Lisez 1 Cor 1:11–13; 1 Cor 4:14; 1 Cor 5:11; 1 Cor 7:1; et 1 Cor 14:37, 40. Lisez aussi 2 Cor 1:12; 2 Cor 2:9; 2 Cor 11:3; et 2 Cor 13:10. Comment ces passages nous aident-ils à comprendre pourquoi Paul a écrit aux Corinthiens?
Paul se trouvait à Éphèse lorsqu’il écrivit la Première épître aux Corinthiens (1 Cor 16:5–9). La famille de Chloé était venue lui rapporter que la situation à Corinthe n’était pas bonne (1 Cor 1:11). Dans 1 Corinthiens 1 à 6, Paul aborde les problèmes signalés par Chloé. Ceux-ci comprenaient les divisions, l’immoralité sexuelle, les procès et la prostitution. Paul reçut également une lettre contenant des questions précises (1 Cor 7:1). Sa réponse occupe la suite de l’épître, à partir du chapitre 7. Ces questions concernaient le mariage, le divorce, le célibat, les viandes sacrifiées aux idoles, la conduite dans le culte, l’usage des dons spirituels et une compréhension erronée de la résurrection. L’Église de Corinthe traversait une période de profond trouble et faisait preuve d’une grande immaturité. Peut-être votre Église locale connaît-elle également de nombreuses difficultés. Pourtant, celle de Corinthe était sans doute encore plus éprouvée.
La première lettre de Paul aux Corinthiens est également très pertinente pour notre époque. Après tout, ne faisons-nous pas face, dans une certaine mesure, aux mêmes difficultés dans nombre de nos Églises aujourd’hui? Cette lettre a beaucoup à nous dire. Elle est « l’une des plus riches, des plus instructives et des plus pathétiques de toutes ses lettres » (Ellen G. White, Conquérants pacifiques, p. 254).
Paul a peut-être écrit trois ou quatre lettres aux Corinthiens (cf. 2 Cor 10:9). Il écrivit une première lettre avant 1 Corinthiens (1 Cor 5:9), mais celle-ci est perdue. Avant 2 Corinthiens, il écrivit une lettre que les spécialistes appellent la « lettre sévère » (2 Cor 2:3, 4, 9; 2 Cor 7:8), laquelle est également perdue. Certains pensent qu’il s’agit de 1 Corinthiens, ou que cette lettre est partiellement conservée dans 2 Corinthiens.
Dans 2 Corinthiens, nous comprenons que les membres de l’Église de Corinthe étaient fortement influencés par la culture environnante. Ils valorisaient des choses telles que la compétition, le pouvoir et la richesse — autant d’éléments qui peuvent encore aujourd’hui représenter un danger pour l’Église. À l’inverse, Paul cherchait à instaurer une culture centrée sur Christ, une manière de voir le monde à travers le prisme de l’Évangile. Combien il est essentiel que nous aussi, nous apprenions à voir notre monde à travers le prisme de l’Évangile.
Relisez 2 Corinthiens 2:4. Que nous apprend ce passage sur l’amour profond que Paul portait à ces croyants? En comparaison, combien nos propres cœurs peuvent-ils parfois être froids envers les autres?
« Lumière pour éclairer les nations, et gloire d’Israël, ton peuple. » Luc 2 : 32
Les parents de l’enfant Jésus venaient d’arriver dans le parvis du temple pour la présentation. Mû par le Saint-Esprit, le pieux Siméon s’avança pour prier. Il prit le saint enfant dans ses bras et le présenta à Dieu. Dans sa mémorable prière, Siméon appelle Christ « lumière pour éclairer les nations » et « gloire d’Israël, ton peuple ».
Dans sa divine providence, le Tout-Puissant avait choisi une nation pour révéler sa gloire. Les Israélites devaient être les gardiens et les messagers de la vérité et de la lumière (Rom. 3 : 1, 2) …Ils furent inondés d’un véritable flot de gloire en recevant la loi, les prophètes, le système des sacrifices et d’autres manifestations de la bienveillance divine. Le peuple de Dieu devait être l’ambassadeur de la vérité et de la grâce auprès de toutes les nations. Malheureusement, Israël ne répondit pas à l’attente divine.
C’est à ce point de l’histoire que Christ vint en « gloire d’Israël ». Il devint l’ultime manifestation de la gloire de Dieu auprès de l’humanité. La vie impeccable de Jésus, les merveilles de son ministère, sa mort expiatoire et sa résurrection triomphale démontrèrent la gloire de Dieu au monde. Finalement, par l’intermédiaire de l’Israël spirituel, l’Évangile doit être proclamé jusqu’aux extrémités de la terre. « La gloire de Dieu doit être révélée, sa Parole affermie, et le royaume du Christ instauré pour accorder la délivrance au monde. » (Review and Herald, 25 janvier 1906.)
Ma prière en ce jour : Oh, Seigneur ! tu es la gloire de ton peuple. Puisse cette gloire être ma seule gloire ! Amen !
(« Portrait de Jésus » George W. Brown. Ed: IDPA)