« Il a été maltraité et opprimé, et il n’a point ouvert la bouche, semblable à un agneau qu’on mène à la boucherie, à une brebis muette devant ceux qui la tondent. » Ésaïe 53 : 7
Lors d’une représentation de la Passion, en Floride, j’ai vu l’image de celui qui a souffert en silence. Christ restait silencieux malgré le mépris, les insultes, les moqueries et les fausses accusations. « Il s’est laissé maltraiter sans protester, sans rien dire. » (Es. 53 :7, FC)
Lors du procès le plus infâme de l’histoire, Jésus a gardé sa dignité. Il est resté serein et silencieux. Ésaïe avait prophétisé cette attitude silencieuse plus de sept siècles avant les événements. Pendant son jugement, notre Sauveur n’ouvrit pas la bouche pour se défendre, protester ou se plaindre. Il refusa de s’incriminer ou de dire quoi que ce soit qui puisse menacer sa mission de Rédempteur de l’humanité déchue. Sous les crachats, les soufflets, les insultes, notre Sauveur resta calme et silencieux. Les affronts les plus abjects ne suscitèrent de sa part ni réponse ni protestation.
L’apôtre Pierre, témoin oculaire des mauvais traitements infligés au Christ, traça le portrait de celui « qui, injurié, ne rendait point d’injures, maltraité, ne faisait point de menaces, mais s’en remettait à celui qui juge justement » (1 Pierre 2 : 23). La grande leçon à en retirer est que celui qui souffrit en silence le fit volontairement et courageusement pour assurer notre salut, Comme l’explique si bien Ellen White, « il ne garda pas le silence parce qu’il était coupable, car il était la personnification de la pureté et de la sainteté… Il souffrit l’humiliation, l’agonie et la mort en silence, parce qu’il donnait sa vie pour la vie du monde. » (Review and Herald, 23 juin 1896.)
Ma prière en ce jour : Seigneur, enseigne-moi à me soumettre à la volonté de Dieu et à imiter la vie de Jésus, qui a souffert en silence. Amen !
(« Portrait de Jésus » George W. Brown. Ed: IDPA)