Imaginez la foule massée sur les rives de la Galilée. Depuis le matin, elle attendait le retour de Jésus et, dès qu’Il descendit de la barque, elle se pressa autour de Lui pour L’accompagner jusqu’au village de Capernaüm. Soudain, Jaïrus, chef de la synagogue, survint et supplia Jésus de venir guérir sa fille.
Parmi la foule se trouvait une femme malade depuis de nombreuses années. Elle avait dépensé tout son argent auprès des médecins, mais « elle n’avait éprouvé aucun soulagement, mais était allée plutôt en empirant » (Mc 5:26, LSG). Elle avait entendu parler de ce grand Homme de la Galilée et, remplie d’espérance, rassembla ce qui lui restait de force pour sortir de chez elle ce matin-là et se joindre à la foule. La cohue lui semblait presque étouffante tandis qu’elle se frayait un chemin vers Jésus. Puis, au milieu des bousculades, elle L’aperçut. Elle s’encouragea en se disant: « Si je puis seulement toucher Ses vêtements, je serai guérie. » (Mc 5:28, LSG).
Lisez Marc 5:21–34. Que s’est-il passé et que pouvons-nous en apprendre?
Cet incident manifeste l’attention et la compassion de Jésus pour les malades, les solitaires et ceux que la foule tend à écraser. Ce jour-là, nombreux étaient ceux qui se pressaient contre Jésus, emportés par la foule, mais une seule tendit intentionnellement la main pour Le toucher et elle reçut la bénédiction dont elle avait désespérément besoin. Pourtant, ce n’est pas son geste qui l’avait guéri, mais sa foi (Mc 5:34). « Le Sauveur sait distinguer l’attouchement de la foi du contact involontaire d’une foule insouciante. » Ellen G. White, Jésus-Christ, p. 336. Le vêtement de Jésus n’avait aucun pouvoir en lui-même; c’est la foi de la femme et sa décision de tendre la main vers Lui qui l’avaient guérit.
Cette femme fragile, dans sa souffrance et sa détresse, aurait pu rester alitée chez elle ce matin-là; au contraire, elle avait cherché volontairement et avec espérance à rencontrer Jésus pour cultiver Son amitié dans l’espérance de la guérison. Le voir de loin ne suffisait pas; elle s’était approché de Lui.
Jésus nous appelle à faire de même aujourd’hui. Il nous invite: « Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos. Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux et humble de cœur; et vous trouverez du repos pour vos âmes » (Mt 11:28, 29, LSG).
Comment cette femme, dans son immense besoin, illustre-t-elle les principes de Romains 5:3-5? À quoi cela pourrait-il ressembler dans votre propre vie?
« Qui est celui qui vient d’Edom, de Botsra, en vêtements rouges, en habits éclatants, et se redressant avec fierté dans la plénitude de sa force ? — C’est moi, qui ai promis le salut, qui ai le pouvoir de délivrer. » Ésaïe 61 : 3
En une description inspirée du Messie, Ésaïe évoque la promesse du salut. Christ est « en vêtements rouges, en habits éclatants…dans la plénitude de sa force », et il a « le pouvoir de délivrer ». Quelle image saisissante de la puissance rédemptrice !
Le pouvoir de Jésus ressort des nombreux titres qu’on lui donne en tant que créateur et rédempteur. Il est appelé « Dieu puissant » (Es. 9 : 5) ; « le puissant de Jacob » (Es. 49 : 26) ; « le rocher d’Israël » (Es. 30 : 29). C’est par son pouvoir que nous sommes sauvés. Il a tous les attributs nécessaires pour sauver le plus ignoble des pécheurs. Aucun être humain n’est coupable au point de se trouver au-delà de la portée du salut offert par Jésus-Christ.
Comme le dit l’apôtre Paul, Jésus « peut sauver parfaitement ceux qui s’approchent de Dieu par lui » (Héb. 7 : 25). Étant puissant pour sauver, il offrit son salut à des publicains et des pécheurs comme Zachée et Marie de Magdala. Il peut sauver des-pécheurs respectables comme Nicodème et Saul de Tarse. Il peut sauver un malfaiteur mourant sur une croix. Il continue à sauver des millions d’hommes et de femmes, les arrachant aux abîmes de la dégradation, de la dépravation et du crime. Voici le secret de son grand salut : « Croyez en Jésus, mettez votre confiance en Jésus avec une foi vivante et constante, et, sans l’ombre d’un doute, comptez sur Jésus pour vous protéger et vous sauver. Celui qui a le pouvoir de délivrer vous retient fermement ; et aussi longtemps que vous vous laisserez guider par lui et apprendrez de lui, il vous préservera de toute chute. » (Manuscript Releases, vol. 14, p. 72.)
Ma prière en ce jour : Seigneur, tu as le pouvoir de délivrer. Je viens à toi, réclamant de ton grand salut. Amen !
(« Portrait de Jésus » George W. Brown. Ed: IDPA)