Lisez Colossiens 1:21, 22. À quoi Paul fait-il allusion lorsqu’il parle du fait d’être étrangers et ennemis? Et quel est le résultat final attendu de la mort du Christ (voir aussi Eph 5:27)?
Paul a toujours peint une image sombre de l’humanité, du moins l’humanité en dehors de la justice de Christ. Et qui, aujourd’hui, près de deux mille ans plus tard, pourrait contester ce constat? Quelqu’un a dit un jour que la seule doctrine chrétienne qui ne nécessite pas d’être acceptée par la foi est celle de la nature pécheresse de l’humanité.
Cependant, depuis l’entrée du péché dans le monde, Dieu a pris l’initiative de nous réconcilier, aussi mauvais que nous soyons, avec Lui. C’est-à-dire, dès le début, Dieu a œuvré pour résoudre le problème du péché, dont la solution ultime se trouvait dans Sa propre mort sur la croix.
En Éden, Il avait appelé Adam, son chef-d’œuvre de la création, en lui demandant: «Où es-tu?» (Gn 3:9, LSG). Et aujourd’hui, Il continue de chercher Sa seule brebis perdue: nous. Il nous cherche un par un et a un plan parfait pour nous atteindre, en accomplissant la promesse originelle de l’Évangile annoncée en Genèse 3:15, qui met l’inimitié entre nous et Satan.
Parfois, l’Évangile est rendu si compliqué et si théorique qu’il a peu de sens pratique pour la vie au XXIᵉ siècle. En réalité, il est très simple et direct. L’Évangile comporte trois parties:
Premièrement, puisque nous sommes incapables de nous sauver nous-mêmes, Jésus est venu et est mort pour nos péchés (voir Rm 5:6-8).
Deuxièmement, en acceptant Sa mort comme la nôtre, par la foi, la repentance et le baptême, nous sommes justifiés et libérés de la condamnation du péché (voir Rm 5:9-11; Rm 6:6, 7).
Troisièmement, la vie que nous vivons maintenant est le résultat de notre union avec Christ, de l’expérience de Sa puissance recréatrice et de Sa vie en nous (voir 2 Cor 5:17-21; Gal 2:20).
Il ne s’agit pas nécessairement d’étapes distinctes: elles peuvent se produire d’un seul coup, lorsque nous acceptons Jésus dans nos vies, et se renouvèlent chaque jour quand nous nous donnons à Lui. Quelle que soit la manière dont chacun de nous a expérimenté l’œuvre salvatrice du Christ dans sa vie, le fondement repose toujours sur la mort de Jésus. C’est à cela que nous devons toujours revenir.
Lorsque vous regardez votre caractère et votre être le plus profond, que vous dit cette vision sur votre besoin de la croix?
« Comme Jésus se mettait en chemin, un homme accourut, et, se jetant à genoux devant lui : Bon maître, lui demanda-t-il, que dois-Je faire pour hériter la vie éternelle ? » Marc 10 : 17
Ce titre, bon Maître, fut donné à Jésus par le jeune homme riche, car on ne le trouve pas ailleurs dans la Bible. On ne s’adressait pas ainsi aux rabbins de l’époque du Christ. Étant donné le rang du jeune homme et le sérieux de sa question, il semble certain qu’il avait une raison sincère d’adresser ce compliment à Jésus. Quels que soient ses mobiles, le jeune homme exprimait une profonde vérité.
La réponse de Jésus ne devrait pas être considérée comme un désaveu de sa divinité. La vie, le caractère, les enseignements et le ministère de Jésus démontrent qu’il était en vérité le bon Maître. Comme deuxième personnage de la trinité, Jésus est la bonté même. Il enseignait la justice avec bonté ; la bonté imprégnait toute Sa personne, tous ses actes. Il est écrit : « Jésus de Nazareth. Allait de lieu en lieu faisant du bien. » (Actes 10 : 38.) Le Seigneur lui-même déclara : « Je suis le bon berger. » (Jean 10 : 14.) En paraissant rejeter l’épithète « bon », Jésus tenait à aider le jeune homme riche à découvrir que le bon Maître était aussi le Fils de Dieu.
Ceux qui bénéficient de la grâce rédemptrice du Christ reconnaissent en lui le Sauveur et le Seigneur de même que le bon Maître. Ce qu’il fait est toujours bon, car il est la bonté incarnée. Et la bonne nouvelle, c’est que par sa grâce nous aussi pouvons devenir bons.
La notion que le jeune homme avait de Jésus était correcte, mais incomplète. Il devait voir en Christ le Fils unique de Dieu, le Sauveur du monde. Ellen White écrit : « Les goûts et les désirs de ce jeune homme n’étaient pas négatifs mais favorables à la croissance de sa spiritualité. Il avait vu Jésus bénir les petits enfants, ce qui l’avait convaincu de sa bonté. » (Review and Herald, 11 septembre 1900.)
Ma prière en ce jour : Seigneur, tu es le Maître de bonté. Enseigne-moi à faire le bien, selon ta volonté. Amen !
(« Portrait de Jésus » George W. Brown. Ed: IDPA)