Beaucoup connaissent personnellement la douleur et la souffrance d’avoir un enfant qui choisit de s’éloigner d’une relation avec le Seigneur — malgré le foyer spirituel solide dans lequel il a été élevé.
Éphraïm, le peuple élu de Dieu, s’est détourné du Seigneur. Que nous disent Os 4:17 et Os 7 au sujet des péchés d’Éphraïm?
De plus, nous lisons que Rachel, la grand-mère d’Éphraïm, pleure métaphoriquement parce qu’Éphraïm s’est éloigné de sa relation avec le Seigneur (Jer 31:15). Le Seigneur répondit à sa profonde tristesse par ces paroles en Jérémie 31:16, 17: « Retiens tes pleurs, Retiens les larmes de tes yeux; Car il y aura un salaire pour tes œuvres, dit l'Éternel; Ils reviendront du pays de l'ennemi. Il y a de l'espérance pour ton avenir, dit l'Éternel; Tes enfants reviendront dans leur territoire » (LSG).
Au lieu de pleurer son enfant égaré, Rachel est invitée à avoir de l’espérance. Que nous apprend encore ce chapitre? Lisez Jérémie 31:18, 19.
À travers ces récits, nous apprenons qu’il y a toujours de l’espoir (comme ce fut le cas pour Éphraïm et pour Gomer), car Dieu ne nous abandonne jamais. Bien que Dieu réprimande sans cesse son peuple infidèle, sa compassion ne faillit jamais, et son message se poursuit dans ce chapitre (voir Jer 31:20).
Nous pouvons ressentir une grande douleur, de la frustration et du découragement, voire tenir des propos négatifs à l’égard de nos proches qui se sont éloignés de Dieu. Pourtant, Dieu nous rappelle ici qu’il n’oublie pas l’enfant égaré! Ses pensées pour une telle personne ne sont pas passagères, mais profondément sincères. En réalité, Dieu dit que son cœur soupire après de tels individus. Il désire ardemment leur retour à lui, et sa miséricorde est immense.
Comment le fait de connaître la réponse de Dieu à la douleur de Rachel face à l’égarement d’Éphraïm vous inspire-t-il à l’égard de vos connaissances qui se sont éloignées d’une relation avec le Seigneur? Comment cela vous met-il au défi ou vous encourage-t-il?
« … une pierre d’achoppement et un rocher de scandale. Ils s’y heurtent pour n’avoir pas cru à la parole, et c’est à cela qu’ils sont destinés. » 1 Pierre 2 : 8
La pierre est l’un des nombreux symboles de Jésus dans l’Écriture. Christ est « la pierre qu’ont rejetée ceux qui bâtissaient » (Mat. 21 : 42) ; « la pierre angulaire » (Éph. 2 : 20) ; « une pierre éprouvée » (Es. 28 : 16) ; « une pierre angulaire, choisie, précieuse » (1 Pierre 2 : 6).
La connotation est quelque peu négative quand l’apôtre applique à Jésus l’image d’une pierre d’achoppement. Christ est venu sur la terre pour devenir un fondement sûr, le marchepied qui nous rapproche de Dieu. Ironiquement, la pierre angulaire devient pour certains « la pierre qui fait trébucher les hommes, le rocher qui les fait tomber » (1 Pierre 2 : 8, FC). Christ devient une pierre d’achoppement pour les hommes et les femmes qui refusent de marcher dans la lumière. Ceux qui avancent dans la lumière continuent à voir en Jésus un marchepied d’une fermeté inébranlable vers la vie éternelle, tandis que ceux qui sont aveuglés par le péché trébuchent et tombent.
Les chefs religieux de l’époque du Christ étaient tellement choqués par son message de délivrance qu’ils crucifièrent celui-là même qui était venu leur apporter la vie et la liberté. En rejetant le seul Être qui pouvait leur donner la vie éternelle, ils transformèrent la pierre choisie et précieuse, la pierre du salut, en une pierre d’achoppement. Pour ses enfants obéissants, Christ est toujours la pierre angulaire. Pour ceux qui désobéissent, il est une pierre d’achoppement. « Christ est représenté par la pierre angulaire. Juifs et Gentils doivent bâtir sur cette fondation, et en restant attachés à Christ, cette précieuse pierre, ils deviennent des pierres vivantes.’» (The Spirit of Prophecy, vol. 3, p. 38.)
Ma prière en ce jour : Seigneur, puis-je ne pas laisser la pierre angulaire, choisie, précieuse, devenir pour moi une pierre d’achoppement. Amen !
(« Portrait de Jésus » George W. Brown. Ed: IDPA)