Avez-vous déjà souhaité voir Jésus lorsque vous vous sentez découragé? Imaginez-vous dans ce rêve.
« Je me voyais assise, la tête entre les mains, en proie au plus profond désespoir, et faisant ces réflexions: “Si Jésus était ici-bas, j’irais à lui, je me jetterais à ses pieds, et je lui dirais toute ma douleur. Il ne se détournerait pas de moi, il me ferait miséricorde; je l’aimerais et le servirais toujours.” À ce moment précis, la porte s’ouvrit, une personne d’une grande beauté entra. Elle me regarda avec un air de pitié, et me dit: “Veux-tu voir Jésus? Il est ici, tu peux le voir si tu veux. Prends tout ce que tu possèdes et suis-moi.”
Ces paroles me remplirent d’une joie indicible, et, très contente, je ramassai le peu que j’avais, et je suivis mon guide. Il me fit monter des escaliers escarpés et apparemment peu solides. Lorsque je commençai mon ascension, il m’avertit d’avoir à tenir les yeux fixés en haut de peur d’être prise de vertige et de tomber. C’est ce qui était arrivé à beaucoup de ceux qui m’avaient précédée avant d’être au haut de l’escalier.
Après avoir gravi la dernière marche, nous nous trouvâmes devant une porte. Ici, mon guide m’invita à me débarrasser de tout ce que j’avais pris avec moi, ce que je fis avec joie. Puis il ouvrit la porte et m’invita à entrer. Je fus bientôt en présence de Jésus. Impossible de se tromper. Cette expression de bienveillante majesté ne pouvait être que la sienne. Dès que son regard se posa sur moi, je sentis qu’il connaissait toutes les circonstances de ma vie, ainsi que mes pensées et mes sentiments les plus secrets.
Incapable de supporter ses regards scrutateurs, je tentai de m’y soustraire, mais s’approchant de moi, il posa la main sur ma tête, et me dit en souriant: “Ne crains point.” Les accents de cette douce voix firent tressaillir mon cœur d’une joie inconnue jusqu’alors. Cette joie m’ôta l’usage de la parole; vaincue par un bonheur ineffable, je tombai prosternée à ses pieds. Pendant que j’étais là, défaillante, je vis se dérouler sous mes yeux des scènes de beauté et de gloire. Il me semblait être parvenue à la sécurité et à la paix du ciel. Enfin, les forces me revinrent, et je me levai. Les regards aimants de Jésus se posaient encore sur moi, et son sourire me remplissait d’allégresse. Sa présence m’inspirait à la fois un saint respect et un amour indicible...
Ce rêve me redonna l’espoir... [et] la foi, et je commençai à comprendre la beauté et la simplicité de la confiance en Dieu. » Ellen G. White, Premiers Écrits, pp. 80–82.
Au milieu des épreuves de la vie, nous devons fixer nos regards sur Jésus et sur ce qu’Il révèle de l’amour de Dieu pour nous.
Quel espoir pouvez-vous tirer, dès maintenant, de ce qui est écrit dans Romains 8:18, 28?
« Un astre sort de Jacob, un sceptre s’élève d’Israël. » Nombres 24 : 17
Dans l’une des plus fascinantes prédictions messianiques, le prophète Balaam attribue à Celui qui devait venir le titre d’astre qui apparaîtrait parmi les descendants de Jacob (Nom. 24: 17, FC). L’étoile est dans la Bible un symbole d’éclat et de grandeur royale. Elle sert fréquemment à décrire un personnage important. Dans notre société, on parle d’« étoile » quand une personne atteint la célébrité dans le domaine des arts ou des sports.
Appliqué au Christ, le symbole de l’astre dépeint Celui qui a quitté la splendeur du ciel pour devenir notre Sauveur. La prophétie annonçant Christ comme un astre qui sort de Jacob s’est accomplie quand Jésus a paru sur la scène de l’histoire « pour être la lumière des nations » (Es. 42 : 6). Il est l’étoile à laquelle faisaient allusion les mages lorsqu’ils déclarèrent : « Nous avons vu son étoile en Orient, et nous sommes venus pour l’adorer. » (Mat. 2 : 2.) Jésus lui-même était l’étoile que virent les mages en cette glorieuse nuit de Noël. C’était la naissance de l’astre du ciel annonçant l’espoir et la délivrance à un monde perdu.
Cet astre brille toujours aujourd’hui, offrant aux habitants de la terre l’espoir et la rédemption. Jésus-Christ est l’astre apparu parmi les descendants de Jacob. Il est « l’étoile brillante du matin » (Apoc. 22 : 16). Pour son peuple racheté, Jésus est l’astre conducteur, l’étoile de l’espoir, de la délivrance, de la paix et de la justice. Ellen White nous rappelle qu’il est « l’étoile brillante du matin, répandant sa lumière dans les ténèbres morales de ce monde pécheur et corrompu. Il est la lumière du monde, et tous ceux qui lui donnent leur cœur trouveront la paix, le repos et la joie. » (Mind, Character, and Personality, vol. 2, p. 804.)
Ma prière en ce jour : Seigneur, comme les mages d’Orient, aide-moi à suivre l’étoile qui me guide vers Jésus. Amen !
(« Portrait de Jésus » George W. Brown. Ed: IDPA)