Leçon 7 : L'honnêteté envers Dieu

Lecture de la semaine : Luc 16:10; Lévitique 27: 30; Genèse 22:1-12; Hébreux 12:2; Luc 1:42, Hébreux 7:2-10; Néhémie 13.

Texte à mémoriser : « Ce qui est tombé dans la bonne terre, ce sont ceux qui, ayant entendu la parole avec un cœur honnête et bon, la retiennent, et portent du fruit avec persévérance.» (Luc 8:15, LSG).

SABBAT APRÈS-MIDI

Qu’est-ce qu'un cœur honnête et comment se révèle-t-il? La société contemporaine voit souvent l'honnêteté comme un principe moral vague et relatif; la plupart des gens sont parfois malhonnêtes mais se jugent acceptables aussi longtemps que l'infraction n'est pas trop grande. De même, des circonstances particulières, dit-on, peuvent justifier une malhonnêteté.

La vérité et l'honnêteté vont toujours de pair. Toutefois, nous ne sommes pas nés avec une inclinaison à l'honnêteté; c'est une vertu morale que l’on apprend et qui est à la base du caractère moral de l'économe.

Lorsque nous pratiquons l'honnêteté, les bonnes choses en résultent. Par exemple, nous ne nous soucions jamais d'être pris dans un mensonge, ou quelque chose que nous aurions essayé de dissimuler. Pour cette raison et plus encore, l'honnêteté est un précieux trait de personnalité, surtout dans des situations difficiles, quand la tentation pourrait facilement être de tendre vers la malhonnêteté.

Dans cette leçon, nous allons étudier la notion spirituelle d'honnêteté à travers la pratique de la dîme et voir pourquoi la dîme est d'une importance vitale pour l'économe et l'économat. 

* Étudiez cette leçon pour le sabbat 17 Février. 

 

La plupart d'entre nous ont en commun une chose, c'est que nous n'aimons pas la malhonnêteté. Particulièrement, nous n'aimons pas voir cela se manifester chez d'autres.

Cependant, ce n'est pas facile de savoir que nous-mêmes nous sommes malhonnête, et quand nous le remarquons, nous avons tendance à rationaliser nos actions, pour les justifier, pour minimiser leur importance: oh, ce n'est pas si mauvais; c'est seulement une petite chose, pas vraiment importante. Nous pourrions nous tromper nous-mêmes la plupart du temps; mais nous ne pouvons jamais tromper Dieu.

« La malhonnêteté est pratiquée dans tous nos rangs, et c'est la cause de la tiédeur de beaucoup de ceux qui professent croire la vérité. Ils ne sont pas connectés à Christ et trompent leurs propres âmes. » — Ellen G. White, Testimonies for the Church, vol. 4, p. 310.

Lisez  Luc 16:10 .Quel principe important Jésus exprime-t-Il ici et qui doit nous permettre de voir combien il est important d'être honnête, même dans les « moindres choses » (LSG)?

Dieu sait combien il est facile pour nous d'être malhonnête, surtout quand il s'agit des choses que nous possédons. Par conséquent, il nous a donné un puissant antidote contre la malhonnêteté et l'égoïsme, du moins quand il s'agit des biens matériels.

Lisez Lévitique 27: 30 et Malachie 3:8. Qu'est-ce que ces textes nous enseignent et comment cela nous aide à être honnêtes?

« Ce n'est pas un appel à la reconnaissance ou à la générosité. Il n'y a là qu'une simple question d'honnêteté. La dîme appartient au Seigneur, Il nous demande de Lui rendre ce qui Lui appartient. Si la probité est un principe essentiel dans le monde des affaires, ne reconnaitrons-nous pas notre obligation envers Dieu, une obligation qui sous-tend toutes les autres? » — Ellen G. White, Éducation, p. 112.

Comment le fait de payer la dîme vous aide-t-il à vous souvenir qui, en fin de compte, possède tout ce que vous avez? Pourquoi est-ce important de ne jamais oublier qui est propriétaire de tous nos biens de toute façon?

Lisez Genèse 22:1-12. Que nous apprend cette histoire sur la réalité de la foi d'Abraham'?

La vie de foi n'est pas un évènement ponctuel. Nous n'exprimons pas la foi d'une manière puissante juste une fois et ainsi prouver que nous sommes de loyaux et fidèles chrétiens vivants par la grâce et couverts par le sang de Christ.

Par exemple, le monde religieux même après des milliers d'années, reste encore étonné par l'acte de foi d'Abraham avec Isaac sur le mont Morija (Genèse 22). Pourtant, cet acte de foi n'était pas quelque chose qu'Abraham a évoqué juste quand il en avait besoin. Plus que toute autre chose, sa vie de fidélité et d'obéissance était ce qui lui a permis de faire cela. S'il avait souvent été infidèle avant cet évènement, il n'aurait jamais pu sortir vainqueur de cette épreuve. Il n'y a aucun doute, non plus, qu'un homme avec ce genre de foi la vivrait certainement après l'évènement.

Le point est que la foi d'un économe n'est guère un acte ponctuel. Au fil du temps, soit elle grandira pour être plus profonde et plus forte, ou soit elle deviendra plus faible, selon la manière dont le croyant l'exerce.

Lisez Hébreux 12:2. Qu'est-ce que cela nous apprend sur la source de notre foi et comment avoir la foi?

Notre seul recours en tant qu'économes fidèles est de chercher à avoir « les regards sur Jésus, le chef et le consommateur de la foi, qui, en vue de la joie qui Lui était réservée, a souffert la croix, méprisé l'ignominie, et s'est assis à la droite du trône de Dieu. » (Hébreux 12:2, LSG). Le mot « consommateur » ou « finisseur » est utilisé uniquement dans ce passage du Nouveau Testament et peut également être traduit par « qui rend parfait » (PDI Colombe). Cela veut dire que Jésus est décidé à rendre notre foi mature et exhaustive (Hébreux 6:1-2). Ainsi, la foi, la vie de foi, est une expérience dynamique: elle grandit, elle murit, et elle augmente.

De quelle manière avez-vous vu votre foi grandir et murir au fil du temps? A-t-elle grandi du tout?

Comme nous l'avons vu hier, la foi est un processus, une expérience dynamique, qui, idéalement, se développe et murit. Et un des moyens par lesquels Dieu « parfait » notre foi et l'amène à son accomplissement, c'est à travers l'acte de la dime. Si la dîme est bien comprise, elle ne peut être du légalisme. La dîme n'est pas un moyen de gagner le ciel. Au contraire, la dime est une déclaration de foi. C'est une expression externe, visible et personnelle de la réalité de notre foi. Après tout, n'importe qui peut prétendre avoir la foi et croire en Dieu et même croire en Jésus. Comme nous le savons, « même les démons croient » en Dieu (Jacques 2:19, LSG). Mais prendre 10% de votre revenu et le retourner à Dieu? C'est là un acte de foi.

Lisez Luc 11:42. Que veut dire Jésus quand Il affirme que la dîme ne doit pas être « omise »? Comment la dîme se rapporte-t-elle aux choses les plus fondamentales de la loi?

La dîme est une humble expression de notre dépendance à Dieu et un acte de confiance que Christ est notre Rédempteur. C'est la reconnaissance que nous avons déjà été bénis « de toute sortes de bénédictions spirituelles en Christ » (Éphésiens 1:3). C'est aussi l'acceptation de cette promesse de bénédiction.

Lisez Genèse 28:14-22. Quelle a été la réponse de Jacob à la promesse de Dieu?

« Dieu a révélé à Son peuple un plan qui permet de recueillir les fonds suffisants pour les besoins de Son œuvre. Ce plan, qui est celui de la dîme, est magnifique, simple et équitable. Chacun peut le suivre avec foi et courage, car il est d'origine divine. En lui s'allient la simplicité et l'utilité, et il n'est pas nécessaire de faire de longues études pour le comprendre et l'exécuter. Tous peuvent se rendre compte qu'il leur est possible de contribuer au succès de l’œuvre précieuse du salut. Tout homme, toute femme, tout adolescent peut amasser de l'argent pour la cause du Seigneur. » — Ellen G. White, Conseils à l'économe, p. 78.

Comment avez-vous découvert par vous-même les vraies bénédictions spirituelles qui viennent en prélevant la dime? Comment l'acte de prélever la dîme a-t-il contribué à augmenter votre foi? 

Nous disons souvent que nous donnons la dîme à Dieu. Mais, comment pouvons-nous donner à Dieu ce qui Lui appartient déjà?

Lisez Lévitique 27: 30. Quels sont les deux points importants dans ce texte sur la dîme?

« La dîme appartient au Seigneur et elle est donc sacrée. Elle ne devient pas sainte par un voeu ou un acte de consécration. Elle est simplement sainte par sa nature même; elle appartient à l'Éternel. Personne d'autre n'a le droit de la toucher. Personne ne peut la consacrer au Seigneur, parce que la dîme ne fait jamais partie des biens d'une personne. » — Angel Manuel Rodriguez, Stewardship Roots (Silver Spring, Md: Stewardship Ministries Department, 1994), p. 52.

Nous ne rendons pas la dîme sainte; Dieu le fait en la désignant comme telle. Lui seul a cette prérogative. En matière d'économat, nous Lui retournons ce qui est Sien. La dîme est dédiée à Dieu pour une tâche spécifique. La prendre pour tout autre usage est malhonnête. La pratique de retourner la sainte dîme ne doit jamais être oubliée.

Lisez Hébreux 7:2-10. Comment la discussion de Paul sur la dîme d'Abraham à Melchisédek révèle-t-elle une signification plus profonde de la dîme? À qui Abraham donnait-il vraiment la dîme?

Ainsi, tout comme le sabbat est saint, la dîme aussi est sainte. Le mot « saint » signifie « mis à part pour un usage sacré. » Ainsi, le sabbat et la dîme sont liés. Nous mettons à part le sabbat du septième jour comme sacré, comme saint; et nous mettons la dîme à part comme possession sacrée de Dieu, comme une chose sainte.

« Dieu a sanctifié le septième jour. Cette portion particulière de temps, réservée par Dieu Lui-même au culte et à l'adoration, est aussi sacrée aujourd'hui qu'elle l'était au moment où elle fut consacrée par notre Créateur. De la même manière la dîme de nos revenus est "sacrée devant l'Éternel". Le Nouveau Testament n'abolit pas la loi de la dîme, pas plus qu'il n'abolit le commandement relatif au sabbat; leur validité et leur grande importance spirituelle y sont clairement expliquées. Tandis que, en tant que peuple, nom essayons de donner fidèlement à Dieu le temps qu'il s'est réservé pour Lui-même, ne Lui rendrons-nous pas aussi la part de nos revenus qu'Il revendique?» — Ellen G. White, Conseils à l'économe, pp. 70, 71.

Que pouvez-vous faire pour vous aider à vous rappeler constamment que la dîme est « sainte »? 

Le long règne d'Ézéchias est considéré comme le point culminant de la tribu de Juda. Même depuis le règne de David et de Salomon, Israël n'avait jamais joui d'une telle bénédiction de Dieu. Dans 2 Chroniques 29 à 31 se trouvent rapportés le réveil et la réforme d'Ézéchias: « Il fit ce qui est droit aux yeux de l'Éternel, entièrement comme avait fait David, son père. » (2 Chron. 29: 2, LSG). «Ainsi fut rétabli le service de la maison de l'Éternel. » (2 Chron. 29: 35, LSG). La Pâque était observée (2 Chron. 30: 5). « Il y eut à Jérusalem de grandes réjouissances » (2 Chron. 30: 26, LSG). Les images païennes, les autels et les hauts lieux furent détruits (2 Chron. 31: 1). Il y eut soudainement un réveil de coeur et une réforme pratique, ce qui entraina une abondance de la dîme et des offrandes (2 Chron. 31: 4, 5, 12).

Néhémie donne un autre exemple de réveil, de réforme et de prélèvement de la dîme. Lisez Néhémie 9:2,3. Que signifiait le réveil du cœur? Lisez Néhémie 13. Après que Néhémie ait réformé la « maison de Dieu » (Neh. 13:4) qu'est-ce que le peuple de Juda y apporta? (Neh. 13:12).

« Réveil et réforme sont deux choses distinctes. Un réveil implique un renouveau de la vie spirituelle, une réanimation des forces de l'esprit et du cœur, une résurrection de la mort spirituelle, alors qu'une réforme entraîne une réorganisation, un changement dans les idées, les théories et les habitudes. » —Ellen G. White, Instructions pour un service chrétien effectif, p. 52.

La relation entre le réveil, la réforme et la dîme est automatique. Sans le prélèvement de la dîme, le réveil et la réforme sont tièdes, et on douterait même que ce soit un réveil. Trop souvent, en tant que chrétiens, nous sommes inactifs et indifférents alors même que nous devions prendre une part active dans l'œuvre du Seigneur. Le réveil et la réforme exigent un engagement, et la dîme fait partie de cet engagement. Si nous retenons ce que Dieu demande de nous, nous ne pouvons pas espérer qu'Il réponde et nous donne ce que nous Lui demandons.

Le réveil et la réforme ont lieu dans l'église, pas en dehors de celle-ci (Ps. 85:6). Nous devons demander à Dieu le réveil (Ps. 80:19) et la réforme de nos «premières œuvres » (Apo. 2:5, LSG). Il doit y avoir une réforme au sujet de ce que nous gardons et de ce que nous retournons à Dieu.

Ce n'est pas l'acte qui fait la différence, mais la décision de l'esprit et les émotions qui révèlent la motivation et l'engagement. Les résultats seront une foi accrue, une vision spirituelle aiguisée et une honnêteté renouvelée. 

Dieu a pris l'initiative dans toutes les alliances rapportées dans la Bible; Il a pris les devants dans le dessin de Son peuple dans ces alliances (Heb. 8:10). Les promesses d'alliance reflètent Sa grâce, Son amour et Son désir de nous sauver.

Une alliance avec Dieu comprend beaucoup de choses: Dieu, un bénéficiaire, des conditions de l'alliance, l'engagement aux conditions par les deux parties, la pénalité encourue si l'alliance venait à être violée, les résultats escomptés. Le concept de la dîme traduit ces composantes dans Malachie 3:9, 10. Ce texte réaffirme l'alliance spéciale de la dîme entre Dieu et Ses économes. Lorsque nous entrons dans une telle alliance, c'est un signe visible que nous nous opposons aux principes matérialistes du consumérisme, et nous prouvons que quelque chose de bon peut sortir d'un cœur pécheur converti.

« Un esprit d'égoïsme mesquin semble empêcher les hommes de donner à Dieu ce qui lui revient. Le Seigneur, en concluant une alliance spéciale avec les hommes, s'engageait à les bénir abondamment et à les gratifier sans restriction de ses biens si, de leur côté, ils prélevaient régulièrement la part désignée pour faire progresser l'établissement du royaume de Jésus-Christ. Mais si les hommes retiennent pour eux ce qui appartient à Dieu, ils se mettent sous la sanction de la parole du Seigneur: "Vous êtes frappés par la malédiction! "Malachie 3: 9. » — Ellen G. White, Conseils à l'économe, p. 82.

Vivre dans une relation d'alliance avec Dieu a des responsabilités. Nous jouissons des promesses de l'alliance, mais souvent nous n'aimons pas les obligations et les responsabilités. Or, une alliance, dans ce contexte, est un accord bilatéral, et la dîme est une partie de notre vie au sein de l'alliance.

Discussion:

1- Pourquoi le prélèvement de la dîme est-il un tel acte de foi important de notre part?

2- Quels conseils auriez-vous pour quelqu'un qui dit: « Le peu que j'ai ne me permet pas de donner la dîme »? Comment aider une personne qui se trouve dans cette situation? Et, en plus des paroles, que pouvez-vous faire pour l'aider?

3- La question à la fin de la leçon de mercredi demande ce que vous pourriez faire pour vous aider à vous rappeler constamment que la dîme est sainte et sacrée. Quelles ont été vos réponses? Comment le fait que la dîme soit sainte affecte-t-il comment vous vous rapportez à son prélèvement?