La semaine avait été très chargée. Bien que la dame sût qu’il restait beaucoup à faire avant le sabbat, l’urgent avait fini par prendre le dessus sur l’important. Avant même qu’elle s’en rende compte, le soleil s’était couché. La famille partagea alors un repas spécial et un moment de culte en ce vendredi soir.
Mais, au matin du sabbat, lorsqu’elle se leva tôt, elle ne put s’empêcher de remarquer la salle de bain sale et la nettoya rapidement. Puis elle constata que son jeune fils avait mouillé son lit; elle mit donc les draps et quelques vêtements dans la machine. En préparant le petit-déjeuner, elle se rendit compte qu’il n’y avait pas de dessert pour le repas de midi et se dépêcha de préparer un pain aux bananes. Elle vit ensuite que son mari avait besoin d’une chemise repassée pour l’église; elle s’en occupa, puis plia quelques vêtements et sortit la poubelle.
Alors une pensée surgit: C’est le sabbat, le jour que j’aime plus que tout autre! Et pourtant, me voici occupée à toutes ces tâches, au point de me laisser distraire de la véritable signification du sabbat: un jour pour me rapprocher de Dieu.
Un instant plus tard, elle chercha à justifier ses actes: toutes ces choses étaient nécessaires… l’étaient-elles vraiment? Elle comprit qu’elle agissait comme Marthe, « occupée à divers soins domestiques » (Lc 10:40, LSG). Mais les paroles de Jésus résonnèrent à nouveau en elle: « tu t’inquiètes et tu t’agites pour beaucoup de choses. Une seule chose est nécessaire. Marie a choisi la bonne part, qui ne lui sera point ôtée » (Lc 10:41, 42, LSG).
La bonne part, c’est s’asseoir aux pieds de Jésus par amour pour Lui — non seulement le jour du sabbat, mais chaque jour. Et ce matin-là, elle ne l’avait pas choisie.
Elle aimait Dieu, mais il était si facile d’oublier qu’Il lui avait donné le sabbat comme un don dans le temps, pour renforcer leur relation. Des larmes silencieuses coulèrent sur ses joues tandis qu’elle restait immobile dans la cuisine silencieuse.
Le but de cet exemple n’est pas de définir ce que nous pouvons ou ne pouvons pas faire le jour du sabbat, mais de nous rappeler l’importance de veiller à tout ce qui risque d’affaiblir ou de détruire notre relation avec Dieu. Lorsque nos cœurs ressentent la douleur du péché et de la séparation, et que nous crions à Jésus, Il est tout proche (Ps 53:2).
Il tient un vêtement blanc dans Ses mains tachées de sang. Il voit nos larmes de repentance et retire nos vêtements sales, puis Il nous enveloppe entièrement de Son vêtement de justice. Sa pureté couvre parfaitement et complètement nos péchés. Nous pouvons laver notre robe dans Son sang (Ap 7:14).
Comment Esa 64:6, Zac 3:4 et Esa 61:10 nous révèlent-ils cette vérité essentielle sur la justice du Christ? Pourquoi devons-nous toujours nous attacher avec ferveur à ce qui est promis ici?
« Je puis tout par celui qui me fortifie ». Philippiens 4 : 13
En une seule phrase stimulante, l’apôtre Paul offre sa formule pour atteindre l’impossible. Mais il veille à l’attribuer entièrement à Jésus. Paul s’empare du pouvoir invincible, mais c’est Christ qui le lui communique.
Tout ce que le chrétien doit faire, il peut l’accomplir grâce au pouvoir du Christ. Ce pouvoir est illimité. Jésus a rappelé à ses disciples que tout est possible à Dieu (Mat. 19 : 26). Il a affirmé : « Tout pouvoir m’a été donné dans le ciel et sur la terre. » (Mat. 28 : 18.) Christ communique ce pouvoir illimité à quiconque le recherche. C’est pourquoi Paul pouvait déclarer : « Je puis tout par celui qui me fortifie. » Ce n’est pas la suffisance de l’homme qui s’exprime ainsi. Non, le point de mire c’est Jésus, celui qui rend tout possible.
En Jésus-Christ, nous trouvons la force de remplir tout devoir, de surmonter toute tentation, de supporter toute épreuve. Nous avons la patience de souffrir sans nous plaindre. Nous avons la confiance de croire pleinement en Dieu pour l’avenir. En Christ, nous trouvons la grâce abondante nécessaire pour croître spirituellement de jour en jour. Nous trouvons en lui l’énergie inépuisable nécessaire pour servir avec dévouement, la foi vivante pour atteindre l’impossible, et l’assurance intérieure pour vivre heureux, avec courage.
Rien ne peut remplacer les forces que Christ nous communique. Ni l’argent, ni l’instruction, ni la célébrité, ni les amis haut placés, ni la volonté, ni la pensée positive, ni le poste important. Seul Christ possède le pouvoir nécessaire pour nous inspirer à agir et à triompher dans toutes les circonstances de la vie. Méditons ces mots : « La Volonté humaine participe à la Toute-Puissance dans la mesure où elle coopère avec la volonté de Dieu. Tout ce qui se fait sur son ordre doit être accompli par sa force. Tout ce qu’il ordonne, il le donne. » (Les Paraboles de Jésus, p. 287, 288.)
Ma prière en ce jour : Seigneur, accorde-moi aujourd’hui ta force bienfaisante. Amen !
(« Portrait de Jésus » George W. Brown. Ed: IDPA)