« Elle enfanta un fils, qui doit paître toutes les nations avec une verge de fer Et son enfant fut enlevé vers Dieu et vers son trône ». Apocalypse 12 : 5
Rappelant à grands traits la prophétie de la postérité de la femme (Gen. 3 : 15), Jean décrit le conflit mortel au cours duquel Satan, le dragon, cherche à dévorer l’enfant Jésus au moment de sa naissance (Apoc. 12 : 4). Mais l’enfant était destiné à triompher du dragon et il régnerait suprême sur toutes les nations. C’est une allusion au Psaume 2, dont les versets : 8 et 9 s’appliquent clairement au Messie qui finirait par l’emporter sur les forces du mal et règnerait souverainement pendant l’éternité (Apoc. 2 : 27 : 19:15).
Dans cette prophétie, Jean s’attache à l’issue du conflit entre le bien et le mal. Il attire l’attention du lecteur sur la délivrance de l’Église et le point final du grand conflit par la victoire éclatante du Christ. En décrivant la lutte des siècles contre « le fils », Jean ne fait allusion ni à la vie, ni au ministère, ni aux souffrances, ni à la mort, ni à la résurrection de Jésus.
Il concentre au contraire son attention sur l’issue du combat et se réjouit de voir « le fils » élevé sur le trône de Dieu, une allusion évidente à l’ascension du Christ. Voilà la bonne nouvelle que Jean désire souligner dans ce drame. « Le fils », au lieu d’être dévoré par le dragon, est enlevé au ciel où il est maintenant « assis à la droite de la majesté divine dans les lieux très hauts » (Héb. 1 : 3). La mission est accomplie. Christ est de retour en conquérant, et « la voix de Dieu proclame que satisfaction a été donnée à la justice. Satan est vaincu… Le Père entoure son Fils de ses bras, et l’ordre est donné : “ Que tous les anges de Dieu l’adorent. ” » (Jésus-Christ, p.837.)
Ma prière en ce jour : Seigneur, tu l’as emporté sur le dragon, j’attends avec confiance la victoire finale. Amen !
(« Portrait de Jésus » George W. Brown. Ed: IDPA)