L’intérêt de Paul pour la paix et l’harmonie dans l’Église apparait clairement dans les derniers versets de Colossiens 3. Nous avons déjà étudié la paix de Dieu en détail (voir la leçon 7). Contrairement à la pax romana, la pax Christi n’est pas une paix imposée de l’extérieur, mais elle doit nous «gouverner» de l’intérieur. Cela ne peut se produire que si le Christ est au contrôle de notre vie.
Lisez Colossiens 3:16, 17. Qu’est-ce qui permet spécifiquement au Christ d’être au contrôle de notre vie, et quel rôle la musique joue-t-elle dans tout cela?
Le langage de Paul est très descriptif. Il évoque la parole du Christ qui habite en nous. Cela se produit lorsque nous lisons attentivement la Bible afin d’écouter et d’apprendre la sagesse divine. Apparemment, bien que le texte grec soit quelque peu ambigu, la musique joue un rôle important dans l’enseignement et l’exhortation les uns des autres: «instruisez-vous et exhortez-vous les uns les autres» (Col 3:16). Mais pas n’importe quelle musique. Paul emploie une terminologie très spécifique ici et dans Éphésiens 5:19: «par des psaumes, par des hymnes, par des cantiques spirituels».
Bien que nous ne puissions pas en être certains, il semble qu’une distinction soit faite entre la collection existante de psaumes de l’Ancien Testament et une collection croissante d’hymnes du Nouveau Testament. «Cantiques spirituels» peut être un terme plus général désignant tout chant de louange lié à la vie spirituelle ou ecclésiale. Les paroles des chants servent à enseigner la vérité et à donner des instructions sur la façon de vivre la nouvelle vie chrétienne. De nombreux grands hymnes des derniers siècles contiennent des messages d’espérance et d’assurance puissants et édifiants, si nécessaires dans un monde qui nous tire si facilement vers le bas.
L’influence de la musique est puissante. La harpe de David avait un effet apaisant sur le roi Saül (1 S 16:23). Mais lorsque David devint son rival, la colère et le ressentiment de Saül montèrent (1 S 18:10, 11). Il a été cliniquement prouvé que la musique classique apaisante réduit l’anxiété, optimise les fonctions cérébrales, favorise la relaxation, soulage la douleur et favorise la socialisation.
Qui n’a pas observé la puissance de l’influence que la musique, bonne ou mauvaise, peut avoir sur nos émotions et nos pensées? La musique, la bonne, peut être spirituellement exaltante.
Nous sommes exhortés à faire tout «au nom du Seigneur Jésus» (Col 3:17). Pouvez-vous vraiment affirmer que vous le faites? Sinon, comment pouvez-vous changer? Autrement dit, que devez-vous cesser de faire si vous ne pouvez pas le faire au nom du Seigneur?
« En ce jour, le rejeton d’Ïsaï sera là comme une bannière pour les peuples ; les nations se tourneront vers lui ». Ésaïe 11 :10
La bannière était l’enseigne guerrière des anciens seigneurs féodaux. Aujourd’hui, le drapeau est l’emblème d’une nation et il est respecté par les citoyens du pays. On le déploie lors des fêtes et événements spéciaux. C’est un emblème national d’unité et de loyauté.
Dans cette prophétie messianique, Christ est représenté de façon émouvante comme la bannière du royaume de Dieu. En tant que bannière, Christ doit être exalté aux yeux de toutes les nations comme le seul instrument du salut. Au Calvaire, la bannière a été dressée aux yeux du monde pour accomplir cette déclaration : « Et moi, quand j’aurai été élevé de la terre, j’attirerai tous les hommes à moi. » (Jean 12 : 32.) La proclamation globale de l’Évangile rend la divine bannière de plus en plus visible aux yeux du monde.
« La gloire sera sa demeure » (Es. 11 : 10), telle est la promesse. Le couronnement de la proclamation universelle de l’Evangile sera l’établissement du royaume divin dans un monde parfait. Alors, la bannière de Dieu dominera l’univers pour instaurer un règne de paix, d’harmonie et de justice. Jacob avait prononcé cette bénédiction : « Le sceptre ne s’éloignera point de Juda… jusqu’à ce que les peuples lui obéissent. » (Gen. 49 : 10.)
La plume inspirée commente ainsi ce portrait : « La grande tragédie est terminée. Le péché et les pécheurs ne sont plus : l’univers est purifié. Dans l’immense création, tous les cœurs éprouvent la même allégresse… Des ondes de vie, de lumière et de joie, jaillissant du trône du Créateur, envahissent les derniers recoins de l’espace infini. De l’atome le plus imperceptible aux mondes les plus vastes, tant des êtres animés que des objets inanimés, s’élève, par la voie de leur beauté incomparable et de leur joie sans mélange, un cantique d’allégresse proclamant que DIEU EST AMOUR. » (La Tragédie des siècles, p. 737.)
Ma prière en ce jour : Seigneur, je réaffirme ma loyauté envers toi, la bannière des peuples. Amen !
(« Portrait de Jésus » George W. Brown. Ed: IDPA)