Pensée centrale:
Le péché et ses conséquences sont une douloureuse réalité de la vie humaine. Loué soit Dieu pour Jésus qui offre à tous le moyen d'y échapper.
L'optimisme des générations passées promettant que tout irait de mieux en mieux dans le monde est mis en doute aujourd'hui. Après la fin de la guerre froide, en 1989, notre planète est loin d'être un lieu sûr. La menace terroriste nous donne un sentiment de grande vulnérabilité. La science, supposée annoncer un monde meilleur, est maintenant pour le monde un risque majeur. Les sources d'énergie courantes s'épuisent. La calotte glaciaire est en train de fondre. Le crime est partout tristement présent. Les êtres humains ne donnent guère de signes - sinon aucun - qu'ils ont progressé moralement par rapport aux générations passées. Le fossé entre riches et pauvres ne cesse de se creuser. Le flot quotidien des nouvelles nous parle invariablement d'atrocités et de déchéance morale. On a un jour déclaré - chose fort peu surprenante - que s'il existait un enseignement chrétien facilement vérifiable, c'était bien celui du péché humain.
Le péché, aussi désastreux soit-il, n'est pas la fin de l'histoire. Le péché est, certes, bien réel, mais la grâce de Dieu l'est elle aussi.
* Etudiez le texte de cette semaine pour le sabbat 9 Mai.
Quelle est l'essence du péché? Comment la Bible le définit-elle? Il est dit dans 1 Jn 3.4 : "Quiconque commet le péché, commet aussi une violation de la loi, et le péché, c'est la violation de la loi." (Second révisée à la Colombe) Dans la New Living Translation, on lit: "Le péché s'oppose à la loi" (traduction libre). La Bible de Jérusalem définit le péché comme étant" la transgression de la loi ". La loi brisée n'est pas n'importe laquelle, il s'agit de la loi de Dieu. Les êtres humains se sont rebellés contre le Créateur, prétendant être eux-mêmes la norme de toutes choses au lieu de se soumettre avec humilité et confiance à la sagesse et à l'amour de Dieu.
Que révèlent les passages bibliques suivants sur ce qu'est réellement le péché? ÉGn 3.1-7; Es 14.12-14; Ap 12.7-9.
Pourquoi Dieu a-t-il puni Adam et Ève pour ce qui semblait n'être qu'un geste anodin? Sans doute paraissait-il sans importance, mais un principe crucial se trouvait impliqué. "Le fruit lui-même n'était pas toxique, et le péché n'était pas tant d'avoir succombé à la convoitise. C'est le manque de confiance dans la bonté de Dieu et dans sa parole, le rejet de son autorité qui firent de nos premiers parents des pécheurs et amenèrent le monde à connaître le mal. C'est cela qui ouvrit la porte à toutes sortes de mensonges et d'erreurs." -- Ellen WHITE, Education, "La connaissance du bien et du mal", p. 29.
Quelle sera l'une des caractéristiques majeures du peuple de Dieu de la fin des temps? Ap 14.12. En quoi le problème de l'obéissance est-il crucial ici ?
Dieu a fait pour nous tout ce qui était en son pouvoir infini. En retour, il nous demande de l'aimer et de lui obéir. À une époque où le monde est affligé par un non-respect endémique de la loi et une vision philosophique relativiste, qui proclame que le bien et le mal dépendent simplement des circonstances culturelles et des préférences collectives ou individuelles, il est nécessaire -- et c'est le cas -- qu'existe un peuple prêt à défendre loyalement l'idéal de sainteté divin, les dix commandements.
Nous avons tendance à penser que se rebeller équivaut a s'opposer directement à l'autorité et à la rejeter. Mais une rébellion peut prendre des formes plus subtiles. Comment parvenir à découvrir si nous-mêmes ne cultivons pas un certain nombre d'attitudes rebelles envers Dieu ?
La gravité du péché est souvent minimisée. "On ne peut tous être parfaits! ", disent certains. "La gravité réelle du péché n'apparaît que lorsqu'on a compris quelles étaient les potentialités de l'existence humaine créée à l'image de Dieu." -- John MACQUARRIE, Principles of Christian Theology, SCM Press, Londres, 1966, p. 238.
Pécher, ce n'est pas seulement commettre des actes destructeurs. Jésus situe le péché déjà au niveau des désirs et de l'imagination (Mt 5.28).
Quelles pensées fantaisistes avons-nous eues ces dernières vingt-quatre heures? Quel est l'état de notre cœur? Voir Rm 8.6.
On peut pécher "par omission", par exemple, négliger des devoirs, ou lorsqu'on refuse délibérément de faire ce qui doit être fait.
Dans Mt 23.23; 25.45, Jésus évoque des péchés par omission. Voir ces versets dans leur contexte. Quelles sont les implications des déclarations de Jésus?
Voyons la parabole des talents dans Matthieu 25.14-28. Qu'est-il arrivé à l'esclave qui avait caché son unique talent? Quelle signification en retirer par rapport à notre discussion?
Nous avons tous reçu des talents. Utiliser pleinement nos talents est un principe de vie. Nous devons mettre ses dons en valeur et répondre devant Dieu de nos échecs. Rappelons ces paroles de l'apôtre Pierre : "Que chacun mette au service des autres le don qu'il a reçu de la grâce; vous serez ainsi de bons intendants de la grâce si diverse de Dieu." (1 P 4.10)
Péchés par omission, péchés par la seule pensée - qui n'en est pas coupable ? Méditez sur la promesse de pardon en Jésus. Pourquoi est-ce la quelque chose de crucial pour nous ?
Des théologiens font parfois la différence entre nos actes pécheurs et notre nature pécheresse. Nous avons tous été corrompus par la chute d'Adam; nous sommes tous pécheurs avant même de pécher. Le rituel très répandu du baptême des enfants est étroitement lié à ce dogme. Certains ont pensé qu'un nouveau-né qui meurt sans avoir été baptisé est perdu pour l'éternité. Il est né pécheur et si on ne veille pas à remédier à cette condition, il n'a pas droit à la vie éternelle.
Aucun texte des Écritures ne soutient le baptême des enfants, ni l'idée selon laquelle l'enfant qui meurt est automatiquement condamné à la destruction éternelle. Cependant, le péché "originel" d'Adam et Ève a eu des conséquences universelles. Le péché est entré dans le monde par le biais d'un seul homme et c'est ainsi que la mort a touché "tous les hommes" (Rm 5.12).
Quelle description l'apôtre Paul fait-il des puissantes tendances pécheresses avec lesquelles nous sommes tous nés? Rm 8.7, 8; 7.21-24. Quelle est notre expérience à ce sujet?
Au cours des siècles, des chrétiens ont affirmé avoir atteint un état de perfection. C'est une illusion. Les Écritures disent au contraire: "Il n'y a pas de juste, pas même un seul" (Rm 3.10). Cf Ec 7.20; Ps 106.6.
"La sanctification n'est pas l'œuvre d'un moment, d'une heure, ou d'un jour. C'est une croissance constante en grâce. On ne connaît le jour même quel sera le combat de demain. Satan est vivant et actif; nous devons chaque jour crier vers Dieu avec ferveur pour qu'il nous aide et nous donne la force de lui résister. Tant que Satan régnera, nous devrons lutter pour soumettre le moi et surmonter des obstacles, sans que jamais cela ne s'arrête. Jamais nous ne pourrons dire que nous avons pleinement et définitivement vaincu. " -- Ellen WHITE, dans SDA Bible Commentary, vol. 7, p. 947.
Imaginez-vous avoir atteint un stade où vous avez réellement vaincu le péché ; vous ne commettez aucun péché connu. En plus, vous faites constamment preuve de bonté, d'amour, de générosité, et vous vivez en harmonie avec toutes les lumières que vous possédez. Imaginez-vous refléter " parfaitement " le caractère de Jésus. Pourquoi auriez-vous néanmoins besoin d'un Sauveur dont seule sa justice permet de se tenir sans " aucune condamnation " (Rm 8.1) devant Dieu ?
Depuis la chute, le monde est souillé par le péché. Les conséquences se voient dans la nature, dans l'esclavage et d'autres formes d'exploitation, dans la façon dont nous saccageons les ressources naturelles, etc. Le monde est marqué par le matérialisme, le chacun pour soi, des situations humaines injustes, des comportements iniques.
Ces faits soulèvent de nombreuses questions auxquelles il est difficile de répondre. Notamment, sommes-nous individuellement responsables de ces maux, coupables de cet état de péché collectif? Les considérations suivantes nous aideront peut-être à résoudre ce dilemme:
1. Les maux collectifs de notre monde doivent être envisagés en relation avec le grand conflit cosmique. "Derrière l'ascension et la chute des nations, derrière le jeu des intérêts humains se livre le combat invisible entre Dieu et son armée d'anges loyaux et Satan et son armée d'anges déchus, combat qui influence directement toutes les activités humaines." -- Frank HOLBROOK, "The Great Controversy", dans Raoul DEDEREN éd., Handbook of Seventh-day Adventist Theology, Review and Herald Publishing Association, Hagerstown, Md., 2000, p. 995.
2. Réfléchissez au caractère destructeur du péché. Celui-ci détruit tout ce qui a de la valeur. Le péché et la mort sont synonymes; ils sont partout. Il n'y a donc, pour ce monde, aucune espérance sans intervention divine, parce que le pouvoir du péché et de la mort dépasse de beaucoup les facultés de l'être humain à s'y opposer.
3. Pourtant, nous exerçons tous une certaine influence. Nous avons tous de petites décisions à prendre qui, éventuellement, contribuent ou diminuent tant soit peu les maux de ce monde. Il nous est possible d'œuvrer pour la paix et la justice, d'agir avec compassion, de coopérer avec ceux qui cherchent à préserver l'environnement. En quoi des passages tels que Ec 9.10; Lc 16.10; Ph 4.8, 9 nous aident-ils à mieux comprendre ce sujet?
Il est si facile de dire : " Ces problèmes me dépassent. Moi si petit et sans influence, pourrais-je faire quelque chose ? " Voyons la vie de Jésus. Il répandait le bien autour de lui, en guérissant les malades, en réconfortant les pauvres, etc. est-ce que nous pouvons essayer de rendre le monde meilleur autour de nous ?
Il n'existe pas de remède simple et peu coûteux au problème du péché. Ce n'est ni par la persévérance, ni par la détermination que les êtres humains le résoudront. Le péché est un problème qui nous dépasse. Le remède est donc au-delà de nos possibilités. Il règne une grande confusion, parmi les croyants, concernant la question du salut. Beaucoup affirment qu'il existe de nombreux chemins différents menant au Royaume de Dieu. Ces chemins diffèrent, disent-ils, mais ils ont tous la même destination.
Quel témoignage clair les Écritures donnent-elles concernant l'unique chemin conduisant au salut? Jn 10. 7; 14.6; Ac 4.12.
Nous ne savons pas qui entrera dans le Royaume Dieu. Dieu soit loué, il est le seul à le savoir, Lui à qui appartient le jugement, Lui qui est amour et justice. Mais nous avons la conviction que celui qui reçoit la vie éternelle l'obtient parce que le Christ est mort pour lui. Certains n'ont peut-être jamais eu le privilège de connaître le Sauveur. Mais ils seront néanmoins sauvés par le nom de Jésus.
Pourquoi Jésus et lui seul pouvait-il sauver l'humanité déchue? Ph 2.6-8; He 1.1-5; Ap 5.9-12.
"Le Fils divin de Dieu était le seul sacrifice possible ayant suffisamment de valeur pour satisfaire pleinement les exigences de la loi parfaite de Dieu [..,] Il n'a rien été exigé de lui. Il avait le pouvoir d'offrir sa vie, puis de la reprendre. Nul ne le poussait à entreprendre l'œuvre d'expiation. Il s'est délibérément offert en sacrifice. Sa vie avait suffisamment de valeur pour sauver l'être humain de sa condition déchue.
Le Fils de Dieu avait l'aspect de la Divinité et estimait ne rien ôter à Dieu en étant son égal. Lui seul, qui a parcouru la terre sous l'aspect d'un homme, pouvait dire à l'humanité entière: "Qui de vous me convaincra de péché?" Il s'était uni au Père pour la créer et il avait le pouvoir, grâce à la perfection de son caractère divin, d'en expier le péché, de l'élever et de la rétablir dans sa condition première. " -- Ellen WHITE, Lift Him Up, p. 24.
Songez à quel point le péché est un drame puisqu'il a coute la mort expiatoire de Jésus. Cette extraordinaire de vérité ne nous aide-t-elle pas dans notre propre combat contre le péché ?
LIRE: Ellen WHITE, Premiers écrits, "La chute de Satan", "La chute de l'homme" et "Le plan du salut", p. 145-152. Ces trois courts chapitres traitent des origines du péché au ciel et sur terre, ainsi que de la première révélation du plan du salut.
• Les adventistes croient que le monde ne va pas devenir meilleur. Alors la question se pose : " quelle doit être notre attitude face aux problèmes du monde ? " nous en débarrassons-nous d'un haussement d'épaule en disant : " Dieu a annonce que les choses ne s'arrangeraient pas. Il n'y pas plus grand-chose à faire ! " Ou nous engagerons-nous a essayer de remédier aux problèmes du monde au point d'oublier notre vocation : diriger les gens vers la seule solution, c'est-a-dire, Jésus-Christ, qui est mort pour nos péchés et qui va revenir ? Comment trouver le bon équilibre ?
• Notre Église devrait-elle condamner plus clairement les maux collectifs du monde ? Ou cela n'aurait-il que peu d'impact, tout en nous détournant de notre mandat - annoncer l'Évangile a tous ? Mais par ailleurs, si nous demeurons silencieux concernant un grand nombre de ces problèmes, quel est notre crédibilité morale ?
• De toutes les conséquences du péché, la mort est pire. L'être humain n'a aucun pouvoir sur elle. Le péché a eu des effets si dévastateurs que seule une intervention surnaturelle de Dieu peut y remédier. Qu'est-ce que cela nous indique sur l'importance de lutter contre le péché avec toutes les forces que Dieu nous accorde ?
• Il y a au cœur de la façon dont les adventistes appréhendent le problème du péché et du mal, le scenario du conflit cosmique, l'idée selon laquelle des êtres intelligents issus d'autres mondes observent ce qui se passe ici-bas et comment Dieu remédie au péché et à ses conséquences. Imaginez que vous êtes un être sans défaut habitant ailleurs dans l'univers et ayant observe les ravages du péché sur terre. Que verra-t-il ? que penserait-il ? Quelles leçons tirerait-il de ses observations ? Imaginez à quel point certains de nos actes lui sembleraient incompréhensibles et irrationnels !
RÉSUMÉ: