Pensée centrale:
La mission est un aspect central de l'Église. La destinée des êtres humains, qu'ils soient près de nous ou au loin, est enjeu. La mission n'est pas seulement l'un des nombreux objectifs de l'Église. C'est la raison même de son existence. Chaque chrétien est appelé à devenir un missionnaire.
Le mot mission n'est pas un terme démodé faisant surgir des casques tropicaux et des périodes de six mois dans des régions isolées du monde. Ce mot se réfère à un aspect central de la vie chrétienne. "Les mots mission et missionnaire viennent de termes latins signifiant envoyer et envoyé [...] Jean, dans son évangile, affirme trente-neuf fois que Jésus a été envoyé par Dieu. Jésus est donc défini trente-neuf fois dans ce livre comme un missionnaire ou apôtre."
Jon L. DYBDAHL, "Missionary God - Missionnary Church" dans Erich W.BAUMGARTNER, éd., Re-Visioning Adventist Mission in Europe, Andrews University Press, Berrien Springs, Mich., 1998, p. 8.
Parce que nous sommes ses disciples, nous sommes les compagnons missionnaires du Christ. Tout comme il a été envoyé dans ce monde, nous sommes envoyés pour le représenter et pour prêcher les messages des trois anges à tous les hommes. Cependant, plus longtemps nous testons ici-bas, plus nous courons le danger de devenir égocentriques en cherchant à maintenir nos structures et nos institutions aux dépens de la tâche à laquelle nous sommes appelés : prêcher au monde entier le message de la vérité présente que Dieu nous a confié.
* Etudiez le texte de cette semaine pour le sabbat 27 Juin.
Au cours des siècles, les théologiens n'ont cessé de débattre pour savoir si Dieu sauvera ou non tous les hommes. Certains disent que grâce à son amour, personne ne sera perdu. D'autres disent que ceux qui n'auront jamais entendu parler du Christ auront la possibilité de croire après leur mort. D'autres encore défendent diverses théories alternatives. Ces théories cherchent à tout expliquer alors que nous devrions être attentifs à ce que Dieu veut nous dire. Certaines questions restent sans réponse. Mais Dieu est entièrement juste dans toutes ses œuvres et son amour est infini. Les hommes sont doués de libre arbitre et il est possible de perdre le don de Dieu. À la fin de l'histoire du monde, ceux qui sont sauvés et ceux qui auront à affronter la mort éternelle seront séparés. Avant cette fin inévitable, l'Évangile doit être prêché rapidement au plus grand nombre possible.
Que disent les textes suivants sur l'importance de prêcher l'Évangile au monde entier?
Jn 14.6; Ac 4.12; 1 Jn 5.11, 12
Jn 3.16 est l'un des textes les plus connus de la Bible: "Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique pour que quiconque met sa foi en lui ne se perde pas, mais ait la vie éternelle. "Ce texte parle de l'amour de Dieu, qui a trouvé son expression dans l'envoi du Fils sur cette terre. Il promet la vie éternelle à tous ceux qui croient en Jésus. Mais il y a une alternative. Ceux qui n'écoutent pas l'appel de l'Évangile et n'acceptent pas le don de la vie de Jésus périront. Il ne nous appartient pas de décider qui périra et qui recevra la vie éternelle. De grandes surprises nous attendent sans doute au moment où nous découvrirons la liste des hommes sauvés. Sans outrepasser, la volonté .de chacun, Dieu fera tout son possible pour réduire le nombre des perdus. Et - aussi surprenant que cela paraisse- il nous a donné, dans sa sagesse, un rôle à jouer à cet égard.
Quel est votre rôle personnel dans la mission de l'Eglise. A quel point prenez-vous au sérieux l'appel à évangéliser ? Que pouvez-vous faire de plus ?
On trouve dans les quatre évangiles et dans le livre des Actes l'appel à annoncer l'Évangile au monde entier. Malgré une mise en parallèle, cependant, il existe des différences significatives. Une lecture de ces livres permet d'obtenir une image complète de tout ce qu'implique le "grand mandat évangélique ".
Lisez les passages où se trouve le grand-mandat évangélique et voyez combien ils se complètent les uns les autres. Quels sont les détails propres à chacun? Mt 28. 19, 20; Mc 16. 15, 16; Lc 24. 46, 47; Jn 20. 21; Ac 1. 8
L'Évangile doit être prêché à "toutes les nations ". D'après les statistiques de la Conférence générale, l'Église adventiste du septième jour proclame actuellement son message dans plus de deux cents pays. Cela signifie qu'il n'y a plus que quelques pays dans lesquels notre Église n'a pas de présence officielle. Parmi ces derniers, plusieurs sont de grandes nations: la Corée du Nord, l'Arabie Saoudite, la Syrie et le Yémen; la plupart des autres sont petites, avec moins d'un million d'habitants. C'est pourquoi on serait tenté de conclure que l'Eglise adventiste a presque achevé sa mission. C'est une erreur. En effet, même si nous louons le Seigneur pour la croissance rapide de notre Église dans de nombreuses régions du monde et pour notre pénétration dans de nombreux nouveaux territoires, le défi demeure immense. Quand le Nouveau Testament parle de "nations ", il utilise un mot qu'il serait plus approprié de traduire par "groupes de personnes" ou "groupes ethniques". Ainsi, notre œuvre ne s'achèvera pas tant que nous n'aurons pas touché tous ces groupes. Il existe un débat important concernant le nombre de ces groupes. Le nombre cité par les spécialistes varie entre quelque douze mille à plus de vingt mille, selon la définition utilisée. Quelle que soit la façon dont ces groupes sont définis, plusieurs milliers d'entre eux n'ont pas encore été touchés.
Pensez à toutes les personnes qui n'ont pas été encore évangélisées dans votre région. Quelle que soit leur ethnie. Votre vie a-t-elle changé lorsque vous avez cherche à toucher de tels groupes ? Qu'indique votre réponse sur vous-même et votre rôle au sein de la mission de l'Eglise ?
Quel message particulier le peuple de Dieu doit-il proclamer au temps de la fin? Ap 14.6-12. Comment comprenez-vous ce message? Paraphrasez-le avec vos propres termes.
Le passage sur les messages des trois anges se trouve dans un contexte portant clairement l'attention sur la fin des temps. Il est immédiatement précédé par une vision sur les "prémices" (14.4), ou cent quarante-quatre mille, et suivi par une autre sur la "moisson" (14.15) que représentent tous les hommes sauvés. Il est important de connaître ce qu'impliquent ces messages. Mais il est également nécessaire de comprendre qui sont ces "anges" annonçant une "bonne nouvelle éternelle" (14.6). Le fait que le mot ange, dans la prophétie, symbolise des messagers humains -- responsables et membres d'Eglise -- est également souligné par Ellen White: "Les anges sont représentés en train de voler au milieu du ciel, proclamant au monde un message d'avertissement ayant une signification immédiate pour les personnes vivant durant les derniers jours de l'histoire de cette terre. Personne n'entend la voix de ces anges, car ils représentent symboliquement le peuple de Dieu œuvrant en harmonie avec l'univers céleste. Hommes et femmes, éclairés par l'Esprit de Dieu et sanctifiés par la vérité, proclament les trois messages dans l'ordre." -- Life Sketches, p. 429.
Tout comme pour le grand mandat évangélique, on voit que dans la déclaration introduisant les messages des trois anges l'accent est fortement mis sur le défi consistant à annoncer l'Evangile à tous les habitants de la terre. Cependant, un grand danger nous guette, notamment au fur et à mesure que notre temps sur terre se prolonge: passer de la mission au maintien du statut quo. Il est facile de perdre de vue notre mission -- témoigner au monde -- en nous concentrant davantage sur la protection et la préservation de nos institutions. Quand cela nous arrive, ou quand cela se produit pour les églises ou les institutions que nous représentons, nous perdons de vue notre raison d'être.
Réfléchissez à ce problème potentiel, le fait de prêter davantage attention à la préservation de soi et des institutions plutôt qu'à la mission. Comment est-ce possible ? Comment reconnaitre ce fait et comment ne pas tomber dans le piège ?
Nous sommes d'accord pour dire que l'Église doit être centrée sur la mission. Mais qui est l'Eglise? Avant tout, elle n'est pas une organisation; ce sont les individus qui, sans exception, sont appelés à être des témoins.
Pourquoi devons-nous avoir l'assurance qu'il nous est possible d'être des témoins de la foi? 1 Co 12.28; Ep 4.11-15.
Nous n'avons pas tous le don de la prédication ou de l'enseignement. Mais nous avons tous reçu des dons afin de pouvoir répondre à l'appel qui nous a été fait: être toujours prêts à parler de l'espérance qui est la nôtre (1 P 3.15).
Quelle est l'ultime ressource de ceux qui sont désireux de témoigner de leur foi? Jn 14.26; Ac 1.4, 8; 2.1-4.
Jésus a promis à ses fidèles la présence du Saint-Esprit, suivie de la réception des dons spirituels. Cependant, il est nécessaire de se former et de se préparer. Les apôtres ont d'abord été des disciples qui, pendant plus de trois ans, ont reçu la formation la plus intensive qui soit. Aujourd'hui, les disciples doivent également se former pour le témoignage chrétien. L'Église doit avoir pour priorité de créer du matériel et de susciter des occasions pour équiper les membres pour leur tâche. Mais la formation ne suffit pas. Le peuple de Dieu a besoin de la présence et de l'effusion du Saint-Esprit s'il veut mener à bien son mandat.
Il faut ici tenir compte de cette vérité toute simple: on ne peut donner ce qu'on ne possède pas. Soyons sûrs d'entretenir avec Dieu une relation vivante, sans quoi nous ne pourrons partager notre expérience avec ceux que nous rencontrerons.
Quelle est la caractéristique essentielle de tous ceux qui veulent être témoins de leur foi? 2 P 3.18.
Une Église qui répond à l'appel est en croissance. Mais la croissance n'est pas seulement numérique. Individuellement et collectivement, il nous faut croître "dans la grâce" si nous voulons que notre témoignage soit efficace.
Que signifie croître en grâce? Comment savoir si c'est le cas pour vous? A quels critères faire appel? Partagez vos réponses sabbat prochain.
Parler de Jésus crucifié et ressuscité, notre intercesseur auprès du Père, implique également l'enseignement fidèle des vérités essentielles que Dieu nous a révélées dans sa Parole.
Dans quelle mesure est-il important d'enseigner et d'adhérer à de saines doctrines? Tt 2.1; 2 P 2.1-3.
Nous avons choisi de croire au Dieu de la Bible et décidé de suivre Jésus-Christ. Nous avons à cœur de le connaître le plus possible, sa personne et son caractère, et ce qu'il attend de nous. Nous essayons de résumer ce que nous apprenons dans la Bible à l'aide de doctrines et d'enseignements. Pour certains, toute affirmation doctrinale n'est rien d'autre qu'une sorte de paquet intellectuel peu pertinent. C'est un tragique malentendu. Sans de saines doctrines, notre foi perdrait tout but et profondeur. Au lieu de croître dans la foi, nous finirions par découvrir que notre foi a de moins en moins de sens. Il y a des doctrines peu fiables, qui risquent de nous éloigner de Jésus pour nous centrer sur nous-mêmes ou sur un prétendu salut. Notre foi est ancrée en Jésus-Christ, notre Seigneur. Jésus est le cœur de notre foi. La vie en Christ est en harmonie avec une saine doctrine biblique.
Qui doit représenter la pièce maîtresse de toutes nos prédications et de tous nos témoignages? 1 Co 1.23; 2.2.
On ne peut souligner l'importance d'une saine doctrine sans l'ancrer inconditionnellement en Jésus-Christ. Tout ce en quoi nous croyons, tout ce que nous disons être une doctrine doit être relié à celui en qui nous avons l'assurance d'un salut éternel. Si elle n'est pas rattachée à Jésus-Christ, la doctrine devient pure information technique. Elle sera sans doute digne d'intérêt, un défi, peut-être, pour l'intelligence, mais rien de plus. Mais si elle est enracinée en Jésus-Christ, la doctrine nous aide à mieux comprendre le plan du salut et améliore la qualité de notre relation avec le Seigneur.
Pensez à certains faux enseignements que l'on trouve chez les chrétiens: tourment éternel en enfer; personnes prédestinées à être sauvées, d'autres à être perdues; croire que Jésus n'était pas Dieu, seulement un grand homme. De tels enseignements, entre autres, ne risquent-ils pas d'avoir un effet négatif sur notre compréhension de Dieu et du plan du salut?
Pour examiner les différents aspects du défi missionnaire auquel sont confrontés les adventistes du septième jour, individuellement et collectivement, voir Jon L DYBDAHL éd., Adventist Mission in the 21st Century, Review and Herald Publishing Association, Haggerstown, Md., 1999. Voir également Ellen WHITE, Conquérants pacifiques, "Le dessein de Dieu à l'égard de son Église", p.11-17*.
"L'Église est le moyen que Dieu a choisi pour faire connaître le salut aux hommes. Établie pour servir, elle a pour mission de proclamer l'Évangile. Dès le commencement, Dieu a formé le dessein de révéler par elle sa puissance et sa plénitude. Appelés des ténèbres à sa merveilleuse lumière, les hommes qui la composent doivent refléter sa gloire. L'Eglise est la dépositaire des richesses de la grâce du Christ; c'est par elle que l'amour de Dieu se manifestera finalement de façon puissante et décisive aux "dominations et aux autorités dans les lieux célestes!" [Ep 3.10] " - Ellen WHITE, Conquérants pacifiques, "Le dessein de Dieu à l'égard de son Église", p. 11.
1.Que les membres de la classe discutent de leurs réponses à la question de mercredi. Quels sont les différents sens de l'expression " croitre en grâce " ?
2.Examinez soigneusement votre église locale. Sur quoi met-elle principalement l'accent ? Sur ses propres activités et le besoins de la communauté ou sur la mission et le témoignage ? Comment parvenir à un équilibre ? C'est-à-dire, comment aider les nouveaux membres à devenir disciples tout en veillant à ne pas négliger l'appel à évangéliser tous les hommes ? Ou en est votre église à ce sujet et comment l'aider là où cela s'avère nécessaire ?
3.Comment protéger l'Eglise des tendances théologiques dangereuses qui s'infiltrent dans nos enseignements et les déforment ? Mais comment demeurer en même temps ouverts à de nouvelles connaissances (en croissant et nous développant), de façon à mieux comprendre le Seigneur et notre mission ?
L'Évangile de Jésus-Christ doit être prêché au monde entier. C'est la responsabilité de tous ceux qui se considèrent comme des disciples. Chacun de nous a reçu des dons efficaces, ainsi que la promesse de l'Esprit qui veillera à notre équipement. Si la prédication de l'Évangile doit se fonder sur une saine doctrine, tout ce que nous proclamons doit s'ancrer en celui qui est au cœur de l'Evangile.