Pensée centrale:
Un disciple apprend durant toute sa vie. Quand le Christ nous appelle, nous devons le suivre là où il nous
conduit, malgré les souffrances inévitables et les sacrifices librement consentis. En termes humains, les récompenses semblent maigres. Mais lorsque nous découvrons la vie véritable en Christ, nous réalisons qu’elle en vaut la peine.
Il est important d’utiliser au mieux nos facultés intellectuelles pour comprendre, autant qu’il est possible, ce que Dieu nous a révélé. Il n’est pas indispensable d’avoir une parfaite connaissance des doctrines bibliques pour être sauvé. Dieu nous demande cependant de suivre toutes ses instructions. Qu’est-ce qu’un disciple? Voici la définition du Seventh-day Adventist Bible Dictionary : «Celui qui, étudiant ou adhérant, suit les enseignements d’un autre, notamment d’un enseignant public. Dans le Nouveau Testament, “disciple” est la traduction du grec mathétès [...] en rapport avec manthan, “apprendre”, d’où le sens d’apprenti, d’élève, d’adhérent.» — P. 288.
Examinons de plus près ce que signifie le fait d’être disciple.
* Étudiez la leçon de cette semaine pour le sabbat 6 juin.
Quels principes concernant le rôle de dirigeant trouve-t-on dans Ex 18.13-27? Que nous apprennent-ils sur les décideurs et les suiveurs ?
Tous les hommes sont fondamentalement égaux devant Dieu, mais ils n'ont pas tous le même rôle à jouer dans la société. Certains ont un don pour diriger. Nos sociétés, ainsi que tout organisme au sein de celles-ci, ne tarderaient pas à s'effondrer sans dirigeants à leur tête. Même au ciel, il semble exister une répartition des rôles: il y a, par exemple, des anges et des archanges! Dieu a choisi des responsables quand il a appelé son peuple à sortir d'Égypte. Les services du sanctuaire ont été conduits par des hommes capables. Pour accomplir son œuvre, Dieu a choisi des juges, des prophètes, des rois, etc.
Mais un dirigeant est inefficace sans suiveurs prêts à accepter ses directives. En particulier, les responsables ont besoin d'un groupe d'associés proches, disposés à être formés pour pouvoir les assister dans la mise en œuvre de leurs objectifs.
Jésus a appelé à lui douze disciples. Mc 3.13-19 donne une version condensée de la façon dont il les a choisis. Quels autres exemples d'enseignants entourés de disciples trouvons-nous dans les évangiles? Voir Mc 2.18.
Il est normal que Jésus se soit entouré d'un groupe de disciples. Il était courant pour les enseignants de s'entourer de "fidèles". En revanche, le type d'hommes choisis par Jésus est remarquable. Jésus a vu en eux un potentiel que la plupart d'entre nous n'auraient pas su discerner! La célérité avec laquelle ils ont quitté leurs activités quotidiennes pour suivre ce charpentier venu de Nazareth est également remarquable. Apparemment, ils ont vu en Jésus quelqu'un d'extraordinaire que même ses proches n'avaient pas perçu comme tel.
Cependant, même si les Douze représentent un groupe particulier, d'autres personnes mentionnées dans les évangiles étaient aussi des "disciples".
Dans certaines cultures, il exige une certaine hostilité envers les responsables; dans d'autres, les gens suivent aveuglement leurs dirigeants. Quelle est la tendance de votre société actuelle ? Comment trouver l'équilibre ?
Jésus ne s'est pas contenté de partager des connaissances avec ses disciples. C'était pourtant un incroyable privilège de l'entendre expliquer couramment les Écritures et répondre aux nombreuses questions des responsables spirituels de l'époque. L'enseignement de Jésus n'a pas échappé non plus aux autres hommes. Jésus enseignait avec une autorité qui surpassait celle des érudits de son temps. Il séparait les traditions sans vie des questions de la vie réelle dont parlait la Parole de Dieu. Mais les disciples avaient davantage à apprendre. Ils devaient apprendre à soumettre leur volonté et désirs propres à la volonté du Tout-Puissant.
Quels principes propres à l'art d'être disciple trouve-t-on dans les textes suivants? Mt 4.19; 9.9; Mc 8.34.
"Oui, suivez-le, que la rumeur soit bonne ou mauvaise. Suivez-le en liant amitié avec les hommes les plus démunis et les plus mal aimés. Suivez-le en vous oubliant vous-même, en multipliant les actes où vous renoncez à vous-même et vous sacrifiez pour le bien d'autrui. Ne rendez pas injure pour injure; faites preuve d'amour et de compassion envers la race déchue. Jésus n'a pas considéré que sa vie lui était chère, il l'a offerte pour nous tous. Suivez-le, de l'humble crèche à la croix. Il est notre exemple." -- Ellen WHITE, Testimonies for the Church, vol. 2, p. 178.
Comment Pierre a-t-il réagi quand de nombreux disciples ont abandonné Jésus? Jn 6.60-70.
Tous les disciples ne sont pas restés avec Jésus. Beaucoup se sont détournés de lui. Pierre a témoigné de la loyauté des disciples de Jésus. Judas excepté, ils ont été de fidèles disciples et sont devenus des dirigeants de l'Église primitive, alors même qu'ils avaient éprouvé de profonds moments de doute et de désillusion au moment de l'arrestation et de l'exécution de leur Maître. Leur expérience est réconfortante. Un grand nombre d'entre nous ont vu par moments leur détermination à être disciples s'affaiblir. Avec l'aide de Dieu, nous pouvons surmonter nos manquements occasionnels.
Si quelqu'un vous demandait : " Êtes-vous loyal envers Jésus? " Que répondriez-vous et pourquoi ? Quels signes de loyauté manifestez-vous?
Certains apprécient de se retrouver avec des gens importants. Rencontrer un président, un ministre ou une célébrité fournit un sujet de conversation que beaucoup souhaitent. Connaître une personne importante, ou même connaître quelqu'un qui fréquente une personne importante semble nous donner un halo de gloire. Il semble naturel de vouloir grimper l'échelle sociale plutôt que de rester en bas. Les disciples de Jésus n'ont pas échappé à ce triste trait de caractère.
Certains disciples de Jésus, et leurs proches, ont espéré qu'en le suivant, ils amélioreraient leur statut social. Quelle a été la réponse de Jésus? Mt 20.20-23; Mc 10.35-41. Que vous évoque leur attitude? Es 14.12-14.
Jésus n'a pas promis à ses disciples la prospérité matérielle et un statut social. Il les a préparés à une autre sorte de réalité.
Lisez Mc 8.31-38. Que nous apprend ce passage sur le "prix à payer" pour être disciple?
Dans son fameux livre, The Cost of Discipleship (Le prix de la grâce, en français), Dietrich Bonhoeffer, jeune théologien allemand martyrisé par les nazis en 1945, souligne que la grâce n'est pas quelque chose de bon marché, pas plus qu'il n'est facile de suivre Jésus. La souffrance est inévitable. Tout comme le Christ, qui a déclaré qu'il fallait qu'il "souffre", il en est de même pour nous. Si nous voulons nous identifier à lui dans cette vie, il nous faut le suivre dans la souffrance et la mort. "Subir la croix n'est pas une tragédie; la souffrance est le fruit d'une fidélité exclusive envers Jésus-Christ. Lorsqu'elle survient, ce n'est pas par accident, mais par nécessité [...]
Seul, celui qui […] se consacre totalement à sa vie de disciple découvre le sens de la croix. La croix est présente dès le début, il ne lui reste qu'à la ramasser; il n'a nul besoin d'en chercher une, ni de courir délibérément après la souffrance. Jésus dit que tout chrétien à sa propre croix qui l'attend, une croix que Dieu lui a destinée, une croix choisie par lui." -- Dietrich BONHOEFFER, The Cost of Discipleship, The MacMillan Company, New York, 1965, p. 98.
Quelle croix Dieu vous a-t-il donne à porter ? Que vous a couté le fait de suivre Jésus ? Si votre réponse est : " Mais rien ", peut-être devez-vous examiner de plus près si vous suivrez réellement le Seigneur ?
Jésus a quitté ses disciples en sachant que le suivre allait requérir d'eux des sacrifices. Il ne leur a rien caché à ce sujet.
Que leur a promis Jésus comme "récompense" immédiate ou à court terme pour leur fidélité à le suivre? Lc 9.57, 58; Jn 15.18-25. Quelle promesse particulière Jésus a-t-il faite à Pierre? Jn 21. 15-18. Qu'apprenons-nous sur le prix à payer pour suivre le Christ?
Les disciples, à part Judas, sont devenus des apôtres. Dès le premier chapitre du livre des Actes, nous voyons que ces hommes avaient appris de nombreuses leçons. Ils avaient accompagné Jésus et maintenant, avec la puissance de l'Esprit, ils affrontaient l'opposition et la persécution. Sans connaître tous les détails avec certitude, nous avons de bonnes raisons de croire, selon une tradition fortement ancrée dans l'Église primitive, que plusieurs apôtres sont devenus des martyrs.' Il semblerait que tous aient eu une mort violente, excepté Jean, mort en prison à Patmos. Lui aussi a été "votre frère et votre compagnon dans l'épreuve, le royaume et la constance, en Jésus". (Ap 1.9, Bible de Jérusalem)
Comment le disciple peut-il surmonter toute souffrance en suivant Jésus? Jn 10.10; Rm 8.28-39.
Les disciples du Christ auront de nombreux défis à relever. S'ils gardent les yeux fixés sur leur Maître, ils surmonteront les épreuves, quelles qu'elles soient. Ils posséderont une chose précieuse entre toutes: sa paix, si différente de la paix imparfaite et éphémère qu'offre le monde (Jn 14.27). C'est une paix qui" surpasse toute pensée ". (Ph 4.7) Elle est le signe de cette vie abondante que le Christ donne à ses disciples (Jn 10.10). Malgré toutes les épreuves et les tentations, c'est une façon de vivre qui apporte une satisfaction profonde qu'il n'est pas possible d'atteindre sans le Christ.
Les fidèles du Christ ont en plus l'assurance de la vie éternelle, l'assurance que malgré leurs luttes actuelles, "il n'y a pas de commune mesure" entre ces dernières et la promesse de la vie éternelle.
Lisons Rm 8.18. Quelle espérance et quel réconfort retirons-nous de cette promesse ? Nous sommes encouragés à ne jamais abandonner.
Être disciple implique l'adhésion à un maître, la fidélité à une personne que l'on désire suivre et servir. La qualité de notre relation aux autres se manifeste généralement dans la façon dont nous nous adressons à eux.
Quel est l'un des titres donné au Christ par ses disciples? Jn 20.28;1 Co 16.22.
Le Nouveau Testament utilise toute une série de noms pour désigner Jésus. Il est appelé Fils de Dieu, Fils de l'homme, Messie. Des centaines de fois, il est mentionné comme étant le Seigneur. Ce mot qui était, initialement, assez vague dans ses applications, a pris une importance extrême pour les premiers chrétiens. L'empereur romain se proclamait divin et voulait qu'on le désigne sous le titre de Seigneur. En confessant que le -Christ était leur véritable Seigneur plutôt que César le Romain, les premiers chrétiens n'exprimaient pas seulement leur façon de voir. Il s'agissait vraiment d'une question de vie ou de mort. Sous le règne de Rome, on ne devait obéir qu'à un seul kyrios (seigneur). Appliquer ce titre à une autre personne qu'à l'empereur pouvait avoir pour conséquence la torture et la mort.
C'est pourquoi, pour appeler Jésus "Seigneur", il fallait avoir la foi et vouloir s'engager à fond comme disciple. Aujourd'hui, il n'est pas non plus anodin de désigner Jésus, sincèrement, comme étant notre Seigneur. Il est notre Souverain, il règne sur notre vie tout entière, sur nos paroles et nos actes.
Quel est l'élément clef révélant si nous sommes sincères lorsque nous appelons Jésus "Seigneur"? Mt 7.22, 23; Lc 6.46.
C'est une chose d'appeler Jésus Seigneur et Dieu, de confesser notre foi, notre amour et notre loyauté envers lui. C'en est une autre de vivre toutes ces choses pleinement. Jésus a été clair: c'est par notre obéissance envers lui et ses commandements que nous manifesterons notre fidélité. Le vrai disciple de Jésus obéit à ses commandements (Jn 14.15). En fait, le terme "iniquité" dans Mt 7.23 veut dire "sans loi".
Imaginons combien notre Église serait difficile si tous ceux qui déclarent suivent le Christ se comportaient en véritables disciples. Que constaterions-nous? Nous ne pouvons changer les autres. Quels changements ferions-nous afin que notre vie soit pleinement en conformité avec la volonté de Jésus ?
Pour des commentaires sur l'appel fait aux disciples, lire Ellen WHITE, Jésus-Christ, "Nous avons trouvé le Messie", p. 114-126.
"Il ne suffisait pas aux disciples d'être instruits concernant la nature du royaume. Il leur fallait un changement du cœur qui les mît en accord avec ses principes. Appelant à lui un petit enfant, Jésus le plaça au milieu d'eux et le pressant tendrement dans ses bras, il dit : "Si vous ne changez et si vous ne devenez comme les petits enfants, vous n'entrerez point dans le royaume des cieux." La simplicité, l'oubli de soi-même, l'amour confiant d'un petit enfant: telles sont les vraies qualités que le ciel apprécie. Elles constituent la vraie grandeur." - Ellen WHITE, Jésus-Christ, "Qui est le plus grand? ", p.433.
À MÉDITER :
•Que les membres de la classe discutent du prix à payer pour devenir un disciple du Christ. Certains souhaitent parler du prix à payer pour suivre le Seigneur. Pourquoi pensent-ils que cela en vaut la peine ?
•Comment nous encourager ensemble, ave les nouveaux venus dans notre Église, à grandir dans notre fidélité à Jésus ? Être disciple signifie davantage qu'une adhésion intellectuelle a un certain nombre de doctrines, a croire que Jésus est les membres de la classe discutent du prix à payer pour devenir un mort pour nos péchés. Pourquoi ?
•Nous sommes appelés à devenir disciples de Jésus. Dans notre entourage, nous avons également des modèles. Est-il possible d'être également disciples d'un responsable humain que l'on respecte et que l'on prend pour modèle ? dans l'affirmative, comment agir ainsi tout en souvenant de celui a qui nous avons offert notre fidélité ultime ?
•Comment combattre le désir d'obtenir une plus grande gloire personnelle, davantage d'adulation, de pouvoir et de prestige ? pourquoi ces désirs sont-ils contraires à tout ce que signifie être disciple du Christ ?
RÉSUMÉ:
Être disciple du Christ n'est pas quelque chose d'anodin. Cela requiert beaucoup de conviction et de courage, ainsi que le désir de suivre le Seigneur, indépendamment de la souffrance impliquée. Être disciple du Christ signifie vivre par la foi et placer sa confiance en Dieu même dans les circonstances les plus critiques. Cela signifie être prêt à mourir à soi-même et à vivre pour le bien d'autrui et la gloire de Dieu.