La Bible contient une variété de styles d’écriture employés par les messagers inspirés de Dieu. Certains ressemblent à un journal personnel (voir Nb 33:1-49). D’autre part, les livres de Daniel, de Zacharie et de Jean présentent des exemples d’écriture apocalyptique, caractérisée par un symbolisme grandiose, des thèmes cosmiques et des descriptions d’êtres célestes, entre autres caractéristiques.
Lisez Ésaïe 13:1. Comment la Bible y désigne-t-elle le message qu’Ésaïe transmet?
Les visions reçues par les prophètes sont parfois appelées « oracles », c’est-à-dire des communications ou révélations venant de Dieu (certaines versions traduisent le mot par « fardeau »). Les traductions plus récentes de la Bible montrent que plusieurs d’entre elles furent rédigées sous forme poétique, utilisant souvent le parallélisme. Le parallélisme se produit lorsque des lignes successives répètent ou parfois opposent des idées précédentes. Par exemple:
« En ce jour-là, l’homme regardera vers son Créateur, et ses yeux se tourneront vers le Saint d’Israël » (Es 17:7, LSG).
« Créateur » et « Saint » sont en parallèle, chaque image apportant des informations supplémentaires sur l’autre.
Les prophètes utilisaient aussi des procédés littéraires courants tels que les métaphores (symboles) et l’hyperbole (exagération). Pour mieux comprendre et appliquer leurs messages, il est important de reconnaître le type d’écriture qu’ils employaient.
Un autre style littéraire fréquemment présent dans l’Écriture est le « procès d’alliance ». Par exemple, dans Jérémie 2:4-9, Jérémie expose la plainte légale de Dieu contre Son peuple pour violation de ses obligations d’alliance. En utilisant l’imagerie d’un tribunal, l’auteur présente Dieu comme l’accusateur exposant les raisons de Son jugement.
L’Écriture contient également des écrits prophétiques, de l’histoire, des cantiques et des paraboles. Jérémie reçut l’ordre de composer un livre rassemblant tous ses messages (Jr 36:2), tandis qu’une grande partie du Nouveau Testament consiste en lettres adressées à des individus ou à des communautés. Aucune distinction n’est faite quant à l’autorité d’un style de communication par rapport à un autre. Les lettres de Paul devaient être considérées comme ayant le même poids que les prophètes d’autrefois, car Paul démontre clairement dans ses lettres qu’il était inspiré par le Saint-Esprit (voir 1 Co 7:10, 12, 40).
Certains courants de recherche insistent sur l’élément humain de l’Écriture au détriment du divin. Pourquoi est-ce là un chemin certain vers la ruine spirituelle?