Comparez la manière dont Jésus décrit la foi de Ses disciples dans Marc 4:40 avec la foi de la femme dans Matthieu 15:21-28.
Le fait de suivre Jésus ne signifie pas automatiquement que notre foi est grande. En réalité, certains prétendaient croire, mais Jésus discernait ce qu’il y avait réellement dans leur cœur (Jn 2:23-25).
Lisez Luc 7:1-10. Que nous apprend ce récit sur la foi?
Dans Marc 9, nous lisons l’histoire d’un homme venu vers Jésus pour qu’Il chasse le démon qui tourmentait son fils, mais qui ne put exprimer sa foi que par ces mots: « Je crois! viens au secours de mon incrédulité! » (Mc 9:24, LSG).
Dans chacune de ces rencontres, Jésus remarquait soit la foi des personnes, soit leur manque de foi, et accomplissait des miracles en réponse à cette foi ou dans le but de la fortifier.
De la même manière que le Saint-Esprit nous pousse à croire, l’ennemi des âmes cherche à nous faire douter ou à rejeter l’intervention de Dieu dans nos vies. « L'incrédulité, nourrie dans l'âme, possède un pouvoir envoûtant. Les graines du doute qu'ils ont semées porteront leurs fruits, mais il faut continuer à déterrer toutes les racines de l'incrédulité. Arrachées, ces plantes vénéneuses cessent de croître, faute d'être nourries par la parole et l'action. L'âme doit avoir les précieuses plantes de la foi et de l'amour plantées dans le sol de son cœur et y trôner. » (Ellen G. White, Faith and Works, p. 17).
Lorsque nous avons des doutes concernant Dieu, Son caractère ou Sa Parole, que faisons-nous d’eux? Dieu ne méprise pas la raison humaine et ne la contourne pas, car Il nous a créés à Son image et nous invite à dialoguer avec Lui, comme Il l’a fait avec Abraham, Moïse et Job. Il nous appelle à apprendre à raisonner selon Ses vastes et infinies perspectives, même si, à un moment donné, nous devons nous abandonner à ce que nous ne comprenons pas encore pleinement.
Pensez à toutes les raisons logiques que vous avez de croire. Mais, en même temps, à quel moment la logique s’arrête-t-elle et la foi — une foi solide et raisonnable — doit-elle être exercée?
« Nous avons… une libre entrée dans le sanctuaire par la route nouvelle et vivante qu’il a inaugurée pour nous au travers du voile, c’est-à-dire, de sa chair ». Hébreux 10 : 19, 20
L’image de la route nouvelle et vivante est riche de signification pour les disciples du Christ. Une route est une voie de communication de première importance. Notre Seigneur lui-même a déclaré : « Je suis le chemin » (Jean 14 : 6). Tous les chemins mènent à Rome, mais un seul conduit vers Dieu ; et ce seul chemin est Jésus (1 Jean 5 : 11-13). Dans son exposé sur le sanctuaire céleste, l’apôtre Paul pousse l’image encore plus loin. Il dépeint Christ non seulement comme le chemin qui mène à Dieu, mais comme « la route nouvelle et vivante » qui conduit à lui. Que veut-il dire par là ?
L’incarnation nous a donné accès auprès du Père (Héb. 2 : 17). Un tel accès n’existait pas avant que le Fils de Dieu ne vienne sur la terre. Jésus est aussi la route nouvelle dans le sens où il est toujours présent, prêt à nous aider. Il n’a jamais à être renouvelé. Il est toujours nouveau.
Mais Christ est plus qu’une route nouvelle. Il est la route nouvelle et vivante. Le mot « vivante » ajoute une autre dimension à la personne de Celui qui nous donne accès auprès de Dieu. Il est le Christ vivant à jamais. Sa résurrection a fait de lui la route vivante. Jésus, la route vivante, est en contraste avec « les sacrifices d’animaux morts offerts sous l’ancienne alliance » (SDA Bible Commentary, vol. 7, p.461). « Le grand sacrifice est consommé. La voie qui donne accès au lieu très saint est ouverte. Un chemin nouveau et vivant est préparé pour tous. » (Jésus-Christ, p.757.)
Ma prière en ce jour : Seigneur, au cours de mon pèlerinage vers la sainte cité, aide-moi à ne jamais m’écarter de la route nouvelle et vivante. Amen !
(« Portrait de Jésus » George W. Brown. Ed: IDPA)