Le contexte de 2 Corinthiens 8 et 9 concerne l’encouragement que Paul adresse aux membres de l’Église de Corinthe afin qu’ils achèvent une collecte destinée aux Églises pauvres de Judée. Apparemment, ils s’étaient déjà engagés à le faire (2 Cor 8:10, 11; 2 Cor 9:5; voir aussi 1 Cor 16:1–4), mais des difficultés relationnelles entre eux et Paul avaient compliqué la situation. Après avoir traité ces problèmes (2 Cor 1–7), Paul revient maintenant à l’achèvement de cette œuvre (2 Cor 8–9).
Paul commence par évoquer l’exemple des Macédoniens (2 Cor 8:1–7), dont l’extrême pauvreté ne les a pas empêchés de déborder « d’une richesse de générosité » (2 Cor 8:2, LSG). Oui, pauvreté et générosité peuvent aller de pair. Toutefois, cette générosité admirable des Macédoniens n’est qu’un reflet de la générosité de Jésus, qui s’est donné Lui-même pour nous (2 Cor 8:8–15).
Lisez 2 Cor 8:9. Que nous apprend ce verset sur l’exemple de Jésus?
L’affirmation de Paul dans 2 Corinthiens 8:9 est l’un des passages les plus saisissants, les plus puissants et les plus profonds de toute la Bible. Paul y résume l’histoire de la mission de Jésus avec une extraordinaire concision. Il y a ici une théologie immense: c’est toute l’histoire de la rédemption en un seul verset.
Ce qui est encore plus frappant, c’est que ce récit est exprimé à l’aide d’un langage financier. Oui, Jésus était riche. Cette richesse renvoie à Sa préexistence céleste (Jn 17:5). Il a choisi de devenir pauvre en abandonnant la gloire céleste pour venir dans ce monde de souffrance. Il est devenu littéralement pauvre (Luc 9:58). Bien qu’étant Dieu, « il s’est dépouillé lui-même, en prenant une forme de serviteur, en devenant semblable aux hommes » (Philippiens 2:7, LSG). « Et ayant paru comme un simple homme, il s’est humilié lui-même, se rendant obéissant jusqu’à la mort, même jusqu’à la mort de la croix » (Philippiens 2:8, LSG).
Jésus a donné Sa propre vie afin que nous puissions vivre éternellement avec lui. Son offrande avait un but: notre salut. La gestion et la mission vont ensemble. Les chapitres 8 et 9 de la deuxième épître aux Corinthiens racontent l’histoire d’une offrande particulière, mais cette histoire repose sur le don suprême de Christ. Tout au long de cette semaine, nous verrons les principes théologiques liés à la pratique de l’offrande, fondés sur le don que Christ a fait de Lui-même.
Méditez sur la naissance, la vie, la mort et la résurrection de Jésus. Lorsque vous réalisez que tout cela a été accompli pour vous, afin que vous puissiez avoir l’espérance d’une vie au-delà de cette existence marquée par la souffrance, quelle devrait être votre réaction?
« Car il y a un seul Dieu, et aussi un seul médiateur entre Dieu et les hommes, Jésus-Christ homme ». 1 Timothée 2 : 5
Ce triple titre souligne l’humanité de Jésus. Il ne représentait en particulier aucune classe de la société, ni race, ni sexe, ni nationalité. Il était un vrai représentant de tous les humains.
Cette déclaration de l’apôtre Paul condamnait les partisans d’une fausse théorie de l’époque. Il s’agissait d’un mouvement gnostique soutenant que Christ n’avait pas un vrai corps humain, qu’il n’en avait que l’apparence. Paul et Jean condamnèrent cette hérésie sans équivoque (1 Jean 4 : 2, 3). Jésus n’était pas un « pur esprit » prétendant être homme. Sa réponse à Thomas confirme qu’il est « venu en chair » : « Avance ici ton doigt, et regarde mes mains ; avance aussi ta main, et mets-la dans mon côté ; et ne sois pas incrédule, mais crois. » (Jean 20 : 27.) Et aux disciples effrayés par son apparition après sa résurrection, Jésus dit : « Voyez mes mains et mes pieds, c’est bien moi ; touchez-moi et voyez : un esprit n’a ni chair ni os. » (Luc 24 : 39.)
L’histoire de la rédemption, c’est le miracle de l’incarnation : « Et la Parole a été faite chair, et elle a habité parmi nous. » (Jean 1 : 14.) Christ était à tous égards semblable à l’homme, il était totalement humain, sauf qu’il n’avait pas « connu le péché » (2 Cor. 5 : 21). « Il est venu sur la terre sous la forme d’un nourrisson sans défense, revêtu de la même humanité que nous. » (Review and Herald, 4 septembre 1900.) Il était Jésus-Christ homme, notre Sauveur, notre substitut, notre souverain sacrificateur. Seul par Jésus-Christ homme le pécheur peut jouir de la réconciliation avec Dieu. Ellen White écrit : « Il a pris sur lui la tâche de médiateur entre Dieu et l’homme. Quand le moment fixé arriverait, il serait révélé sous forme humaine. Il prendrait sa place à la tête de l’humanité en revêtant notre nature, mais non pas le péché de l’homme. » (Signs of the Times, 29 mai 1901.)
Ma prière en ce jour : Seigneur, tu es Jésus-Christ homme et tu m’as racheté; à présent tu intercèdes pour moi. Amen !
(« Portrait de Jésus » George W. Brown. Ed: IDPA)