Il y a des années, le philosophe britanique très fortement partisan de l'évolution, Bertrand Russel, plaisantait ainsi sur la conclusion ultime du processus évolutif : " Si l'on m'accordait l'omnipotence et des millions d'années pour l'expérimenter, il me semblerait que je n'aurais guère à me vanter du résultat final de mes efforts." - Dan FALK, cité dans Universe on a T-Shirt, Penguin Books, Toronto, 2002, p 203.
En mettant de côté l'erreur du philosophe concernant nos origines, on peut comprendre son cynisme vis à vis de l'humanité. Ce point semble particulièrement pertinent quand on considère le déluge et la suite. On pourrait penser qu'après un déluge qui a détruit la terre entière, les hommes auraient compris le message communiqué par l'attitude de Dieu envers le péché et la révolte ; apparemment, ce ne fut pas le cas. Les récits que le Saint-Esprit a inspirés à Moïse ne dépeignent rien de très beau ; l'humanité, de toute évidence, n'a pas appris grand-chose. Les choses ont dégénéré rapidement voir aussitôt.
Cette semaine, nous examinons les premières années après le déluge, les changements survenus et les conséquences. Pourtant, en dépit de tous ces carnages et de toutes ces révoltes, nous voyons Dieu intervenir au faveur d'une race déchue, oeuvrant pour la sauver malgré elle, tout comme il le fait encore aujourd'hui.
Nul doute que Noé et sa famille sont sortis de l’arche pour découvrir un monde nouveau, par certains aspects complètement différent de celui qu’ils avaient connu. Il est difficile d’imaginer leurs pensées. Peut-être ont-ils été terrifiés par le paysage ravagé. Aujourd’hui, des milliers d’années plus tard, même si nous constatons les traces du déluge, nous nous y sommes habitués : nous n’avons rien connu d’autre.
Qui sait, d’ailleurs, si la nature ne s’est pas adaptée et ne s’est pas rétablie dans une certaine mesure après le désastre initial ?
Pour Noé et sa famille, pourtant, cela a sans doute été une expérience déchirante, voire effrayante.
Le changement le plus radical, bien sûr, est l’introduction de la viande comme nourriture, quelque chose qui n’était pas permis avant. Un grand nombre d’animaux qui étaient auparavant leurs compagnons devenaient leur nourriture. Quelque chose de merveilleux et d’harmonieux avait disparu suite au péché. N’est-ce pas toujours le cas ?
Les êtres humains, selon les textes bibliques, n’étaient pas carnivores à l’origine et les animaux non plus. Dans le paradis terrestre, malgré la grande différence entre les hommes et les animaux (Gn 1.26,27), ils avaient de nombreux points communs : tous avaient été créés par Dieu, tous possédaient la vie, et tous partageaient le même régime. Sans doute était-ce, de la part de Dieu, une façon de montrer aux humains qu’en dépit de leur statut d’êtres supérieurs, ils devaient respecter ces créatures sur lesquelles ils «dominaient».
lisez Gn 9.1-3. Quelle espérance et quels encouragements Noé et sa famille ont-ils reçus du Seigneur, étant donné les circonstances ?
Comparez les versets ci-dessus et les paroles du Seigneur à Adam et Ève dans Gn 1.28-30. Quelles sont les différences entre les deux récits ? Quelles sont les raisons de ces différences, à votre avis ? Quel grand changement s’est-il produit dans leur relation avec la vie animale ?
Quels ravages dus au péché constatez-vous dans votre propre vie ?
Quelles démarches envisager en vue d’une guérison et d’une restauration ?
Que le Seigneur offre gracieusement sa paix, sa protection et une vie prospère, ou qu’il envoie des avertissements, la destruction ou la mort, les gens ne semblent pas entendre, n’est-ce pas ?
Et nul n’est besoin de récits bibliques pour le prouver; quand on s’examine soi-même, a-t-on besoin de preuves supplémentaires ?
Les paroles de Noé au sujet de ses enfants ne scellaient pas à jamais le sort de sa postérité; l’incident, en fait, semble révéler des traits de caractère déjà présents et la façon dont ceux-ci se transmettraient d’une génération à l’autre. «Le péché de Cham avait quelque chose d’intentionnel. Peut-être avait-il surpris la nudité honteuse de son père accidentellement, mais au lieu d’être peiné par la folle attitude de ce dernier, il s’est amusé de ce qu’il avait vu et a pris plaisir à en parler publiquement. [...] Ses deux frères aînés n’ont pas partagé ses sentiments pervers. Adam, lui aussi, avait eu deux fils bien élevés, Abel et Seth, et un enfant qui a choisi de faire le mal, Caïn. Tous avaient reçu le même amour et la même éducation et pourtant le péché s’est manifesté de façon beaucoup plus marquée chez l’un des fils. Le même esprit dépravé se manifeste chez l’un des fils de Noé, tandis que les autres, élevés sous le même toit et dans les mêmes conditions que Cham, font preuve d’une décence et d’une maîtrise admirables. De même que les funestes traits de caractère de Caïn le criminel se sont perpétués chez ses descendants, la nature avilie de Cham s’est par la suite révélée chez les siens.» — Seventh-day Bible Commentary, vol. 1, p. 266.
Relisez Gn 9. Après le déluge, Dieu fait alliance avec toutes les créatures vivantes, promettant de ne jamais plus détruire le monde par un déluge et faisant appel à la beauté d’un arc-en-ciel comme garant de sa promesse. Quel récit contrastant fortement avec cette promesse, celle d’une «alliance perpétuelle », Dieu fait-il aussitôt ?
Quel message en tirons-nous ? Que nous indique le fait que Noé le «juste» soit impliqué dans ce récit sordide ?
Nous désirons généralement que nos péchés soient pardonnés, ce qui, bien sûr, est important (Rm 4.7; Ep 1.7; 1 Jn 1.9; 2.12). Mais que nous indique le récit de Noé et de son inconduite sur l’impact négatif de certains actes, notamment de la part de personnes assumant de grandes responsabilités ? Peut-être avez-vous une grande décision à prendre. Quelles en seront les conséquences sur autrui ?
Que le Seigneur offre gracieusement sa paix, sa protection et une vie prospère, ou qu’il envoie des avertissements, la destruction ou la mort, les gens ne semblent pas entendre, n’est-ce pas ?
Et nul n’est besoin de récits bibliques pour le prouver; quand on s’examine soi-même, a-t-on besoin de preuves supplémentaires ?
Les paroles de Noé au sujet de ses enfants ne scellaient pas à jamais le sort de sa postérité; l’incident, en fait, semble révéler des traits de caractère déjà présents et la façon dont ceux-ci se transmettraient d’une génération à l’autre. «Le péché de Cham avait quelque chose d’intentionnel. Peut-être avait-il surpris la nudité honteuse de son père accidentellement, mais au lieu d’être peiné par la folle attitude de ce dernier, il s’est amusé de ce qu’il avait vu et a pris plaisir à en parler publiquement. [...] Ses deux frères aînés n’ont pas partagé ses sentiments pervers. Adam, lui aussi, avait eu deux fils bien élevés, Abel et Seth, et un enfant qui a choisi de faire le mal, Caïn. Tous avaient reçu le même amour et la même éducation et pourtant le péché s’est manifesté de façon beaucoup plus marquée chez l’un des fils. Le même esprit dépravé se manifeste chez l’un des fils de Noé, tandis que les autres, élevés sous le même toit et dans les mêmes conditions que Cham, font preuve d’une décence et d’une maîtrise admirables. De même que les funestes traits de caractère de Caïn le criminel se sont perpétués chez ses descendants, la nature avilie de Cham s’est par la suite révélée chez les siens.» — Seventh-day Bible Commentary, vol. 1, p. 266.
Relisez Gn 9. Après le déluge, Dieu fait alliance avec toutes les créatures vivantes, promettant de ne jamais plus détruire le monde par un déluge et faisant appel à la beauté d’un arc-en-ciel comme garant de sa promesse. Quel récit contrastant fortement avec cette promesse, celle d’une «alliance perpétuelle », Dieu fait-il aussitôt ?
Quel message en tirons-nous ? Que nous indique le fait que Noé le «juste» soit impliqué dans ce récit sordide ?
Nous désirons généralement que nos péchés soient pardonnés, ce qui, bien sûr, est important (Rm 4.7; Ep 1.7; 1 Jn 1.9; 2.12). Mais que nous indique le récit de Noé et de son inconduite sur l’impact négatif de certains actes, notamment de la part de personnes assumant de grandes responsabilités ? Peut-être avez-vous une grande décision à prendre. Quelles en seront les conséquences sur autrui ?
Les paroles de Pierre ont quelque chose de frappant lorsqu’il déclare qu’aux derniers jours les moqueurs diront que «tout demeure comme depuis le commencement de la création» (2 P 3.4). Ces versets annoncent la façon dont cette prophétie s’est tragiquement accomplie, notamment au cours de ce dernier siècle et demi. La science a proposé une interprétation géologique en faveur de longues périodes et non d’une catastrophe soudaine comme le déluge pour expliquer l’aspect de la terre. En d’autres termes, tout semble se passer comme toujours; les canyons géants et les formations rocheuses ne sont pas le résultat d’une catastrophe soudaine, mais la conséquence d’événements dont le déroulement remonte aux débuts de la création; ils sont le résultat d’une longue suite d’événements progressifs.
C’est là une notion à la base de la théorie de l’évolution, le déroulement constant d’événements qui évoluent lentement depuis le début des temps et non la création soudaine en six jours littéraux de la vie sur terre, comme l’enseigne la Bible.
Il est remarquable que Pierre, si longtemps auparavant, ait indiqué que ces deux domaines seraient des sujets de conflit dans les derniers jours. Que cela soit arrivé comme prédit montre fortement que nous vivons à une époque où il nous faut décider fermement de quel côté nous nous plaçons.
Dans 2 p 2, l’apôtre parle des faux enseignants qui étaient autrefois fidèles au Seigneur, puis qui s’en sont détournés. En gardant ce contexte à l’esprit, lisez 2 P 3.1-11, puis répondez aux questions suivantes :
1. Vers quelle source et’ vers quelle autorité Pierre tourne-t-il immédiatement l’attention des docteurs et des moqueurs ? Pourquoi sa réponse est-elle importante ?
2. Qu’est-ce qui motive les railleries ? N’en est-il pas de même aujourd’hui ? Expliquez.
3. Que veut prouver Pierre en mentionnant ici le récit du déluge ? Voir 2 P 2.5.
Relisez, dans la lettre de Pierre, les textes d’aujourd’hui. Vous reconnaissez-vous dans ces passages — doutes, questions, railleries ? Comment retrouver le chemin étroit ? Mt 7.14.
Le chapitre 10 de la Genèse relate, de façon très générale, la façon dont la terre s’est repeuplée après le déluge. Les enfants naissent, les nations se constituent et les foules se répandent en formant des puissances qui apparaîtront éventuellement plus tard dans la Bible.
«Les habitants de la plaine de Sinéar ne croyaient pas à la promesse divine annonçant qu’on ne verrait plus de déluge. Un grand nombre d’entre eux niait même l’existence de Dieu et attribuait cette catastrophe à des causes naturelles. D’autres croyaient à un Être suprême, mais, semblables à Caïn, ils se révoltaient contre lui. En donnant à cette construction une hauteur plus élevée que la limite atteinte par la récente catastrophe, ils pensaient se mettre à l’abri de tout danger. En outre, la grandeur de la tour allait leur permettre de monter jusqu’à la région des nuages, où ils espéraient découvrir les causes du cataclysme. En un mot, toute cette entreprise avait pour but de satisfaire l’orgueil de ses initiateurs et d’éteindre la connaissance de Dieu chez les générations futures», en les conduisant à l’idolâtrie. — Ellen WHITE, Patriarches et prophètes, «La tour de Babel», p. 96,97.
Le verset 6 est sans doute le verset le plus frappant de l’histoire de Babel. Le Seigneur constate qu’en travaillant ensemble, ces gens sont en train d’acquérir des connaissances et des savoir-faire importants. On pourrait penser que c’était là quelque chose de positif. On sait tout le bien que la technologie nous a apporté. Pourtant, le Seigneur ne le voit ainsi et entreprend de tout arrêter en brouillant leur langage. Ainsi, il les disperse, leur rendant les choses beaucoup plus difficiles s’ils veulent continuer de mettre leurs ressources en commun et compléter leurs desseins. Pourquoi l’a-t-il fait ?
Lisez Gn 11.1-10. Quel exemple de progrès scientifique est décrit ici et que pensaient faire les hommes de telles connaissances ?
Si l’on réfléchit à leur histoire récente, pourquoi les hommes voulaient-ils bâtir une tour s’élevant jusqu’au ciel ?
Pour quelle raison le Seigneur a-t-il voulu les arrêter ? Voir aussi Gn 3.22; 6.5.
Quelle leçon en tirons-nous ? Quelle sorte de connaissance recherchons-nous ? Qu’en faisons-nous ? Quelles leçons importantes tirer personnellement de ce récit ? Voir aussi 2 Tm 3.7.
À lire : Ellen WHITE, Patriarches et prophètes, «Après le déluge», p. 81-86. «La prédiction de Noé n’était pas un sort arbitraire jeté sur ses fils. Elle ne déterminait nullement leur caractère et leur destinée. Elle révélait les conséquences du genre de vie qu’ils devaient respectivement choisir et du caractère qu’ils formeraient. Etant donné leurs tendances, elle se bornait à exprimer le dessein de Dieu à leur égard et à l’égard de leur postérité. Généralement, les enfants héritent des dispositions de leurs parents, et imitent leur exemple. Les péchés de ceux-ci se reproduisent ainsi d’une génération à l’autre. L’irrévérence et la bassesse de Cham, adoptée par sa postérité, amenèrent sur celle-ci une malédiction qui a pesé sur un grand nombre de générations."Un seul pécheur peut causer la perte des biens les plus précieux" (Ec 9.18)» — Ellen WHITE, Patriarches et prophètes, « La tour de Babel », p. 96.
«Les géologues prétendent trouver dans la terre elle-même les preuves que celle-ci serait beaucoup plus ancienne que ne le dit la narration mosaïque. [... ] Mais la géologie ne peut rien prouver indépendamment de l’histoire biblique. Ceux qui opinent si savamment sur les découvertes de cette science n’ont aucune idée exacte de la dimension des hommes, des animaux et des arbres qui existaient avant le déluge, ou des bouleversements qui se sont produits alors. Les fossiles découverts prouvent l’existence d’un genre de vie qui différait à beaucoup d’égards de l’état de choses actuel. Seuls les récits inspirés peuvent nous en apprendre l’époque. L’histoire du déluge révèle des faits que la géologie n’aurait jamais pu déceler.» — Idem, « La semaine primitive », p. 88, 89.