Aborder les questions liées à la sexualité n’est jamais facile. Cela l’était pour Paul, et cela l’est encore pour nous aujourd’hui. Dans de telles situations, nous devons demeurer fidèles aux Écritures et agir avec prière et amour. Nous ne devons jamais oublier que le but est la restauration.
Relisez 1 Cor 5:1–13. Comment Paul demande-t-il de traiter cette situation?
Paul précise dans 1 Corinthiens 5 que les scandales sexuels exigent une discipline ecclésiastique. Il déclare que l’homme incestueux doit être ôté du milieu de l’Église (1 Cor 5:2), jugé (1 Cor 5:3), livré à Satan (1 Cor 5:5) et « ôté du milieu de vous » (1 Cor 5:13, LSG). Les membres de l’Église devaient « ne pas avoir de relations » avec lui (1 Cor 5:9, 11, LSG), ni même « manger avec un tel homme » (1 Cor 5:11).
Paul emploie un langage fort, qui peut heurter notre sensibilité moderne, mais il faut comprendre ses paroles dans leur contexte. Il traite ici d’un cas de péché manifeste et persistant. Dans des situations extrêmes, un langage fort est parfois nécessaire. Quelques éclaircissements s’imposent.
« Qu’on ôte le méchant du milieu de vous » (1 Cor 5:13) renvoie à la discipline ecclésiastique.
« Livrer un tel homme à Satan » (1 Cor 5:5) signifie que, puisqu’il a choisi de ne plus se placer sous la protection de Dieu par l’obéissance, il s’expose aux conséquences de ses choix.
« Ne pas avoir de relations » (1 Cor 5:9, 11) et « ne pas même manger avec un tel homme » (1 Cor 5:11) indiquent que fréquenter étroitement une personne engagée dans l’immoralité sexuelle comporte un danger: celui d’en subir l’influence. À l’époque, partager un repas signifiait aussi partager des valeurs. Nous sommes tous influençables, et nous devons nous protéger, surtout face à de telles situations.
« Afin que l’esprit soit sauvé » (1 Cor 5:5) montre que la discipline ecclésiastique a pour but la restauration. Elle vise à amener le pécheur à la repentance et à l’abandon de son comportement. C’est sans doute ce que Paul entend par « destruction de la chair » (1 Cor 5:5). Il est même possible que l’homme incestueux mentionné dans 1 Corinthiens 5 soit celui qui, plus tard, se repentit (voir 2 Cor 2:5–10). La discipline atteint son objectif lorsque le croyant fautif est réintégré dans la communion de l’Église.
« Le Fils de l’homme est venu, non pour être servi, mais pour servir et donner sa vie comme la rançon de beaucoup. » Matthieu 20 :28
Christ fit la déclaration surprenante qu’il était venu pour servir et non pour être servi. Il choquait ainsi l’opinion populaire concernant les chefs. Cette nouvelle philosophie étonna vivement ses disciples, et leurs pensées prirent un autre cours.
Pour les disciples, cette idée nouvelle privait le chef de tout prestige et autorité. Christ prenait l’initiative et s’assimilait à la race humaine en devenant un avec elle. Il accepta de revêtir l’humilité (1 Pierre 5 : 5). Et il accepta de passer par la mort la plus abjecte. Du berceau à la tombe, il servit les autres.
Jésus n’a jamais succombé à l’attrait de la célébrité. James Irwin, l’un des astronautes qui marcha sur la lune en 1971, a saisi la mentalité de serviteur qui animait le Christ. En redescendant vers la terre, la tentation de se considérer comme un être à part et une célébrité internationale lui vint à l’esprit. C’est alors que cette pensée le frappa : « Je suis le serviteur de Dieu sur la planète Terre, pour parler de mes expériences afin que d’autres aient un aperçu de la gloire divine. » Nous vivons en un monde avide de prestige, de pouvoir, de célébrité ; puissions-nous ne jamais perdre de vue que nous avons été appelés à servir. « Jésus, qui était servi de tous, vint pour se mettre au service de tous. Et parce qu’il a exercé son ministère en faveur de tous, il sera de nouveau servi et honoré de tous. Ceux qui voudraient participer à ses attributs divins, et partager avec lui la joie de voir des âmes rachetées, doivent, à son exemple, exercer un ministère désintéressé. » (Jésus-Christ, p. 655.)
Ma prière en ce jour : Seigneur, rappelle-moi chaque jour que tu m’as appelé pour servir et non pour être servi. Délivre-moi de la tentation du prestige et de la célébrité. Amen !
(« Portrait de Jésus » George W. Brown. Ed: IDPA)