Lorsque nous nous regardons dans un miroir ou sur une photo, nous voyons une image de nous-mêmes, mais il s’agit d’une représentation plate et bidimensionnelle. À certains égards, une sculpture donne une idée plus précise, mais elle reste éloignée de la réalité vivante, respirante et animée. Le concept biblique d’«image», bien qu’il puisse parfois désigner ces représentations superficielles, suggère quelque chose de bien plus profond.
Lisez Gn 1:26, 27; Gn 5:3; 1 Cor 15:49; 2 Cor 3:18; Heb 10:1. Résumez les différentes significations du terme «image» dans ces passages. En quoi diffèrent-elles de la description de Jésus en tant qu’image de Dieu?
Les êtres humains ont été créés pour ressembler à Dieu autant que possible, physiquement, spirituellement, relationnellement et fonctionnellement. Pourtant, ils ne reflètent l’image de Dieu que sous certains aspects, et le péché a endommagé même cela. Mais Jésus nous permet de «voir» le Dieu invisible. «Celui qui m’a vu» dit Jésus, «a vu le Père» (Jn 14:9, LSG). Il est «l’empreinte» exacte de la nature de Dieu (Heb 1:3, LSG). Il est la pensée de Dieu rendue audible et le caractère de Dieu rendu visible.
Lisez Mt 11:27 et Jn 1:1, 2, 14, 18. Pourquoi Jésus est-Il le seul capable de révéler le Père?
Notez d’autres façons dont Jésus décrit Sa relation avec Dieu le Père:
- «Mon Père agit jusqu’à présent; moi aussi, j’agis» (Jn 5:17, LSG).
- «Moi et le Père nous sommes un» (Jn 10:30, LSG).
- «Nul ne vient au Père que par moi» (Jn 14:6, LSG).
Jésus s’est également décrit à plusieurs reprises dans un sens absolu en termes du nom de Dieu «JE SUIS» (voir Ex 3:14); «Je suis le pain de vie» (Jn 6:35); «Je suis la lumière du monde» (Jn 8:12); «Je suis le bon berger» (Jn 10:11, 14); «Je suis la résurrection et la vie» (Jn 11:25); «je suis dans le Père, et le Père est en moi» (Jn 14:11); et «avant qu’Abraham fût, je suis» (Jn 8:58).
Si Jésus était quelqu’un d’autre que Dieu Lui-même, cela signifierait que le Père a envoyé un être créé pour mourir pour nous. Pourquoi cela serait-il radicalement et fondamentalement différent du fait que Dieu Lui-même, en la personne du Christ, soit venu mourir pour nous?
« Les jours viennent, dit l’Éternel, où je susciterai à David, dans sa postérité, un vrai juste. Son règne sera digne d’un roi ; il agira avec sagesse, et pratiquera l’équité et la justice dans le pays ». Jérémie 23 : 5, (synodale)
Le vrai juste est un autre portrait du Sauveur. On le trouve surtout dans les prophéties d’Ésaïe et de Jérémie. Il s’applique à Jésus, dont le règne serait caractérisé par la justice. Dans son rôle de vrai juste, Christ vint défendre et confirmer la promesse divine du rétablissement de toutes choses dans l’équité.
Au cours de son ministère terrestre, Christ a inauguré le royaume de grâce en tant que précurseur du royaume de gloire. Le règne de la droiture dans le cœur humain est le prélude à la restauration finale de toutes choses dans le royaume de gloire. Le royaume de grâce et le royaume de gloire sont tous deux fondés sur la justice du Christ (Rom. 5 : 21).
Christ, le vrai juste, est venu pour attribuer et conférer sa justice à ceux qui l’acceptent comme Sauveur et Seigneur. Grâce à lui, « la justification qui donne la vie s’étend à tous les hommes » (Rom. 5 : 18). Par sa justice, nous avons la possibilité de devenir pour toujours les citoyens du royaume dont Christ est le souverain éternel.
Afin de nous préparer pour l’éternel royaume de justice, « nous devons avoir pour passeport la justice du Christ. Pour jouir de la justice du Christ, nous devons chaque jour être transformés par l’influence de l’Esprit, et devenir participants de la nature divine. » (Advent Review, 1er novembre 1892.)
Ma prière en ce jour : Seigneur, par la foi, je me réclame de la justice du Christ. Je me réfugie sous la protection de sa grâce. Amen !
(« Portrait de Jésus » George W. Brown. Ed: IDPA)