Pensée centrale :
Dans
Quand un Israélite repentant offrait un sacrifice au Seigneur, il reconnaissait qu'il était pécheur et qu'il méritait la mort. Mais il témoignait également de sa foi, confiant que le Seigneur lui accorderait son pardon en acceptant la vie de l'animal sacrifié à sa place. Il est indispensable que nous assumions la responsabilité de notre péché (par ce qu'on appelle la repentance et la confession). Seuls seront purifiés ceux qui, à la lumière de la croix, se voient tels qu'ils sont, c'est-à-dire des pécheurs ayant besoin du pardon divin et considérant humblement le Christ comme l'Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde.
*Etudiez la leçon de cette semaine pour le Sabbat 08 Novembre
Jusqu'où
Dans la Bible, on identifiait si intimement la victime offerte en sacrifice au pécheur repentant qui l'offrait que la vie de l'animal remplaçait la vie de la personne, et le sang de l'animal devenait un moyen d'expiation (Lv 17.11).
Lisez Lv 17.11.Quel important message ce texte nous communique-t-il ? Le système sacrificiel biblique comportait de nombreux symboles.
Premièrement, la mort d'un animal symbolisait la mort d'une personne et le sacrifice était un acte salvateur, la manifestation de la grâce et de l'amour divins. Dieu était prêt à accepter la mort d'une autre créature pour que soit préservée la vie humaine et qu'il puisse continuer de communier avec la personne.
Deuxièmement, d'après la Bible, hi: vie d'un animal ne pouvait réellement expier pour le pécheur. C'est pourquoi le sacrifice d'animaux n'avait qu'un rôle symbolique. Il annonçait la mort de la semence de la femme, Jésus, qui donnerait sa vie en rançon "pour une multitude". (Mc 10.45)
Troisièmement, la mise à mort d'un "animal illustrait la gravité du péché et le coût du pardon. Il a dû être très douloureux, pour Adam et Eve, de prendre la vie d'un animal; pour les Israélites aussi sans doute. Agir ainsi les aidait à comprendre que le péché est indissociable de la mort et que pardonner ne signifie pas ignorer le péché. Le prix payé par Dieu pour notre rédemption est "le sang précieux du Christ, comme [...] celui d'un agneau sans défaut et sans tache". (1 P 1.19)
Au moment où le péché est entré dans le monde, Dieu a institué un système sacrificiel ayant ces fonctions symboliques et pédagogiques. Le premier sacrifice offert par Adam et Ève a été un magnifique témoignage d'espérance en la venue du Rédempteur, une espérance née au milieu du chagrin causé par la culpabilité et la mort.
Prenez-vous au sérieux le problème du péché ? La façon dont vous répondrez à la question suivante vous donnera une idée de votre attitude à cet égard : a quelle souffrances vous exposez-vous en cherchant à vaincre le péché ? Voir 1 P 4.1
Le livre du Lévitique traite en détail du problème du péché et de l'impureté, en insistant particulièrement sur le sujet de la pureté et de l'impureté ou de la contamination et de la purification. L'impureté est considérée comme aussi destructrice, pour la relation d'alliance avec Dieu, que le péché d'ordre moral. Les instructions sur l'impureté avaient pour but d'inciter les Israélites à éviter tout ce qui pouvait les contaminer. Les lois sur la purification leur indiquaient comment redevenir pur aux yeux du Seigneur.
Il existait plusieurs sources d'impureté, dont certaines étaient inévitables. Par exemple, l'impureté de la femme au moment de la naissance de son enfant (Lv 12). Dans ce cas, l'impureté était liée au sang répandu au moment de l'accouchement (Lv 12.4, 5,7; voir aussi Lv 15.19-30, un autre cas d'impureté). Un homme affligé d' "un écoulement génital" était également considéré comme impur (Lv 15.1-15; voir aussi 15.16-18).
Dans tous ces cas, l'individu était un porteur impur, une source de contamination; c'est pourquoi il lui était interdit de s'approcher de quiconque ou de quoi que ce soit de sacré. Il est clair que l'accent mis sur l'importance de se laver et sur la quarantaine obligatoire découlait d'un souci d'hygiène. Mais il en ressortait également un intérêt théologique. La personne impure n'avait pas le droit de s'approcher de qui que ce soit, elle était exclue du sanctuaire. "L'impureté" symbolisait alors la séparation d'avec Dieu et autrui. En fait, l'impureté était habituellement associée à la mort - aux cadavres (Nb 6.6, 7, 11), à la maladie (Lv 13, 14), aux épanchements de sang (la vie s'écoulait) et aux émissions de sperme ou "semence" de vie. Quant au lépreux, il était totalement impur et considéré comme mort (Nb 12.9-12).
La personne impure appartenait au monde de la mort et ne pouvait en être délivrée que par une purification rituelle. Sinon, elle était pour toujours séparée de Dieu et de son peuple (Lv 15.31). Le concept d'impureté, dans la Bible, indiquait que les êtres humains se trouvaient naturellement dans un état de contamination quasi constant au sein d'un environnement fondamentalement souillé. Ils avaient besoin d'être purifiés pour pouvoir s'approcher du Seigneur. Cette purification avait lieu, avant tout, grâce au sang d'un animal sacrifié (Lv 12.8).
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Lisez Ep 2.11-13. Même si l'idée d'impureté telle que nous la présentons ci-dessus n'est pas explicitement exprimée, n'est-elle pas néanmoins présente dans ce passage ? A quelle sorte d'impureté sommes-nous confrontés aujourd'hui ? Comment nous en purifier ? |
Lisez Lv 4.3, 13, 22,27. Que nous enseignent ces versets sur ce que signifie pécher et sur ceux qui ont besoin d'expiation pour un péché? Voir Rm 3.23; 5.12.
Ces offrandes faites pour le péché nous apprennent un certain nombre de choses.
Premièrement, l'animal offert en sacrifice était fonction des ressources financières de la personne (Lv 5.7-12), ce qui montrait que le Seigneur était sensible à la situation économique de son peuple. Que ce point ne nous échappe pas! Le salut en Christ est offert à tous, quel que soit le statut social.
Deuxièmement, l'animal sacrifié devait être sans défaut - il devait être sain et sans tare physique (Lv 4.3). Le pécheur était un homme défaillant et moralement souillé, mais la victime, qui représentait l'Agneau de Dieu, ne l'était pas.
Lisez 1 P 1.18, 19. Quel aspect important de Jésus se trouvait préfiguré par ces animaux sans défaut et pourquoi revêt-il une telle importance pour nous-mêmes et le plan du salut? Rm 5.19; 2 Co 5.21; He 4.15.
Autre point important à ne pas oublier: l'offrande pour le péché expiait à la fois les péchés délibérés et les péchés non intentionnels (Lv 5.1-5), ainsi que l'impureté rituelle (Lv 12.6, 7). Quelle leçon d'ordre moral devons-nous en retirer? Qu'il n'existait aucun péché que Dieu ne pouvait pardonner si le pécheur s'en repentait. Le pécheur repentant était symboliquement lavé de son impureté morale ou rituelle par le sang du sacrifice. En réalité, seul le sang du Christ pouvait purifier du péché. En ce qui nous concerne, la grande nouvelle préfigurée par ces sacrifices, c'est que, quel que soit' notre passé, aussi profonde que soit notre chute, nous pouvons, par Jésus, être réhabilités, guéris, pardonnés et purifiés.
| Il arrive parfois que l'on doute de son salut. Peut-être, d'ailleurs, est-il bon de s'interroger de temps en temps sur son statut devant Dieu. Après tout, certains de ceux qui se croient sauvés ne le seront pas, à la fin des temps (Mt 7.22, 23). Comment acquérir l'assurance nécessaire sans tomber dans la présomption ? |
Quel était le rôle du prêtre et celui du pécheur au cours des sacrifices décrits dans les versets suivants? Lv 4.5-7,28-31.
Plusieurs rituels sont importants quand on cherche à comprendre les sacrifices d'animaux. Quand le pécheur repentant apportait son offrande au sanctuaire, il plaçait une main sur la tête de l'animal et se penchait sur lui. Lors des sacrifices quotidiens, le fait de poser la main sur la victime était associé à l'expression: "agréé pour faire l'expiation sur lui" (Lv 1.4) et indiquait que le pécheur s'identifiait pleinement avec la victime expiatoire. Celle-ci se tenait à ce moment devant Dieu à sa place, portant son péché.
La victime expiatoire était généralement tuée par le pécheur lui-même, bien qu'il y ait eu des exceptions (Lv 1.14, 15; 5.8). Cette mise à mort prend tout son sens quand on la replace dans son contexte: l'état de culpabilité et d'aliénation dans 'lesquels se trouvait le pécheur. Ayant violé l'alliance, il méritait la mort, mais celle-ci se réalisant par le biais de la victime expiatoire, sa vie était épargnée par Dieu. On ne pouvait dissocier le péché du châtiment. Le transfert de l'un impliquait le transfert de l'autre. Ce rituel symbolique a trouvé sa pleine réalisation à la croix, où nos péchés ont été transférés sur le christ et où celui-ci a subi la mort que nous méritions.
Après l'imposition des mains et la mort de l'animal, un autre rituel prenait place, au cours duquel le sang - et donc, par ce moyen, le péché - était emporté dans le sanctuaire. Dans certains cas, il était aspergé à l'intérieur du tabernacle (Lv 4.6), dans d'autres, il était appliqué sur les cornes de l'autel des holocaustes (4.30). Quand le péché n'était pas transféré dans le sanctuaire de cette façon, il l'était par l'intermédiaire du prêtre. Dans ce cas, celui-ci devait manger la chair de la victime, prenant ainsi sur lui le péché de son peuple (Lv 10.17), tout comme Dieu endossait la responsabilité du pécheur repentant. Ce symbolisme annonçait le ministère sacerdotal du Christ en notre faveur.
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Réfléchissez profondément au sens de ces sacrifices et à ce qu'ils annonçaient : le Christ mourant à notre place pour nos péchés. Quel devrait être l'impact de sa mort dans notre vie quotidienne ? Plus important encore, quel en est l'impact dans la vôtre ? |
Quel était le rôle de l'holocauste ou "offrande consumée par le feu"?(Lv 1.3-9; 22.17-22 )
Dans le Lévitique, l'holocauste est, certes, un sacrifice expiatoire, mais il avait d'autres fonctions importantes. Parce que la victime était entièrement brûlée sur l'autel et qu'elle était agréée en lieu et place de la personne, ce sacrifice représentait, de la part de cette personne, une totale consécration à Dieu. Ce sacrifice était également offert "soit pour un vœu, soit en offrande volontaire" (Lv 22.17-22). L'offrande votive était présentée pour exprimer sa gratitude envers le Seigneur, lorsqu'un vœu était exaucé. L'offrande volontaire était un moyen d'exprimer sa ferveur et sa joie, et pour rendre grâce.
Quel était le rôle du "sacrifice de reconnaissance et de paix"? Lv 7.12, 16
L'offrande de paix pouvait être présentée comme offrande de reconnaissance, offrande votive ou en tant qu'offrande volontaire (Lv 7.12, 15,16). Il est ainsi suggéré que les sacrifices étaient l'occasion de se réjouir (1 S 11.14, 15; 1 R 8.62, 63). Le fait que le Seigneur permettait aux adorateurs de manger en sa présence la chair des animaux sacrifiés avec leurs proches et leurs amis (Dt 12.17,18) indique que, par le biais de cette communion renouvelée avec Dieu et les autres Israélites, les sacrifices consolidaient la relation d'alliance (Dt 27.7; 1 R 8.63, Segond révisée à la Colombe).
Quel était le rôle de "l'offrande végétale"? Lv 2.1-10.
L'offrande végétale était un produit de la terre, apporté à Dieu en reconnaissance des bienfaits qu'il accordait à son peuple. Toutes choses appartenaient à Dieu, mais il demandait qu'une petite portion lui en soit offerte par le peuple en signe de gratitude (Dt 26.9, 10). Cette offrande s'accompagnait du "sel de l'alliance" (Lv 2.13). Le sel servait, dans le Proche-Orient antique, à conserver la nourriture; c'était donc un symbole bien adapté à l'alliance en tant que lien (2 Ch 13.5). Cette offrande exprimait le désir de préserver la relation avec le Seigneur dans le cadre de l'alliance.
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L'Ancien Testament nous fait découvrir de nombreuses offrandes aux fonctions complémentaires, alors que le Nouveau parle d'un sacrifice unique. Qu'est-ce que cela suggère concernant la nature et l'efficacité du sacrifice du Christ ? Quelle assurance en retirez-vous pour vous-même ? |
POUR ALLER PLUS LOIN
"Le système sacrificiel a été conçu par le Christ lui-même et remis à Adam en tant que type du futur Sauveur, qui prendrait sur lui les péchés du monde et mourrait pour le racheter. Par l'intermédiaire de Moïse, le Christ a donné des directives précises aux enfants d'Israël concernant ces sacrifices [...] Seuls des animaux sains et donc précieux, ceux qui symbolisaient le mieux le Christ, étaient agréés par Dieu en tant qu'offrandes. - Ellen WHITE, Sons and Daughters of God, p. 225.
"De nombreux croyants ont trouvé étrange que tant de sacrifices aient été exigés dans l'ancien système [...]. Mais la grande vérité que les hommes ne devaient pas oublier, qui devait laisser une empreinte indélébile dans leur esprit et leur cœur, était la suivante: "S'il n'y a pas de sang versé, il n'y a pas remise de dette." Tout sacrifice sanglant représentait "l'agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde"." (Jn 1.29)>> -Ellen WHITE, dans Seventh-day Adventist Bible Commentary, vol. 7, p. 932.
"Depuis la prédiction faite au serpent, en Éden: "Je mettrai de l'inimitié entre toi et la femme, entre ta postérité et sa postérité" (Gn 3.15), Satan savait que son pouvoir sur le monde n'était pas absolu. [...] C'est avec le plus vif intérêt qu'il observa Adam et ses fils offrant des sacrifices. Il reconnut, dans ces rites, un symbole de communion entre la terre et le ciel. Il entreprit d'interrompre cette communion. Il présenta Dieu sous un faux jour, donnant une interprétation erronée aux rites annonçant le Sauveur. Les hommes furent amenés à redouter Dieu comme un être qui prend plaisir à détruire ses créatures. Les sacrifices, destinés à révéler son amour, devinrent uniquement un moyen d'apaiser sa colère." - Ellen WHITE, Jésus-Christ, "La tentation ", p. 95, 96.
A MEDITER
RESUME
Dieu a institué le système sacrificiel après l'arrivée du péché, afin d'attirer l'attention des hommes sur le prix du pardon et sur le futur sacrifice de son Fils. Divers sacrifices étaient offerts selon les péchés à expier, afin de laver l'impureté et d'exprimer l'humilité et l'adoration profondes des pécheurs repentants.
Couchers du soleil ( Paris) :
VENDREDI 07 NOVEMBRE 2008 17H:19
SAMEDI 08 NOVEMBRE2008 17H:17