« Et comme Moïse éleva le serpent dans le désert, il faut de même que le Fils de l’homme soit élevé ». Jean 3 : 14
Lors de son entretien nocturne avec Nicodème, Jésus fit allusion au serpent d’airain que Moïse plaça sur une perche afin que ceux qui le regarderaient puissent conserver la vie (Nom. 21 : 9). Il fit ensuite un parallèle entre cet événement et la croix sur laquelle serait élevé le Fils de l’homme. Le regard de la foi donna la vie aux Israélites qui levèrent les yeux vers le serpent d’airain ; de même, la foi au sacrifice expiatoire du Calvaire guérirait les ravages du péché. Dans les écrits de l’apôtre Jean, le mot « élevé » est toujours une allusion à la crucifixion de Jésus (Jean 8 : 28 ; 12 : 34). Le Christ élevé est le Christ crucifié. Nicodème a dû être profondément impressionné quand il vit plus tard Jésus sur la croix, élevé aux yeux de toute la foule.
C’est de ce Rédempteur élevé dont parle le verset le plus complet de la Bible au sujet du salut, Jean 3 : 16. A cause du suprême amour de Dieu pour le monde, Jésus a donné volontairement sa vie sur la croix « afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle ». Cette vérité éclatante est le cœur même de l’Évangile. Nous avons la vie, la rédemption et l’espoir en regardant au Rédempteur élevé. « Un regard sur ta croix sanglante, Jésus, fait déborder mon cœur d’amour et de douleur poignante, d’amour et d’éternel bonheur. » (Ch. Rochedieu, Hymnes et Louanges, No. 76.)
« De même que le serpent fut élevé dans le désert, le Fils de l’homme fut élevé sur la croix, afin que les pécheurs d’une extrémité de la terre à l’autre puissent regarder à lui et vivre. Dieu a pourvu à l’élimination des conséquences du péché. En Jésus seul réside l’espoir du salut. » (Signs of the Times, 28 octobre 1880.)
Ma prière en ce jour : Seigneur, aide-moi à fixer mes regards sur le Rédempteur élevé. Amen !
(« Portrait de Jésus » George W. Brown. Ed: IDPA)