L’appel de Paul à ce qu’« il n’y ait point de divisions parmi vous, mais que vous soyez parfaitement unis dans un même esprit et dans un même sentiment » (1 Cor 1:10, LSG) domine les quatre premiers chapitres de la première épître aux Corinthiens. En effet, la plupart des spécialistes s’accordent à dire que l’unité constitue le thème central qui relie toutes les parties de cette lettre.
Lisez 1 Cor 1:12–17. Comment ce passage nous aide-t-il à comprendre l’absurdité de la formation de clans autour de dirigeants locaux? Quelle solution Paul propose-t-il?
Paul emploie des termes forts pour décrire le manque d’unité parmi les membres de l’Église de Corinthe. Il utilise les mots grecs schisma (« division », 1 Cor 1:10, LSG) et eris (« querelle », 1 Cor 1:11, LSG). Le nom schisma (ainsi que le verbe schizō, « diviser ») est employé ailleurs dans le Nouveau Testament pour désigner des divergences d’opinion conduisant à des factions. Quant au mot eris (« querelle »), il figure fréquemment dans des listes de vices que les chrétiens doivent éviter.
Lisez Rm 1:29; Rm 13:13; 1 Cor 3:3; 2 Cor 12:20; Gal 5:20. Quels autres péchés sont associés à eris (« querelle », « discorde »)? Que nous enseigne cela sur la gravité d’un tel comportement?
Les désaccords au sein de l’Église de Corinthe se manifestaient même sous la forme de procès intentés entre croyants (1 Cor 6:1–3). « Je le dis à votre honte », leur déclare Paul (1 Cor 6:5, LSG), au sujet de ces litiges entre membres de l’Église. En réalité, ils ne parvenaient même pas à mettre de côté leurs différends lorsqu’ils célébraient la sainte cène (1 Cor 11:17–22).
Le problème du manque d’unité parmi les membres de l’Église est si grave, et Paul en est tellement préoccupé, qu’il en fait la toute première question abordée dans cette épître aux Corinthiens.
Relisez 1 Cor 1:12–27. Réfléchissez à la manière dont ce passage nous aide à comprendre pourquoi les clans sont si dangereux pour l’unité de l’Église. Que peut faire votre église locale pour éviter un tel danger?
« Je suis… le vivant. J’étais mort ; et voici, je suis vivant aux siècles des siècles. Je tiens les clés de la mort et du séjour des morts. » Apocalypse 1 : 18
Dans ce portrait impressionnant, Christ a en main « les clés de la mort et du séjour des morts », et il annonce dans des accents de triomphe : « Je suis vivant aux siècles des siècles ». C’est le cri de victoire qui résonne aux oreilles de tous les enfants de Dieu sur la planète Terre.
Dans la Bible, les clés symbolisent l’autorité et l’honneur. Lorsqu’un personnage important visite une ville, on l’honore souvent en lui remettant les clés. Dans le livre de l’Apocalypse, Christ est présent au ciel, les clés en main. Dans Apocalypse 1 : 18, il tient les clés de la mort et du séjour des morts, pour marquer son triomphe définitif sur la mort et le tombeau. Dans cette scène, la victoire du Christ sur la mort est décisive. Au Calvaire, Christ a triomphé. C’est pourquoi il tient les clés de la victoire ! L’apôtre Paul l’exprime avec force : « La mort a été engloutie dans la victoire. » (Cor. 15 : 54.) Le Christ victorieux ayant pris possession des clés, nous aussi nous pouvons nous exclamer : « Mais grâces soient rendues à Dieu, qui nous donne la victoire par notre Seigneur Jésus-Christ ! » (1 Cor. 15 : 57.)
Par son sacrifice notre Seigneur et Sauveur victorieux est revêtu de la pleine autorité royale. Jean voit « celui qui a la clé de David » (Apoc. 3 : 7). C’est un symbole de l’autorité royale et du droit souverain à régner. Jésus, possesseur de « la clé de David », est revêtu de l’autorité sur toutes choses, et il régnera aux siècles des siècles. « Il lui fut donné un nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse. Dieu lui a donné sa puissance. Il possède les clés de la mort et du séjour des morts. » (Bible Echo, p. 9.)
Ma prière en ce jour : Seigneur, parce que tu tiens les clés, je peux affronter l’avenir avec confiance. Amen !
(« Portrait de Jésus » George W. Brown. Ed: IDPA)