Le don de prophétie occupe une place prépondérante dans l’enseignement de Paul sur les dons spirituels. Il est intéressant de noter que le don de prophétie est généralement mentionné avant le don des langues (1 Cor 12:10, 28; 1 Cor 13:8). Lorsque le don des langues est mentionné en premier, c’est uniquement pour souligner son importance relativement moindre par rapport au don de prophétie (1 Cor 14:4, 5, 6, 22).
Lisez Eph 4:11–13 et 1 Cor 14:3, 4. Que disent ces passages au sujet du but des dons spirituels en général et du don de prophétie en particulier?
Le don de prophétie vise à l’édification, à l’exhortation et à la consolation (1 Cor 14:3; voir aussi Actes 15:32). Cela indique que la prophétie concerne moins la prédiction de l’avenir que la manière de vivre dans le présent. Le verbe grec prophēteuō peut signifier soit « annoncer à l’avance », soit « parler au nom de quelqu’un ». Le premier sens apparaît, par exemple, dans Actes 2:29–31 (voir aussi Amos 3:7), où David est présenté comme prophète en ce sens qu’il a « prévu » certaines choses. Le second sens apparaît dans Actes 15:32, où Judas et Silas sont désignés comme prophètes. Leur « prophétie », toutefois, consistait à exhorter et à affermir « les frères par de nombreuses paroles » (LSG).
D’après Éphésiens 4:11–13, les dons spirituels n’ont pas cessé à l’époque apostolique. Ils doivent demeurer jusqu’à la fin (Actes 2:39). Toutefois, s'il doit y avoir un prophète, il doit être évalué à la lumière des Écritures. D’une manière générale, quatre critères doivent être remplis. Premièrement, les prophéties doivent s’accomplir (Dt 18:22; Jr 28:8, 9). Deuxièmement, le message doit être en accord avec celui des prophètes précédents (Dt 13:1–3; Es 8:20). Troisièmement, sa vie quotidienne doit manifester un engagement envers Christ (1 Jn 4:1–3). Quatrièmement, Jésus a déclaré que l’on reconnaît les faux prophètes à leurs fruits (Matth. 7:15–20). Cela s'applique également aux prophètes.
Le livre de l’Apocalypse indique que le don de prophétie est une caractéristique distinctive de l’Église du reste (Ap 12:17; 19:10). En tant qu’Adventistes du Septième Jour, nous croyons que le don de prophétie a été accordé à Ellen G. White et qu’il se manifeste dans ses écrits.
Quelles sont toutes les raisons qui nous amènent à croire au don prophétique d’Ellen G. White? Quelles questions demeurent quant à son rôle et à son autorité?
« Pilate dit aux principaux sacrificateurs et à la foule : Je ne trouve rien de coupable en cet homme ». Luc 23 : 4
Après avoir écouté les fausses accusations portées contre Jésus par les membres du sanhédrin et ceux qui étaient à leur solde, Pilate conclut : « Je ne trouve rien de coupable en cet homme. »
Ironiquement, après avoir déclaré Christ innocent de toute accusation, Pilate plia lâchement devant les exigences du sanhédrin et finit par ordonner son exécution. Ce fut en vérité une monstrueuse parodie de jugement. En déclarant Christ innocent, Pilate avait sans le savoir souscrit au verdict de l’Écriture. L’histoire témoigne que Jésus de Nazareth est le seul homme qui ait jamais vécu sans pécher.
L’apôtre Pierre rend ce témoignage : « Lui qui n’a point commis de péché, et dans la bouche duquel il ne s’est point trouvé de fraude… » (1 Pierre 2 : 22.) Paul le proclame « saint, innocent, sans tache » (Héb. 7 : 26). Jean, le disciple bien-aimé, voyait en son Maître « Jésus-Christ le juste » (1 Jean 2 : 1). Et celui qui le trahit ne put que confirmer l’innocence de Jésus par sa confession tardive : « Je n’ai trouvé en lui aucune faute pour laquelle il mériterait de mourir. » (Luc 23 : 22, FC.)
Cet homme innocent est notre merveilleux Sauveur, notre modèle parfait. Il désire voir ses disciples acquérir son caractère. Jésus seul a le pouvoir de nous délivrer de la culpabilité du péché et de nous transformer en son image. Jean peint le portrait des rachetés : « Dans leur bouche il ne s’est point trouvé de mensonge, car ils sont irréprochables. » (Apoc. 14 : 5.) Grâces soient rendues à Dieu ! « Satan ne put trouver en Christ rien qui puisse lui donner prise pour le détourner du droit chemin. » (Signs of the Times, 16 octobre 1896.)
Ma prière en ce jour : Seigneur, je te loue car tu veux me communiquer ta sainteté. Amen !
(« Portrait de Jésus » George W. Brown. Ed: IDPA)