Comme nous l’avons vu, la vie des prophètes de l’Ancien Testament montre clairement qu’il n’a jamais été facile d’être le messager de Dieu. Ellen G. White éprouva les mêmes inquiétudes que les prophètes bibliques. Comme nous l’avons appris vendredi dernier, elle était jeune, timide et en mauvaise santé lorsqu’elle reçut l’appel de Dieu. Bien qu’une seconde vision ait confirmé son appel, Ellen Harmon [White] demeura appréhensive à propos de cet appel, écrivant:
« Environ une semaine après cela, le Seigneur me donna une autre vision, et me montra les épreuves que je devais traverser; que je devais aller raconter aux autres ce qu’il m’avait révélé; que je rencontrerais une grande opposition et souffrirais d’angoisses d’esprit. Cette vision me troubla énormément. Ma santé était très faible, et je n’avais que dix-sept ans. Je priai instamment pour que le fardeau soit placé sur quelqu’un d’autre. Mais toute la lumière que je pouvais recevoir était: “Fais connaître aux autres ce que je t’ai révélé.” Je n’étais pas réconciliée à l’idée d’aller dans le monde. J’avais naturellement très peu de confiance. Je regardais avec désir vers la tombe. La mort me paraissait préférable aux responsabilités que j’aurais à porter. » — Spiritual Gifts, vol. 2, p. 35, 36.
Avez-vous remarqué qu’Ellen Harmon [White] aurait préféré mourir plutôt que d’accepter son appel? Après beaucoup de prière et d’encouragements de la part des croyants, elle consentit et consacra le reste de sa vie à suivre ses ordres.
Elle deviendrait la voix la plus influente pour — et même de — la future Église adventiste du septième jour. Néanmoins, Ellen Harmon [White] était humaine et avait ses propres défauts personnels et épreuves physiques, des défis familiaux et des luttes relationnelles. Pourtant, au milieu de son humanité, nous voyons une grande leçon: Dieu choisit des personnes imparfaites qui sont disposées à Le servir.
Sous la direction du Saint-Esprit, le ministère prophétique d’Ellen G. White encouragea les croyants et les relia aux vérités bibliques. En 1860, elle avait joué un rôle majeur dans le développement de la jeune dénomination adventiste du septième jour et de sa mission de proclamer au monde les messages des trois anges. Dieu conduisit ces croyants à organiser l’Église adventiste du septième jour en 1863. Au cours des décennies suivantes, la voix prophétique d’Ellen G. White joua un rôle déterminant dans l’établissement des systèmes adventistes mondiaux de santé et d’éducation. Cependant, la contribution la plus importante de son ministère demeure ses écrits, totalisant environ 100 000 pages. Les écrits inspirés d’Ellen G. White continuent aujourd’hui encore de parler dans le monde entier.