De nombreux ouvrages parlent de «vie motivée par un but» ou d’«Église orientée vers un objectif». Bien que l’expression «orientée vers un objectif» ne soit peut-être pas tout à fait exacte, une orientation claire demeure essentielle pour toute entreprise significative. La vie et le ministère de Paul, tout comme ceux de ses collaborateurs et des autres apôtres, illustrent cette détermination (voir Phil 3:13, 14). Les résultats en témoignent: l’Évangile s’est rapidement propagé dans tout l’Empire romain et au-delà (Col 1:23). La même détermination est requise aujourd’hui.
Lisez Colossiens 4:12, 13. Quel est le but décrit et comment doit-il être accompli?
Comme mentionné dans une leçon précédente, Épaphras avait probablement joué un rôle central dans la diffusion de l’Évangile à Colosses et dans les villes voisines de Laodicée et Hiérapolis (voir la leçon 1). Ses salutations et prières furent sans doute une grande source d’encouragement pour les croyants. Les prières d’Épaphras visaient un but précis: «afin que, parfaits et pleinement persuadés, vous [les Colossiens] persistiez dans une entière soumission à la volonté de Dieu» (Col 4:12). Considérons les éléments riches contenus dans cette prière.
Persister. Le verbe signifie rester ferme et inébranlable, ce qui n’est possible qu’en étant «fondés et inébranlables» dans la foi et confiant dans la vérité de l’Évangile (Col 1:23, LSG). Paul emploie le même terme à plusieurs reprises pour évoquer la résistance contre «les ruses du diable» (Eph 6:11) et la nécessité de tenir bon face aux ténèbres, en s’armant de «toutes les armes de Dieu» (Eph 6:10-18; cf. 2 Tim 2:19).
Parfait. Le mot renvoie à la maturité du caractère, qui s’exprime pleinement dans l’amour sacrificiel (Mt 5:44, 48), sans jamais prétendre avoir «atteint» la perfection (Phil 3:12-15, LSG).
Pleinement persuadé. Cette expression puissante signifie être entièrement rempli ou porté à sa pleine mesure. Il est utilisé pour décrire Abraham «ayant la pleine conviction» que Dieu fera ce qu’Il a promis, bien qu’humainement impossible (Rm 4:21, LSG), et Paul étant fortifié par le Seigneur afin que «le message soit pleinement prêché» par lui (2 Tim 4:17, LSG).
Une entière soumission à la volonté de Dieu. Le mot «entière» exprime l’exhaustivité. Paul priait pour que les Colossiens soient «remplis de la connaissance de sa volonté», afin qu’ils marchent «d’une manière digne du Seigneur et lui être entièrement agréables» (Col 1:9, 10, LSG), par «sa puissance glorieuse» (Col 1:11, LSG).
« Je suis… le vivant. J’étais mort ; et voici, je suis vivant aux siècles des siècles. Je tiens les clés de la mort et du séjour des morts ». Apocalypse 1 : 18
Cette déclaration du Christ au prophète de Patmos, déjà avancé en âge, résonne d’assurance. C’est certainement le plus sublime de tous les titres « je suis » de Jésus. C’est l’annonce solennelle faite à l’univers que la mort et le séjour des morts ont été vaincus pour toujours.
Celui qui prononce cette déclaration touchante en possède l’autorité car il est devenu le possesseur des « clés de la mort et du séjour des morts ». Quelle belle image du Christ triomphant sur la mort ! Le verbe utilisé ici dénote une vie qui se suffit perpétuellement. Le Christ vivant n’est autre que la Parole faite chair, dont Jean a écrit : « En elle était la vie, et la vie était la lumière des hommes. » (Jean 1 : 4.) Le Christ vivant est celui qui donne la vie. « En Christ réside la vie, une vie originelle, non empruntée, et qu’il ne tient de personne. » (Jésus-Christ, p. 526.)
Le message du Christ vivant est qu’en dépit de sa mort consentie pour notre rédemption, il continue à vivre, parce qu’il est Dieu. Comme nous le chantons : « Il vit, il vit ! » Et il vit non seulement dans notre cœur, mais en personne à la droite du Père. Le Christ vivant est notre médiateur. Lui qui est passé par la mort vit pour toujours afin que nous qui étions morts dans le péché puissions un jour demeurer éternellement avec lui.
Voilà une merveilleuse raison de nous réjouir. Notre merveilleux Sauveur est le Christ vivant « qui a réduit la mort à l’impuissance et mis en évidence la vie et l’immortalité par l’Évangile » (2 Tim. 1 : 10). « Car je vis, a dit Jésus, et vous vivrez aussi. » (Jean 14 : 19.) Il est réconfortant de savoir que « la divinité du Christ donne au croyant l’assurance de la vie éternelle » (Jésus-Christ, p. 526).
Ma prière en ce jour : Seigneur, comment puis-je te louer pour le don de la vie éternelle ? Parce que tu vis, je vivrai aussi. Amen !
(« Portrait de Jésus » George W. Brown. Ed: IDPA)