Pensée centrale:
Comment est-ce que j'utilise les talents, le temps et les ressources matérielles dont Dieu m'a confié la gestion ? Comment est-ce que j'assume mes responsabilités envers mon Créateur et Rédempteur? C'est tout cela, la gestion chrétienne de la vie.
La gestion chrétienne ne se limite pas à la gestion de nos ressources financières, ni à nous assurer que Dieu reçoit bien dix pour cent de nos revenus. Même si cela en fait partie, la ges-
tion chrétienne inclut bien davantage.
Le terme anglais, steward, [que nous traduisons par gestionnaire chrétien] n'est pas correctement perçu par notre société actuelle, il lui est même étranger. Nous ne possédons pas de vocabulaire adéquat pour traduire ce mot dans toute sa richesse. Gardien n'exprime pas les responsabilités du steward. Gérant ne décrit pas adéquatement la relation entre le propriétaire et le gestionnaire chrétien. Administrateur est un terme trop passif. L'agent, à notre époque, sert en priorité ses propres intérêts. Ambassadeur est un terme trop politique, dont sont exclues les caractéristiques de serviteur. Tuteur est trop intimement lié aux seules responsabilités parentales.
Étudiez la leçon de cette semaine pour le sabbat 13 juin.
Le texte de Gn 11 rapporte une expérience de vie communautaire qui n'a pas eu l'approbation de Dieu. Quand, après le déluge universel, les descendants des survivants décidèrent de rester ensemble et de construire une ville avec une immense tour au sud de ce qui est aujourd'hui l'Iraq, "L'Éternel descendit pour voir la ville" (v. 5). Ce n'était pas ce qu'il avait souhaité. Pourtant, au chapitre suivant (Gn 12), la notion de communauté revient sur le devant de la scène, cette fois, de façon très positive. Dieu a déclaré à Abraham (anciennement Abram) qu'il voulait former un peuple qui serait le sien.
Quelle différence majeure existait entre l'initiative communautaire de la tour de Babel et le plan de Dieu visant à faire d'Abraham et de sa postérité son peuple choisi? Cf Gn 11.1-4 et Gn 12.1-3.
À partir de l'appel fait à Abraham, l'Ancien Testament porte avant tout sur les expériences vécues par le peuple de Dieu, ses échecs et ses victoires. Le peuple d'Israël avait pour mission de faire connaître le Dieu de l'alliance à toutes les nations. Il devait préparer la venue du Messie. Malheureusement, Israël a failli à sa mission. Quand le Messie est venu, il a été rejeté et tué comme un criminel par des dirigeants qui auraient dû l'accueillir comme leur Sauveur. Mais d'autres lui sont restés fidèles et ont constitué le noyau de la' future Église chrétienne.
Lisez 1 P 2.9, 10. Quel en est le message pour nous aujourd'hui?
Les croyants du Nouveau Testament se composent de Juifs et de Gentils, d'hommes et de femmes issues de toutes nations, tribus et groupes linguistiques. Comme l'Israël de l'Ancien Testament, il leur incombe de faire connaître à autrui la grâce divine. Comme l'ancien Israël, eux aussi font partie d'une communauté de croyants.
Quels parallèles peut-on tracer entre l'ancien Israël et l'Eglise actuelle ? Quelles leçons nos enseignent-ils ? Quelles erreurs devons-nous éviter ?
Laurence J. Peter, éducateur et écrivain américain, a déclaré un jour: "Aller à l'Église ne fait pas de vous un chrétien, pas plus qu'aller au garage ne fait de vous une voiture! " Appartenir véritablement à l'Église du Christ est bien autre chose que d'avoir son nom inscrit sur un registre. Cela signifie comprendre ce qu'est l'Église et quel rôle y jouer.
En de nombreux endroits, Paul parle de ses frères croyants comme des saints (Ep 1.1 ; Ph 1.1; Col 1.2). Ce terme a acquis aujourd'hui un sens qu'il n'avait pas aux temps bibliques. Les saints ne sont pas des gens parfaits; ce ne sont pas des personnes déclarées "saintes" à la suite d'une procédure ecclésiastique longue et complexe bien après leur mort. "Pour Paul [et pour d'autres auteurs bibliques], le mot saint n'avait pas comme pour nous les connotations que suggèrent les vitraux d'église. Un saint n'était pas un chrétien d'autrefois, quelque grand homme parfait, mais celui qui, appelé et mis à part par Dieu, entrait da1!s la communauté de foi." -- John C. BRUNT, The Abondant Life Bible Amplifier: Romans, Pacific Press Publishing Association, Boise, Idaho, 1996, p. 42.
Quel rôle essentiel incombe à celui qui appartient à l'Église, le "corps du Christ"? Comment les saints devraient-ils se comporter entre eux? 1 Co 12.12-27.
Il ne faut pas réduire l'Église à une question de statistiques. Chaque membre d'église a un rôle unique à jouer, une contribution particulière à apporter. Tout croyant absent provoque au moins un certain dysfonctionnement du corps. En même temps, aucun membre ne peut prétendre que sa contribution est supérieure à celle d'un autre. La métaphore du corps et de ses nombreux organes illustre cette vérité de façon sublime. Certains organes semblent plus vitaux que d'autres, comme c'est le cas pour le cœur, le cerveau, les poumons et l'estomac. Pourtant, le bon ou le mauvais fonctionnement d'une petite glande est parfois une question de vie ou de mort.
Quelle est votre place au sein du corps du Christ ? Etes-vous satisfait de votre rôle ? Jalousez-vous le rôle d'une autre personne ? Etes-vous un organe sans vie ? Ou essayez-vous de tirer à vous plus que le nécessaire ? Les paroles de Paul ne vous-aident-elles pas à mieux comprendre le rôle qui devrait être le votre ? Commentez.
Appartenir au corps du Christ est un grand privilège. Nous faisons tous partie de la famille de Dieu. "Voyez quel amour le Père nous a donné, pour que nous soyons appelés enfants de Dieu." (1 Jn 3.1) Cependant, un privilège s'accompagne toujours de responsabilités.
"Tous doivent se comporter comme les pièces d'une machine bien ajustée, chaque partie dépendant des autres et pourtant distincte dans son fonctionnement. Chacun doit prendre la place qui lui revient et accomplir la tâche qui lui a été désignée. Dieu invite les membres de son Église à recevoir le Saint-Esprit, à s'assembler dans l'unité, à se témoigner une sympathie fraternelle et à rapprocher leurs intérêts dans l'amour." -- Ellen WHITE, My Life Today, p. 276.
Quelles autres responsabilités clefs incombent à tout membre d'église? 1 Co 16.2; 1 Th 5.14, 17,25; He 10.25; 1 P 3.15.
De nombreuses personnes vivent dans des sociétés de consommation et, par conséquent, ont tendance à apporter cet état d'esprit dans leur église. Beaucoup posent la question suivante: "Que puis-je en attendre?" plutôt que: "Comment puis-je contribuer, à l'aide de mes talents et de mes dons, à la vie de l'église?" Quand John F. Kennedy est devenu président des États-Unis en 1961, il a prononcé ces mots immortels: "Ne demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous, demandez ce que vous pouvez faire pour votre pays. " Ces mots peuvent s'appliquent également à l'attitude à avoir envers son église. Même si celle-ci fait beaucoup pour ceux qui la fréquentent régulièrement et se joignent à ses nombreuses activités, nous devrions avant tout nous demander constamment comment mieux servir. Comment encourager mes frères et sœurs? Comment devenir un modèle pour les jeunes? Comment contribuer à faire de mon église locale un foyer spirituel où de nombreuses personnes trouveront la paix intérieure et une réponse à leurs besoins?"
Posez-vous les questions suivantes et examinez honnêtement vos réponses : " Pour quelles raisons précises est-ce que je me rends à l'église ? Que vais-je recevoir, que vais-je donner ?"
De nombreux chrétiens se battent pour une plus grande unité entre les diverses confessions. Ils parlent du "scandale" de la division et rappellent que le Christ; à maintes reprises, a appelé ses fidèles à s'unir. L'unité est également un terme clef de l'Eglise adventiste, menacée de l'intérieur par une tendance à la fragmentation et à la polarisation. Mais l'unité recherchée par les adventistes ne se cantonne pas à une organisation identique partout dans le monde, ni à l'uniformité des styles de cultes et autres traditions. Il s'agit de quelque chose de plus profond.
Quelles sont les caractéristiques clefs d'une unité chrétienne authentique? Jn 14.6; Ep 4.3,13.
L'unité véritable exige une adhésion commune aux Écritures en tant que Parole de Dieu et à ses enseignements fondamentaux, ainsi que le désir commun de mettre ces derniers en pratique. Mais l'unité n'exige pas que tous les membres pensent et adorent exactement de la même façon. Elle n'annule pas la magnifique diversité culturelle qui donne sa richesse à notre Eglise; communauté mondiale.
En quoi la description de la Nouvelle Jérusalem illustre-t-elle la magnifique diversité qui caractérise le peuple de Dieu? Ap 21 ; 22.1-6; notamment 21.12-14, 19,26; 22.2.
La Nouvelle Jérusalem évoque une cité concrète, réelle, que Dieu crée pour son peuple, même si la description en est fortement symbolique. Ce qui frappe à la lecture du texte, c'est l'accent mis sur la diversité -- ce qui n'est pas surprenant, puisque les rachetés viendront "de toute tribu, de toute langue, de tout peuple et de toute nation" (Ap 5.9; cf 7.9).
"Les branches de la vigne témoignent d'une grande diversité et pourtant, au sein même de celle-ci règne l'unité. Chaque branche est unie au pied mère. Chaque branche tire sa nourriture de la même source. Lorsque nous seront comme les branches de la vraie Vigne, il n'y aura plus de querelles entre nous, plus de combat pour être les premiers, plus de mépris les uns envers les autres." -- Ellen WHITE, General Conference Bulletin, 25 avril 1901.
Puisqu'il y aura au ciel une telle diversité, pourquoi existe-t-il des conflits ethniques dans nos églises ? Pourquoi avons-nous tendance à nous rapprocher de ceux qui nous ressemblent plutôt que des autres ? Quelle sorte de message envoyons-nous en agissant de la sorte ?
Nous parlons souvent de notre Église. Nous avons de multiples raisons d'être fiers de notre Église. Mais nous savons aussi qu'elle n'est pas parfaite. Nous avons investi une grande part de nous-mêmes dans l'Eglise, une part de nos talents, de notre temps, de notre énergie, de notre argent. Nous avons de bonnes raisons de la considérer comme nôtre. Cependant, en analyse finale, elle ne l'est pas. Elle appartient à Dieu - différence essentielle.
Qu'a déclaré le Christ lui-même en réponse à la question de savoir à qui appartenait l'Église? Mt 16.18.
La déclaration du Christ au sujet de la pierre sur laquelle serait construite l'Église de Dieu a été diversement interprétée par un grand nombre de théologiens. Quand on prend en considération la totalité du contexte et les autres preuves bibliques, rien ne suggère que Pierre était ce rocher et qu'il aurait la charge particulière de transmettre son autorité aux futurs évêques de Rome. La confession de Pierre, affirmait que le Christ était le Fils du Dieu vivant (Mt 16.16), est le rocher sur lequel Dieu a fondé son Église.
Réfléchissez au sens des autres symboles utilisés pour souligner cette même vérité, à savoir que l'Église a été fondée sur Jésus-Christ et qu'il s'agit de son Église plutôt que de la nôtre. Ep 2.20; 4.15, 16; Ap 1.12-16,20.
Comme tant de passages du livre de l'Apocalypse, la description de Jésus-Christ dans Ap 1.12-20 est remplie d'images tirées de l'Ancien Testament. Le Christ est présenté comme marchant au milieu de sept porte-lames (chandeliers), vêtu comme un grand prêtre. Cela nous rappelle aussitôt le symbolisme du porte-lame de l'ancien tabernacle, qui montrait à son peuple que Dieu était présent. Avant d'entrer dans les détails de "ce qui doit arriver bientôt", le livre de l'Apocalypse (1.1) s'assure de la justesse de notre perspective. Il s'agit de la révélation de Jésus-Christ, l'Alpha et l'Omega, le Premier et le Dernier, notre grand prêtre céleste, qui, loin d'être quelque divinité distante et figée, marche au milieu de son Église.
Si, de façon ultime, l'Eglise appartient à Dieu, quel est donc notre rôle ? En sommes-nous les gestionnaires? Quelles responsabilités sont donc les nôtres ? Etes-vous à la hauteur de t elles responsabilités ? Que pourriez-vous améliorer
Pour une étude adventiste approfondie sur la nature de l'Église, voir R. DEDEREN éd., Handbook of Seventh day Adventist Theology, Review and Herald Publishing Association, Haggerstown, Md., 2000, p. 538-581. Voir également Ellen WHITE, Jésus-Christ, "Représentation anticipée de la croix", p. 405-415.
"Jésus répondit à Pierre: "Tu es heureux, Simon fils de Jonas, car ce n'est pas la chair ni le sang qui t'ont révélé cela, mais c'est mon Père qui est dans les cieux." Mt 16.17
La vérité confessée par Pierre constitue le fondement de la foi du croyant. C'est d'elle que le Christ lui-même a dit qu'elle était la vie éternelle. Mais la possession de cette connaissance ne doit pas être une raison de se glorifier. Ce n'est pas par une sagesse ou une bonté personnelle que Pierre parvenait à cette vérité. L'humanité n'atteindra jamais, par elle-même, à la connaissance des choses divines. "Elles ont la hauteur des cieux: que pourrais-tu donc faire? Elles sont plus profondes que le séjour des morts: comment les connaîtrais-tu?"(Jb 11.8) Seul l'Esprit d'adoption nous fait distinguer les choses profondes de Dieu." - Ellen WHITE, Jésus-Christ, "Représentation anticipée de la croix ", p. 407, 408.
À MÉDITER :
L'Église est née d'une initiative divine. C'est l'Église de Dieu plutôt que la nôtre. Nous sommes membres du corps du Christ chacun ayant une fonction propre - mais nous ne devons jamais oublier qu'il en est la Tête. Nous ne sommes pas appelés à vivre dans l'uniformité, mais à faire notre possible pour maintenir une véritable unité en Christ.