Pensée centrale:
Depuis le début du siècle des Lumières (XVIIe), l’optimisme adominé la pensée occidentale. Le XXe siècle a débuté dans une ambiance de grand optimisme. Les êtres humains avaient la possibilité de tout comprendre grâce à la raison. Ils étaient également capables de perfection morale. Des inventions nouvelles, de nouveaux modes de transport, l’accroissement fabuleux des connaissances médicales, la création de machines nouvelles et le progrès constant de la moralité humaine amélioreraient la condition de toute vie. Mais après deux guerres mondiales, l’holocauste, la menace nucléaire liée à la guerre froide et le terrorisme mondial, danger constamment présent, tout cela associé à la prise de conscience que l’humanité est en train de détruire l’environnement dont elle a besoin pour sa survie, il ne reste guère de place pour l’optimisme. Néanmoins, l’espérance existe, non en rapport avec ce que nous voyons, ou ce qu’il nous est possible de faire, mais grâce à ce que Dieu nous a promis par Jésus, son Fils. * Étudiez cette leçon pour le sabbat 18 avril.
Après le 11 septembre 2001, notre vie a changé. On se souviendra toujours de ces images d’avions remplis de passagers s’enfonçant dans les tours jumelles du World Trade Center. Nous avons tous conscience que cela pourrait se reproduire. Il ne sera jamais complètement possible de se protéger de gens prêts à mourir en détournant des avions remplis d’hommes, de femmes et d’enfants pour les utiliser comme des bombes volantes, ou à commettre un attentat suicide à un arrêt de bus ou dans un supermarché. La peur est universelle et, si l’on considère le monde dans lequel nous vivons, c’est tout à fait compréhensible.
Quelle caractéristique du temps de la fin Jésus a-t-il soulignée?Lc 21.25,26.
« Les transgressions ont presque atteint leur point limite. Le monde est rempli de confusion et une grande terreur surviendra bientôt sur l’humanité. La fin est imminente. Le peuple de Dieu doit se préparer à l’événement qui surviendra sur le monde de façon totalement inattendue. » — Ellen WHITE, Child Guidance, p. 555. Imaginez ce qu’Ellen White dirait si elle était encore en vie aujourd’hui après le 11 septembre !
Notre monde est rempli de guerres, de corruption, de convoitise et de terreur. Nous savons également que de nombreux événements pénibles doivent encore se produire — dans le monde et même dans l’Église. Mais quelles que soient les circonstances, nous avons une espérance en Jésus. Même si les nations ont peur, même si les gens s’évanouissent de terreur — « dans l’attente de ce qui surviendra pour la terre habitée » (Lc 21.26) — il n’en sera rien pour ceux qui espèrent en leur Seigneur. Aucun de ces désastres ne doit nous prendre par surprise.
troubles jusqu’au retour de Jésus. L’observation de ces faits ne peut que confirmer la véracité de
Lire Lc 21.28. Quelle espérance Jésus nous offre-t-il malgré tout le tumulte et la peur régnant dans le monde ? Pourquoi cela ne sert-il à rien d’espérer en ce monde ou en ce qu’il nous offre ? Pourquoi avons-nous tendance à le faire, puisqu’il y a une espérance, qui transcende tout ce que le monde nous offre ?
L'espérance chrétienne est liée au futur: le retour du Christ, la résurrection du peuple de Dieu, un nouveau ciel et une nouvelle terre, l'éternité auprès de Dieu. Mais le salut est également une réalité présente. Cette espérance nous met en face de ceux qui n'ont aucune certitude quant au sens de la vie et qui ne savent pas qu'en Christ l'humanité possède un avenir éternel. L'apôtre Paul nous rappelle le changement radical qui se produit en nous lorsque, nous acceptons Jésus comme notre Seigneur. Tant que nous sommes séparés du Christ, nous sommes "sans espérance et sans Dieu dans le monde" (Ép. 2.12). Mais tout change lorsque nous ne sommes plus "loin" de, Dieu, mais "devenus proches, par le sang du Christ" (2.13).
En quels termes Jésus a-t-il décrit le changement radical qui se produit lorsque nous entendons sa parole et croyons en lui? Jn 5.24.
Quelle sorte de vie nous est offerte? Jn 10.10. Que signifie cette promesse et comment en faire l'expérience?
Le mot "vie" est l'un des termes clefs de l'évangile de Jean. Dans Matthieu, Marc et Luc, ce terme désigne avant tout la vie éternelle. "Mais dans l'évangile de Jean, l'accent est surtout mis sur les interventions de Jésus, ici et maintenant, en faveur de ceux qui croient en lui [...]
Pour obtenir une vie "en abondance", il existe deux clefs. Savoir que la source d'une telle vie ne se trouve qu'en Christ (Jn 14.6; 6.33-58; 1 Jn 5.11, 12) est l'une d'elle. Là où se trouve Jésus se trouve la vie (Jn 11.25, 26). Croire est la seconde clef pour y parvenir (Jn 1.4, 12). C'est en entretenant une relation constante avec Jésus que les croyants s'approprient la vie qui est en lui (Jn 3.16,36)."-Jon PAULIEN, The Abundant Life Bible Amplifier: John, Pacific Press Publishing Association, Boise, Idaho, 1995, p. 189.
Comment Jésus vous a-t-il donne une vie abondante ici et maintenant ? Que possédez-vous aujourd'hui que vous ne possédiez pas avant de connaître le Seigneur et l'espérance qu'il vous a communiquée ?
La mort est notre lot commun (même si certains seront vivants au moment du retour de Jésus). Nous avons tous perdu des êtres chers. Nous sommes quotidiennement confrontés à la sinistre réalité de la mort. Elle se rappelle à nous quand nous longeons un cimetière, apercevons un corbillard ou écoutons les nouvelles télévisées. Mais pire encore, nous la voyons de près quand il nous faut dire adieu à un ami ou à un proche. La mort est notre grande ennemie, mais elle sera vaincue.
Quelle est la glorieuse vérité concernant la réalité de la mort? 1 Co 15.20-26,50-55; 1 P 1.3.
Cette résurrection dont nous sommes convaincus ne divise-t-elle pas l'humanité? 1Th 4.14.
L'apôtre Paul, dans son célèbre chapitre sur la résurrection (1 Co 15)souligne que l'espérance de la résurrection est un élément essentiel de la foi (1 Co 15.12-19). S'il n'y a pas de résurrection, notre foi est vaine.
De nombreux aspects concernant cette résurrection d'ordre physique nous échappent. Soyons cependant certains d'une chose: notre résurrection future ne dépend pas de la préservation de notre corps matériel actuel. La sauvegarde de notre identité et notre recréation, à un moment donné, à l'aide d'un corps nouveau et parfait, qui n'aura jamais besoin de chirurgie esthétique ni de pilules antiâge, dépendent de la puissance du Créateur.
Nous n'avons aucune idée de la façon dont Dieu va opérer ce miracle. Mais le Dieu qui, au commencement, a créé la vie ici-bas a certainement le pouvoir de recréer la terre et de la remplir de personnes dont l'identité a été sauvegardée dans sa mémoire divine. Notre espérance ne se fonde pas sur ce que notre intellect ou nos sens pourraient vérifier. La résurrection implique une forme d'existence bien au-delà de tout ce que la science pourrait nous révéler. Elle se fonde sur la victoire du Christ sur la mort. En conséquence, la mort du croyant est un "sommeil" temporaire; il s'en relèvera pour recevoir la vie éternelle.
Même avec une espérance aussi magnifique, la plus grande que nous ayons jamais eue, nous n'en haïssons pas moins la mort. Elle nous fait toujours peur et nous la fuyons de notre mieux. C'est la quelque chose de naturel (car la mort n'a rien de naturel). Mais en même temps, comment nourrir et fortifier notre confiance en cette grande promesse de vie éternelle, promesse qui, seule, est capable de faire reculer des à présent notre peur de la mort ?
Comment des êtres limités peuvent-ils comprendre ce que signifie le fait d'être éternel? Comment des mortels tels que nous - qui ne dépasseront sans doute pas quatre-vingts ou quatre-vingt-dix ans peuvent-ils comprendre ce que signifie le fait d'être immortel et de vivre éternellement? La vie éternelle ne sera pas simplement la continuation de notre vie présente. Cela ressemblerait davantage, pour de multiples raisons, à l'enfer qu'au ciel. La vie éternelle est d'une qualité totalement différente. Étant toujours dans notre condition de mortels, nous devons nous contenter d'un aperçu sur ce qui nous attend: "Nous voyons au moyen d'un miroir, d'une manière confuse" et ne connaissons que "partiellement". (1 Co 13.12)
En quoi la vie éternelle sera-t-elle différente de notre vie actuelle? 1 Co 15.42, 43, 52; Ap 21. En quoi sera-t-elle semblable?
De nombreuses questions restent sans réponse tandis que nous réfléchissons à la vie qui nous attend, questions qui ne pourront jamais trouver pleinement de réponses ici et maintenant. La résurrection de Jésus, cependant, nous donne des indications à ce sujet. Le Christ qui s'est relevé des morts était le même que celui qui est mort sur la croix quelques jours plus tôt. Il est ressuscité dans un corps glorieux qui échappait désormais aux lois de la nature, contrairement à nos corps mortels actuels. Pourtant, son aspect ressemblait à la forme humaine qu'il possédait avant sa mort et sa résurrection. Sa personne était la même, reconnaissable par son apparence extérieure, sa voix et ses gestes. Cela donne de bonnes raisons de penser que ceux que nous connaissions dans cette vie et qui jouiront avec nous de la vie future nous reconnaîtront.
Pourtant, nous pouvons dès à présent faire l'expérience de la vie éternelle. Paul dit (Rm 8.10, 11) que l'Esprit vient habiter la personne qui se tourne vers le Christ. Le croyant a ainsi une idée de la vie qui deviendra pour lui pleinement réelle dans le monde à venir. La présence de l'Esprit "nous assure" le salut éternel (Ép. 1.13, 14, BFC).