Sardes avait une histoire glorieuse. Mais pendant la période romaine, la ville perdit son prestige. Bien que la ville fût relativement riche, sa gloire s'enracinait dans son histoire passée plutôt que dans sa réalité d'alors. La ville était construite au sommet d'une colline escarpée et, par conséquent, était pratiquement imprenable. Les citoyens se sentaient tellement en sécurité au point que la garde des murailles de la ville était négligée.

Lisez Apocalypse 3 :1-6 avec Matthieu 24 :42-44 et 1 Thessaloniciens 5 :1-8. Quels sont les trois éléments que Jésus exhorte les chrétiens de Sardes à faire en tant que remède à leur condition spirituelle ? Comment l'avertissement de Jésus à « veiller » correspond-il à l'histoire de la ville ?

Jésus reconnait quelques chrétiens dans l'église de Sardes comme étant fidèles, la plupart d'entre eux sont spirituellement morts. Aucun péché ouvert, aucune apostasie, n'a été mentionné dans cette église (ce qui est l'opposé de Pergame et de Thyatire), mais elle souffre d'une léthargie spirituelle.

Le message de l'église de Sardes s'applique prophétiquement à la situation spirituelle des Protestants dans la période post-réforme, de 1565-1740, quand l'église s'est dégénérée en formalisme sans vie et dans un état d'autosatisfaction spirituelle. Sous l'effet de la marée montante du rationalisme et de la laïcité, l'accent sur la grâce salvatrice de l'évangile et l'engagement envers Christ avaient diminué, donnant lieu au rationalisme et aux arguments philosophiques acerbes. L'église à cette époque, bien que paraissant vivante, était en réalité, spirituellement morte.

Le message de cette lettre s'applique également à toutes les générations de chrétiens. Il y a des chrétiens qui parlent toujours en termes glorieux de leur fidélité passée à Christ. Malheureusement, les mêmes personnes n'ont pas beaucoup de choses à partager de leur expérience actuelle avec Christ. Leur religion est nominale, manque la vraie religion du cœur et un engagement sincère à l'évangile.

En gardant toujours devant nous la grande vérité du salut par la foi en Christ seul, de quelles façons pourrait-on dire que nos œuvres n'ont pas été trouvées « parfaites » devant Dieu ? Qu'est-ce que cela signifie et comment pouvons-nous « parfaire » nos œuvres devant Lui ? Voir Matthieu 5 :44-48.