Les adventistes du septième jour croient qu’Ellen G. White a été divinement inspirée. Ses écrits, sa vie et son ministère répondent aux critères d’un véritable prophète. Elle possédait la même qualité d’inspiration que les prophètes bibliques, bien qu’elle n’ait jamais considéré ses propres écrits comme étant équivalents aux Écritures. Au contraire, Ellen G. White a toujours élevé la Bible. Mais comment comprenait-elle elle-même les révélations prophétiques que Dieu lui accordait et le processus de son inspiration?
Premièrement, Ellen G. White a toujours considéré la Bible comme la révélation autoritaire et infaillible de Dieu. La Bible révèle la vérité de Dieu et Son plan de salut pour la race humaine déchue. Dans ce processus, comme nous l’apprenons, Il utilise des prophètes pour communiquer Ses messages.
Deuxièmement, Ellen G. White reconnaissait que le processus de l’inspiration impliquait une interaction divino-humaine. Dieu communiquait Ses messages, puis le prophète transmettait l’instruction divine en utilisant ses propres mots. Comme Ellen G. White l’a exprimé: « Ce ne sont pas les paroles de la Bible qui sont inspirées, mais les hommes qui l’ont été. L’inspiration n’agit pas sur les paroles de l’homme ni sur ses expressions, mais sur l’homme lui-même, qui, sous l’influence du Saint-Esprit, est pénétré de pensées… L’intelligence et la volonté divines s’unissent à l’intelligence et à la volonté humaines; ainsi les déclarations de l’homme sont la parole de Dieu. » — Selected Messages, livre 1, p. 21.
En ce qui concerne les visions et les rêves prophétiques, Ellen G. White comprenait l’« inspiration des pensées » comme une union de la révélation divine et de l’expérience humaine. Elle écrivait: « La Bible, avec ses vérités données par Dieu exprimées dans le langage des hommes, présente une union du divin et de l’humain. » — Selected Messages, livre 1, p. 25. Dieu a utilisé de nombreux moyens pour produire la compréhension de Son message dans l’esprit de Son messager. Ceux-ci incluaient des représentations visuelles, des paroles et des pensées qui engageaient tous les sens du prophète. L’expérience d’Ellen G. White fut similaire à celle des auteurs bibliques.
Troisièmement, Ellen G. White a souligné que ses expériences et communications humaines n’étaient pas toutes inspirées. « Il y a des moments où des choses ordinaires doivent être exprimées, conseillait-elle, des pensées ordinaires doivent occuper l’esprit, des lettres ordinaires doivent être écrites et des informations doivent être transmises d’un ouvrier à un autre. De telles paroles, de telles informations, ne sont pas données sous l’inspiration spéciale de l’Esprit de Dieu. » — Selected Messages, livre 1, p. 39. Il est important de reconnaître cette distinction lorsque nous lisons et abordons ses écrits et ses expériences, en particulier ses correspondances et ses journaux.
Connaître la compréhension qu’Ellen G. White avait de la révélation et de l’inspiration nous aide à éviter les extrêmes et à lire ses conseils avec discernement et intelligence.