Quoi que Dieu fasse, Satan possède ses contrefaçons. Il en est de même pour les prophètes. Israël fut confronté à de vrais et à de faux prophètes. La clé consistait à connaître la différence.
Lisez Jérémie 14:1-15. Que se passait-il ici, et comment le Seigneur considérait-Il ceux qui parlaient faussement comme « prophètes » en Son nom?
Dans Jérémie 14, Dieu donna à Jérémie un message de jugement pour Juda, un jugement qui viendrait sous la forme de l’épée (la guerre), de la famine et de la peste. Les faux prophètes de l’époque contredirent le message de Jérémie. Jérémie les décrit en des termes très clairs: « Et l’Éternel me dit: Les prophètes prophétisent le mensonge en Mon nom. Je ne les ai point envoyés, je ne leur ai point donné d’ordre, je ne leur ai point parlé; ce sont des visions mensongères, des divinations, des choses de néant et les tromperies de leur cœur qu’ils vous prophétisent » (Jr 14:14).
Les faux prophètes sont corrompus parce que la source de leurs prétentions prophétiques est souvent les faux « dieux » qu’ils adorent (Jr 23:13, 14). Dieu avertit: « Je ne les ai point envoyés, je ne leur ai point donné d’ordre, je ne leur ai point parlé » (Jr 14:14). Ils sont des « prophètes de la tromperie de leur propre cœur » (Jr 23:26). Ézéchiel reçut l’ordre de prophétiser contre « les prophètes… qui prophétisent selon leur propre cœur » (Ez 13:2).
Les faux prophètes suivent souvent les opinions populaires. Ce fut le cas dans 1 Rois 22, lorsqu’un groupe de 400 « prophètes » se rassembla sur l’ordre du roi Achab (1 Rois 22:6). D’une seule voix, ils conseillèrent au roi d’aller combattre contre Ramoth en Galaad. Achab consulta Josaphat, roi de Juda, après avoir entendu le conseil prophétique des prophètes d’Astarté. Josaphat pressa Achab de consulter le prophète Michée pour savoir s’ils devaient aller au combat ou non. « Alors le messager qui était allé appeler Michée lui parla, disant: Voici, les paroles des prophètes annoncent d’une seule voix du bien au roi; que ta parole soit donc comme la parole de chacun d’eux, et annonce du bien » (1 Rois 22:13).
La pression que Michée subit pour mentir était probablement la même que celle ressentie par les faux prophètes d’Astarté, mais Michée ne suivit pas cette opinion populaire; au contraire, il attendit que Dieu lui dise ce qu’il devait annoncer (1 Rois 22:14).
Que vous soyez prophète ou non, il est toujours facile de suivre ce qui est populaire. Considérant à quel point la culture peut être corrompue, pourquoi cela n’est-il jamais une bonne idée?
« Vous qui étiez morts par vos offenses…il vous a rendus à la vie avec lui, en nous faisant grâce pour toutes nos offenses ». Colossiens 2 : 13
Les services du tabernacle, dans l’Israël d’autrefois, étaient ponctués par cinq rites particuliers : les holocaustes, les offrandes, les sacrifices d’actions de grâces, les sacrifices d’expiation et les sacrifices de culpabilité (Lév. 1 à 7). Les sacrifices d’expiation et les sacrifices de culpabilité étaient particulièrement importants. Les premiers représentaient le pardon des péchés commis contre Dieu ; les autres représentaient le pardon pour les offenses commises contre d’autres êtres humains.
Ces offrandes préfiguraient le grand sacrifice de l’Agneau de Dieu qui à lui seul ôterait le péché du monde (Jean 1 : 29 ; Es. 53 : 5). En elles-mêmes, ces offrandes n’avaient aucun pouvoir pour ôter les péchés (Héb. 10 : 4, 11) ; elles ne pouvaient pas non plus « rendre parfait sous le rapport de la conscience celui qui rend ce culte » (Héb. 9 : 9). Elles ne pouvaient pas délivrer le pécheur. Elles étaient des symboles indiquant le grand sacrifice qui serait offert pour tous les péchés commis avant et après la croix. Elles eurent leur accomplissement à la mort de Jésus-Christ, « qui nous a aimés, et qui s’est livré lui-même à Dieu pour nous comme une offrande et un sacrifice de bonne odeur » (Eph. 5 : 2). La seule offrande efficace pour nos fautes est le sang de Jésus, qui « nous purifie de tout péché » (1 Jean 1 : 7).
Jésus, dans son amour suprême, s’est donné à Dieu en offrande et sacrifice pour tous nos péchés et manquements. Il est notre sacrifice d’expiation et notre sacrifice de culpabilité. « Christ s’est livré lui-même pour le salut d’un monde perdu. … Il n’a rien retenu, mais il a donné tout son être en offrande complète et suffisante, en sacrifice de bonne odeur, accompagné de l’encens de sa justice. » (Signs of the Times, 15 juin 1904.)
Ma prière en ce jour : Seigneur, je me réclame à nouveau du sacrifice de celui qui nous aime et s’est donné lui-même pour nous. Amen !
(« Portrait de Jésus » George W. Brown. Ed: IDPA)