Leçon 7 : Clés pour l’unité familiale

Lecture de la semaine: Genèse 33:12-14, Ruth 1:16-18, Jean 17:21-26, Gal. 3:28, Été phésiens 2:11-22, 5:21-6:9.

Verset a mémoriser: «Afin que tons soient un, comme Toi, Père, Tu es en Moi, et comme Je suis en Toi, afin qu'eux aussi soient un en nous, pour que le monde croie que Tu M'as envoyé» (Jean 17:21,1VEG). 

La vie familiale représente. les différentes saisons de la vie de différentes personnes. Pour la mère et le père, la venue des enfants dans leur vie représente une évolution importante, celle qui durera tout le temps de leur vie. Et pour la progéniture, bien sûr, passer de la non-existence à l'existence est, en effet, une transition majeure. Puis, les enfants commencent aussi à franchir les diverses étapes de la vie jusqu'à ce qu'ils quittent la maison pour fonder leurs propres foyers et avoir leurs propres enfants.

Cependant, que nous soyons parents ou enfants dans une famille, nous luttons tous contre la même chose, et c'est notre nature pécheresse déchue, ce qui peut rendre l'unité dans la vie familiale très difficile, pour dire le moins.

Oui, dans le corps de Jésus Christ sur la croix, tous les humains furent réconciliés avec Dieu et avec les uns les autres (Éphésiens 2:13-16, Col. 1:21-23 2:13-16, Col. 1:21-23), mais dans la pratique quotidienne, nous devons nous ouvrir nous-mêmes à la grâce de Christ, qui seule peut faire de l'unité familiale une expérience de vie pour tous ceux qui la cherchent par la foi. Ce doit être une expérience quotidienne dans nos vies. Heureusement, par la grâce de Christ, cela est possible.

* Étudiez cette leçon pour le sabbat 18 Mai.

Quelle illustration Paul utilise-t-il pour décrire la nouvelle unité qui existe entre les peuples en Christ? Comment Christ a-t-il fait de « deux », « un seul »? Eph. 2:11-22; Voir aussi Galates 3:28.

La croix de Christ supprime les barrières qui séparent les gens les uns des autres. Les murs séparent les adorateurs dans le temple juif, les hommes des femmes et les Juifs des Gentils. En décrivant l'unité des Juifs et des Gentils en Christ, Paul a utilisé un langage qui s'applique également à d'autres divisions entre les nations, les groupes de personnes, les couches sociales et les sexes. « Il a voulu créer en Lui-même avec les deux un seul homme nouveau, en établissant la paix» (Eph 2:15, NEG).

C'est une bonne nouvelle qui aide les couples à vraiment connaitre l'unité dans « une seule chair » dans le mariage. Aussi, par la foi en Christ, les familles divisées depuis longtemps peuvent se réconcilier.

C'est une chose de citer les textes de la Bible sur l'unité en Christ; c'est tout à fait une autre chose d'en faire l'expérience. Quels changements pratiques Christ apporte-t-il à notre vie qui nous permette de faire l'expérience de l'unité qui nous est promise? Voir, par exemple,  Romains 6:4-7, 2 Corinthiens 5:17, Eph. 4:24-32

« Dessinez un cercle d'où vous ferez partir plusieurs lignes depuis la circonférence jusqu'au centre. Plus celles-ci s'approchent du centre, plus elles se rapprochent les unes des autres. Il en est ainsi dans la vie chrétienne. Plus nous nous approchons du Christ, plus nous nous rapprochons les uns des autres. » — Ellen G. White, Le foyer chrétien, p. 171.

« Entre père et fils, mari et femme... se tient Christ le Médiateur, qu'ils soient en mesure de Le reconnaître ou non. Nous ne pouvons établir un contact direct à l'extérieur de nous-mêmes si ce n'est à travers Lui, à travers Sa parole et par notre soumission à Lui. » — (traduit de Dietrich Bonhoeffer, The Cost of Discipleship, New York: The MacMillan Publishing Co., 1979, p. 108).

Combien votre famille, ou la famille ecclésiale, est-elle proche du centre de ce cercle? Que devons-nous délaisser afin que les relations soient ce qu'elles devraient être?

« Que le Seigneur augmente de plus en plus parmi vous, et à l'égard de tous, cette charité que nous avons nous-mêmes pour vous » (1 Thess. 3:12 LSG).

Jésus a prié Son père que Ses disciples «soient un comme nous sommes un » (Jean 17:22). Résumez ce que Jésus a dit ici, en vous concentrant plus particulièrement sur le rôle de l'amour dans cette unité.

L'unité entre les disciples de Jésus était Sa préoccupation majeure dans cette prière. L'expérience de l'amour agape est essentielle à cette unité. « Agape », le mot de la Bible pour amour de Dieu, est utilisé dans cette prière et dans de nombreux autres endroits dans le Nouveau Testament. Cet amour est la nature même de Dieu (1 Jean 4:8), et il identifie les disciples de Jésus (Jean 13:35). L'amour de Dieu n'est pas naturel au coeur de l'homme pécheur Il vient dans la vie d'un croyant quand Jésus habite son coeur par Son Esprit (Romains 5:5, 8-9,11).

« Aimez-vous les uns les autres, comme Je vous ai aimés. » (Jean, 15:12, LSG). Le disciple Jean, qui a écrit ces paroles, n'était pas aimable auparavant, mais orgueilleux, avide de pouvoir, critique et colérique (Marc 3:17; Luc 9:54-55; Voir également Jésus-Christ, p. 295). Plus tard dans la vie, il rappelait comment Jésus avait continué à l'aimer en dépit de ces traits de caractère. L'amour de Jésus a progressivement changé Jean, ce qui lui permet d'aimer les autres dans l'unité des chrétiens. « Nous L'aimons parce qu'Il nous a aimés le premier » (1 Jean 4:19), écrit-il, et « Bien-aimés, si Dieu nous a ainsi aimés, nous devons aussi nous aimer les uns les autres. » (1 Jean 4:11, LSG). 

Lisez 1 Corinthiens 13:4-8. Essayez de mettre votre nom là où apparait le mot « amour ». Comment cela correspond-il? Demandez à Jésus d'apporter ces qualités d'amour dans votre vie par Son Esprit. Quels changements l'Esprit vous invite à faire afin d'atteindre cet idéal chrétien? 

« Si l'orgueil et l'égoïsme étaient mis de côté, cinq minutes élimineraient la plupart des difficultés » — (traduit d'Ellen G. White, Early Writings, p. 119). 

En tant qu'êtres humains, nos natures sont corrompues par le péché. Et, peut-être, le plus grand exemple de corruption est la malédiction de l'égoïsme. Nous semblons être nés égoïstes; nous pouvons voir cette réalité chez les petits enfants, dont la nature fondamentale est de vouloir tout pour eux seuls. « Moi, moi, moi... » Au moment où nous atteignons l'âge adulte, ce trait de caractère peut se manifester assez terriblement à certains égards, surtout à la maison.

Bien sûr, Jésus est venu pour changer cela (Éphésiens 4:24). Sa parole nous promet qu'à travers Lui, nous ne serons pas dominés par ce trait de caractère destructeur. Toute Sa vie est un parfait exemple de ce que veut dire vivre sans égoïsme; si nous imitons Sa vie (1 Jean 2:6), nous pourrons surmonter la tendance qui consiste à vivre seulement pour nous-mêmes.

Recherchez les textes suivants. Que nous disent-ils sur le fait de mener une vie désintéressée?

Philippiens 2:3-5 ..........................................................................................................................................................................................................

1 Jean 3:16-18 ..............................................................................................................................................................................................................

Comme Ellen G. White l'a écrit ci-dessus, si l'orgueil et l'égoïsme pouvaient être mis de côté, tant de problèmes pouvaient être résolus très rapidement, bien avant qu'ils ne s'enveniment, s'embrasent et finissent par se transformer en quelque chose de méchant. Tous les membres de la famille, surtout les parents, doivent être « purgés » (Prov. 16:6) de ce péché au pied de la croix (le meilleur exemple d'une vie désintéressée dans tout l'univers), même si cela signifie de constamment revenir à la croix et de se mettre à genoux dans la prière, la foi, les larmes et la soumission.

Combien de temps passez-vous à la croix pour lutter contre tout égoïsme dans votre vie? Comment ce verset (Matthieu 7:16) vous aide-t-il à savoir si vous passez assez de temps dans la prière?

Quel est le conseil de Paul concernant l'humilité et le service dans les relations? Eph. 5:21. Pourquoi pensez-vous que cette attitude contribue à l'unité dans l'église? Pourquoi est-elle si importante à la maison? Eph. 5:22-6:9.

Le mot « soumettre » (Eph. 5:21) signifie se placer humblement devant une autre personne sur la base du choix volontaire. Ce principe unique a commencé avec Christ (Matthieu 20:26-28; Jean 13:4, 5; Phil. 2:5-8) et il caractérise tous ceux qui sont remplis de Son Esprit (Eph. 5:18). « La crainte de Christ » est ce qui motive les gens à se soumettre de cette façon (Eph. 5:21). La mutualité dans le sacrifice de soi a été et est encore, un enseignement chrétien révolutionnaire sur les relations sociales. Nous devons revivre la réalité spirituelle que tous sont un en Christ; il n'y a aucune exception.

Un principe de ménage. Le terrain de la soumission chrétienne est le foyer. Si ce principe est efficace, il fera une énorme différence dans l'église. Paul se déplace immédiatement de l'introduction du principe de soumission pour discuter de son application dans les familles.

Trois paires de relations sont abordées dans Eph. 5:22-6:9.— des relations les plus communes et les plus inégalitaires dans la société. Le but n'est pas de renforcer l'ordre social existant, mais de montrer comment la culture de la foi de Christ fonctionne lorsqu'il y a une soumission volontaire radicalement différente des croyants entre eux. 

Pourquoi pensez-vous que Paul parle toujours en premier à ceux qui sont socialement les plus faibles dans la culture — les épouses, les enfants et les esclaves? Écrivez l'expression qui qualifie la soumission de chacun d'eux. Eph. 5:22; Eph. 6:1; Eph. 6:5.

Ceux qui sont socialement les plus puissants — les maris, les parents, les maitres — sont toujours traités en seconde position. Chacun reçoit une directive très peu commune dans la culture. Ces directives doivent avoir surpris les croyants du premier siècle. Elles ont préparé le terrain autour de la croix et ouvert la voie à une véritable unité dans les relations.

En fin de compte, l'unité et la cohésion familiale reposent sur l'engagement des membres de la famille, en commençant par l'engagement des partenaires conjugaux, consistant à prendre soin les uns des autres. Malheureusement, l'histoire biblique est parsemé d'exemples de promesses non tenues, de confiance brisée et de manque d'engagement là où ces éléments auraient dû être présents. L'Écriture a également des exemples émouvants des gens ordinaires qui, avec l'aide de Dieu, ont pris des engagements envers les amis et les familles et tenu leurs promesses.

Observez les familles suivantes et leurs niveaux d'engagement. Comment l'engagement a-t-il pu être renforcé dans certaines familles? Qu'est-ce qui a encouragé l'engagement démontré chez les autres?

La loyauté parent-enfant (Genèse 33:12-14, Exode 2:1-10)...................................................................................................

La loyauté entre les amis (Genèse 37 : 17-28)........................................................................................................................

La loyauté familiale (Ruth 1:16-18, 2:11, 12, 20, 3:9-13; 4:10,13)........................................................................................

Loyauté conjugale (Osée 1:2, 3, 6, 8; 3:1-3)............................................................................................................................

Lorsque nous nous engageons envers une autre personne, comme dans le cas du mariage ou dans la décision de porter ou d'adopter un enfant, il doit y avoir une soumission de nous-mêmes afin d'éviter un choix différent à l'avenir, une soumission de contrôle sur un segment important de nos vies. Les lois peuvent empêcher le comportement négatif, mais le mariage et les relations familiales ont besoin d'amour pour permettre à ceux qui s'engagent à s'épanouir.

Qu'est-ce que la promesse de Jésus sur l'engagement (Hébreux 13:5) signifie pour vous personnellement? Quel effet son engagement à vous devrait avoir sur votre engagement envers Lui, votre conjoint, vos enfants et vos frères et soeurs dans la foi?

Ellen G. White, «Un cercle sacré », dans Le foyer chrétien, chap. 27.

L'unité, la première œuvre. « La tâche primordiale des chrétiens est de rechercher l'unité dans la famille... Plus les membres d'une famille sont unis dans les devoirs qui s'accomplissent à la maison, plus l'influence exercée au-dehors par le père, la mère et les enfants sera réconfortante et utile. » — Ellen G. White, Le foyer chrétien, p. 37. Le secret de l'unité familiale. « C'est le fait de vivre loin du Christ qui engendre la division et la discorde dans les familles et dans l'église. S'approcher du Christ, c'est s'approcher les uns des autres.

Le secret de la véritable unité dans l'église et dans le foyer ne réside ni dans la diplomatie, ni dans une bonne gestion, ni dans un effort surhumain pour vaincre les difficultés — bien que tous ces éléments aient leur rôle à jouer — mais dans l'union avec le Christ. » — pp. 170, 171.

Discussion:

1) Discutez des forces dans votre propre société qui agissent contre l'unité familiale. Quelles solutions pratiques pouvez-vous offrir à une famille qui lutte contre ces influences?

2) Y a-t-il actuellement une famille dans votre église qui soit divisée? Dans l'affirmative, que pouvez-vous faire en tant que classe pour aider chaque membre en cette période de crise?

3) Discutez ensemble de cette question de la soumission. Comment est-elle comprise dans un contexte chrétien? De quelles façons ce principe est-il abusé?

4)Quels principes voyez-vous en ce qui concerne l'unité familiale qui peuvent aussi être appliqués à l'idée d'unité dans l'église?