) "Les pierres semi-précieuses du pectoral du grand prêtre [...] portaient le nom des tribus d'Israël, suggérant, selon Ellen White, [. . .] que tandis que le Christ, notre grand prêtre, présente les mérites de son sang au Père, il porte sur son cœur le nom de chaque pécheur repentant, de chaque croyant. " - Roy ADAMS, The Sanctuary, p. 38; cf. Ellen WHITE, Patriarches et Prophètes, p. 323.
Lisez Jn 1:29. Pourquoi Jean appelle-t-il Jésus l'Agneau de Dieu?
Le tabernacle du désert a été au cœur du culte israélite pendant des centaines d'années. Aussi longtemps qu'Israël est demeuré fidèle à Dieu, il a considéré cet édifice sacré comme le lieu de son salut, le lieu de son expiation entre Dieu et lui. Les manifestations surnaturelles qui ont accompagné l'inauguration de la structure (voir Ex 40.34, 35) ont laissé une empreinte profonde dans l'esprit des assistants.
La remarquable démonstration de la présence divine au moment de l'inauguration du temple n'a cependant nullement annoncé son avenir rempli de turbulences. Complètement détruit par l'armée babylonienne, il a été reconstruit plus tard, sans retrouver sa splendeur précédente. C'est néanmoins ce temple qu'a connu Jésus, celui qu'il a foulé. Et tandis qu'il mourait sur une croix à l'extérieur de Jérusalem un vendredi après- midi, il y a deux mille ans, c'est à l'intérieur de ce même temple que le rideau s'est mystérieusement déchiré en deux, du haut en bas (Mt 27.51).
"C'était l'heure du sacrifice du soir. On allait immoler l'agneau représentant le Christ. " Mais la terre tremble et "le voile intérieur du temple, comme sous l'effet d'une main invisible, se déchire avec bruit, du haut en bas, et les regards de la foule pénètrent dans le lieu autrefois rempli de la présence de Dieu." Brusquement, le lieu où la nuée s'était posée, où "Dieu avait manifesté sa gloire au-dessus du propitiatoire ", est maintenant accessible aux yeux de tous! "Le lieu très saint du sanctuaire terrestre a perdu son caractère sacré. " Puis, avec une intensité dramatique, Ellen White souligne le message essentiel de cet événement: ":L'effroi et le désordre règnent partout. Le couteau s'échappe de la main inerte du prêtre qui est sur le point d'immoler la victime; et l'agneau s'enfuit. Le symbole a trouvé sa réalité dans la mort du Fils de Dieu. Le grand sacrifice est consommé. [...] On eût dit qu'une voix vivante disait aux adorateurs : Tous les sacrifices et toutes les offrandes pour le péché ont pris fin. Le Fils de Dieu est venu conformément à sa parole." - Ellen WHITE, Jésus-Christ, "Le Calvaire", p. 761.
Aujourd'hui, de nombreux chrétiens attendent la reconstruction du temple de Jérusalem comme signe de la fin. Même si c'était possible, et si les sacrifices reprenaient, pourquoi ces derniers n'auraient-ils aucune efficacité pour traiter le problème du péché?
Lisez He 8:1,2. Quel point essentiel l'apôtre voulait-il souligner dans tout son discours jusque-là?
L'apôtre avait déclaré une foule de choses dans les premiers chapitres de l'épître aux Hébreux sur les anges et leur statut, sur Moïse et son expérience au désert, sur le pays de Canaan, sur les prophètes, Abraham et Melchisédek. Cependant, au chapitre 8, verset 1, il revient abruptement au "point capital".
Au sein des limites physiques de l'ancien camp israélite, le fidèle ordinaire se trouvait devant plusieurs barrières lui interdisant l'accès au lieu très saint. Pour y pénétrer, il aurait fallu aller au-delà de la zone tampon que représentaient les prêtres et les lévites, ainsi que les zones interdites environnant l'espace sacré. Mais désormais, déclarait l'auteur de la lettre aux Hébreux, le Christ, notre divin prêtre et médiateur, a ouvert une porte ouvrant un accès illimité au cœur du sanctuaire lui-même, la salle du trône du Dieu vivant. "Approchons-nous donc avec assurance du trône de la grâce", déclarait l'auteur sacré, "pour obtenir compassion et trouver grâce, en vue d'un secours opportun" (He 4.16). Jésus est notre intercesseur au ciel.
Même si nous ne savons pas exactement comment Jésus intercède pour nous, les Écritures nous en offrent des exemples, du moins d'un point de vue humain. Nous en trouvons deux dans la vie de Moïse, en relation avec la rébellion à Qadesh (Nb 14.10-20) et avec le veau d'or (Ex 32.9-14,30-32). Ce sont là des passages d'une grande puissance. "S'il te plaît!" plaidait Moïse lors du dernier incident, "si maintenant tu voulais bien pardonner leur péché [...] sinon, je t'en prie, efface-moi de ton livre, celui que tu as écrit". (Ex 32.32) Nous trouvons également dans Daniel cette forme d'intercession sacerdotale (Dn 9), ainsi que dans la grande prière de Jésus précédant sa passion (Jn 17).
Examinez les passages clef suivants de l'épître aux Hébreux, qui donnent des exemples de ce que notre grand prêtre céleste accomplit pour nous: He 2.18; 7.25; 8.3-10; 9.11-14; 10.11-17. Plus important encore, demandez-vous : " Mon cheminement avec le Seigneur s'approfondit-il à mesure que je réalise mieux ce que le Seigneur accomplit pour moi? Comment appliquer ces promesses dans ma vie? "
Lisez He 4.16. Quelle promesse ce verset contient-il? Quelle recommandation nous est adressée? Quelle espérance nous est offerte? Comment l'appliquer dans notre vie?
Est-ce un avantage spirituel de connaître Jésus non seulement comme sauveur, mais aussi comme grand prêtre? Nous traiterons de cette question en deux parties et commencerons par noter la contribution d'ordre général d'He 9.
On peut lire ce chapitre de plusieurs façons. L'une consiste en une approche propre aux exégètes et aux linguistes, qui donne la définition des mots et des expressions, le sens de ces versets étant envisagé d'un point de vue purement académique. Mais une autre façon, tout aussi valable, va beaucoup plus loin. Sans ignorer les résultats de la première approche, cette seconde approche consiste à lire simplement le chapitre en examinant ce qu'il dit. Voici alors ce que nous découvrons en relation avec la question essentielle qui nous préoccupe:
1. Ce qui s'est passé sous la première alliance (ou services du sanctuaire de l'Ancien Testament) n'était que provisoire. Fondamentalement inadéquates pour amener un changement de l'intérieur, les offrandes et les cérémonies, au-delà d'elles-mêmes, annonçaient une réalité plus grande.
2. Or celle-ci s'est incarnée. Le Christ est venu. Il est notre véritable Grand Prêtre (He 9.11). Il est entré dans le sanctuaire " une fois pour toutes [. . . J non pas avec du sang de boucs ou de taurillons, mais avec son propre sang. C'est ainsi qu'il a obtenu une rédemption éternelle. " (He 9.12)
3. Les offrandes de l'ancien système procuraient des résultats extérieurs (He 9.13), mais n'opéraient pas de changement intérieur. Le sang du Christ purifie notre être profond, nettoyant "notre conscience des œuvres mortes, pour que nous rendions un culte au Dieu vivant!" (He 9.14)
4. Le Christ a versé son sang une seule fois, en notre faveur; désormais, il pénètre pour nous, en tant que grand prêtre, en la présence de Dieu (He 9.24-28).
Relisez He 9. Quel en est le message essentiel? Quelles promesses particulièrement encoura-geantes y découvrez-vous?
Prendre conscience et accepter que Jésus soit notre grand prêtre devrait nous inciter à être bons, et patients, traits qu'il a lui-même manifestés en notre faveur. Cela devrait nous rendre miséricordieux, tout comme il nous a témoigné sa miséricorde et sa grâce. Nous devrions faire preuve de droiture morale et lui témoigner une reconnaissance éternelle pour l'immense sacrifice accompli pour nous. Cependant, tout adventiste ayant eu à traiter avec des chrétiens d'autres dénominations admet volontiers qu'il a trouvé ceux-ci tout aussi miséricordieux, patients, généreux, bons et moralement droits. Alors quelle est la différence créée par notre message sur le sanctuaire?
La différence est palpable sans doute en ce qui concerne notre loyauté et notre fidélité. Quand l'auteur de l'épître aux Hébreux désirait rétablir dans la foi les lecteurs de son livre, il reprenait le thème du sanctuaire.
Lisez He 10.19-25. Quel message concret nous est-il donne ici, message qui devrait influencer la façon dont nous menons notre vie et nos échanges avec autrui ?
L'épître aux Hébreux nous invite à nous approcher " du trône de la grâce" (He 4.16). Les implica-tions, ici, comportent de nombreuses facettes, l'une d'elles nous permettant de répondre à cette question. Nous avons maintenant, par Jésus, la possibilité de nous approcher de Dieu dans le sanctuaire céleste. Par la foi, nous pénétrons avec une pleine assurance dans le lieu sacré où Jésus exerce son ministère. C'est là qu'envers et contre tout nous pouvons nous appuyer sur Celui dont la promesse ineffaçable est symbolisée par l'arche de l'alliance, ou trône du Dieu vivant, et fondée sur la justice et la miséricorde. Ainsi ancrés, nous ne dévierons pas vers une vision de la loi qui nous conduirait à abandonner le saint sabbat de Dieu et à avoir de nos origines une idée évolutionniste détrônant le Dieu vivant de son univers. La doctrine du sanctuaire est donc pour nous une protection contre toute révolte, assurant à Dieu un reste fidèle dans un monde rebelle.
À LIRE: Ellen WHITE, La tragédie des siècles, "Dans le lieu très saint", p. 459-468; Patriarches et prophètes, "Le sanctuaire et son rituel ", p. 317-331.
"La clef de l'énigme de 1844 se trouvait dans le sujet du sanctuaire. L'étude de ce sujet révéla tout un système harmonieux de vérités. On y vit la main de Dieu, lequel avait dirigé le grand mouvement adventiste, éclairant la position et la mission de son peuple, et lui signalant ses devoirs présents." - Ellen WHITE, La tragédie des siècles, "Dans le lieu très saint", p. 459.
"Je [...] vois le sanctuaire céleste comme la demeure de Dieu, le siège de son gouvernement, le centre nerveux de l'univers. Il a toujours existé en tant que tel. Mais après la chute de l'humanité, il a assumé un rôle supplémentaire. Il a notamment offert un remède à la révolte cosmique et a garanti la sécurité de l'univers. C'est ainsi que nous imaginons le système de l'ancien sanctuaire. Nous le voyons à travers un verre coloré par le ministère exercé en faveur de l'éradication du péché." - Roy ADAMS, The Sanctuary, p. 71.
"Je ne visualise pas un sanctuaire céleste vide. Le trône de Dieu, quel qu'en soit l'aspect, s'y trouve, environné d'une multitude d'images. Mais, mieux encore du moins de notre point de vue notre grand prêtre tout puissant, Jésus-Christ lui - même, s'y trouve également! Ille remplit totalement de sa présence! Il se tient devant le trône de Dieu pour nous! Voilà qui me suffit!" Idem, p. 71.
A MEDITER :
En quoi notre doctrine sur le jugement investigatif s'accorde-t-elle avec celle du Christ en tant que grand prêtre dans le sanctuaire céleste ? Pourquoi le jugement est-il indissociable du message du sanctuaire ? Plus important encore, comment enseigner que le jugement fait partie de la bonne nouvelle, Jésus étant notre substitut au jugement ?
Que signifie pour vous personnellement le sacerdoce du Christ ? Quelles expériences aimeriez-vous partager sur le bénéfice spirituel que vous avez retire de cet enseignement ?
Revoyez la leçon de cette semaine et faites la liste de tous les bienfaits qui sont les nôtres parce que le Christ est notre grand prêtre. Apportez votre liste en classe et discutez des implications que ces bénéfices devraient avoir sur notre vie personnelle et sur notre Eglise en tant que communauté. Comment tirer Le meilleur parti de ces promesses afin d'aller plus loin dans le témoignage et la mission ?