Plutôt que de se rendre de nouveau à Corinthe, Paul, après être retourné à Éphèse, envoya ce qui fut appelé « la lettre sévère » (voir 2 Cor 2:3, 4; 2 Cor 7:8, 12).
Lisez 2 Cor 7:5–13. Quel fut le résultat de ce qu’il leur avait écrit, et quelle fut la réaction de Paul face à ce résultat?
Paul et Tite se rencontrèrent plus tard en Macédoine, où Paul apprit par Tite l’excellente nouvelle que ses paroles fermes avaient produit des effets positifs, ce qui remplit son cœur d’une grande joie. Alors qu’auparavant certains à Corinthe s’étaient opposés à Paul, l’Église se rangeait désormais de son côté. Combien il est important de soutenir nos responsables! En tant que membres d’Église, nous pouvons rendre leur tâche beaucoup plus facile qu’elle ne l’est déjà.
Lisez 2 Cor 2:5–11. Quelle est l’idée centrale de ce passage?
Ce passage concerne un cas de discipline ecclésiastique. Les spécialistes débattent pour savoir si le contrevenant mentionné ici est l’homme incestueux de 1 Corinthiens 5:1–5 ou une autre personne, quelqu’un qui avait influencé d’autres membres de l’Église en les amenant à accuser Paul d’inconstance et de manque de considération dans ses décisions de voyage. Le contexte semble favoriser la seconde option. Quoi qu’il en soit, l’enseignement principal du passage porte sur la manière dont l’Église doit traiter une personne qui a péché.
Ce passage enseigne que le but de la discipline ecclésiastique est la restauration par le pardon et par la réaffirmation de l’amour envers le pécheur (2 Cor 2:6–8, 10). Il suggère également que la discipline ecclésiastique peut être douloureuse, mais qu’elle est nécessaire. En effet, aussi bien intentionnées soient-elles, certaines Églises peuvent ne jamais affronter ni traiter le péché manifeste ou public. D’autres, à l’inverse, peuvent se montrer très rigides, impitoyables et sévères. Le péché doit être traité, mais dans l’amour. C’est pourquoi Paul exhorte l’Église à réaffirmer son amour pour le fautif (2 Cor 2:8), car lui-même aimait l’Église (2 Cor 2:4).
L’Église de Corinthe pouvait aimer le fautif (2 Cor 2:8) parce qu’elle était elle-même l’objet de l’amour de Dieu manifesté à travers l’amour de Paul. Que nous enseigne cela sur l’amour?