Dans 2 Cor 12:14–13:10, Paul informe l’Église de sa troisième visite (2 Cor 12:14; 13:1). Il a montré qu’il n’est inférieur en rien aux faux apôtres et se prépare maintenant à se rendre de nouveau à Corinthe pour tenter de ramener à la repentance ceux qui ne se sont pas amendés. C’était là l’un des objectifs principaux de cette visite. Tout ce qu’il a dit et fait visait l’édification de l’Église (2 Cor 12:19).
Lisez 2 Cor 12:20, 21. Quels péchés mettaient en péril la condition spirituelle de l’Église de Corinthe?
La liste des péchés mentionnés dans 2 Corinthiens 12:20, 21 ressemble à d’autres listes que l’on trouve ailleurs dans les écrits de Paul (Rm 1:29–31; Gal 5:19–21). Les deux premiers éléments apparaissent déjà dans 1 Corinthiens 3:3, où Paul parle de jalousie et de querelles parmi les membres de l’Église de Corinthe. Paul craint que, lors de sa troisième visite, la situation ne soit pas différente. Il déclare: « Je crains que, quand j’arriverai, je ne vous trouve pas tels que je voudrais » (2 Cor 12:20, LSG). Et inversement: « que je ne sois pas trouvé par vous tel que vous voudriez ». Autrement dit, au lieu d’agir « avec la douceur et la bonté de Christ » (2 Cor 10:1, LSG), il serait contraint d’user d’autorité et d’être « prêt à punir toute désobéissance » (2 Cor 10:6, LSG).
Sa principale inquiétude concerne ceux qui se livraient à « l’impureté, à l’impudicité et aux dissolutions » sans s’en être repentis (2 Cor 12:21, LSG). Ce sont précisément de tels péchés qui provoquent des divisions dans l’Église.
Paul aborde ensuite le rôle de la discipline ecclésiastique en vue de la restauration des fautifs (2 Cor 13:1–4). La faiblesse n’est pas une excuse pour mener une vie de péché. Une puissance est disponible pour ceux qui désirent vivre une vie victorieuse (2 Cor 13:4). Le fait que certains à Corinthe persistaient dans le péché sexuel montrait que la puissance de Dieu n’agissait pas réellement dans leur vie. Paul désirait qu’ils se repentent et expérimentent cette puissance qui conduit à l’obéissance. Les discipliner était la dernière chose qu’il souhaitait faire. Il déclare: « Nous prions Dieu que vous ne fassiez rien de mal… mais que vous fassiez ce qui est bien… Ce que nous demandons, c’est votre perfectionnement » (2 Cor 13:7–9, LSG). Quelle prière admirable! Il les exhorte à s’examiner eux-mêmes pour voir s’ils sont dans la foi.
Lisez 2 Cor 13:5. Que signifie être dans la foi? Comment pouvez-vous savoir si vous êtes dans la foi?
« Vous avez tout pleinement en lui, qui est le chef de toute domination et de toute autorité ». Colossiens 2 : 10
La régénération de l’homme à l’état de perfection qui était le sien au commencement est le but de l’Évangile. Tout ce que Jésus a fait, tout ce qu’il fait, a pour dessein la préparation d’un peuple parfait qui occupera un univers parfait.
La restauration à l’image de Dieu est la glorieuse consommation de notre union avec Christ. L’homme est imparfait et incomplet s’il n’est pas uni à Christ. « Sans moi, dit Jésus, vous ne pouvez rien faire. » (Jean 15 : 5.) Et par lui, nous pouvons tout (Phil. 4 : 13). Sans Christ, nous restons incomplets ; mais unis à lui, demeurant en lui, nous lui sommes attachés par un lien vivant. Celui à qui nous sommes unis et qui remplit tout notre être nous a rendus complets en lui par sa mort sur la croix. En lui, nous ne manquons de rien, car il peut nous « combler de toutes ses grâces » (2 Cor. 9 : 8). Par cette union spirituelle, nous avons tout pleinement en lui. Unis à Christ, nous participons à sa vie et nous avons part à son abondance.
En Jésus, il n’y a pas de chrétiens à moitié sauvés. Le salut du Christ est toujours complet. Ce n’est jamais moins que cent pour cent ! Nous avons tout pleinement en lui, ou nous n’avons rien. À chaque étape de notre développement, jusqu’à la régénération finale, nous sommes complets en lui qui nous donne tout pleinement grâce à son sacrifice. « L’instrument humain a tout pleinement en Christ. En étudiant à l’école du Christ, en méditant chaque jour sur sa vie et son ministère, nous devenons un avec lui et nous reflétons les vertus de son caractère. » (Advent Review and Sabbath Herald, 14 octobre 1902.)
Ma prière en ce jour : Merci, Seigneur, pour la certitude que j’ai tout pleinement en Christ. Amen !
(« Portrait de Jésus » George W. Brown. Ed: IDPA)