Lisez 2 Cor 10:1–11. La douceur de Paul dans ses relations avec les Corinthiens a parfois été interprétée comme une faiblesse. Quels mots ou quelles expressions dans ce passage révèlent le courage de Paul face au problème des faux enseignants à Corinthe?
Paul commence le chapitre 10 de la deuxième épître aux Corinthiens de manière très personnelle: « Moi, Paul, je vous prie par la douceur et la bonté de Christ » (2 Cor 10:1). Cela montre combien il était préoccupé par l’infiltration de faux enseignements dans l’Église. Ses paroles font ironiquement écho à l’accusation de ses adversaires, qui le présentaient comme sévère et autoritaire dans ses lettres, mais faible et timide lorsqu’il se trouvait en présence des gens (2 Cor 10:10, 11). Il répond que ce qui semble être de la faiblesse est en réalité une douceur puissante, à l’image du caractère de Christ.
Les faux enseignants doivent être affrontés avec fermeté et assurance (2 Cor 10:2), mais aussi avec la douceur du Christ (2 Cor 10:1). Jésus Lui-même a déclaré: « Je suis doux et humble de cœur » (Matthieu 11:29). Pourtant, Il a aussi chassé les vendeurs du temple en renversant leurs tables et en les appelant des voleurs (Matthieu 21:12, 13). Il a également traité les pharisiens d’hypocrites et de sépulcres blanchis (Matthieu 23:23–27). De même, Paul sait que nous sommes engagés dans un combat spirituel qui exige de revêtir toute l’armure de Dieu (Eph 6:12–17).
Le langage de Paul dans 2 Corinthiens 10 est militaire, car des vies sont en jeu (2 Cor 10:3–6). Il ne s’agit pas d’un simple conflit humain, mais d’un combat divin pour gagner des âmes à Christ. Ainsi, tout raisonnement et toute pensée orgueilleuse doivent être renversés et amenés captifs « à l’obéissance de Christ » (2 Cor 10:5).
Dans cette guerre spirituelle, Paul agit avec l’autorité de Christ. Toutefois, cette autorité vise à édifier, non à détruire (2 Cor 10:8). Il est facile pour des dirigeants spirituels d’affirmer qu’ils agissent au nom de Dieu. Pourtant, ils doivent se souvenir que cette autorité leur est donnée par Christ et que, comme Lui, ils doivent être doux et humbles de cœur. Paul affirme son autorité reçue de Christ parce qu’il est profondément préoccupé par le fait que les Corinthiens écoutent de mauvais enseignants, mettant ainsi en danger leur fidélité à Christ.
Comment pouvons-nous être à la fois doux et fermes face aux faux enseignants? Pourquoi ces deux attitudes sont-elles nécessaires?
« L’Esprit du Seigneur est sur moi, parce qu’il m’a oint pour annoncer une bonne nouvelle aux pauvres ». Luc 4 : 18
À la synagogue de sa ville de Nazareth, Jésus fut invité à s’adresser à l’assemblée. Ouvrant le rouleau du livre d’Ésaïe, il choisit la prophétie du chapitre 61 comme thème de son discours. Il étonna ses auditeurs en appliquant le passage à sa propre personne. Il affirma son onction en disant : « L’Esprit du Seigneur est sur moi, parce qu’il m’a oint… »
Ayant affirmé qu’il était le Messie, Jésus se mit à décrire son œuvre sur la terre. Tout d’abord, il prêcherait la bonne nouvelle : « Il m’a oint pour annoncer… » Depuis cette affirmation, la prédication a été le moyen le plus puissant pour proclamer la bonne nouvelle du salut. Notre Sauveur est venu pour prêcher l’Évangile à toute l’humanité : riches et pauvres, hommes et femmes.
Jésus s’occuperait d’un groupe en particulier. Il était oint « pour annoncer une bonne nouvelle aux pauvres ». La bonne nouvelle que Jésus prêchait devait soulager les pauvres, éclairer les ignorants et émanciper les hommes de l’esclavage du péché. L’Évangile n’est pas seulement la nouvelle de la rédemption ; ce n’est pas seulement la promesse d’une vie délivrée de la pauvreté dans l’au-delà. C’est aussi un appel aux chrétiens pour qu’ils se penchent sur leurs semblables et soulagent leurs maux. La prédication du Christ répondait aussi aux besoins des « pauvres en esprit » (Mat. 5 : 3). Dans toutes les classes de la société, ceux qui ressentent leur besoin du salut plus profondément que leur besoin de confort matériel sont véritablement les pauvres en esprit qui hériteront le royaume. Les chrétiens ont le devoir sacré de poursuivre l’œuvre que le Christ est venu accomplir. « Il désire ardemment qu’hommes et femmes coopèrent avec lui. Malgré leur ignorance, s’ils sont humbles et modestes, il fera d’eux des instruments dignes d’être utilisés par le Maître. » (Signs of the Times, 2 janvier 1899.)
Ma prière en ce jour : Seigneur, la bonne nouvelle du messager oint m’apporte l’espoir et le salut. Aide-moi à proclamer cette bonne nouvelle.
(« Portrait de Jésus » George W. Brown. Ed: IDPA)