Lisez 1 Thessaloniciens 4:1–8. Que dit ce passage concernant le lien entre la sanctification et l’abstention de l’immoralité sexuelle?
Bien que Paul s’adresse à d’autres personnes dans les textes ci-dessus, le principe peut s’appliquer à tous les chrétiens. Cela soulève néanmoins la question suivante: que se passait-il à Corinthe? Pourquoi tant de problèmes?
Certains à Corinthe semblaient croire que, puisque l’Évangile les avait rendus libres, ils pouvaient tout se permettre. Ils soutenaient que, de même que l’estomac est fait pour la nourriture, le corps est fait pour la sexualité, et la sexualité pour le corps (1 Cor 6:13). Paul répond que cette conception est une déformation de la liberté chrétienne. Le manque d’intégrité dans le domaine sexuel est incompatible avec l’identité chrétienne et constitue un mauvais usage de la liberté accordée à l’homme par l’Évangile (Rm 8:2; Gal 5:13). Nous avons été affranchis du péché, et non rendus « libres » pour y céder (Rm 8:2; Rm 6:18, 22). En réalité, « le corps est pour le Seigneur, et le Seigneur pour le corps » (1 Cor 6:13). Nous appartenons à Christ (1 Cor 6:15), et ce que nous sommes doit influencer ce que nous faisons. Les deux sont intrinsèquement liés. Cela apparaît dans 1 Corinthiens 6 de trois manières différentes.
Premièrement, nous sommes identifiés comme ayant été lavés, sanctifiés et justifiés « au nom du Seigneur Jésus-Christ et par l’Esprit de notre Dieu » (1 Cor 6:11). Les péchés énumérés dans 1 Corinthiens 6:9-10, ainsi que l’immoralité sexuelle dénoncée dans 1 Corinthiens 6:12-20, n’ont pas leur place dans la vie de ceux qui ont été lavés, sanctifiés et justifiés.
Deuxièmement, nous sommes membres de Christ (1 Cor 6:15). Cela signifie que nous devons être unis à Christ (1 Cor 6:17). L’immoralité sexuelle viole cette union (1 Cor 6:13, 15). Quiconque s’unit à une autre personne par une relation sexuelle hors mariage devient « un seul corps » avec elle (1 Cor 6:16). L’union avec Christ par l’Esprit doit déterminer l’éthique chrétienne dans le domaine de la sexualité.
Troisièmement, nos corps sont « le temple du Saint-Esprit » (1 Cor 6:19). La seule manière de vivre une vie sainte et intègre dans le domaine sexuel est d’entretenir une relation intime avec Christ par le Saint-Esprit. Ailleurs, Paul décrit l’expérience d’être un temple de l’Esprit comme le fait de présenter son corps « comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu » (Rm 12:1).
Réfléchissez aux ravages que les péchés sexuels ont causés à l’humanité. Que devrait nous apprendre cela sur le sérieux avec lequel les chrétiens doivent considérer cette question?
« Voici, je t’ai gravée sur mes mains ; tes murs sont toujours devant mes yeux. » Ésaïe 49 : 16
Jésus, les mains cicatrisées, est une image puissante. Elle évoque les mains du Christ percées par les clous. Nous voyons notre Sauveur au Calvaire, subissant la torture de la croix. Ces mains qui bénissaient les petits enfants, guérissaient les malades, rétablissaient les souffrants et relevaient les déshérités, d’autres mains cruelles les ont clouées au bois infâme.
Le Christ stigmatisé domine l’histoire. Les cicatrices de ses mains décrivent éloquemment la nature et la portée de son amour rédempteur. L’amour d’une mère, le plus puissant que connaisse l’humanité, ne peut égaler l’incomparable amour de Dieu. Pour confirmer la profondeur et la permanence de son amour, Christ a, par sa crucifixion, gravé les rachetés sur la paume de ses mains. Pendant toute l’éternité, les cicatrices laissées par les clous dans les mains de Jésus rappelleront à jamais son amour et sa grâce incomparables. Nous sommes gravés sur les mains de notre Sauveur parce que nous sommes précieux à ses yeux.
Harry Anderson a peint un très beau tableau, intitulé « Qu’est-il arrivé à tes mains ? » Jésus est entouré d’enfants aux yeux brillants, examinant curieusement ses mains. Ils regardent le Sauveur et posent leur question en toute candeur. Il nous est dit que « dans le royaume de gloire, Jésus présentera les stigmates de ses mains qui lui furent faits à la crucifixion. Ces marques de cruauté, il les aura toujours. Chaque trace des clous dira l’histoire de la merveilleuse rédemption de l’homme, et du prix élevé qu’elle a coûté.» (Premiers écrits, p.178, 179.)
Ma prière en ce jour : Seigneur, tes mains percées par les clous me touchent au plus profond du cœur. Merci de m’avoir gravé dans tes paumes. Amen !
(« Portrait de Jésus » George W. Brown. Ed: IDPA)