La Bible recourt à une grande diversité d’images et de métaphores. Par exemple, tout le système sacrificiel de l’Ancien Testament — les autels patriarcaux, le tabernacle mosaïque et le temple de Jérusalem — constituait une représentation figurative du sacrifice expiatoire de Christ sur la croix et de Son sacerdoce céleste (Hé 8:1-6).
Dans les prophéties de Daniel, les royaumes et les puissances du monde étaient représentés par les différentes parties d’une grande statue (Dn 2:31-45), par divers animaux et cornes (Daniel 7 et 8), et par deux rois (Daniel 11). Des représentations similaires apparaissent également dans le livre de l’Apocalypse, comme dans le cas des deux bêtes du chapitre 13.
Dans Ses enseignements, Jésus parla de Lui-même, par exemple, comme du Pain de vie (Jn 6:35, 41-58), de la Lumière du monde (Jn 8:12; Jn 9:5) et du Vrai Cep (Jn 15:1-8). Et, par la parabole du semeur (Mt 13:1-9, 18-23) ainsi que par plusieurs autres (Mt 13:24-52, etc.), Jésus illustra la nature et la croissance de Son royaume.
Lisez Ézéchiel 4:1-8. Pourquoi pensez-vous que Dieu ne s’est pas seulement exprimé par des paroles, mais Il a aussi mis en scène certains de Ses messages?
Une mise en scène saisissante apparaît dans Ézéchiel 4:1-8, où Dieu demanda au prophète de fabriquer un modèle réduit de Jérusalem et de se coucher, d’abord sur le côté gauche pendant trois cent quatre-vingt-dix jours, représentant la maison d’Israël, puis sur le côté droit pendant quarante jours, représentant la maison de Juda. Une autre expérience visuelle fut le mariage, ordonné par Dieu, d’Osée avec Gomer, une prostituée, représentant l’infidélité spirituelle d’Israël envers Dieu (Os 1:2-9).
Les expériences dramatiques d’Ézéchiel et d’Osée nous paraissent aujourd’hui très choquantes. Mais tel était précisément le but: elles devaient être choquantes, non seulement pour nous, mais aussi pour les gens de l’époque. À un moment où les avertissements des prophètes étaient ouvertement rejetés (voir 2 Ch 36:15-21), le dernier acte de la miséricorde divine fut d’alerter de manière dramatique le peuple sur sa véritable condition afin de le conduire à une repentance authentique. Une telle présentation dramatique aurait certainement dû leur montrer combien ils devaient prendre au sérieux l’avertissement de Dieu qui leur était adressé.
Quel type de mise en scène pourrait-on imaginer aujourd’hui pour nous avertir, par exemple, de l’état de Laodicée? (Voir Ap 3:14-18.)