Dans 2 Corinthiens 6:3–10, Paul continue d’exhorter les Corinthiens à se réconcilier avec Dieu. Il présente une longue liste d’épreuves et de victoires afin de montrer ce que signifie être un disciple du Christ et un serviteur de Dieu. En résumé, il énumère des situations difficiles (2 Cor 6:4, 5), des vertus de caractère (2 Cor 6:6), des armes pour le ministère (2 Cor 6:7) et les vicissitudes du service chrétien (2 Cor 6:8–10). Après avoir exhorté les membres de Corinthe à se réconcilier avec Dieu, Paul les appelle à mener une vie sainte, en se séparant de l’influence nuisible des incroyants et de toute souillure (2 Cor 6:14–17).
Lisez 2 Cor 6:11–7:1. Selon ce passage, à quoi ressemble une vie sainte?
Paul souligne dans ce passage l’importance de l’affection et de l’amour au sein de l’Église (1 Cor 6:11–13). La preuve d’une réconciliation avec Dieu se manifeste dans la recherche de la réconciliation avec les autres. En effet, elles deviennent, pour ainsi dire, des agents de la réconciliation horizontale.
Ensuite, l’appel à la sainteté est formulé au moyen de six exhortations: (1) « Ne vous mettez pas sous un joug étranger avec les infidèles » (2 Cor 6:14, LSG); (2) « Sortez du milieu d’eux » (2 Cor 6:17, LSG); (3) « Séparez-vous » (2 Cor 6:17, LSG); (4) « Ne touchez pas à ce qui est impur » (2 Cor 6:17, LSG); (5) « Purifions-nous de toute souillure de la chair et de l’esprit » (2 Cor 7:1, LSG); (6) « En achevant notre sanctification dans la crainte de Dieu » (2 Cor 7:1, LSG). Ces exhortations montrent qu’un Dieu saint exige une vie sainte et une séparation d’avec l’idolâtrie.
D’autre part, le passage présente également sept promesses qui soulignent le rôle de l’Église comme temple saint: (1) « J’habiterai au milieu d’eux »; (2) « Je marcherai au milieu d’eux »; (3) « Je serai leur Dieu »; (4) « Ils seront mon peuple »; (5) « Je vous accueillerai »; (6) « Je serai pour vous un père »; (7) « Vous serez pour moi des fils et des filles » (2 Cor 6:16–18, LSG).
Remarquons que les quatre promesses de 2 Corinthiens 6:16 constituent le fondement des trois impératifs de 2 Corinthiens 6:17 (voir l'expression « c’est pourquoi » au début du verset 17). Cela montre que la sainteté n’est pas le fruit de l’effort humain, mais l’œuvre du Saint-Esprit dans le cœur. Toutefois, si la sainteté vient de Dieu, les croyants doivent accomplir leur part en rejetant l’idolâtrie et toute pratique impure.
Que nous apprennent les promesses de Dieu dans 2 Corinthiens 6:16–18 sur la nature de la sainteté?
« Jésus sortit donc, portant la couronne d’épines et le manteau de pourpre. Et Pilate leur dit : Voici l’homme ». Jean 19 : 5
Jésus se tient devant une foule houleuse, enveloppé du manteau royal qu’on a jeté sur ses épaules par dérision, une couronne d’épines enfoncée sur le front. Son corps est meurtri par les coups de fouet. Se tournant vers la foule, Pilate s’exclame : « Voici l’homme. »
Par ce geste, Pilate avait l’intention de susciter la pitié et de souligner l’absurdité des accusations du sanhédrin contre un homme aussi pitoyable. Sans le vouloir, Pilate attira ainsi l’attention sur l’homme le plus imposant de l’histoire, Jésus-Christ. Par ces mots, « voici l’homme », Pilate prononça une profonde vérité spirituelle et théologique. Le prisonnier qui se tenait devant lui n’était pas un homme ordinaire. Il était l’homme le plus important qui ait jamais vécu. Il était la Parole éternelle, faite chair (Jean 1 : 1-14), le Fils de l’homme (Mat. 1 : 1 ; Marc 2 : 10) et en même temps, Fils de Dieu (Luc 1 : 35). Cet être extraordinaire, c’est Jésus-Christ homme.
Jésus avait le corps d’un homme. Physiquement, il était comme tout autre homme (Mat. 26 : 36-46). Il possédait les facultés physiques, intellectuelles et spirituelles de l’humanité. Il naquit d’une femme et grandit comme des millions d’autres enfants (Luc 2 : 6, 7, 52). Il fut « homme de douleur » (Es. 53 : 3). Quoique pleinement homme, Jésus était libre de toute dépravité héréditaire, de tout péché (Jean 8 : 46). Cet homme extraordinaire est un être à la fois humain et divin, distinct, divisé, et cependant formant un tout. En tant qu’homme, Jésus connaît à fond les nécessités humaines. En tant que Dieu, il peut répondre à ces besoins. Puissions-nous regarder constamment à lui ! « Si vous vous efforcez de vivre comme il a vécu, vous dites au monde : “ Voici l’homme du Calvaire. ” Par le précepte et par l’exemple, vous conduisez d’autres âmes sur le sentier de la justice. » (11 Heavenly Places, p. 233.)
Ma prière en ce jour : Seigneur, par la foi, je contemple l’homme grâce auquel ma rédemption est assurée. Amen !
(« Portrait de Jésus » George W. Brown. Ed: IDPA)