« L’amour n’est pas un don parmi d’autres. Il est le moyen par lequel tous les dons atteignent leur pleine finalité. » — Carl P. Cosaert, 1 Corinthians, Andrews Bible Commentary: New Testament (Berrien Springs, MI: Andrews University Press, 2022), p. 1643.
Lisez 1 Cor 13:1–7 et 1 Pi 4:8–11. Quel est le rôle de l’amour en ce qui concerne les dons spirituels?
Le chapitre 13 de la première épître aux Corinthiens enseigne que seuls l’amour et la charité permettent aux dons spirituels d’être exercés correctement. Paul commence ce chapitre en faisant allusion aux dons mentionnés au chapitre 12, mais uniquement pour souligner leur inutilité s’ils ne sont pas animés par l’amour. Ainsi, la connaissance (1 Cor 12:8) et la foi (1 Cor 12:9), même une foi capable de « transporter des montagnes » (1 Cor 13:2), ne sont rien sans l’amour (1 Cor 13:2). Sans l’amour, le don des langues (1 Cor 12:10, 28, 30) se réduit à « un airain qui résonne ou une cymbale qui retentit » (1 Cor 13:1). De même, le don pourtant important de prophétie est sans valeur s’il n’est pas exercé dans l’amour (1 Cor 13:2).
Dans 1 Corinthiens 13:4–7, Paul décrit ce qu’est l’amour et ce qu’il n’est pas, plus précisément ce que l’amour fait et ce qu’il ne fait pas. Les verbes qu’il emploie montrent que l’amour n’est pas tant un sentiment qu’une attitude concrète et active. Ainsi, l’amour (1) est patient; (2) est plein de bonté; (3) se réjouit de la vérité; (4) supporte tout; (5) croit tout; (6) espère tout; (7) endure tout. À l’inverse, l’amour (1) n’est pas envieux; (2) ne se vante pas; (3) ne s’enfle pas d’orgueil; (4) ne fait rien de malhonnête; (5) ne cherche pas son propre intérêt; (6) ne s’irrite pas; (7) ne soupçonne pas le mal; (8) ne se réjouit pas de l’injustice.
Cet ensemble de quinze verbes constitue un guide solide pour un comportement approprié dans l’exercice des dons spirituels. Il est significatif que cette description de la véritable nature de l’amour se situe précisément entre 1 Corinthiens 12 et 14, où Paul traite du problème des dons spirituels. L’amour est en effet la clé d’un usage sage des dons spirituels. Il est également placé aux côtés de la foi et de l’espérance, « mais la plus grande de ces choses, c’est l’amour » (1 Cor 13:13).
Pourquoi l’amour est-il si central dans notre foi? Quelle meilleure manière d’expérimenter la réalité de l’amour de Dieu que de chercher, dans la prière, à le refléter envers les autres?
« … en étendant ta main, pour qu’il se fasse des guérisons, des miracles et des prodiges, par le nom de ton saint serviteur Jésus ». Actes 4 : 30
Ce titre de Jésus paraît ici pour la première fois, lors d’une grande réunion de prière et d’action de grâces à Jérusalem. Le peuple avait été enthousiasmé quand Pierre et Jean avaient guéri le mendiant boiteux à la porte du temple (Actes 3 : 1-10). Troublé par la réaction positive de la foule, le sanhédrin avait pris des mesures immédiates pour faire taire les apôtres.
Les croyants se réunirent quand Pierre et Jean furent relâchés, et après avoir entendu leur récit, « ils élevèrent à Dieu la voix tous ensemble » (Actes 4 : 24). C’est au cours de cette réunion de prière et de louanges que le titre de « saint serviteur » surgit. On ne le trouve que deux fois, et uniquement dans ce passage d’Actes 4 : 23-30. Dynamisés par le Saint-Esprit et encouragés par l’excellent rapport des apôtres, les croyants rappelèrent dans leur prière comment Hérode et Ponce Pilate avaient conspiré avec le peuple « contre ton saint serviteur Jésus » (Actes 4 : 27). Puis ils supplièrent Dieu : « Et maintenant, Seigneur… donne à tes serviteurs d’annoncer ta parole avec une pleine assurance, en étendant ta main, pour qu’il se fasse des guérisons, des miracles et des prodiges, par le nom de ton saint serviteur Jésus. » (Actes 4 : 29, 30.)
Tout, dans le ministère de Jésus, porte la marque de la sainteté. Sa soumission à la volonté de Dieu, sa dépendance de la puissance divine, son dévouement sans relâche à sa mission et la sainteté de sa vie. Il était disposé à obéir et à se sacrifier ; il était fidèle et saint. Inspirés par le saint serviteur Jésus, les croyants promirent de lui ressembler. « Ils n’avaient aucun désir de glorifier leur propre personne, mais ils cherchaient à exalter Jésus, et à arracher les âmes à la ruine éternelle. » (Signs ofthe Times, 22 janvier 1885.)
Ma prière en ce jour : Seigneur, enseigne-moi à servir dans l’humilité et la sainteté afin que je puisse un jour régner avec toi dans la gloire. Amen !
(« Portrait de Jésus » George W. Brown. Ed: IDPA)