Imaginez être un disciple de Jésus. Vous voyagez avec Lui, mangez avec Lui, dormez près de Lui, et apprenez de Lui tandis qu’Il transforme d’innombrables vies, y compris la vôtre. Les foules se pressent autour de Lui, et vous réalisez combien il est exceptionnel qu’Il vous ait choisi parmi les douze les plus proches de Lui. Puis vous commencez à vous demander: Qui est vraiment le plus grand parmi tous les disciples?
Dans Luc 22:24-27, lisez la réponse de Jésus à la dispute des disciples sur ce que signifie la grandeur. Quelle est la déclaration qui saisit le cœur du message de Jésus dans ce passage?
On aurait pu penser qu’après tout le temps passé auprès de Jésus, un tel débat serait la dernière chose à laquelle les disciples auraient songé. Pourtant, il n’en fut rien. Au lieu de se contenter pleinement de l’honneur de leur appel, l’orgueil s’insinua dans leurs cœurs, au point que chacun se crut supérieur aux autres. Il est si facile de laisser ce genre de pensées envahir et dominer notre esprit. Mais il nous est rappelé que « Rien n’est plus offensant pour Dieu, plus dangereux pour l’âme humaine que l’orgueil et la propre suffisance. De tous les péchés, c’est assurément le plus difficile à vaincre. » Ellen G. White, Les Paraboles de Jésus, p. 128.
Cela revêt pour nous une importance capitale. Notre orgueil offense Dieu plus que tout autre péché, et il est d’autant plus difficile à vaincre que nous le discernons rarement pour ce qu’il est réellement. Dans notre sentiment d’autosuffisance, nous choisissons souvent de ne pas nous examiner, laissant ainsi l’orgueil régner sans être inquiété. Pourtant, nous sommes appelés à prendre du recul, à poser un regard honnête sur nous-mêmes et à demander à Dieu de nous ouvrir les yeux sur notre véritable état. Car, aujourd’hui encore, l’orgueil demeure sans doute l’un des principaux obstacles à une relation intime et authentique avec Dieu.
Si vous reconnaissez que Dieu seul peut ôter l’orgueil et l’égoïsme de votre âme, faites une pause et priez maintenant par ces mots: « Seigneur, prends mon cœur, car je ne puis te le donner. Il t’appartient. Garde-le pur, car j’en suis incapable. Sauve-moi en dépit de moi-même, de ce moi faible et si peu conforme à ton image. Modèle-moi, façonne-moi, élève-moi dans une atmosphère pure et sainte où les puissants courants de ton amour pourront atteindre mon âme. » Ellen G. White, Les Paraboles de Jésus, p. 133.
« Faites disparaître le vieux levain, afin que vous soyez une pâte nouvelle, puisque vous êtes sans levain, car Christ, notre Pâque, a été immolé ». 1 Corinthiens 5 : 7
Ce titre est chargé de signification historique, spirituelle et théologique. Il rappelle la grande délivrance d’un peuple minoritaire de l’histoire. La fête de la Pâque fut instituée par Dieu lui-même pour commémorer la nuit où « l’Éternel frappa tous les premiers-nés » (Ex. 12 : 29). Les Israélites avaient reçu l’ordre de prendre du sang de l’agneau pascal et d’en mettre « sur les deux poteaux et sur le linteau de la porte des maisons où on le mangera » (Ex. 12 : 7). A partir de cet événement décisif, la Pâque devint la célébration la plus sacrée et la plus significative des sept fêtes de l’ancien Israël.
On trouve le sens profond de la Pâque dans cette déclaration de l’apôtre Paul : « Christ, notre Pâque, a été immolé. » L’agneau pascal offert lors de la fête préfigurait l’Agneau de Dieu, qui ôterait le péché du monde (Jean 1 : 29). Christ, par sa mort sur la croix, a montré une fois pour toutes la vraie portée du sacrifice de l’Agneau pascal (Es. 53 : 7). Jésus, l’Agneau de Dieu, a été crucifié le jour de la Pâque, une célébration qui commençait la veille du jour où le repas pascal devait être consommé (Ex. 12 : 18).
Christ est mort à notre place, tel est le message de la Pâque. Il est mort de notre mort, il s’est chargé de notre culpabilité pour satisfaire aux exigences de la justice divine. Au-delà de la mort du Christ, Dieu ne peut exiger aucune autre preuve de justice de la part du vrai croyant. « Christ, notre Pâque, a été immolé pour nous. Il a donné sa vie précieuse, immaculée, pour sauver de la ruine éternelle les êtres humains coupables, afin que par la foi en lui ils puissent se présenter, innocents, devant le trône de Dieu. » (The Youth’s Instructor, 20 juillet 1899.)
Ma prière en ce jour : Seigneur, tu es ma Pâque, tu as été immolé pour moi. Je te loue de toute mon âme pour ton suprême sacrifice. Amen !
(« Portrait de Jésus » George W. Brown. Ed: IDPA)