Les deux disciples revivaient en pensée, les évènements des semaines précédentes. L’entrée triomphale de Jésus à Jérusalem et la purification du temple. La célébration de la Pâque dans la chambre haute. Les prières de Jésus à Gethsémané. La terrible trahison de Judas. Le procès, les moqueries, les coups. Le corps meurtri de Jésus suspendu à la croix et Ses dernières paroles avant qu’Il n’expire, tandis que le ciel s’assombrissait en plein après-midi. Le bruit retentissant de la déchirure du voile du temple. Les tombeaux des justes qui s’ouvrirent. Le corps de Jésus descendu délicatement de la croix et déposé dans le sépulcre avant le sabbat. Puis vinrent la confusion, l’abattement et les interrogations dans l’esprit des disciples. Comment avaient-ils pu se tromper à ce point?
Les disciples de Jésus étaient déçus, découragés et troublés. Ce fut le plus grand revers de leur existence. Ce qu'ils ne voyaient pas, c'est qu'il ne s'agissait que d'un instant de la plus grande histoire de tous les temps. Tandis que deux d’entre eux marchaient sur le chemin d’Emmaüs, Jésus apparut et marcha avec eux.
Lisez la conversation rapportée dans Luc 24:13-27 et pensez aux deux perspectives: celles des deux disciples et celle de Jésus.
Une fois leurs yeux ouverts, les deux disciples se précipitèrent à Jérusalem pour raconter ce qui s’était passé en chemin (Lc 24:33, 34). Lorsque Jésus arriva et se tint au milieu d’eux, ils furent terrifiés. Remarquez Ses questions: « Pourquoi êtes-vous troublés, et pourquoi pareilles pensées s’élèvent-elles dans vos cœurs? » (Lc 24:38, LSG).
Tel est encore le message de Jésus pour nous aujourd’hui. Très souvent, nous oublions que Jésus marche à nos côtés dans nos vallées. Très souvent, nous ne Le reconnaissons pas. Très souvent, nous oublions qu’il existe une dimension plus vaste à l’histoire. Nous nous sentons troublés et laissons le doute s’installer dans nos cœurs, oubliant que Jésus tient nos vies en sécurité entre Ses mains. Et parfois, nous pensons mieux savoir que Lui ce qui se passe réellement dans nos vies (Lc 24:18).
La Bible nous donne de précieux conseils sur la manière dont nous, chrétiens, pouvons faire face aux défis et aux échecs. Prenez le temps d’étudier ces courts passages: Rm 8:28; Phil 4:4-13; Jc 1:2-4, 12; et 2 Cor 12:9, 10. Dans le cadre de votre étude, notez trois messages clés que vous pouvez partager avec quelqu'un qui traverse actuellement des épreuves, en gardant à l'esprit 2 Corinthiens 1:4.
« Je mettrai inimitié entre toi et la femme, entre ta postérité et sa postérité : celle-ci t’écrasera la tête, et tu lui blesseras le talon. » Genèse 3 : 15
Ce titre remarquable est au cœur de la première promesse, de la première prophétie concernant le Rédempteur du monde. Tout autre titre messianique provient de celui-ci.
La postérité indique la vie et l’espoir. Christ, la postérité, est aussi la source de vie. « En elle [la Parole] était la vie, et la vie était la lumière des hommes. » (Jean 1 : 3.) L’ardent espoir du Messie promis reste vivant au cours de toute l’histoire de l’Ancien Testament. L’apôtre Paul confirma cette attente : « Or, les promesses ont été faites à Abraham et à sa descendance. Il n’est pas dit : et aux descendances, comme s’il s’agissait de plusieurs, mais comme il s’agit d’une seule ; et à ta descendance, c’est-à-dire à Christ. » (Gal. 3 : 16.)
La postérité de la femme fut la solution efficace offerte par le ciel au problème du péché. L’élimination du péché impliquait une lourde peine. Au cours de ce conflit mortel, la postérité de la femme serait blessée. Jésus en porterait les cicatrices. Les marques des clous dans ses mains et ses pieds, la blessure de son côté lui rappelleront toujours, ainsi qu’aux rachetés, l’intensité de la lutte au Calvaire (Zach. 13 : 6 ; Jean 20 : 25). Mais, Dieu soit loué, la postérité de la femme a écrasé à mort la tête du serpent. Satan est un ennemi vaincu. Le tombeau vide est la preuve irréfutable de la victoire décisive du Christ sur le péché et la mort.
« Quand Christ est mort sur la croix, Satan a triomphé, mais son triomphe a été de courte durée… Christ a remporté la victoire en étant cloué à la croix. Par la mort, il a détruit celui qui avait le pouvoir de la mort. En se chargeant des péchés, Jésus a délivré la race humaine du châtiment de la transgression. » (Manuscript Releases, vol. 12, p. 398.)
Ma prière en ce jour : Seigneur, l’écho de la tombe vide est un cri de victoire. Merci pour ce triomphe. Amen !
(« Portrait de Jésus » George W. Brown. Ed: IDPA)