Quand nous regardons autour de nous, nous voyons le monde s’agiter et gémir, et les signes dont Jésus nous avait parlé s’accomplissent sous nos yeux. Les guerres et les bruits de guerres, les nations qui se soulèvent les unes contre les autres, les famines, les pestes, les tremblements de terre et les persécutions (Mt 24:6-11) se produisent partout autour de nous et semblent s’intensifier au fil du temps. Oui, nous vivons une époque grave — une époque où nous avons besoin d’une relation durable avec Dieu.
Il nous est dit: « La fin de toutes choses est proche. Soyez donc sages et sobres, pour vaquer à la prière » (1 Pi 4:7, LSG). Si tel est le cas, il est d’autant plus nécessaire de fortifier et de consolider votre relation personnelle avec Dieu. Et peu importe combien de temps ce monde dure encore: notre vie individuelle reste toujours brève, quelle que soit notre longévité.
« À vous maintenant, qui dites: Aujourd’hui ou demain nous irons dans telle ville, nous y passerons une année, nous trafiquerons et nous gagnerons! Vous qui ne savez pas ce qui arrivera demain! Car qu’est-ce que votre vie? Vous êtes une vapeur qui paraît pour un peu de temps, et qui ensuite disparaît » (Jc 4:13, 14, LSG).
Nous savons combien cet avertissement est vrai. Vous qui lisez ces lignes maintenant pouvez ne plus être en vie avant la fin de cette journée. Cela fait partie de la triste réalité de vivre dans un monde déchu. Combien est-il alors crucial de veiller à notre relation avec Dieu, et de vivre constamment conscients de notre besoin de Lui et de Sa grâce salvatrice!
Le Psaume 80 est une belle supplication adressée à Dieu. Lisez ce chapitre et considérez en particulier les versets 1–3, 14–17, 18, 19, en mettant le mot « je » à la place de « nous ». Indépendamment de la différence de temps, de lieu et de contexte de ce psaume, comment vous y reconnaissez-vous personnellement?
Nous avons tous besoin d'un renouveau dans nos vies. Il est si facile de se reposer sur ses lauriers, voire d'oublier ce que Dieu a fait et fait toujours pour nous. Quel croyant fidèle, même en difficulté, ne pourrait pas prier ainsi: « Fais briller ta face, et nous serons sauvés! » (Ps 80:19, LSG)? Lorsque vous acceptez ce que Jésus a fait pour vous, lorsque vous savez que vos péchés sont pardonnés et que vous êtes couvert par Sa justice parfaite, qui vous est imputée par la foi, vous pouvez savoir que vous êtes sauvé en Lui.
Comment comprenez-vous ce que signifie pour Dieu le fait de « faire briller » Sa face sur vous, particulièrement dans le contexte où Sa justice seule vous sauve?
« Sur la nuée était assis quelqu’un qui ressemblait à un fils d’homme, ayant sur sa tête une couronne d’or, et dans sa main une faucille tranchante. Et un autre ange sortit du temple, criant d’une voix forte à celui qui était assis sur la nuée : Lance ta faucille, et moissonne ». Apocalypse 14 : 14, 15
Après les messages des trois anges d’Apocalypse 14, Jean voit Christ revenir dans la gloire et la splendeur. En cette occasion sublime, Jésus apparaît sous les traits du moissonneur de la dernière moisson de la terre.
Cette scène conclut la tragédie des siècles. Christ, le personnage central du plan du salut, joue le rôle principal lors de l’ultime moisson. Il tient dans sa main « une faucille tranchante », symbole de la moisson. On voit Christ, le moissonneur, lancer sa faucille sur la terre pour rassembler la dernière récolte (Apoc. 14 : 16).
On discerne deux étapes lors de la dernière moisson : Au cours de la première, les rachetés de tous les siècles sont rassemblés. Ils sont représentés par le grain prêt pour la moisson (Apoc. 14 : 16, 17 ; Mat. 13 : 30). La seconde montre le jugement dernier des impies de tous les siècles représentés par les raisins mûrs (Apoc. 14 : 18-20). L’image des deux récoltes est une allusion à l’année agricole marquée par la moisson du blé et les vendanges. Ces deux étapes du jugement dernier soulignent deux attributs essentiels de Dieu : la grâce et la justice.
Pour les rachetés, la moisson est un événement marqué par une allégresse insurpassable. Ils attendent avec impatience l’apparition du moissonneur. Ils attendent pour leur salut celui qui « apparaîtra sans péché une seconde fois » (Héb. 9 : 28). Pour ceux qui l’ont rejeté, il est le juge redouté. « Chaque chrétien a le privilège non seulement d’attendre, mais de hâter le retour de notre Seigneur. Si tous ceux qui professent son nom portaient du fruit à sa gloire, la semence de l’Évangile serait très vite répandue dans le monde. La grande moisson finale mûrirait, et Christ reviendrait. » (Lift Him Up, p. 274.)
Ma prière en ce jour : Seigneur, l’heure de la moisson approche. Aide-moi à être prêt pour le grand rassemblement. Amen !
(« Portrait de Jésus » George W. Brown. Ed: IDPA)