Questions clés:
Que veut dire la Bible lorsqu'elle déclare que Dieu est «lumière» ? Quelles erreurs concernant la réalité du péché Jean essaye-t-il de combattre dans ces premiers versets? Quelles promesses nous apporte-t-il comme remède au péché qui est dans notre vie? Pourquoi avons-nous besoin de ces promesses? Une oeuvre plutôt insolite a fait l'objet d'une exposition, en 1982, dans un musée d'art moderne. Il s'agissait d'un fusil de chasse fixé sur une chaise. Le visiteur était invité à s'asseoir sur la chaise et à regarder droit dans le canon. Or le fusil était chargé et relié à un minuteur de façon à ce que le coup parte à un moment indéterminé d'ici les cent prochaines années. Il était assez surprenant de voir les gens faire la queue pour s'asseoir et poser l’oeil à l'endroit même où devait se déclencher l'explosion, alors qu'ils savaient très bien que celle-ci pouvait se produire à n'importe quel moment.
N'est-ce pas là ce qui s'appelle tenter le destin?
Malheureusement, les gens font de même avec le péché: ils croient pouvoir le regarder en face et s'en sortir indemnes. Mais contrairement au fusil de chasse, le péché, lui - sauf si on s'en occupe - tue à coup sûr. Dans l'étude de cette semaine, Jean parle du problème du péché et de sa solution en Jésus-Christ.
* Étudiez la leçon de cette semaine pour le sabbat 18 juillet.
Lisez 1 Jn 1.5. Que signifie, pour Jean, la phrase «Dieu est lumière»? Pourtant, la lumière est simplement un phénomène physique, une forme d'énergie faite de photons. Que cherche-t-il à nous montrer?
Voir Ps 27.1; 36.10___________________________________________________________________
Mt 4.16______________________________________________________________________
Jn 3.19; 8.12; 12.46____________________________________________________________
1 Tm 6.16____________________________________________________________________
La lumière fait référence à la fois à Jésus et au Père. Elle est la gloire de Dieu, qu'elle désigne comme l'Auteur du salut. Cette image met également l'accent sur les notions de vérité et de révélation. Par rapport à notre contexte particulier, elle souligne la justice, la sainteté et la erfection du Seigneur. Voir aussi 1 Jn 2.9.
Pourquoi Jean ne se contente-t-il pas de dire que Dieu est lumière et ajoute-t-il «qu'il n'y a pas en lui de ténèbres»?
En précisant cela, l'apôtre souligne, dans les termes les plus forts qui soient, que Dieu est parfait et qu'il est étranger au péché. Il ne peut être comparé aux dieux romains ou grecs, chez qui, croyait-on, qualités et défauts étaient mêlés. Dieu est sainteté, bonté et justice pures. En un sens, il est aussi opposé au péché que la lumière l'est aux ténèbres. Toutefois, en mentionnant les ténèbres, Jean introduit un élément nouveau, qui crée un cadre pour ce qui va suivre. En tant qu'êtres déchus, plongés dans le péché, les hommes appartiennent, de par leur nature, au monde des ténèbres plutôt qu'au royaume de la lumière. Si Dieu est lumière et si nous sommes dans les ténèbres, le contraste entre nous et Dieu, notamment en termes de sainteté et de justice, ne pourrait être plus grand.
Pensez aux ténèbres. Quelles émotions, quelles images et quelles pensées suscitent-elles en vous ? Notez par écrit ce qui vous vient à l’esprit à propos des ténèbres et de ce qu’elles représentent pour vous et de votre ressenti à ce sujet. Pourquoi est-ce une métaphore tout à fait appropriée pour parler du péché et de l’absence de sainteté ? Apportez vos réponses en classe.
1 Jn 1.6-10 forme un tout. Après sa déclaration essentielle concernant le caractère de Dieu, Jean évoque certaines croyances qui, semble-t-il, circulent chez les chrétiens et qu'il désapprouve.
Ces cinq versets commencent plus ou moins de la même façon, c'est-à-dire, par la formule «Si nous... ». Toutefois, on peut noter de grandes différences entre eux.
De quelles notions est-il question dans les versets 6, 8 et 10? Quelles idées fausses se sont propagées? Qu'ont-elles en commun?
La première déclaration de Jean concerne la communion avec Dieu. Certains croyants prétendent être en communion avec Dieu, alors qu'en réalité ils sont dans les ténèbres, ce qui signifie qu'ils ne marchent pas vraiment avec Dieu.
Car marcher dans la lumière (verset 7) se traduit par une véritable communion avec Dieu. Ceux qui la vivent sont lavés de leurs péchés. Marcher dans les ténèbres signifie donc, d'une certaine manière, vivre dans le péché. En conséquence, pour Jean, vivre dans le péché tout en déclarant être en communion avec Dieu est tout simplement un mensonge.
Les deux déclarations suivantes, aux versets 8 et 10, ont également un rapport avec le péché. Si Jean est contre le fait de pratiquer le péché, il insiste clairement sur sa réalité dans notre vie. Au verset 8, il semble s'attaquer à l'idée, répandue à l'époque, selon laquelle les êtres humains ne seraient pas pécheurs – un enseignement qui va à l'encontre des doctrines chrétiennes les plus fondamentales.
Pourquoi ce que dit Jean au verset 10 est-il si important? Qu'est-ce qu'implique le
fait d'affirmer: «Nous n'avons pas péché»?
Notez la progression qui apparaît dans le texte: au verset 6, les gens mentent; au verset 8, ils se mentent à eux-mêmes; au verset 10, ils font de Dieu un menteur. Jean, c'est évident, sait que le péché représente un problème bien réel pour l'humanité et que ce problème est grave.
A quel point êtes-vous assez lucide et honnête avec vous-même pour reconnaitre la présence du péché dans votre vie ? Avez-vous tendance à l’oublier, à la justifier ou à vous condamner à ce sujet ? Quelle devrait être votre attitude envers vos propres luttes contre le péché ? Comment utiliser une attitude juste ? En fait, quelle est l’attitude juste ?
Jean traite ici de la gravité du péché. Comment comprend-il celui-ci ? Dans 1 Jn 3.4, il l'assimile au «mal» ou à la «violation de la loi» (La Bible du Semeur). D'après 1 Jn 5.17, le péché, c'est «mal agir», l'«injustice». C'est s'écarter de la volonté de Dieu telle qu'elle est révélée dans les Écritures. Le péché s'oppose à la vérité. Il éloigne le pécheur de Dieu et c'est cette séparation qui conduit à la mort spirituelle. Si, au singulier, le mot péché évoque l'état de celui qui est séparée Dieu, le pluriel péchés désigne les actes pécheurs. Quelle que soit notre façon de l'envisager, une chose est certaine: le péché est quelque chose de réel et, si nous ne faisons rien à ce sujet, il nous détruira.
Les versests de 1 Jean 1.7, 9 contiennent des promesses concernant la solution au problème du péché. Quelles sont-elles? Comment les réaliser dans notre vie? Comment faire l'expérience de ce que Dieu nous promet ici ?
Le pardon des péchés est devenu possible grâce à la mort du Christ sur la croix, à son sang versé en sacrifice - le sacrifice par excellence. Parce que nous avons transgressé la loi et que nous méritions la mort, il est mort à notre place et nous a libérés de la condamnation éternelle, conséquence de notre transgression: Bien plus, son sang nous purifie de tout péché.
Toutefois, il est nécessaire que, de notre côté, nous reconnaissions nos péchés. Le verbe grec figurant dans 1 Jn 1.9, et traduit par reconnaître, peut également signifier admettre et parfois confesser (BJ). Le texte ne dit pas à qui nous devons confesser nos péchés, mais il s'agit assurément de Dieu, car, dans la suite du verset, nous apprenons que si nous «avouons» nos péchés (La Bible du Semeur), Dieu est «juste et digne de confiance» et nous les pardonnera. TI se peut que cette confession se fasse devant les autres, devant ceux qui ont eu à souffrir de notre péché. Mais, en tout état de cause, le pardon ne peut venir que de Dieu seul.
Le verset de 1 Jn 1.9 a également force de commandement. Nous devons déposer nos péchés devant Dieu, qui, alors, nous pardonnera et nous purifiera. Pécher fait de nous des coupables; nous avons besoin de pardon. Pécher nous souille; nous avons besoin de purification. En Jésus, Dieu nous donne le moyen d'accéder à l'un comme à l'autre.
Quels domaines de votre vie doivent changer pour que vous puissiez mieux vous saisir de ces magnifiques promesses ? Qu’est-ce qui vous empêche de choisir d’abandonner à Dieu tous vos comportements pécheurs ?
Cet appel à ne pas pécher est lié à un contexte particulier, marcher dans la lumière, qui fait suite à l'affirmation "Dieu est lumière". Si nous voulons vivre en communion avec Dieu et avec ses enfants, nous devons marcher dans la lumière, c'est-à-dire renoncer au péché (1 Jn 2.1).
Jean s'adresse aux croyants avec bienveillance et une certaine familiarité; il les appelle "mes enfants". Il leur explique la raison pour laquelle il leur écrit: ils doivent renoncer complètement au péché. Ce faisant, il ne suggère pas qu'on peut vivre sans pécher, mais il supplie les chrétiens de ne pas pécher de façon délibérée.
Pourquoi Jean contrebalance-t-il son exhortation à ne pas pécher par: "Mais si quelqu'un vient à pécher... " ? Voir 1 R 8.46; Rm 3.10-20; 1 Tm 1.15.
Cette discussion sur le péché pourrait être mal interprétée: on pourrait penser qu'il n'est pas grave de pécher - "Ne prétendez pas être sans péché; de toute façon, vous êtes pécheurs. Vivez donc votre vie et ne vous souciez pas du péché.
C'est pourquoi Jean doit pondérer ses déclarations sur le péché, et il le fait dans 1 Jn 2.1. Le but d'un disciple du Christ est de ne pas pécher. Le chrétien doit admettre qu'il est pécheur, mais il doit chercher à vivre sans pécher.
Mais en même temps, Jean ne veut pas donner l'idée que nous pouvons être totalement sans péché. C'est pourquoi, tout en nous exhortant à ne pas pécher, il ajoute: "Et si quelqu'un a péché, nous avons un avocat..." (Segond révisée à la Colombe) On ne peut reconnaître plus clairement la réalité du péché dans la vie du chrétien. Il arrive même à des chrétiens engagés et sincères de commettre des péchés et il est hélas! toujours possible à des membres d'église de pécher. C'est pourquoi ils ont besoin d'aide. Ils ont besoin de quelqu'un qui les aide à résister à la tentation, mais qui intercède également pour eux quand ils n'y sont pas parvenus.
Comment apprendre à vivre dans ce tiraillement entre notre état pécheur et les exhortations - particulièrement vives dans la Bible - à ne pas pécher ?
1 Jn 2.1, 2 contient de magnifiques déclarations qui réconfortent le pécheur repentant et lui redonnent espoir et courage. Malgré le péché, la culpabilité et les affreuses conséquences qu'entraînent nos manquements, il existe une solution. Jean a déjà parlé du pardon et de la purification des péchés. Il revient maintenant sur le sujet, en précisant que le pardon est possible grâce à Jésus. Comment?
Premièrement, parce que Jésus est notre Avocat et qu'il intercède en notre faveur. Dans notre texte, cet Avocat est identifié comme étant le Messie (le " Christ"), dont Jean dit qu'il est "juste ". Or, dans 1 Jn 1.9, la justice est un attribut de Dieu le Père. Dans 1 Jn 2.1, elle constitue aussi un attribut du Fils, grâce auquel celui-ci peut intercéder en notre faveur.
Deuxièmement, nous avons l'assurance du pardon parce que, par sa mort sacrificielle, Jésus a accompli la propitiation - ou expiation pour nos péchés, c'est-à-dire qu'il en a payé le prix. La dette qui est la nôtre et que jamais nous n'aurions pu payer, Jésus l'a payée pour nous.
C'est pourquoi Jean présente Jésus comme sacrifice et intercesseur. Cela implique, comme en témoigne le Nouveau Testament, que Jésus a vécu parmi les hommes une vie sans péché, qu'il est mort sur la croix, qu'il est ressuscité et qu'il est monté au ciel, où il intercède pour nous.
Le mot grec paraklètos, rendu par défenseur dans 1 Jn 2, a été traduit de diverses manières, notamment par consolateur (Jn 14.16, Segond révisée à la Colombe), protecteur (Jn 14.16, La Bible des peuples), aide (voir la BFC), avocat (1 Jn 2.1, Segond révisée à la Colombe), médiateur ou intercesseur. (Voir Jn 14.16, 26; 15.26; 16.7; 1 Jn 2.1) Il désigne une personne appelée aux côtés d'une autre pour la défendre. Un paraklètos peut être quelqu'un qui vient aider un ami. Dans l'évangile de Jean, cette aide est le Saint-Esprit. Dans la première épître de Jean, c'est Jésus qui aide et qui intercède (1 Jn 2.1).
Toutefois, si nous parlons de Jésus comme de notre Avocat et si nous trouvons beaucoup de réconfort dans le fait qu'il joue un rôle clé dans le pardon de nos péchés, prenons garde de ne pas donner l'impression que le Père est méchant et dur et qu'il faut un intercesseur pour le convaincre de nous pardonner. Rien ne justifie une telle image de Dieu. Il est celui qui a envoyé Jésus auprès de nous (Jn 3.16) et, comme on nous l'a dit- plus haut, il est "fidèle et juste pour nous pardonner [...] et nous purifier" (1 Jn 1.9, Segond révisée à la Colombe). Jésus n'a pas besoin d'apaiser le Père. Bien au contraire, c'est le Père lui-même qui a révélé, par Jésus, son désir de nous sauver.
En vous appuyant sur ce que nous venons de lire, comment comprenez-vous les magnifiques promesses qui nous sont données dans 1 Jn 2. 1, 2 ? Que signifient-elles pour notre cheminement quotidien avec le Seigneur ? Comment les concrétiser davantage dans votre vie ? Quelles transformations devraient-elles opérer dans votre expérience chrétienne ?
Lisez Ellen WHITE, Le meilleur chemin, "La confession ", p. 35-39.
""Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner, et pour nous purifier de toute iniquité."
Les conditions nécessaires pour bénéficier de la miséricorde divine sont simples et raisonnables. Pour nous accorder son pardon, le Seigneur ne réclame pas de nous quelque chose de pénible; nous n'avons pas besoin de faire de longs et fatigants pèlerinages, ni de nous astreindre à des pénitences douloureuses pour recommander nos âmes à pieu ou expier nos transgressions. "Celui qui avoue et délaisse son péché obtient miséricorde." (Pr 28.13) Le Christ plaide, dans les cours célestes pour son Église; il intercède pour ceux qu'il a rachetés au prix de son sang. Ni les siècles ni les millénaires n'amoindrissent l'efficacité de son sacrifice expiatoire. Rien, ni la vie, ni la mort, ni la hauteur, ni la profondeur, ne peut nous séparer de l'amour de Dieu qui est en Jésus-Christ, non parce que nous nous accrochons à lui, mais parce qu'il nous tient fermement dans ses bras. Si notre salut dépendait de nos propres efforts, nous ne pourrions être sauvés; mais il dépend de celui qui est le garant de toutes les promesses." - Ellen WHITE, Conquérants pacifiques, "Un fidèle témoin", p. 492, 493.