Vous avez peut-être déjà entendu quelqu’un dire: « Si seulement je pouvais voir la mer Rouge se fendre, ou la manne sur le sol, ou Jésus guérir un aveugle, je croirais. » Peut-être même avez-vous vous-même déjà eu ce genre de pensée.
Pourtant, d’un autre côté, pourquoi serait-il plus facile pour nous aujourd’hui d’avoir la foi que cela ne l’était pour ceux qui vivaient aux temps bibliques? Les Israélites ne possédaient pas une Bible complète, et ils ne disposaient pas d’une histoire aussi longue que la nôtre. Moïse soulignait l’importance de se souvenir du passé afin de ne pas oublier la conduite et la bonté de Dieu (voir Dt 4:7-10; Dt 8:2, 3). Contrairement aux Israélites, nous disposons de 6 000 ans d’histoire biblique sur lesquels nous appuyer (voir Jn 20:30, 31).
Chaque génération réclame un signe, et la nôtre ne fait pas exception. Pourtant, les signes sont tout autour de nous. Si vous lisez Matthieu 24, vous verrez combien de choses se sont déjà accomplies et continuent de s’accomplir aujourd’hui.
Même à l'époque de Jésus, les gens voulaient un signe démontrant qu'Il était bien le Fils de Dieu, malgré le fait qu'ils avaient reçu de nombreux signes. Quelle était la réponse de Jésus? (Voir Mc 8:11, 12.)
Discutons-nous avec Jésus et Le mettons-nous à l’épreuve comme le firent les pharisiens? Le faisons-nous « [soupirer] profondément en son esprit » (Mc 8:12, LSG) à cause de notre manque de foi, alors qu’Il nous a déjà donné tout ce dont nous avons besoin pour croire?
« Ce n’était pourtant pas de tels signes que les Juifs avaient besoin. Des manifestations purement extérieures ne pouvaient leur être d’aucune utilité. Ce qu’il leur fallait, ce n’était pas une illumination intellectuelle, mais une rénovation spirituelle. » Ellen G. White, Jésus-Christ, p. 400.
Se pourrait-il que nous aussi ayons besoin d’une rénovation spirituelle — une marche authentique, réelle, instant après instant avec Dieu? Peut-être n’avons-nous pas besoin d’un signe, car une mine de connaissances est déjà à notre portée, notamment grâce à nos Bibles.
Ainsi, au lieu de faire « [soupirer] profondément » Jésus à cause de notre manque de foi, souvenons-nous des paroles qu’Il adressa à Thomas: « Heureux ceux qui n'ont pas vu, et qui ont cru! » (Jn 20:29; voir aussi Heb 11:1). Dieu ne nous demande pas une foi aveugle — Il nous a déjà donné de nombreuses raisons de croire. Et pourtant, malgré toutes ces raisons, le doute persiste. L’essentiel est de nous concentrer sur ce qui affermit la foi, et non sur ce qui nourrit le doute.
En seulement 60 secondes, comment décririez-vous votre foi en Dieu? Que révèle votre réponse sur votre marche avec Lui?
« Et le chef de l’armée de l’Éternel dit à Josué : Ôte tes souliers de tes pieds, car le lieu sur lequel tu te tiens est saint ». Josué 5 : 5
Un jour, s’étant éloigné du camp pour méditer et implorer « le secours du Dieu d’Israël, il (Josué) se trouve, tout à coup, en présence d’un guerrier armé de pied en cap, une épée nue à la main. Sa taille est imposante et son aspect majestueux. « Josué lui demande : “ Es-tu des nôtres, ou de nos ennemis ? Il répondit : Non, je suis le chef de l’armée de l’Éternel : j’arrive Maintenant. ” »
« Puis Josué entend cet ordre, autrefois donné à Moïse en Horeb : “ Ôte les chaussures de tes pieds ; car le lieu où tu te tiens est saint. ” Cette parole révèle au conducteur d’Israël l’identité du mystérieux étranger, qui n’est autre que le Fils de Dieu. » (Patriarches et prophètes, p. 470.)
La face contre terre, Josué reconnaît que par lui-même il est incapable de conduire Israël à la victoire dans sa conquête du pays de Canaan. Lors de nos conquêtes spirituelles, Christ seul possède le pouvoir de nous assurer la victoire. Son triomphe au Calvaire a fait de lui le chef invincible des armées de l’Éternel. Lui seul est capable de faire l’assaut de la citadelle de Satan et d’en délivrer les captifs. C’est ce que Jésus a accompli au Calvaire.
Comme Josué, nous sommes invités à ôter nos souliers en présence du chef de l’armée de l’Éternel. C’est en nous soumettant à Christ, le chef de l’armée de l’Éternel, que nous pouvons être « plus que vainqueurs » (Rom. 8 : 37). « Nous avons besoin de la présence de Jésus, le chef de l’armée de l’Éternel. Nous devons suivre ses directives et mettre notre foi en lui. » (Manuscript Releases, vol. 3 ; p. 22.)
Ma prière en ce jour : Seigneur, tu es le chef de l’armée de l’Éternel. J’attends tes ordres. Donne-moi la victoire dans les combats de la vie. Amen !
(« Portrait de Jésus » George W. Brown. Ed: IDPA)