Lisez 2 Cor 3:1–9. En quel sens pouvons-nous être une lettre de Christ?
Les lettres de recommandation étaient courantes dans le monde gréco-romain. Cependant, Paul n’en possédait pas. La puissance transformatrice de l’Esprit dans la vie des Corinthiens constituait la preuve de l’authenticité de son ministère. Pourtant, Paul était conscient que ce n’était ni par sa sagesse ni par ses propres efforts que l’Église de Corinthe avait vu le jour (2 Cor 3:4–6). Il ne cherchait pas à se mettre en avant (2 Cor 3:5; 1 Cor 2:2).
Paul parle de son ministère en évoquant brièvement les deux alliances: l’ancienne, représentée par Moïse, et la nouvelle, représentée par lui-même et ses collaborateurs. Une lecture hâtive pourrait laisser croire que l’ancienne alliance ne comportait aucun espoir de salut, mais cela est faux. Le salut existait dans l’ancienne comme dans la nouvelle alliance. L’ancienne alliance était l’Évangile annoncé d’avance: « L’Écriture, prévoyant que Dieu justifierait les païens par la foi, a d’avance annoncé cette bonne nouvelle à Abraham: Toutes les nations seront bénies en toi » (Gal 3:8, LSG).
Dans 2 Corinthiens 3:1–4:6, on voit que l’ancienne alliance est utilisée comme symbole de l’expérience légaliste de ceux qui comptaient sur leurs propres œuvres d’obéissance pour plaire à Dieu. La nouvelle alliance, en revanche, représente l’expérience de ceux qui s’en remettent entièrement à la grâce de Dieu pour accomplir en eux et pour eux tout ce qu’Il a promis.
Paul parle ici de deux réactions différentes à l’Évangile: celle des croyants et celle des incrédules. Il ne parle pas de deux évangiles différents, l’un dans l’Ancien Testament et l’autre dans le Nouveau, car il n’y a qu’un seul Évangile, offert par Dieu, « qui nous a sauvés et nous a adressé une sainte vocation, non à cause de nos œuvres, mais selon son propre dessein et selon la grâce qui nous a été donnée en Jésus-Christ avant les temps éternels » (2 Tm 1:9, LSG).
Cela ne signifie pas que 2 Corinthiens 2:14–4:6 soit dépourvu de toute dimension historique. Plutôt, Paul utilise cette histoire pour montrer que certains « sont sauvés » et que d’autres « périssent » (2 Cor 2:15). En raison de la réaction d’incrédulité et de manque de foi face au ministère de Moïse, celui-ci pouvait être perçu comme un ministère de condamnation et de mort. En revanche, parce que l’Église de Corinthe avait cru, le ministère de Paul parmi eux s’est révélé être un ministère de justice, un ministère de l’Esprit qui donne la vie.
Cette expérience du salut vécue par l’Église de Corinthe constitue la preuve du caractère authentique du ministère de Paul.
« Ses disciples se souvinrent qu’il est écrit : Le zèle de ta maison me dévore ». Jean 2 : 17
Nous voyons ici Jésus bien différent de son portrait en humble et doux Sauveur, tel qu’on nous le peint dans notre enfance.
Nous sommes mis en garde contre la fausse image parfois créée d’un « Jésus facile à vivre, d’un naturel obligeant, présent quand nous le désirons et prêt à nous aider dans nos affaires personnelles » (Lloyd J. Ogilvie, The Other Jesus, p. 12). La Pâque approchant, Jésus se rendit à Jérusalem et il fut choqué de voir la maison de son Père transformée en « une maison de trafic ». Le temple réservé à l’adoration et à la prière s’était transformé en place de marché où on se livrait au commerce. Marchands et changeurs d’argent se mêlaient aux adorateurs.
Les yeux brillants de zèle et d’indignation, Jésus « fit un fouet avec des cordes et les chassa tous hors du temple, avec leurs moutons et leurs bœufs ; il jeta par terre l’argent des changeurs et renversa leurs tables » (Jean 2 : 15, FC). Le Sauveur purifia ainsi la maison de son Père.
Quand Jésus chassa de l’enceinte sacrée les changeurs d’argent et les vendeurs, il était dévoré par son zèle pour la demeure de Dieu. Christ, le Rédempteur qui réconforte tendrement les affligés, dérange aussi ceux qui n’agissent que dans leur propre intérêt. Jésus est ferme tout en étant l’image même de la tendresse. Ellen White écrit au sujet de cette intervention du Christ : « Les disciples eux-mêmes tremblèrent de peur et furent frappés de saisissement par les paroles et la conduite de Jésus, si différentes de l’attitude du Galiléen doux et humble. Mais ils se souvinrent de ce qui avait été écrit à son sujet : “ L’amour que j’ai pour ta maison, ô Dieu, me consumera comme un feu. ” (FC) » (The Spirit of Prophecy, vol. 2, p. 118.)
Ma prière en ce jour : Seigneur, que tu me réconfortes ou que tu me déranges, tu agis toujours en vue de ma rédemption. Merci d’être ferme autant que tendre. Amen !
(« Portrait de Jésus » George W. Brown. Ed: IDPA)