Lisez 2 Cor 7. Quels sentiments Paul éprouve-t-il en apprenant que les Corinthiens se sont repentis?
Quelle abondance d’amour se dégage de ces paroles: « Vous êtes dans nos cœurs » (2 Cor 7:3, LSG; voir aussi 2 Cor 6:11). Dans son profond désir de voir son amour partagé, Paul déclare également: « Faites-nous une place dans vos cœurs » (2 Cor 7:2, BDS). Bien que l’expression « dans vos cœurs » ne figure pas explicitement dans le texte grec, la plupart des versions la rendent ainsi, à juste titre, car le contexte l’exige.
En effet, les Corinthiens ont ouvert leur cœur à Paul et à ses collaborateurs. C’est pourquoi le verset 4 déborde de joie. Les paroles de Paul expriment l’intensité de ses sentiments: « Je suis rempli de consolation, je suis au comble de la joie au milieu de toutes nos tribulations » (2 Cor 7:4, LSG). Paul est rempli de consolation et de joie. Quelle consolation et quelle joie nos Églises peuvent apporter au cœur de leurs ministres lorsqu’elles s’engagent fidèlement envers Christ.
Dans 2 Corinthiens 7:5–16, Paul explique davantage la raison de sa consolation et de sa joie. Ces deux thèmes dominent le passage. Le verbe parakaleō (« consoler ») ou le nom paraklēsis (« consolation ») apparaissent ensemble à sept reprises dans 2 Corinthiens 7. Cette section de l’épître se termine comme elle a commencé: par une grande consolation en Dieu (2 Cor 1:3–7). La consolation de Paul dans 2 Corinthiens 7 provient du soulagement qu’il a éprouvé en constatant que sa lettre sévère avait produit l’effet escompté.
Bien que ce soulagement soit lié au rapport positif apporté par Tite, c’est en définitive Dieu qui est l’auteur de la consolation que Paul a reçue (2 Cor 7:6). Dieu est véritablement « le Père des miséricordes et le Dieu de toute consolation » (2 Cor 1:3, 4, LSG).
Fait remarquable, bien que Paul soit « rempli de consolation », il est aussi « dans une joie débordante » (2 Cor 7:4, 7, 13). Sa lettre sévère avait causé de la tristesse, mais une tristesse conforme à la volonté de Dieu, conduisant à la repentance (2 Cor 7:9–11). Les Corinthiens ont été attristés « selon Dieu » (2 Cor 7:11, LSG), une tristesse produisant « une repentance à salut » (2 Cor 7:10, LSG). Qu’est-ce qui peut apporter autant de joie au cœur d’un véritable serviteur de Dieu?
Avez-vous déjà fait l’expérience d’une tristesse selon Dieu? Comment avez-vous reconnu qu’il s’agissait d’une tristesse conforme à la volonté divine conduisant à la repentance?
« … pour célébrer la gloire de sa grâce dont il nous a favorisés dans le bien-aimé ». Éphésiens 1 : 6
S ’il vous est arrivé de faire une demande d’inscription à une université, de remplir une demande d’emploi ou de prêt bancaire, vous connaissez la satisfaction qu’on éprouve en recevant une réponse favorable. Nous désirons tous être approuvés, acceptés, par nos semblables, nos parents, nos frères et sœurs, nos professeurs, notre conjoint. Le sentiment de notre valeur en est rehaussé.
L’Évangile nous accorde la faveur d’être acceptés. En Christ, nous sommes accueillis à bras ouverts et aimés sans condition. La plus puissante illustration de l’acceptation divine est la parabole du fils prodigue (Luc 15 : 11-32). Sans amis, sans un sou, sans-logis, affamé et solitaire, ce jeune homme, « étant rentré en lui-même », s’attendait à son retour dans la maison paternelle à être traité comme l’un des ouvriers (Luc 15 : 17, 19). Il apprit par cœur son discours de repentir et reprit le chemin du foyer de son enfance. Son père lui ouvrit les bras, l’embrassa, lui fit fête, pour lui donner l’assurance qu’il était accepté.
Nous avons tous agi en prodigues dans quelque pays lointain. Affamés, perdus, désespérés, nous aussi avons cherché à survivre de nos « carouges ». Mais lorsque nous rentrons en nous-mêmes, nous avons l’assurance d’être acceptés. Le jeune homme perdu, quoique repentant, était encore sale, affamé, sans le sous et dans le besoin quand son père l’étreignit malgré tout et le serra sur sa poitrine. Et il en est de même pour nous. Le sacrifice du Christ et sa vie parfaite nous rendent acceptables aux yeux de Dieu. Nous sommes « favorisés dans le bien-aimé ». C’est la justice du Christ qui assure notre acceptation. « Chaque âme qui demeure en Christ et en qui Christ demeure est aussi chère au cœur de Dieu qu’à celui de son Fils bien-aimé. Acceptée par le bien-aimé, elle est l’objet des tendres soins du Père. » (Signs of the Times, 10 août 1891.)
Ma prière en ce jour : Seigneur, merci de m’aimer et de m’accepter dans le bien-aimé. Amen !
(« Portrait de Jésus » George W. Brown. Ed: IDPA)