Nous entendons aujourd’hui de nombreux slogans tels que: «Non à la guerre!» «Non à la déforestation!» «Non aux armes nucléaires!» Mais l’une d’entre elles que nous n’avons probablement jamais entendue est «Non à l’amour des choses terrestres!» Cela ne correspond tout simplement pas à la sensibilité de notre monde. Ce n’est pour autant pas parce que les autres slogans sont faux ou que ce qu’ils préconisent soit erroné. Ils sont juste très myopes, par rapport à la proximité de l’éternité. Notre objectif doit être éternellement plus élevé.
Lisez Colossiens 3:5-6 (voir aussi Rm 6:1-7). Comment faisons-nous l’expérience de ce que signifie le fait d’être mort à soi-même et aux choses terrestres, et de vivre pour «les choses d’en haut» (Col 3:1)?
Même si spirituellement nous sommes morts avec Christ, nos «membres», c’est-à-dire, les tentations que notre corps et notre esprit nous présentent, doivent être mis à mort. Mais nous devons nous rendre compte de deux choses en relation avec ce commandement.
Tout d’abord, dans Colossiens 3:1, la forme grecque que Paul utilise suppose que nous avons été, en effet, ressuscités avec Christ. Deuxièmement, le commandement dans Colossiens 3:5 est une conséquence de ce fait («donc»). Nous pouvons mettre à mort les choses terrestres (l’impudicité, l’impureté, les passions, les mauvais désirs, et la cupidité, etc.) uniquement parce que nous avons été ressuscités avec Christ et que nous avons Sa vie spirituelle et Sa puissance pour chasser ces choses de nos esprits et de nos vies.
Il est intéressant de noter que la seule autre occurrence en grec de l’expression exacte qui apparait dans Colossiens 3:6, «la colère de Dieu», se trouve dans Romains 1:18. Dieu «livre» les gens à leurs propres mauvaises voies, et donc Sa colère «vient» aussi (voir Ap 6:16-17) «sur les fils de la rébellion» (Col 3:6, LSG). Dans Romains 1:18, Paul fait référence à «toute impiété et toute injustice», assimilant «l’impureté» (en utilisant le même mot grec que celui qu’on trouve dans Colossiens 3:5) très spécifiquement aux gens qui se livrent aux «convoitises de leurs cœurs; en sorte qu’ils déshonorent eux-mêmes leurs propres corps» (Rm 1:24, LSG).
Comment déshonorent-ils leur corps? D’abord, parce qu’ils refusent de reconnaitre le Créateur, mais aussi par des «passions infâmes: car leurs femmes ont changé l’usage naturel en celui qui est contre nature; et de même les hommes, abandonnant l’usage naturel de la femme, se sont enflammés dans leurs désirs les uns pour les autres, commettant homme avec homme des choses infâmes» (Rm 1:26-27, LSG).
Comment mettons-nous en pratique ces paroles: «Faites donc mourir les membres qui sont sur la terre» (Col 3:5)?
« Que la grâce et la paix vous soient données… de la part de Jésus-Christ, le témoin fidèle, le premier-né des morts, et le prince des rois de la terre ! » Apocalypse 1 : 4, 5
Jean le disciple bien-aimé, attribue à Jésus des titres exaltant sa crédibilité et sa fidélité. Son Maître est « le témoin fidèle », « le témoin fidèle et véritable » (Apoc. 3 : 14), « Fidèle et Véritable » (Apoc. 19 : 11). Aucun autre auteur biblique ne souligne ainsi la crédibilité du Christ.
Jésus est la représentation parfaite de la fidélité. Il est fidèle à la vérité, fidèle à Dieu, fidèle à toutes ses promesses. Nous pouvons compter entièrement sur lui, car il est la personnification de la vérité. Christ est le témoin fidèle, la démonstration de l’Évangile. Tout ce qu’il dit est digne de confiance. C’est pourquoi nous l’écoutons et le croyons. Le mot « témoin » est répété non moins de soixante-douze fois dans les écrits de l’apôtre Jean. Le mot « martyr » vient du grec « martus », qui veut dire « témoin ». Un témoin fidèle est celui qui exprime la vérité au prix de sa propre vie. Et c’est ce que Jésus a démontré au Calvaire. Sur la croix, Christ, par sa mort, a rendu témoignage de la justice et de l’amour de Dieu. La mort du Christ témoigna irréfutablement de l’amour divin. C’est la fiabilité de ce témoignage qui justifie le caractère de Dieu pour toujours et démasque la vraie nature de Satan.
Ellen White indique le secret pour découvrir Christ en tant que témoin fidèle : « La Parole révélée par Dieu… doit être le fondement de votre foi. Étudiez les commandements de Dieu et le témoignage que Jésus a rendu de la vérité. Il est le témoin fidèle et véritable. » (Review and Herald, 22 octobre 1903.)
Ma prière en ce jour : Seigneur, en tant que témoin fidèle, tu me donnes la pleine assurance du salut. Amen !
(« Portrait de Jésus » George W. Brown. Ed: IDPA)