Dans un monde où Internet et les réseaux sociaux nous relient en permanence, il est difficile d’imaginer les défis que Paul a dû relever pour unir les Églises locales au sein d’une communauté plus large.
Lisez Col 4.10-11. Outre l’envoi d’émissaires, comment Paul favorisait-il la cohésion? Et, compte tenu des problèmes de cette Épître, que signifiaient ces salutations?
Par ses salutations, Paul consolidait l’unité des croyants. Marc, cousin de Barnabas, est cité; Aristarque est qualifié de «compagnon de captivité», partageant les chaînes de Paul. Tous deux luttent spirituellement, «revêtus de l’armure de Dieu» (Eph 6.10-11), pour libérer les captifs de Satan et les mettre au service du Royaume (2 Tm 2.1-4). Jésus, appelé Justus (noms juif et romain dont la sonorité est très proche en grec, comme Saul et Paul), leur est également recommandé comme un collaborateur fidèle dans l’annonce de l’Évangile.
Paul souligne que ces trois sont juifs («du nombre des circoncis»), puis mentionne trois collaborateurs non juifs: Épaphras, Luc et Démas (Col 4.12-14). Malgré les tensions Juifs/Gentils, ils travaillaient ensemble avec harmonie. Paul laisse néanmoins entrevoir une note de découragement: si peu de chrétiens juifs l’avaient soutenu. On note aussi l’évolution de Jean-Marc, autrefois défaillant (Ac 13.13; 15.36-40), devenu désormais un «réconfort».
Aujourd’hui encore, l’unité ecclésiale subit des pressions à mesure que l’Église mondiale s’étend. Cette insistance sur la cohésion reste essentielle à tous les niveaux.
Comment pouvez-vous, dans votre Église locale, œuvrer pour atténuer les menaces qui pèsent sur notre unité? Quelles sont ces tensions au niveau local et que peut-on faire pour y remédier?