Vous est-il déjà arrivé qu’on vous demande ce que vous attendez le plus de l’éternité? Si vous interrogez un enfant, il pourrait répondre: « Chevaucher un tigre », « Glisser le long du cou d’une girafe » ou « Voyager sur différentes planètes ». Si vous posez la même question à un adolescent, il dira peut-être: « Ne plus avoir à faire de devoirs » ou « Explorer le ciel avec mes amis sans me blesser ». Et si vous l’adressez à un groupe d’adultes, certains répondront: « Être dans un lieu où il n’y a plus de douleur, de souffrance ni de mort » ou encore: « Retrouver des êtres chers ».
Toutes ces réponses sont justes et belles, car il existe tant de promesses attachées aux nouveaux cieux et à la nouvelle terre. L’éternité brûle dans nos cœurs et, au plus profond de nous-mêmes, nous savons qu’il doit exister quelque chose de plus que la vie présente.
A quelles autres bénédictions pouvons-nous nous attendre dans l’éternité? Lisez Esa 25:8; Ap 7:17; Ap 21:4.
La plus grande bénédiction du ciel sera sans doute, le fait de voir enfin Jésus, et de Le remercier en personne pour ce qu’Il a accompli pour nous sur cette terre déchue. Nous allons peut-être vouloir Lui offrir notre adoration et notre louange pour nous avoir sauvés de la mort éternelle, par Ses propres souffrances sur la croix. « L'agneau qui a été immolé est digne de recevoir la puissance, la richesse, la sagesse, la force, l'honneur, la gloire, et la louange » (Ap 5:12, LSG).
Jean-Baptiste avait présenté Jésus comme étant « l’Agneau de Dieu » (Jn 1:35-37). Et les disciples Le suivirent aussitôt, et Apocalypse 14:4 dit que nous ferons de même: « ils suivent l'agneau partout où il va » (Ap 14:4, LSG). Cependant, pour vouloir Le suivre au ciel, nous devons d’abord Le suivre ici-bas.
Jésus, l’Agneau, est aussi notre Berger, et Il dirige nos pas comme nul autre. Cela est si rassurant pour nous alors que nous traversons des moments difficiles; mais Jésus ne cessera jamais de nous guider, même au ciel. Apocalypse 7:17 affirme: « Car l'agneau qui est au milieu du trône les paitra et les conduira aux sources des eaux de la vie » (LSG). En tant que Son peuple et Ses brebis, nous suivrons Jésus dans le ciel, désireux pour toujours de demeurer en Sa présence. L’une des caractéristiques essentielles du peuple de Dieu est que « son nom sera sur leurs fronts » (Ap 22:4, LSG). Autrement dit, nous penserons sans cesse à Lui.
Écoutez les paroles ou chantez le Cantique HL 64 (J’ai suivi Jésus dans la plaine). Faites des paroles de ce cantique votre prière personnelle aujourd’hui.
« Méprisé et abandonné des hommes, homme de douleur et habitué à la souffrance… nous l’avons dédaigné, nous n’avons fait de lui aucun cas. » Ésaïe 53 : 3
Ésaïe peint un touchant portrait du Christ dans ses souffrances. La douleur causée par la couronne d’épines, les mains percées, le côté sanglant pâlissent en comparaison avec l’agonie mentale causée par le rejet. Être méprisé et rejeté par ceux pour lesquels on souffre cause le plus vif des chagrins.
Le Prince de la vie, l’adorable Seigneur du ciel, est méprisé, détesté et trahi par le monde qu’il est venu racheter. Il souffre et meurt seul. La foule s’est évanouie qui deux jours avant l’exaltait en s’écriant : « Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! » (Mat. 21 : 9.) Les multitudes qu’il a guéries de toutes sortes de maux ; les disciples, ses confidents les plus proches, tous l’ont abandonné et ont pris la fuite (Mat. 26 : 56). Jésus souffre et meurt seul. De son cœur humain s’échappe ce cri : « Mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? »
Méprisé, dédaigné et rejeté, le Seigneur de gloire est mort sans murmurer, sans se plaindre. Quelle compassion, quel amour incomparable ! « Lorsque nous étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous. » (Rom. 5 : 8.) Il est mort sur la croix, dédaigné, méprisé et abandonné. « Il est mort pour tous. » (2 Cor. 5 : 15.) « Ceux qui aiment sincèrement le Sauveur ne peuvent qu’accueillir avec joie l’annonce fondée sur la Parole de Dieu : celui en qui repose leur espoir va revenir, non pas pour être insulté, détesté et rejeté, comme lors de son premier avènement, mais avec puissance et une grande gloire, pour rassembler son peuple. » (Sons and Daughters of God, p. 366.)
Ma prière en ce jour : Seigneur, bien que méprisé et rejeté, tu as donné ta vie pour moi. En reconnaissance, je te consacre tout mon être. Amen !
(« Portrait de Jésus » George W. Brown. Ed: IDPA)