Lisez Colossiens 2:11-15. Quels problèmes Paul semble-t-il combattre ici?
Combien de fois ces versets, notamment Colossiens 2:14, ont-ils été mal interprétés comme arguments contre l’observation du sabbat du septième jour?
Pour comprendre ces textes, deux principales interprétations ont été proposées par les adventistes du septième jour: premièrement, «l’acte» cloué sur la croix serait la liste des accusations «contre nous», semblable à l’inscription placée par Pilate au-dessus de la croix de Jésus (Mt 27:37; Jn 19:19, 20). Deuxièmement, la loi cérémonielle écrite par Moïse (voir Dt 31:24-26) a été clouée sur la croix.
Si l’on replace le verset dans son contexte, il traite clairement de la loi cérémonielle. Paul évoque également la «circoncision que la main n’a pas faite» (Col 2:11), c’est-à-dire «du cœur» (Rm 2:28, 29; cf. Dt 30:16), en contraste avec la circoncision charnelle, l’une des prescriptions majeures de la loi cérémonielle (Lv 12:3; cf. Ex 12:48).
Paul associe ensuite cette transformation intérieure au «dépouillement du corps de la chair» et au baptême par immersion. Par ce baptême, nous nous identifions à la mort et à la résurrection de Christ (Col 2:11, 12).
Cette expérience de conversion est ensuite décrite comme un passage de la «mort par vos offenses» à «la vie» avec Christ qui nous a fait «grâce pour toutes nos offenses» (Col 2:13, LSG).
Le mot «ordonnances» (Col 2:14) fait référence aux décrets légaux, qu’ils soient séculiers (Lc 2:1, Ac 17:7) ou ecclésiastiques (Ac 16:4). La seule autre utilisation de ce terme grec par Paul désigne la loi cérémonielle, qui constituait une barrière entre Juifs et Gentils (Eph 2:14, 15).
Puisque Paul avait déjà évoqué le pardon et la transformation intérieure symbolisée par le baptême, il est peu probable qu’il revienne sur ce sujet avec une métaphore différente, non utilisée ailleurs dans les Écritures. Au contraire, il semble rappeler, comme dans l’épître aux Éphésiens, que les croyants d’origine paienne de Colosses ne sont pas tenus d’observer la loi cérémonielle, y compris la circoncision et les prescriptions de pureté (cf. Ac 10:28, 34, 35).
De toute évidence, Paul n’enseignait pas que les dix commandements avaient été cloués à la croix, puisqu’ailleurs il définit le péché comme la transgression de la loi (Rm 7:7).