Questions clés:
Au nom de quoi ou de qui nos péchés sont-ils pardonnés? Que signifie aimer Dieu? Que signifie ne pas aimer le monde? Quel sera le sort ultime du monde?
«Quelle foi politique est capable de détruire la mort?» demande alors avec tristesse son ancien maître, En d'autres termes, quelles que soient vos idées politiques, quel que soit le monde
Tout en continuant de nous expliquer ce que signifie « marcher dans la lumière », le texte de
Étudiez la leçon de cette semaine pour le sabbat 1er août.
" Je vous écris, mes enfants, parce que vos péchés vous sont pardonnés à cause de son nom." (1 Jn 2.12)
Dans 1 Jn 2.12-15, Jean s'adresse aux "enfants", aux "pères" et aux "jeunes gens ". Diverses explications ont été avancées concernant cette classification, mais nous pensons que les "enfants" représentent tous les membres d'église, parce que c'est dans ce sens que Jean utilise le terme ailleurs dans son épître (1 Jn 2.1, 12,28; 3.7; 4.4; 5.21). Les "pères" sont probablement les membres les plus âgés, et les "jeunes gens ", les membres les plus jeunes. En bref, Jean écrit à tous.
Dans 1 Jn 2.12, il dit à tous les membres que leurs péchés sont pardonnés. Sur quoi est basé ce pardon? Pourquoi est-il si important pour les chrétiens de savoir que leurs péchés sont pardonnés? Voir aussi Ac 5.31; Rm 4.7; Ep 4.32; Col 1.14; 2.13.
Jean veut que ses lecteurs, c'est-à-dire les membres d'église fidèles, aient l'assurance absolue d'être sauvés. Il fait allusion à ce qu'il a déjà déclaré sur le péché dans 1 Jn 1.9 et 2.1, 2, en soulignant qu'être chrétien, c'est être pardonné. Le chrétien ne nie pas qu'il est pécheur, mais il a accepté le salut par Jésus-Christ et il vit donc avec l'assurance d'être pardonné.
Il est essentiel pour les chrétiens de comprendre que leur salut ne se trouve qu'en Jésus et en ce que Jésus a fait pour eux. C'est pourquoi Jean dit que les chrétiens sont pardonnés, non pas grâce à leurs bonnes œuvres, non pas grâce à leurs croyances ni même grâce à la connaissance qu'ils ont de Dieu, mais "à cause de son nom", c'est-à-dire sur la base de ce que Jésus est et de ce qu'il a accompli pour les hommes. Ainsi, au beau milieu de son discours sur la victoire et l'obéissance, il rappelle avec insistance aux membres d'église que le salut ne leur est accordé que grâce à Jésus.
En quoi est-il important pour vous de savoir que vos péchés ont été pardonnés? Ou en seriez-vous aujourd'hui si vous en doutiez? Pourquoi ne devez-vous jamais, oublier que la source de votre pardon se trouve en Jésus et non en vous-même?
Lisez 1 Jn 2.13, 14. Que signifient ces versets pour vous? Quels messages positifs délivrent-ils? Comment les appliquer à notre vie?
Jean rappelle à ses "enfants" qu'ils connaissent le Père. Quand il dit aux "pères" qu'ils connaissent celui qui existe depuis le "commencement", il parle évidemment de Jésus. C'est ce qui ressortait déjà dans 1 Jn 1.1, où la formule "ce qui était au commencement" se rapportait à Jésus. Mais, dans les versets qui nous intéressent ici, cela semble encore plus cohérent, du fait que le Père et celui "qui était dès le commencement" (Jésus) sont deux personnes bien distinctes.
Jean s'adresse par deux fois aux jeunes gens, et lorsqu'il répète la phrase "Vous avez vaincu le Mauvais", il développe l'idée qui est sous-jacente: ces jeunes gens n'ont pas seulement vaincu le mal, mais Satan lui-même, parce qu'ils appartiennent au Christ et qu'ils se réclament de sa victoire. D'après texte original, la victoire a été remportée dans le passé, mais les conséquences sont toujours présentes. En outre, ces jeunes gens sont spirituellement forts et "la parole de Dieu demeure" en eux.
L'expression "parole de Dieu" renvoie à l'auteur de cette parole, le Saint-Esprit (Ep 6.17; 2 P 1.21). C'est pourquoi certains commentateurs ont suggéré que ces deux versets faisaient implicitement référence à la trinité: Dieu le Père, Jésus - celui qui était depuis le commencement - et le Saint-Esprit, représenté par la Parole de Dieu. Toujours est-il que les vrais croyants sont parvenus à la connaissance de Dieu et continuent de le connaître, c'est-à-dire qu'ils ont avec lui une relation intime.
Ainsi, ces versets nous révèlent l'essence même de la vie chrétienne: le pardon des péchés, la connaissance de la Divinité, la victoire sur le péché et la Parole de Dieu vivant en nous.
Parce que les croyants savent que Dieu et sa Parole vivent en eux, ils sont prêts à relever le défi lancé par 1 Jn 2.15-17. En effet, alors que les versets 12-14 contiennent des déclarations affirmatives, le verset 15 commence par un impératif - qui peut traduire un appel ou un commandement: "N'aimez pas le monde".
Rédigez un paragraphe où vous répondrez à la question: que Signifie connaître Dieu?" Qu'est-ce que votre réponse vous révèle sur vous et sur votre relation avec Dieu? Réfléchissez à cette réponse tout au long de la semaine et préparez-vous à en faire part (si vous le désirez) à l'École du sabbat.
Les chrétiens sont exhortés à ne pas aimer le monde. Comment les Écritures définissent-elles ce mot? Jn 12.19; 15.19; Ac 17.24; Rm 1.20; Col 2.8; 1 Tm 6.7; Jc 4.4; Ap 11.15.
Le grec kosmos (traduit par "monde") désigne l'univers, la terre, l'humanité, notre sphère d'existence et tout mode de vie opposé à Dieu. Ce mot apparaît plus de vingt fois dans 1 et 2 Jean. L'apôtre nous dit que le monde a besoin de salut (1 Jn 4.14), mais qu'il est hostile à Dieu et à son peuple Jn 3.13). Il est "au pouvoir du Mauvais" (1 Jn 5.19) et les faux prophètes, les antichrists et les imposteurs (1 Jn 4.1, 3; 2 Jn 1.7) en font partie. Il n'y a pas de mal en soi à posséder des biens matériels, mais il faut les partager avec ceux qui sont dans le besoin (1 Jn 3.17). Enfin, le monde doit être vaincu (1 Jn 5. 4,5). On le voit, dans les épîtres de Jean, le mot monde a surtout un sens négatif, parce que le monde est en révolte contre Dieu.
La tension qui apparaît dans les Écritures à propos de notre relation au monde est intéressante à noter. D'un côté, on nous dit de ne pas aimer le monde et, de l'autre, la Bible déclare ouvertement que Dieu aime le monde (Jn 3.16). Par ailleurs, on nous recommande de ne pas aimer les choses de ce monde, alors que nous sommes exhortés maintes et maintes fois à aimer les hommes -- or ceux-ci sont bel et bien dans le monde!
Comment percevez-vous cette tension? Comment aimer les hommes sans aimer le monde, alors que celui-ci est avant tout composé de gens? En dehors des êtres humains, existe-t-il des choses appartenant au monde que nous pouvons aussi aimer? Si oui, lesquelles?
La fin du verset 15 et le verset 16 nous aident à comprendre ce que Jean avait à l'esprit. En fait, il ne dit pas que nous devons haïr les êtres humains ou nous désintéresser de notre planète terre, mais plutôt que nous devons dédaigner tout ce qui, dans ce monde, peut, si nous nous y attachons, nous empêcher de connaître et de faire l'expérience de l'amour de Dieu. En d'autres termes, nous devons nous tenir éloignés des choses du monde qui nous empêchent d'avoir avec Dieu une relation salvatrice.
Soyez honnête avec vous-même, même si c'est douloureux : quelles choses du monde, que vous savez être mauvaises, aimez-vous ? Y a-t-il des choses du monde qui, en soi, ne sont pas mauvaises mais que vous aimez plus que Dieu ? Quel est le prix à payer pour y renoncer ?
"Car tout ce qui est dans le monde, le désir de la chair, le désir des yeux et la confiance présomptueuse en ses ressources, tout cela n'est pas du Père, mais du monde." (1 Jn 2.16)
Si le verset 15 constitue une mise en garde assez générale contre l'amour du monde, le verset 16, lui, rentre dans certains détails. Que signifie aimer le monde? Jean mentionne trois choses:
1) le désir de la chair,
2) le désir des yeux
3) la confiance présomptueuse dans ses propres ressources - ou "orgueil de la vie" (Segond révisée à la Colombe). Pour Jean, ces trois éléments ne sont pas du Père, mais du monde. Et pourtant, notre chair, nos yeux et notre vie viennent tous de Dieu. Alors, où est le problème? Contre quoi Jean nous met-il en garde?
Le désir de la chair a incontestablement trait aux passions, même s'il ne faut pas le limiter à cela. Voir Ga 5.19-21.
Le désir des yeux, même s'il est assurément lié à la chair, a trait à quelque chose de plus profond, à nos pensées mêmes, à nos envies, à ce que nous voyons et convoitons. Voir Ex 20.17.
Que veut dire exactement Jean par "la confiance présomptueuse en ses ressources" ? Pourquoi est-ce là quelque chose de si mauvais? Voir Jb 12.10; Ac 17.28.
Cette notion de "confiance présomptueuse" ou "orgueil de la vie" (Segond révisée à la Colombe) implique un esprit d'indépendance par rapport à Dieu - comme si nous étions créateurs de notre vie et que la gloire et l'honneur de nos réalisations revenait à nous seuls. Par contre, lorsque nous reconnaissons "que l'Éternel est Dieu! ", que "c'est lui qui nous a faits" (Ps 100.3), quand nous réalisons que chaque respiration et chaque battement de cœur, tout ce qui nous appartient et tout ce que nous sommes vient de Dieu, dont nous sommes totalement dépendants, alors il n'y a plus de place dans notre cœur pour l'orgueil. Parce que nous sommes des êtres humains déchus et pécheurs, dont l'existence même dépend entièrement de la grâce et de la bonté de Dieu, des êtres humains incapables de se sauver eux-mêmes de la mort et de la destruction éternelle, nous devrions faire preuve d'humilité et de modestie et bannir toute forme d'orgueil. Quand le monde était parfait, c'est l'orgueil qui a fait chuter Lucifer. Nous qui vivons dans un monde imparfait, fuyons-le comme la peste.
Et vous, quel est votre problème ? Le désir de la chair ? Le désir des yeux ? L'orgueil de la vie ? Ou une combinaison de ces éléments ? Quelle est votre seule espérance ? Qu'attendez-vous pour faire les changements nécessaires ?
Le verset 16 nous a fourni la première raison pour laquelle nous ne devons pas aimer le monde: l'amour du monde et l'amour du Père sont incompatibles. Au verset 17, Jean ajoute une deuxième raison: aimer le monde n'est guère sensé, parce que le monde est éphémère. Il est préférable et beaucoup plus judicieux de choisir ce qui dure, car, ce faisant, nous-mêmes, nous "durerons" plus longtemps nous vivrons éternellement.
L'humanité est tentée de vivre l'instant présent, de se laisser captiver par le monde matérialiste et de s'attacher uniquement à ce qui se voit. C'est pourquoi, Paul déclare - et en cela il rejoint Jean: "Cherchez les choses d'en haut, où le Christ est assis à la droite de Dieu. Pensez à ce qui est en haut, et non pas à ce qui est sur la terre. Car vous êtes morts, et votre vie est cachée avec le Christ en Dieu. Quand le Christ, votre vie, se manifestera, alors vous aussi vous vous manifesterez avec lui, dans la gloire." (Col 3.1-4) Et il ajoute: "Aussi nous regardons, non pas à ce qui se voit, mais à ce qui ne se voit pas; car ce qui se voit est éphémère, mais ce qui ne se voit pas est éternel." (2 Co 4.18)
Quels autres enseignements la Bible donne-t-elle ailleurs concernant le caractère passager du monde et de la planète terre? Dn 2.35, 1 Co 7.31, 2 P 3.10-12.
Dans 1 Jn 2.8, Jean a déjà déclaré que "les ténèbres passent". Il utilise maintenant le même verbe pour dire que le monde, lui aussi, est en train de disparaître - avec sa convoitise. Une ère nouvelle a débuté au moment de l'incarnation de Jésus, la Lumière. Les choses de ce monde sont en train de passer; cela devrait être clair pour tout le monde. Aucune solution définitive ne peut venir de la politique, pas dans un monde qui est en train d'expirer - et nous avec lui.
Si le monde meurt, comment survivrons-nous? Jean répond: en faisant la volonté de Dieu. Certes, il est important d'avoir des idées justes en matière de théologie - et c'est pourquoi Jean cherche à réfuter les enseignements des faux docteurs et leurs erreurs concernant Jésus et le péché -, mais il est tout aussi important de vivre une vie d'obéissance. La morale est inséparable de la théologie. Mots pieux et doctrines correctes ne suffisent pas. La théologie doit être vécue.
Ne nous installons pas ici-bas au point d'oublier notre objectif éternel; ne compromettons pas notre amour pour Dieu en nous laissant attirer par des choses et entraîner à des comportements qui sont en opposition à sa volonté.
Qu'est-ce qui, chaque jour, vous montre que tout ce qui est terrestre est passager ? En quoi ces exemples sont-ils significatifs ? Alors que de toute évidence rien ici-bas n'est eternel, pourquoi nous est-il si facile de vivre comme si tout devait durer ?
Lisez Ellen WHITE, Testimonies for the Church, vol. 2, p. 196, 197.
"Tandis que les âmes périssent faute de la Parole de vie, des chrétiens de profession dépensent chaque année inutilement des sommes énormes. On pille Dieu "dans les dîmes et les offrandes", tandis que l'on sacrifie à des passions funestes plus d'argent qu'on en donne pour soulager les pauvres ou répandre l'Évangile. [...]
" Le monde s'est abandonné aux plaisirs des sens. Les foules se laissent entraîner par "la convoitise de la chair, la convoitise des yeux et l'orgueil de la vie". Mais les enfants de Dieu ont une vocation plus sainte. [...] Fondé sur la Parole de Dieu, on peut affirmer que la sanctification qui n'engendre pas la renonciation complète aux ambitions et aux satisfactions coupables, n'est pas de bon aloi." - Ellen WHITE, La tragédie des siècles, "Réveils modernes", p. 516.
On peut résumer ce passage en disant que l'engagement des chrétiens authentiques revêt un double aspect. Positif: ces croyants vivent avec Dieu une relation intime, ils font preuve d'une obéissance dictée par l'amour, ils ont reçu la force de vaincre le mal, la Parole de Dieu demeure parmi eux et leurs péchés ont été pardonnés. Négatif: ils n'aiment pas le monde; ils le rejettent dans la mesure où il est hostile à Dieu et à sa cause.