Le message dans 1 Corinthiens 1:18 est sans équivoque: la signification de la croix dépend du regard que l’on porte sur elle. Elle est folie pour ceux qui se rebellent contre Dieu, mais puissance pour ceux qui aspirent à son salut.
Lisez Col 1:20 et 1 Pi 2:24. Qu’a accompli Jésus pour nous à la croix?
Comme nous l’avons déjà vu, dans la prédication de l’Évangile, il faut éviter les « discours de sagesse humaine, afin que la croix de Christ ne soit pas rendue vaine » (1 Cor 1:17, LSG). À la lumière de ce verset, il devient plus facile de comprendre pourquoi l’opposé de la folie n’est pas la sagesse humaine, mais la puissance de Dieu (1 Cor 1:18). La croix, si contraire à la sagesse humaine, révèle à quel point la sagesse humaine est en réalité insensée.
Le texte grec dans 1 Corinthiens 1:18 suggère que « ceux qui périssent » sont en train de subir le résultat de leurs propres choix. Le verbe grec apollymi (« périr ») peut également signifier « détruire » (Jn 10:10) et est traduit ainsi dans 1 Corinthiens 1:19.
Que se passe-t-il ici? Paul fonde son affirmation du verset 18 sur la citation d’Ésaïe 29:14 au verset 19. Dieu y est présenté comme celui qui détruit, ce qui semble contredire l’idée que les hommes se détruisent eux-mêmes. Mais il n’y a pas de contradiction: Dieu détruit ce qui est déjà engagé dans un processus d’autodestruction.
À l’inverse, l’expression « pour nous qui sommes sauvés » (1 Cor 1:18, LSG) montre que le salut vient uniquement de Dieu. Nous ne nous sauvons pas nous-mêmes. Le salut est un don accordé par grâce. Comme le montre 1 Corinthiens 1:21, c’est Dieu qui sauve ceux qui croient. La folie consiste donc à rejeter ce que Dieu offre à l’humanité par la croix du Christ, attirant ainsi sur soi la perdition.
« Car le salaire du péché, c’est la mort; mais le don gratuit de Dieu, c’est la vie éternelle en Jésus-Christ notre Seigneur » (Rm 6:23, LSG). En quoi ce verset reformule-t-il ce que Paul affirme dans 1 Corinthiens 1:18-19?
« Je suis le pain qui est descendu du ciel. » Jean 6 : 41
Dix fois au cours d’un seul discours, rapporté par Jean au chapitre 6 de son évangile, Jésus se sert de la métaphore du pain pour décrire sa propre personne. Parmi les nombreux symboles du Christ, aucun n’est plus significatif que celui du pain.
Cet émouvant discours du Christ au sujet du pain fut prononcé à l’occasion de la fête de Pâque et des pains sans levain, ainsi que du remarquable miracle qu’il accomplit en nourrissant les cinq mille hommes (Jean 6 : 1-41). Émerveillés par la multiplication des pains et des poissons, les auditeurs du Christ se mirent à discuter la distinction qu’il faisait entre le pain ordinaire et le pain qui ne cesse de nourrir. Dans la réponse qui suivit, Jésus fit allusion aux quarante années pendant lesquelles dura le miracle de la manne. Il précisa que tout en étant envoyée par le ciel, la manne n’était pas une nourriture spirituelle. Ceux qui la consommèrent moururent tous un jour ou l’autre. Puis il ajouta que le vrai pain, celui qui vient du ciel, est spirituel et éternel ; ce n’est pas le pain matériel et périssable.
La conclusion du discours de Jésus fut son affirmation : « Je suis le pain qui est descendu du ciel ». Jésus n’est pas du pain ordinaire, mais le pain qui donne la vie. En pain venu du ciel, il apaise la faim, donne la vie et la soutient. Ceux qui mangent de ce pain, nourriture spirituelle envoyée par le ciel, n’auront jamais faim (Jean 6 : 35). « Ne travaillez pas pour la nourriture qui se gâte, dit Jésus, mais pour la nourriture qui dure et produit la vie éternelle. » (Jean 6 : 27, FC.) En vérité, « notre Sauveur est le pain de vie, et c’est en contemplant son amour, en le recevant en notre âme, que nous nous nourrissons du pain venu du ciel. » (Lift Him Up, p. 131.)
Ma prière en ce jour : Pain du ciel, toi qui donnes la vie, toi qui soutiens la vie, nourris-moi, rassasie-moi ! Amen !
(« Portrait de Jésus » George W. Brown. Ed: IDPA)