Lisez Jos 2:1 et Nb 13:1, 2, 25-28, 33; et Nb 14:1-12. Pourquoi Josué commence-t-il la mission de conquérir la terre promise par l’envoi des espions?
De la Genèse à l’Apocalypse, Dieu a toujours eu un reste fidèle qui a répondu à Son appel à l’obéissance en réaction à Sa grâce (voir Jr 31:7, 31-34). Par exemple, des années après la dispersion de Babel, Dieu choisit Abram (plus tard Abraham) pour être un modèle de foi dans l’alliance, non seulement pour sa famille, mais pour toutes les générations futures. Entouré d’apostasie et d’ambivalence morale, Abram se montra fidèle à l’appel de Dieu (voir Gn 12:1-9).
Dieu communiqua à Abraham les termes de l’alliance et lui montra comment le salut de l’humanité serait accompli par le sacrifice du Christ (Gn 15:6-17). Pour éprouver la foi d’Abraham et illustrer le futur sacrifice du Fils de Dieu, Abraham fut appelé à offrir Isaac, son fils, en sacrifice à Dieu (Gn 22:1-17). Quelle épreuve déchirante pour le père des croyants! Pensez à toutes les raisons qu’Abraham aurait pu invoquer pour désobéir à l’ordre explicite de Dieu; pourtant, il obéit fidèlement. Dieu retint la main d’Abraham et l’empêcha de tuer Isaac, et Il pourvut un bélier à sa place.
Tous les prophètes n’ont pas été appelés par Dieu pour annoncer des jugements imminents. Tous, cependant, furent appelés à ramener le peuple à la fidélité, et souvent à mettre en garde contre l’apostasie, contre l’oppression des pauvres et des nécessiteux, et contre la violation de l’alliance et de ses prescriptions.
Mais surtout, les prophètes devaient révéler la promesse du salut dans le Messie. Le témoignage durable des prophètes bibliques et de l’Esprit de Dieu à l’ère postapostolique nous appelle à reconnaître et à avertir les autres de la crise imminente qui s’abattra sur le monde. Toutefois, au cœur même de cet avertissement se trouve la bonne nouvelle de la rédemption accordée au peuple fidèle de Jésus, à ceux qui sont demeurés dans une relation d’alliance avec Lui (Ap 12:17).
Lisez Genèse 15:6, Galates 3:6-9 et Hébreux 11:8. Qu’y a-t-il dans la vie et le caractère d’Abraham qui l’a rendu apte au service de Dieu, bien qu’il fût, de toute évidence, un homme imparfait?
Il existe de nombreux parallèles entre l’époque d’Abraham et la nôtre. De même que le paganisme et l’idolâtrie étaient largement répandus au temps d’Abraham, aujourd’hui encore de nombreuses idéologies concurrentes cherchent à éliminer ou à marginaliser le christianisme. À l’opposé de bien des aspects de la culture dominante, le peuple de Dieu est appelé à refléter fidèlement Son image dans ses relations quotidiennes avec autrui, y compris par la proclamation des messages des trois anges (Ap 14:6-12).
L’Écriture déclare qu’Abram « crut à l’Éternel, qui le lui imputa à justice » (Gn 15:6). Comment voyez-vous la promesse de l’Évangile puissamment révélée dans ce texte? Quelle espérance pouvez-vous en tirer pour vous-même?
« Jésus, prenant la parole, lui dit : Que veux-tu que je te fasse ? Rabbouni, lui répondit l’aveugle, que je recouvre la vue ». Marc 10 : 51
« Rabbouni » est une forme araméenne de « rabbi », signifiant « grand maître ». C’est un titre extrêmement honorifique exprimant le plus grand respect, l’admiration et le dévouement. Il est donné deux fois à Jésus, par l’aveugle Bartimée et par Marie de Magdala.
Parmi la multitude qui suivit Jésus à la sortie de Jéricho se trouvait Bartimée, un mendiant aveugle. Désirant de toute son âme recouvrer la vue, il s’écria : « Fils de David, Jésus, aie pitié de moi ! » (Marc 10 : 47.) Emu de compassion, Jésus répondit : « Que veux-tu que je te fasse ? » « Rabbouni, lui répondit l’aveugle, que je recouvre la vue. » Pour attirer l’attention du Christ, Bartimée l’appelle d’abord « Fils de David, Jésus ». Puis, par respect, il l’appelle « rabbouni ». Le grand Maître honora sa foi en lui rendant la vue (Marc 10 : 53).
On retrouve ce titre à la résurrection de Jésus. Marie de Magdala, accablée de chagrin, se rendit au sépulcre « le premier jour de la semaine ». Elle rencontra un inconnu qui lui demanda pourquoi elle pleurait. Soudain, elle reconnut la voix qui l’appelait : « Marie ! » Elle s’exclama alors : « Rabbouni ! » Par ce seul mot, Marie exprima éloquemment son amour et son admiration pour son adorable Seigneur. Ellen White écrit : « Dans sa joie, [Marie] oublia qu’il avait été crucifié. Elle s’élança pour embrasser ses pieds, et s’écria : “ Rabbouni. ” Mais le Christ leva la main et lui dit : Ne me retiens pas ; “car Je ne suis pas encore monté vers mon Père. Mais va vers mes frères et dis-leur que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu. ” Et Marie alla porter ce joyeux message aux disciples. » (Jésus-Christ, p. 793.)
Ma prière en ce jour : Seigneur, je t’appelle rabbouni, comme Bartimée et Marie de Magdala. Tu es mon Maître incomparable ! Amen !
(« Portrait de Jésus » George W. Brown. Ed: IDPA)