Lisez 1 Cor 4:1, 2. Que nous enseigne ce passage quant à la juste manière de considérer les responsables humains?
Dans 1 Corinthiens 3:1–4, Paul laisse entendre que les divisions proviennent d’un manque de maturité spirituelle. Toutefois, avant d’aborder ce sujet, il affirme: « Nous avons la pensée de Christ » (1 Cor 2:16, LSG). Cette expression renvoie probablement à la manière de penser et d’agir du Christ. Autrement dit, le croyant possède « la pensée de Christ » lorsqu’il pense et agit comme Christ. Mettre cette pensée en pratique dans tous les domaines de la vie n’est cependant pas chose aisée. Dans le monde gréco-romain, la compétition était vive entre les figures politiques, les philosophes, les penseurs et les chefs religieux. Le désir de reconnaissance culturelle conduisit apparemment l’Église de Corinthe à adopter des critères séculiers. Ce danger existe encore pour l’Église aujourd’hui.
Lisez Philippiens 2:5–8. En quoi ce passage nous aide-t-il à comprendre l’expression « la pensée de Christ » (1 Cor 2:16)?
Tout comme à Corinthe, des divisions existaient également dans l’Église de Philippes (Ph 2:1–4), bien que dans une moindre mesure. Philippiens 2:1–8 nous enseigne qu’un esprit de service à l’image du Christ implique de mourir à soi-même et à ses ambitions personnelles, et de chercher plutôt à bénir les autres, comme l’a fait Jésus.
Un service à l’image du Christ correspond à ce que Paul entend par l’expression « serviteurs de Christ » (1 Cor 4:1, LSG). Cette expression peut signifier que ces personnes servent Christ comme des assistants ou des subordonnés. Il apparaît clairement qu’une juste conception des dirigeants humains doit être fondée sur l’exemple du leadership de Christ. Les serviteurs sont également présentés comme des « dispensateurs » (1 Cor 4:1, 2). Un dispensateur est une personne à qui l’on a confié l’administration des biens d’autrui. Or, tout ce que nous possédons appartient en réalité à Christ.
Méditez dans la prière sur le message de Philippiens 2:5–8. Comment pouvons-nous saisir ce que ce passage nous révèle de l’amour de Dieu, un amour qui s’abaisse pour nous? Et comment apprendre, nous aussi, à mourir à nous-mêmes afin de refléter cet amour dans notre propre sphère d’action?