Jusqu’ici, nous avons appris que l’amour est patient, bienveillant, joyeux, persévérant, confiant, plein d’espérance et durable, parce que Jésus est tout cela. Une fois que nous discernons ces qualités en Jésus, l’étape suivante consiste à les imiter. Tel était le souhait de Paul pour les Corinthiens. Cependant, si l’on supprime les « ne… pas » des huit caractéristiques négatives de l’amour, « on obtient une assez bonne description du comportement des Corinthiens au sein de leur Église: envieux, vantards, orgueilleux, grossiers, égoïstes, susceptibles et prompts à relever les torts d’autrui. Paul adapte ici les verbes qu’il emploie à la situation des Corinthiens. » — Verlyn D. Verbrugge, 1 Corinthians, dans The Expositor’s Bible Commentary: Romans–Galatians, édition révisée (Grand Rapids, MI: Zondervan, 2008), p. 372.
Les Corinthiens avaient beaucoup à apprendre. Il en est de même pour nous. Après avoir décrit ce que l’amour fait et ce qu’il ne fait pas, Paul conclut son développement en soulignant le caractère éternel de l’amour, afin de stimuler la pratique d’un amour authentique.
Un jour, les prophéties disparaîtront; nous parlerons une seule langue; et la connaissance imparfaite cédera la place à une connaissance nouvelle et parfaite de Dieu (1 Cor 13:12). Les dons de l’Esprit cesseront lorsque le but pour lequel ils existent sera atteint (1 Cor 13:10). « Mais l’amour ne disparaîtra jamais » (1 Cor 13:8, BDS).
De même, lorsque le Christ reviendra, la foi cédera la place à la vue (2 Cor 5:7), et ce que nous espérons depuis longtemps deviendra réalité (Rm 8:24). Et surtout, l’amour demeurera comme l’expression du caractère de notre Dieu en trois personnes. Toutefois, dans un certain sens, la foi et l’espérance subsisteront aussi pour toujours. La foi, en tant qu’expérience du salut (Rm 4:3), et l’espérance, comme désir et attente de nouvelles joies et de nouvelles connaissances sur la nouvelle terre, marqueront à jamais l’expérience des rachetés. Mais l’amour — l’amour de Dieu — demeurera éternellement.
Très bientôt, nous verrons notre Seigneur face à face (1 Cor 13:12). D’ici là, nous sommes appelés à définir notre vie par ces trois vertus: la foi, l’espérance et l’amour. Cette triade représente la plénitude de la vie chrétienne par l’Esprit. C’est pourquoi elle est si souvent mentionnée dans les Écritures (Rm 5:1–5; Gal 5:5, 6; Eph 1:15, 18; 4:1–5). Toutefois, l’amour est le plus grand, car il est le seul attribut qui soit utilisé pour décrire la nature même de Dieu (1 Jn 4:8).
Méditez sur cette affirmation: « Dieu est amour ». Comment devons-nous comprendre exactement ce que cela signifie? Et bien que nous ne puissions en saisir qu’une part, pourquoi cette déclaration est-elle une si bonne nouvelle pour nous?
« On l’appellera… Conseiller ». Ésaïe 9 : 5
Le deuxième titre qu’Ésaïe donne au Messie dans ce verset est Conseiller. Ce nom évoque la sagesse, l’expérience, la bonté, la compétence et la courtoisie. En tant que divin Conseiller, Jésus possède toutes ces qualités.
La société du vingtième siècle, avec ses complications et ses problèmes, dépend beaucoup des conseillers professionnels. Les gouvernements dépendent de comités et de cabinets composés de conseillers hautement qualifiés. Les institutions scolaires ont des conseillers prêts à guider les étudiants. Le système judiciaire a ses conseillers légaux, tandis que le public peut bénéficier de l’aide de conseillers conjugaux et familiaux.
Le Conseiller par excellence est Jésus-Christ. Ses références sont impeccables. « Admirable est son conseil, et grande est sa sagesse. » (Es. 28 : 29.) Il est le seul conseiller capable de répondre à toutes les questions, de résoudre tous les problèmes, de guider les hommes et les femmes en toutes choses. Avec un tel conseiller et guide, le succès, les victoires quotidiennes, la sécurité et l’espoir dans l’avenir nous sont assurés. « Nous passons à côté de précieuses bénédictions en manquant de présenter nos besoins, nos soucis et nos chagrins à notre Sauveur. Il est l’admirable Conseiller. Il se penche sur son Église avec un intense intérêt et une tendre sympathie. Son regard pénétrant saisit toutes nos nécessités… Il voit les conséquences de chaque action, et il nous demande de croire patiemment en sa sagesse. » (Signs of the Times, 10 mai 1910.)
Ma prière en ce jour : Seigneur, tu es le Conseiller par excellence. Aide-moi à compter sur tes conseils infaillibles sans jamais douter. Amen !
(« Portrait de Jésus » George W. Brown. Ed: IDPA)