Les relations que Paul entretenait avec les Colossiens différaient de celles qu’il avait avec les croyants de Philippes. Il les mentionne d’ailleurs parmi ceux qui «n’ont pas vu [son] visage en la chair» (Col 2:1). Pourtant, il leur exprime la même gratitude qu’aux Philippiens, affirmant qu’il rend continuellement grâce à Dieu pour eux et qu’il prie inlassablement en leur faveur. Néanmoins, Paul les avait rassurés, tout comme il l’avait fait avec les Philippiens, qu’il remercie Dieu et prie «toujours» pour eux.
Lisez Colossiens 1:3-8. Quelles sont les trois raisons pour lesquelles Paul exprime sa reconnaissance envers Dieu?
Paul regroupe ici les trois vertus qu’il évoque fréquemment dans ses lettres: la foi, l’amour et l’espérance (Voir 1 Cor 13:13; 1 Thes 1:3; 1 Thes 5:8). Il ne les attribue pas aux Colossiens comme s’ils en étaient les auteurs, mais il en rend grâce au Père, les considérant comme des dons «excellents et parfaits» venant de Dieu (Jc 1:17, LSG). En découvrant l’amour de Dieu pour nous, notre cœur est amené à placer sa foi en Christ (Eph 2:4-8), et nous recevons l’espérance d’un avenir céleste. L’apôtre Pierre parle d’un «héritage qui ne se peut ni corrompre, ni souiller, ni flétrir, lequel vous est réservé dans les cieux» (1 Pi 1:4, LSG).
Paul insiste aussi sur la crédibilité de l’Évangile, fondé sur «la parole de vérité» — une expression qu’il utilise ailleurs pour désigner la Parole inspirée de Dieu (Voir 2 Cor 6:7; 2 Tim 2:15). Contrairement à «la parole des hommes», cette parole divine agit «véritablement» dans le cœur de ceux qui croient (1 Thes 2:13), accomplissant la volonté de Dieu (Esa 55:11). Ainsi, lorsque l’Évangile est annoncé, la puissance de Dieu se manifeste par l’action du Saint-Esprit dans le cœur des auditeurs, suscitant une réponse. L’Évangile lui-même porte du fruit, car il est la «parole de vie» (Phil 2:16).
Un aspect particulièrement remarquable est la rapide expansion de l’Évangile. Environ trente ans après la mort et la résurrection du Christ, Paul pouvait déjà affirmer qu’il s’était répandu «dans le monde entier» (Col 1:6). Un peu plus loin, il ajoute que l’Évangile «a été prêché à toute créature sous le ciel» (Col 1:23, LSG). Le réseau routier romain favorisait effectivement les communications et les déplacements, permettant une large diffusion des lettres de Paul. Mais c’est avant tout la puissance divine, agissant par Sa Parole, qui engendre une vie nouvelle dans l’âme (Jc 1:18; 1 Pi 1:23), faisant de chacun une nouvelle créature en Christ (2 Cor 5:17).
Dans Colossiens 1:5, Paul évoque «l’espérance qui vous est réservée dans les cieux». Quelle est votre compréhension personnelle de cette espérance, et pourquoi celle-ci vous concerne-t-elle même si vous vous sentez indigne?