Bien qu'offrant une vision déformée de la vérité concernant le retour de Jésus, la série de livres et de films Laissés en arrière (Left Behind) ont attiré l'attention de millions de personnes dans le monde entier. L'ensemble des épisodes présentait Dieu comme un être méchant et capricieux, créant un climat de peur irrationnelle (voire de panique) autour du retour de Jésus, état d'esprit à l'opposé de la façon dont la Bible le présente. Dans le Nouveau Testament, en général, le retour de Jésus est un événement glorieux, immensément joyeux. Il est notre Roi et Ami.
Même si des événements pénibles sont associés à son retour (comme nous le verrons), ce n'est pas par peur que les hommes se tourneront vers le ciel.
Mais la peur est un facteur important, et on ne peut proclamer la vérité entière du retour du Christ sans en tenir compte. Mais ce faisant, gardons-nous de nous éloigner de ce que les Écritures disent explicitement. Ne provoquons pas des cauchemars, source d'une angoisse que nous aurions créée nous- mêmes. Souligner, à la façon des Écritures, les divers aspects de son avènement revient à faire naître dans le cœur de ceux qui veulent bien écouter un sentiment proche de la manière dont les enfants attendent Noël.
Le message du retour de Jésus devrait être une bonne nouvelle et non un enseignement incitant les gens à entreprendre une thérapie contre l'angoisse.
La période que nous vivons actuellement était préfigurée par le jour des Expiations dans l'ancien Israël. Tandis que le grand prêtre accomplissait ses fonctions une fois par an dans le lieu très saint, le peuple, en retenant son souffle, attendait son retour sur le parvis extérieur. Son retour signifiait qu'il avait effectué avec succès son œuvre en.sa faveur: l'éradication des péchés de la nation et des individus.
Depuis 1844, le Christ se trouve engagé dans un aspect de son ministère préfiguré par le jour des Expiations en Israël. Quand cette œuvre sera achevée, il sortira du sanctuaire céleste pour accueillir son peuple. "Le Christ ne s'est offert qu'une seule fois en sacrifice pour effacer les péchés de beaucoup d'hommes. Il reviendra; mais sa seconde venue n'aura plus rien à faire avec le péché, il apparaîtra comme le Sauveur glorieux à tous ceux qui l'attendent continuellement pour leur apporter le salut complet et définitif." (He 9:28, Parole Vivante)
Expliquez en quoi les textes suivants donnent l'idée d'une attente pleine d'espérance ?
Lc 12.40-48; Tt 2.11-13;1 P 1.3-8
William Miller et ses amis attendaient ardemment la venue de notre grand prêtre céleste en. 1844. Nous savons qu'ils ont été déçus, mais essayez d'imaginer, quelle passion les animait. Ils aimaient Jésus de tout leur cœur; ils se sentaient proches de lui; ils aspiraient à le voir; Jésus était leur ami. Le sentiment exprimé des années plus tard par Hiram Edson représente avec justesse ce que ressentait le groupe entier: "Ils s'étaient attendu avec assurance à voir Jésus-Christ et tous les saints anges à ses côtés", écrivait Edson. Cela ne s'est pas produit et "une tristesse telle que je n'en avais encore jamais connue nous envahit […] Nous sanglotâmes jusqu'à l'aube." - Hiram EDSON, fragments de manuscrit, Center for Adventist Research (de Heritage Room), James White Library, Andrews University. Ces croyants n'ont pas poussé un soupir de soulagement quand Jésus n'est pas venu. Au contraire, ils ont été amèrement déçus.
Êtes-vous rempli d'enthousiasme à l'idée du retour de Jésus? Souhaitez-vous qu'il revienne Ou avez-vous peur? Redoutez-vous son avènement? Justifiez réponses. Notez vos raisons par écrit, puis examinez dans la prière ce qu'elles révèlent sur votre expérience chrétienne.
Le retour de Jésus comporte un côté sombre. Jésus lui-même a dit que ce serait un temps de dé- tresse pour les nations: "Alors le signe du Fils de l'homme paraîtra dans le ciel, toutes les tribus de la terre se lamenteront." (Mt 24.30) Il a comparé cet événement aux jugements ayant entraîné le déluge et Sodome (Mt 24.37-39; cf. Lc 17.26-30). Il a évoqué le fait que les gens seraient séparés en faisant appel à l'image de deux femmes en train de moudre du blé au moulin, l'une étant enlevée et l'autre laissée (Mt 24.40,41). Quand il a parlé de veiller, son avertissement ne pouvait être plus fort (Voir Mt. 24.43-51.). Pierre, l'un de ceux qui étaient présents le jour où Jésus a évoqué son retour dans Mt 24, s'est référé au "jour du Seigneur" comme à un jour de feu et de terreur (2 P 3.10-12). Quand Jean a vu cet événement en vision, il a déclaré: " Toutes les tribus de la terre se lamente- ront à son sujet." (Ap 1.7) Ap 6.15,16 décrit des gens issus de toutes les couches de la société qui, à l'avènement de Jésus, supplieront les rochers et les montagnes de tomber sur eux et de les cacher "de celui qui est assis sur le trône et de la colère de l'agneau".
Que disent les textes suivants sur le retour de Jésus?
Mt 25.31-33,41
2 Th 1.6-9
He 12.25-29 Il y a ceux qui torturent et qui maltraitent, ceux qui assassinent et exploitent, qui pillent ou qui-volent dans les caisses gouvernementales, laissant des millions de personnes s'enfoncer dans l'avilissement et la pauvreté. Mais il y a aussi les gens bien-pensants, qui, avec arrogance, tournent le dos à Dieu et à son offre de miséricorde et de pardon. Il serait tout à fait irrespon-sable de leur donner l'impression que le retour de Jésus signifie pour eux autre chose que de mauvaises nouvelles s'ils ne changent pas. Le destin éternel des êtres humains dépendant.de ces questions, il serait criminel de notre part de rendre moins amère la réalité d'une telle situation.
Quelques tremblements de notre part ne sont-ils pas bienvenus (Ph 2.12)? Peut-être certains d'entre nous ont-ils besoin d'avoir un peu plus peur que d'autres?
Comme nous l'avons vu dans la leçon d'hier, le retour de Jésus comporte un côté obscur. Mais, pour le chrétien converti, la scène est lumineuse, car celui qui vient n'est pas seulement son Roi, mais aussi son Ami. Ce joyeux sentiment d'attente est encouragé par Jésus lui-même, quelles que soient les menaces à l'horizon. " Quand cela commencera d'arriver, redressez-vous et levez la tête, parce que votre rédemption approche. " (Lc 21.28) Il ne s'agit pas ici de baisser la tête ni de rentrer les épaules. Jésus souhaite que ses fidèles soient remplis d'espérance et d'entrain, rayonnants, aspirant à cet apogée, fixant le regard vers le ciel dans l'attente nostalgique de l'heure glorieuse de son retour.
Lisez les passages suivants et voyez en quoi ils soulignent ce climat d'attente et de joie : Jn 14.1-3; Ac 1.11 ;Ph 3.20, 21 ;1 Th 4.13-18 ;Ap 7.9, 10,13-17
Lorsque Jésus s'adressait aux solennels chefs religieux (ou quand il avait à l'esprit ceux qui rejetaient sa grâce), il mettait l'accent sur les aspects de son retour liés à sa majesté, à son carac-tère royal et à son jugement. Mais quand son attention se portait sur ses fidèles, il mettait l'accent sur des notions de réconfort, d'assurance et de joie. Ainsi, dans Mt 24.31, immédiatement après avoir évoqué les nations se lamentant à son retour, son ton change en parlant de son peuple: les anges rassembleront ses fidèles de tous côtés, déclare-t-il, pour les emmener dans son royaume. Et dans Jn 14.1-3, il évoque son retour dans le but d'apaiser les cœurs troublés de ses fidèles, calmer leurs nerfs à vif, les enraciner dans l'espérance.
Si vous croyiez, de tout votre cœur, que Jésus reviendrait d'ici la fin du mois, quels changements d'ordre moral feriez-vous dans votre vie ? Après avoir réfléchi à votre réponse, deman-dez-vous : " Pourquoi attendre pour faire ces changements ?" Peut-être sont-ils un peu plus difficiles à faire que vous ne l'imaginiez ?
Mt 24 est un chapitre central sur le retour de Jésus. Il rapporte les réponses du Christ aux questions soulevées par ses disciples, questions que nous nous posons toujours aujourd'hui sur la date de son avènement. Jésus a souligné plusieurs points, dont les suivants:
1. Nous ne devons pas nous inquiéter. (En grec, cette déclaration a quelque chose d'abrupt. On pourrait traduire, de façon emphatique: " Veillez bien à ne pas vous alarmer" (Mt 24.6) - même en cas de famine, de tremblement de terre ou de conflits entre nations (24.6-8).
2. Nous aurons à affronter des conflits et de la haine, même au sein de l'Eglise (24.9-13).
3. Ne soyons pas naïfs ni crédules tandis que nous attendons son retour (24.4, 5,23-26). Jésus s'est attardé sur ce point!
4. L'Évangile sera prêché au monde entier avant la fin (24.14).
5. Son retour sera un événement spectaculaire, visible, et concernera le monde entier (24.27).
6. Des signes cosmiques indiqueront que son retour approche (24.29).
7. Au moment de la fin, les anges rassembleront les fidèles du monde entier (24.31).
8. Le jour et l'heure de son avènement ne sont connus que de Dieu (24.36).
9. Malgré tous les avertissements et toutes les prédictions, le retour de Jésus surviendra de façon soudaine et inattendue (24.42-44).
Un point important dans la liste ci-dessus a trait à l'Évangile. Il est dit que ce dernier sera prêché en tous lieux; ce sera " un témoignage" pour tous, " alors viendra la fin." (24.14) Cela suggère que les fidèles du Christ participeront, même indirectement, à créer les conditions adéquates pour que survienne la fin de notre histoire. Nous sommes donc appelés à faire progresser avec ferveur le royaume de Dieu là où nous nous trouvons.
Si l'Évangile doit être annoncé partout avant le retour du Christ, et si nous appelés à le prêcher, nous avons un rôle à jouer à ses cotes pour hâter son avènement, n'est-ce pas? Oui ou non? Quels défis, quelles possibilités et quels problèmes cette idée soulève-t-elle?
La leçon de dimanche évoquait le mouvement de Miller et la ferveur avec laquelle ses membres ont attendu (quoiqu'en vain) le retour de Jésus le 22 octobre 1844. Ils ont découvert ensuite - et nous depuis - que Jésus ne reviendrait pas le lendemain non plus, ni la semaine suivante, ni le mois suivant, ni l'année suivante, ni la décennie suivante, ni le siècle suivant! Et nous voici aujourd'hui, quelque cent soixante-quatre ans plus tard, toujours en ce monde. Comment venir à bout de ce problème?
Tout d'abord, en nous concentrant sur la fiabilité et la certitude de cet événement. En d'autres termes, indépendamment de sa date, nous résolvons ce problème plus facilement, non à l'aide de la logique, mais en considérant la Personne qui a en a fait la promesse au départ: Jésus lui-même, un personnage authentique, historique, dont la probité et la crédibilité ont subi l'épreu-ve des siècles. Nous voyons cette même Personne s'adressant à un groupe de fidèles inquiets et redoutant son proche départ. Ne vous troublez pas, leur disait-il. Ayez confiance en moi Jn 14.1). "Si donc je m'en vais vous préparer une place, je reviens vous prendre auprès de moi." (1.3)
Revoyez les passages suivants. Ne replacent-ils pas notre sujet dans une juste perspective ? Commentez. Gn 3.15; Es 40.8;Ga 4.4 (voir aussi Dn 9.24-27).
La promesse annonçant la première venue du Christ a été donnée dès le jardin d'Eden (Gn 3.15). Le monde a attendu des milliers d'années pour en voir l'accomplissement. Mais quand la grande horloge cosmique de Dieu a sonné à l'heure divinement prévue, des êtres angéliques ont annoncé à des bergers ébahis sur une colline à Bethléem: "Aujourd'hui, dans la ville de David, il vous est né un sauveur" (Lc 2.11). La promesse n'a pas été prononcée en vain; car elle s'enracinait dans la Parole immuable du Dieu vivant. Il en sera de même pour le retour de Jésus.
Quel sens aurait la première venue du Christ si nous n'avions l'assurance de son retour? La certitude première venue, et ce qu'il a fait pour nous alors, ne nous donne-t-elle pas l'absolue conviction de la réalité de son retour, quelle que soit sa date exacte?
"C'est sous une forme humaine que le Christ est monté au ciel. Les disciples l'ont vu tandis qu'une nuée l'accueillait. Le même Jésus qui avait marché, parlé et prié avec eux; qui avait rompu le pain avec eux; qui s'était trouvé, avec eux, dans leur barque sur le lac; et qui ce jour même avait fait, avec eux, l'ascension pénible du mont des Oliviers, - ce même Jésus était allé partager le trône de son Père. Les anges assurent que ce même Être qu'ils ont vu montant au ciel, en reviendra comme il y est monté. [...] Les disciples peuvent donc se réjouir dans l'espérance du retour du Seigneur." - Ellen WHITE, Jésus-Christ, " Vers mon Père et votre Père", p. 834, 835.
Notre conception du temps a beaucoup à voir avec l'inquiétude que nous éprouvons par rapport au soi-disant délai de l'avènement du Christ. Dans notre société occidentale notamment, notre notion précise du temps affecte la façon dont nous l'envisageons. Qu'on nous dise qu'un événement est proche a une certaine signification pour nous, nous pensons qu'il va arriver bientôt, au sens occidental du terme. Pour l'esprit oriental - contexte dans lequel se mouvaient les auteurs bibliques -l'aspect le plus important d'un événement était sa certitude; sa date était secondaire.
A MEDITER :
De la moitié du XVIIIe siècle jusqu'à la Première guerre mondiale, beaucoup d'Occidentaux pensaient que grâce à la science, la raison et la technologie, l'humanité s'améliorerait et que des maux tels que la guerre, la maladie et autres calamités seraient éliminés ou grandement réfrénés. (Comparez cette vision du monde avec celle présentée par Jésus plus de dix-neuf cents ans auparavant, dans Mt 24) Qui avait raison ? Le chapitre de Mt 24 ne nous aide-t-il pas a avoir foi dans la promesse du retour du Christ, notamment quand on la compare à cette autre vision du futur?
Il existe un danger subtil dans le fait que l'idée de son retour fait maintenant partie du vocabulaire adventiste usuel. Cela peut nous empêcher d'apprécier pleinement (et donc de transmettre adéquatement à autrui) le caractère extraordinaire et remarquable de cet événement. Comment éviter de nous insensibiliser vis-à-vis d'un événement sur lequel reposent toutes nos espérances?
Réfléchissez à votre église locale, puis répondez à cette question : " Participons-nous à hâter le retour de Jésus ou participons-nous aux causes de son délai ? " Discutez-en classe des implications de cette question et apportez vos réponses.