« … et vint demeurer dans une ville appelée Nazareth, afin que s’accomplisse ce qui avait été annoncé par les prophètes : il sera appelé Nazaréen ». Matthieu 2 : 23
C’est uniquement dans l’évangile de Matthieu que Jésus est appelé « le Nazaréen », quoi qu’il soit souvent question de « Jésus de Nazareth ». Nazaréen identifiait ordinairement un natif de la ville de Nazareth. Jésus n’y était pas né, mais il y avait grandi et exercé le métier de charpentier avant de commencer son ministère (Luc 4 : 16). Jésus devint le Nazaréen car il avait passé beaucoup de temps à Nazareth, parmi ses habitants.
Nazaréen était aussi un terme exprimant la désapprobation et le dédain à cause de l’obscurité et de la pauvreté de la ville. Le mépris qu’on éprouvait pour cette localité est reflété dans la question de Nathanaël : « Peut-il venir de Nazareth quelque chose de bon ? » (Jean 1 : 46.) Plus tard, le même dédain s’abattit sur Jésus et ses disciples (Actes 24 : 5).
Il avait été prophétisé que Jésus viendrait non pas comme une personnalité, mais en homme humble parmi les hommes. En Nazaréen insignifiant, il accomplit la prophétie messianique : quoique né à Bethléem, la ville de David, Jésus n’eut jamais l’honneur d’être considéré comme un citoyen de cette localité. Passer pour insignifiant faisait partie du rôle que le Fils de Dieu avait accepté. Grâce à l’humble Nazaréen, nous qui étions perdus et insignifiants avons accès à la citoyenneté du royaume de Dieu. « Il était le Prince de la vie, mais il ne s’est pas rangé avec les grands et les nobles. Il a pris place aux côtés des humbles, des opprimés et des affligés. Il était le Nazaréen méprisé. Il n’avait pas un lieu où il puisse reposer sa tête. Il se fit pauvre en notre faveur, afin que par sa pauvreté nous soyons enrichis. » (Testimonies, vol. 4, p. 620.)
Ma prière en ce jour : Seigneur, en t’abaissant, tu as fait de nous les fils et les filles de Dieu. Nous ne méritons pas cet honneur ! Amen.
(« Portrait de Jésus » George W. Brown. Ed: IDPA)