Dans 1 Corinthiens 15:9–19, Paul explique à quel point les conséquences du rejet de la résurrection sont graves et tragiques. Sans la résurrection, les croyants n’ont aucun espoir, ni pour le présent ni pour l’avenir.
Lisez 1 Cor 15:9–19. Que perdons-nous si Christ n’est pas ressuscité?
Dans l’Antiquité, la plupart des païens ne croyaient pas à la résurrection, en particulier dans le monde grec, imprégné d’un dualisme corps-âme selon lequel l’âme s’envolait à la mort vers un autre monde. Paul commence le passage de 1 Corinthiens 15:12–19 par une question rhétorique qui révèle sa profonde stupéfaction: « Comment quelques-uns parmi vous disent-ils qu’il n’y a point de résurrection des morts? » (1 Cor 15:12). Pour Paul, nier la résurrection est inconcevable, d’autant plus qu’il existait de nombreux témoins (1 Cor 15:5–8). Pire encore, sans la résurrection, l’espérance elle-même repose sur un mensonge, et les croyants demeurent dans leurs péchés.
Il affirme que, s’il n’y a pas de résurrection des morts, alors (1) Christ n’est pas ressuscité (1 Cor 15:13, 16); (2) notre prédication est vaine (1 Cor 15:14); (3) notre foi est également vaine (1 Cor 15:14); (4) nous sommes de faux témoins (1 Cor 15:15); (5) notre foi est inutile (1 Cor 15:17); (6) nous sommes encore dans nos péchés (1 Cor 15:17); et, enfin, (7) ceux qui sont morts sont perdus (1 Cor 15:18).
Sans la résurrection, la prédication et la foi sont vaines (1 Cor 15:14). Le terme grec traduit par « vain » est kenos. Cette traduction est correcte, mais elle est générique. Les exégètes débattent pour savoir si kenos signifie « vide » au sens de dépourvu de vérité, ou « sans effet », ou encore « sans but ».
Quelle que soit la nuance retenue, dans un scénario où la résurrection n’existe pas, la foi est décrite comme inutile, vaine, du terme grec mataios (1 Cor 15:17). Bien que mataios ne soit pas très différent de kenos, l’idée est que, si Jésus n’est pas vivant, la foi est vaine et illusoire, car nos péchés ne sont pas pardonnés (1 Cor 15:17). Nous serions alors de faux témoins, trompant et étant trompés (1 Cor 15:15).
Comment comprendre 1 Corinthiens 15 si les morts montent immédiatement au ciel (ou descendent en enfer)? Pourquoi est-il si important de comprendre que les morts dorment?
« En ce temps-là se dressera Michel, le grand Prince, lui qui se tient auprès des fils de ton peuple. Ce sera un temps d’angoisse tel qu’il n’en est pas advenu depuis qu’il existe une nation jusqu’à ce temps-là ». Daniel 12 : 1, TOB.
Huit titres, dans la Bible, identifient le Christ comme prince. Chacun souligne une facette particulière de ce rôle royal. Trois de ces titres lui sont donnés par Daniel.
Michel veut dire « qui est comme Dieu ». Cette personne n’est pas identifiée clairement dans ce passage, mais une comparaison avec d’autres versets bibliques montre qu’il ne peut s’agir de personne d’autre que Jésus (Jude 9 ; 1 Thess. 4 : 16 ; Jean 5 : 28).
Dans ce cadre eschatologique, Christ est peint en défenseur qui se dresse pour délivrer son peuple. Il s’élève doué de puissance et d’autorité pour libérer et disculper les siens à la période la plus difficile de l’histoire de l’Église. Lorsque Christ cesse d’intercéder au ciel, lorsque le Saint-Esprit se retire de la terre, toutes les puissances diaboliques de ce monde se déchaînent dans une furie indescriptible.
Puis suivront des événements d’une violence inouïe. Satan se jettera de toutes ses forces contre le peuple de Dieu. En cette heure noire, Michel, le grand Prince, se dressera pour libérer son peuple. La délivrance du peuple de Dieu ne fait aucun doute. Elle est divinement garantie. Quand viendra le temps de trouble, « le Sauveur nous enverra le secours au moment même où nous en aurons besoin. Le chemin du ciel est consacré par l’empreinte de ses pas. Glorieuse sera la délivrance de ceux qui auront patiemment attendu sa venue, et dont le nom est écrit dans le livre de vie ! » (La Tragédie des siècles, p.686, 688.)
Ma prière en ce jour : Seigneur, merci de te dresser en Prince pour défendre ton peuple ! Amen !
(« Portrait de Jésus » George W. Brown. Ed: IDPA)