Pensée centrale : Examiner l'œuvre expiatoire du Christ telle qu'elle se révèle dans le service du sanctuaire, le jour des expiations.
Une fois par an, le sanctuaire israélite était purifié des péchés et des souillures d'Israël, transférés quotidiennement en ce lieu par l'intermédiaire des sacrifices. Ce rituel annuel représentait symboliquement l'époque où Dieu, de sa demeure céleste, mettrait fin au problème du péché et restaurerait l'univers entier dans son harmonie originelle.
Nous étudierons cette semaine non seulement la signification symbolique du jour des expiations, mais également la manière dont, ce jour-là, le sanctuaire israélite attirait l'attention de tous sur la demeure céleste de Dieu, la salle du trône de l'univers.
Nous parlerons aussi des prêtres de l'Ancien Testament et de la façon dont leur œuvre de médiation préfigurait l'œuvre du Christ dans le sanctuaire céleste en tant que Médiateur et Intercesseur.
* Étudiez la leçon de cette semaine pour le sabbat 15 novembre.
Qu’enseignent les versets suivants sur le rôle du sanctuaire dans la vie des Israélites? Ex 25.8,22; 29.42,43; Ps 28.2; 132.7; 138.2.
Dans le plan du salut, la vie de l'animal représentait celle du pécheur repentant, et Dieu acceptait la mort de cet animal innocent à la place de celle du pécheur. L'autel symbolisait la présence divine (Ps 43.4) et, en agréant le sacrifice, Dieu prenait sur lui la responsabilité du péché à la place de la personne. En d'autres termes, le Seigneur disait ainsi aux Israélites : « Si vous avez péché et désirez vous libérer de cette puissance qui vous rend esclaves, apportez-le-moi, apportez-le dans ma demeure, et je m'en occuperai. Apportez-moi votre péché!» Les Israélites sortaient du sanctuaire bénis par le Seigneur et justifiés par sa grâce (Ps 24.3-5;118.26).
Tout cela symbolisait l'œuvre que réaliserait Jésus, notre véritable Grand Prêtre. Le sanctuaire céleste est la demeure de Dieu dans le cosmos, le lieu d'où il gouverne en tant que Roi de l'univers. C'est également en ce lieu qu'est traité le problème du péché. La croix est l'autel du sacrifice accompli en notre faveur. Aujourd'hui, Dieu nous dit : « Si vous voulez être libérés du péché et pardonnés, venez à l'autel du sacrifice, où mon Fils a subi le châtiment pour vos fautes !»
| À un ami qui lui demandait : « Comment savoir à quoi ressemble réellement Dieu?» quelqu'un a répondu : « Contemplez Jésus sur la croix, mourant pour les péchés du monde. » Pourquoi la croix nous dit-elle qui est réellement Dieu ? Quel réconfort et quelle espérance retirez-vous d'une telle révélation? |
Pourquoi était-il nécessaire que des prêtres officient dans le temple de Dieu? Nb 18.1-8.
Les prêtres avaient pour rôle essentiel d'être des médiateurs entre Dieu et le peuple. Ils représentaient Dieu auprès du peuple qu'ils enseignaient (Dt 33.10). En rapport étroit avec cette fonction, ils avaient également pour rôle de révéler la volonté de Dieu à ceux qui étaient en quête de directives divines (Nb 27.21). Ils exerçaient aussi la fonction de juges dans le sanctuaire, car c'est dans le sanctuaire central que se tenait le haut tribunal du pays (Dt 17.8-13; 21.5). Ils étaient aussi spécialement chargés de bénir le peuple (Dl 10.8; 21.5). Par ailleurs, ils étaient les représentants des Israélites auprès de Dieu.et, en tant que tels, ils l'invoquaient en leur présence (Ex 28.9-12,29).
Leur rôle de médiateurs était surtout évident lors du rituel quotidien. Ils étaient chargés de veiller sur l'autel des holocaustes et entretenaient constamment le feu sacré en retirant les cendres et en apportant du bois (Lv 6.3-6). Ils offraient un sacrifice sur cet autel tous les matins et tous les soirs (Nb 28.3-8). Au cours du culte quotidien, le grand prêtre se rendait dans le lieu saint pour arranger les lampes et faire brûler de l'encens devant le Seigneur (Ex 30.7, 8). Chaque fois qu'un Israélite apportait un sacrifice, les prêtres accomplissaient ce sacrifice à sa place en expiation de sa faute (Lv 1.5-9; 4.25, 26, 34,35).
La médiation du prêtre avait au moins trois fonctions principales.
Premièrement, elle suggérait que malgré l'immense distance entre Dieu et les hommes, il y avait un moyen de franchir l'abîme.
Deuxièmement, elle révélait le désir de Dieu d'être auprès de son peuple. C'était là une expression de son amour: Dieu cherchait ainsi à se rendre accessible aux Israélites, en dépit de leurs péchés.
Troisièmement, l'existence d'une prêtrise offrait au peuple un accès au Saint d'Israël et l'occasion d'être purifié du péché et de toute impureté. Les prêtres, en tant que médiateurs, étaient constamment disponibles afin que le peuple puisse ainsi s'approcher de Dieu et trouver auprès de lui grâce et miséricorde.
Enfin, le système sacrificiel dans son ensemble annonçait, bien sûr, l'ultime Médiateur entre Dieu et les hommes, le Serviteur du Seigneur, Jésus-Christ.
| Grace à l'œuvre du Christ, nous faisons partie d'un " sacerdoce royal " (1 P 2.9). Quel est votre rôle au sein de ce sacerdoce ? Comment exercer une telle prêtrise auprès d'autrui ? |
Le rituel du jour des expiations illustrait le dénouement final du problème du péché, l'accomplissement du salut vécu par l'intermédiaire des services quotidiens. Le tabernacle tout entier devait être purifié, le lieu saint comme le lieu très saint. Ils avaient besoin d'être purifiés à cause des "impuretés des Israélites et de leurs transgressions, pour tous leurs péchés. " (Lv 16.16) Ces péchés avaient été transférés dans la demeure divine au moyen des sacrifices apportés par les pécheurs repentants. Une fois par an, le jour des expiations, le tabernacle retrouvait sa pureté et sa sainteté originelles. Ce jour-là, un petit morceau de notre univers se retrouvait, comme le jardin d'Éden, libre de tout péché et de toute impureté. Ce "retour" en Eden, célébré à la fin de l'année, offrait au peuple un nouveau départ. Il annonçait aussi un autre recommencement, à l'échelle cosmique. Cf Dn 8.14.
Lisez notamment Lv 16.16, 17, 21, 30,34. Sur quoi l'accent est-il mis ici? Quels sont les péchés expiés ce jour-là, contrairement au rituel quotidien ? Lv 1.1-4. Ces textes soulignent le caractère global de cette purification, qui s'appliquait, en effet, à tous les péchés de tous les Israélites. Il s'agissait d'un acte collectif, qui concernait Israël dans sa totalité - Dieu se débarrassait définitivement du péché de l'année - et qui préfigurait la disparition définitive du problème du péché à la fin des temps (He 9.28).
Qu'attendait Dieu de son peuple ce jour-là ? Lv 23.26-31. Même si le jour des expiations était un événement collectif, qui impliquait la nation tout entière, chacun avait quelque chose de particulier à faire : se consacrer totalement à Dieu. Quiconque, ce jour-là, ne se reposait pas complètement dans le Seigneur et ne s'humiliait pas devant lui devait être "retranché de son peuple" (Lv 23.29). Aussi sévère que cela paraisse, il s'agissait de souligner le caractère solennel de l'œuvre du salut. Ce passage, entre autres choses, montre également combien il est important de persévérer dans son cheminement avec le Seigneur.
| Comment devons-nous " affliger nos âmes " quotidiennement ? Qu'est-ce que cela signifie ? Voir Mt 16.24, 25 ; Rm 6. 1-13 ; He 12.4. |
Lisez ce qui concerne le rituel du bouc émissaire dans Lv 16.20-22. Qu'enseigne-t-il? Réfléchissez notamment au sort de cet animal, par rapport à celui des autres animaux sacrifiés au cours de ce service.
Le "bouc vivant" (en hébreu: azazel) n'était pas un instrument d'expiation, mais le moyen par lequel le péché et l'impureté étaient chassés au désert. Comment le savons-nous ?
Premièrement, le transfert du péché et de l'impureté sur cet animal avait lieu après que le grand prêtre avait fini l'œuvre d'expiation dans le sanctuaire.
Deuxièmement, le bouc n'était pas offert en sacrifice; il n'était pas tué et, donc, il n'y avait pas de sang à offrir en expiation.
Troisièmement, même si les péchés du peuple étaient "placés" sur le bouc, cela ne signifiait pas que celui-ci les endossait à la façon d'un substitut, comme Jésus. Le contexte montre bien que le verbe employé ici signifie "porter (ou emporter) dans un autre lieu", en l'occurrence "dans le désert" (Lv 16.22). Quand ce même verbe est utilisé pour décrire l'œuvre du Serviteur du Seigneur, il est utilisé seul: "Il a porté le péché d'une multitude" (Es 53.12). Dans ce cas, le Christ n'a porté le péché nulle part, mais il en a endossé la responsabilité et, par cet acte, il a offert son pardon. L'expiation, c'est cela, et non ce qu'effectuait le bouc.
En revanche, le rituel du bouc émissaire était un rite d'élimination. En d'autres termes, le bouc servait à éliminer du campement d'Israël quelque chose qui n'aurait pas dû s'y trouver: le péché et l'impureté.
Durant le jour des expiations, il y avait confrontation entre le Seigneur et une autre puissance.
"Le bouc sur lequel est tombé le sort pour le SEIGNEUR" (Lv 16.9) représentait Dieu; "le bouc sur lequel est tombé le sort pour Azazel" (16.10) symbolisait une puissance contraire, un démon, la source même du péché et de l'impureté. Quand, par l'intermédiaire du bouc, on renvoyait les péchés du peuple à Azazel, on désignait cette puissance comme étant l'auteur du péché. Dieu avait accepté les péchés et l'impureté des Israélites de façon à pouvoir en faire l'expiation et les pardonner, mais cela ne signifiait pas qu'il était l'initiateur du mal. Le jour des expiations annonçait, à l'aide de symboles, la victoire finale de la sainteté et de la pureté sur les forces du péché, de l'impureté et du mal. Il annonçait l'époque où les accusations de Lucifer au ciel seraient une fois pour toutes réfutées et où ce dernier aurait à assumer ses responsabilités en tant que père du péché. Grâce à ce rituel, Dieu communiquait de l'espérance à son peuple en dirigeant son regard vers l'époque où, par la puissance du Christ, une nouvelle création verrait le jour, libérée de la souffrance, de la mort et de la puissance du péché (Ap 21.3, 4).
Quelle notions sont associées à l'expression: "faire l'expiation" dans les passages suivants: Lv 4.31; 16.18, 19,30; 17.11.
Dans le Lévitique, même si les prêtres officiaient en tant que médiateurs au cours des rites d'expiation, ils ne pouvaient expier eux-mêmes le péché. Une fois le rituel accompli, Dieu accordait son pardon (Lv 4.26; la forme passive de ce verbe implique que Dieu était celui qui pardonnait. C'était donc Dieu qui accomplissait l'expiation pour son peuple. Il était celui qui faisait "l'expiation pour sa terre, pour son peuple." (Dt 32.43; voir également Ps 65.4; 79.9) L'expiation lui permettait de répandre son amour sur les pécheurs.
Dans le Lévitique, le verbe hébreu kipper, traduit parfaire l'expiation exprime l'idée d'effacer ou de purger. Il y avait expiation pour le tabernacle, l'autel, les cornes de l'autel, ce qui signifiait que ceux-ci étaient lavés, purgés de la souillure du péché et de l'impureté. Grâce à l'expiation, ils retrouvaient leur état originel. Appliqué aux pécheurs repentants, ce verbe garde le sens de "nettoyer, purifier" du péché ou de l'impureté.
Parce que la purification se faisait à l'aide du sang d'un animal sacrifié, l'expiation suggère aussi l'idée de rançon. La délivrance du péché se faisait au prix du sang versé (c'est-à-dire de la vie) d'une victime sacrificielle (Lv 17.11). Celle-ci était offerte à la place du pécheur, se substituant à lui et donnant sa vie en rançon. Voir Mt 20.28; 1 Tm 2.6.
Le verbe traduit par faire l'expiation est également utilisé dans le Lévitique dans toutes sortes de rituels, ce qui ne permet pas de conclure qu'il désignait un acte unique. En fait, l'expiation était un processus plutôt qu'un acte accompli à un moment précis. Elle comprenait l'ensemble des activités du sanctuaire au cours de l'année, du sacrifice quotidien (Lv 5.10) au jour des expiations (Lv 16.34), y compris les rituels, ayant lieu entre-temps. En d'autres termes, l'expiation correspondait à la totalité de l'œuvre purificatrice accomplie par Dieu pour Israël au cours de l'année par les sacrifices, la médiation du prêtre et l'effacement final du péché et de l'impureté le jour des expiations. Ainsi se trouvait préfigurée, dans sa totalité, l'œuvre d'expiation que le Christ a effectuée et effectue pour nous.
| Seul Dieu pouvait extirper le péché, et le sang verse du Christ a été nécessaire pour que cela soit possible. Qu'est-ce que cela nous indique sur ce mal qu'est le péché ? Pourquoi, en conséquence, ne haïssons-nous pas davantage le péché ? Pourquoi le fait de pratiquer le péché nous empêche-t-il de le détester ? |
POUR ALLER PLUS LOIN
"Satan est l'auteur du mal et l'instigateur de tous les péchés qui ont causé la mort du Fils de Dieu, et la justice exige qu'il subisse la peine capitale. L'œuvre du Sauveur en vue de la rédemption de l'homme ne sera donc complète que par la purification des impuretés qui souillent le sanctuaire céleste. Cela se produira lorsqu'ils seront placés sur la tête de Satan pour qu'il en subisse la pénalité finale, de même que cela se faisait dans le service rituel, où le cycle annuel se terminait par la purification du sanctuaire et la transmission des péchés sur la tête du bouc émissaire. " - Ellen WHITE, Patriarches et prophètes, "Le sanctuaire et son rituel ", p. 330, 331.
"Le sang et la vie était associés comme les termes synonymes d'un lexique. Ces termes avaient donc un sens parallèle en hébreu. En conséquence, le sang était considéré comme la source de la vie, et parce qu'il représentait celle-ci (Gn 9.4; Dt 12.23), il avait la capacité d'en faire l'expiation. La vie de la créature étant liée à son sang, celui-ci pouvait jouer un rôle d'expiation. La vie de l'un était sacrifiée pour celle de l'autre. Le fait que du sang soit versé sur l'autel en substitution jouait un rôle expiatoire. Le sang de la victime innocente était offert à la place de la vie du pécheur." - Mark F. ROOKER, The New American Commentary : Leviticus, Broadman & Holman, Nashville, Tenn., 2000, vol. 3A, p. 236.
A MEDITER
1.Revoyez l'ensemble du processus d'expiation et de purification dans le sanctuaire terrestre, puis voyez, en comparaison, comment, dans la réalité, le Christ élimine notre péché sans nous détruire.
3.Nous avons parlé toute la semaine de " purification ". Qu'est-ce que cela signifie concrètement, c'est-à-dire dans la vie de la personne qui se réclame du sang du Christ ? Dans 1 Jn 1.7 , que signifie le fait d'être purifié du péché ?
RESUME
Le jour des expiations parachevait l'œuvre de purification accomplie quotidiennement pour les Israélites. Il annonçait l'époque où la puissance purificatrice de la mort sacrificielle du Christ s'achèverait par une œuvre de jugement.
Couchers du soleil ( Paris) :
SAMEDI 15 NOVEMBRE2008 17H:10
VENDREDI 14 NOVEMBRE 2008 17H:11
4.Préparez votre réponse à la dernière question du lundi et apportez-la pour la comparer, sabbat, avec celles des autres membres de votre classe. Comment mieux jouer notre rôle de " prêtres " à la fois individuellement et en tant qu'Eglise ?
2.Beaucoup de gens ont du mal à comprendre pourquoi des animaux innocents devraient être mourir pour que les péchés soient enlevés. Quelle leçon importante ces morts mous inspirent-elles ? Que nous apprennent-elles sur la nature du péché ?